Daniel Leconte

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Daniel Leconte
Nom de naissance Daniel Leconte
Naissance (67 ans)
Oran, Drapeau de l'Algérie Algérie
Nationalité Drapeau de la France Française
Profession Producteur de cinéma
Producteur de télévision
Journaliste
Films notables Carlos
Site internet filmenstock.com

Daniel Leconte est un journaliste français, producteur de cinéma et de télévision, né le 7 janvier 1949 à Oran, en Algérie.

Personnalité médiatique[modifier | modifier le code]

Daniel Leconte a été grand reporter pour la presse écrite et pour la télévision. Il a produit les émissions L’Histoire Immédiate (Antenne 2), Zanzibar (France 3) et Transit (Arte[1]). Il a aussi été présentateur du journal télévisé sur Antenne 2 et directeur-adjoint de l’information sur Arte. En 1994, il créé « Doc en Stock » et devient producteur indépendant. Après avoir produit pendant plusieurs années pour ARTE un magazine régulier d’information et de société THEMA / De quoi j’me mêle ! dont la vocation était d’ouvrir le débat sur des sujets extrêmement variés mais toujours sensibles, il crée et produit en 2012 la collection documentaire géopolitique I love democracy. En 1999, il crée « Film en Stock » et devient producteur de fiction, d’animation et de cinéma. Pour Film en Stock, il réalise trois films pour les salles.

Carrière de journaliste[modifier | modifier le code]

Daniel Leconte à commencé en 1972 comme pigiste pour Politique Hebdo et Le Monde diplomatique. Envoyé spécial en Thaïlande en 1972 puis au Laos et au Cambodge en 1973 et 1974, il a notamment écrit plusieurs grands reportages sur le conflit indochinois. Il travaille ensuite pour le supplément du journal Le Monde avant d’intégrer le service étranger de la rédaction de Libération en 1979.

En 1980, il quitte Libération et travaille pour « Les après midi de France Culture . Parallèlement, il co-écrit Carnaval une fiction réalisée par Gérard Guillaume et produite par le Service de la Recherche de l'INA (1981). Il y joue le premier rôle masculin. La même année, il écrit Les pieds noirs, histoire et portrait d’une communauté aux éditions du Seuil.

En juin 1981, il est intégré à la rédaction d'Antenne 2, d’abord au service société puis au service étranger. En 1982, il signe avec Jean Louis Saporito «  Refuzniks ou la liberté refusée », un film tourné clandestinement en URSS. Pour ce premier film, il obtient le Prix Bernard Lecache de la LICRA, (Ligue contre le racisme et l’antisémitisme) qui lui est remis par Alain Poher, Président du Sénat. Françoise Giroud écrit dans le Nouvel Observateur du 4 décembre 1982 : « Cette tristesse ironique sur le visage d’hommes qui furent honorés avant d’être dégradés, cette mère pleurant doucement parce que son fils se meurt en prison, la petite silhouette d’Ida Nudel saisie de retour d’exil en Sibérie, errant maintenant de ville en ville, objet de perfection dans le sadisme bureaucratique puisqu’on lui refuse à la fois le droit d’émigrer et le droit à résidence... Refuzniks, nouveaux intouchables, parias parce qu’ils ont demandé un visa d’émigration, le reportage-exploit de Daniel Leconte et de Jean Louis Saporito n’a pas assombri gratuitement nos écrans. Seule la publicité, l’intérêt entretenu autour d’eux en Occident peuvent empêcher qu’ils soient ensevelis sous les décombres de l’espoir aboli. ».

Les Nouvelles Littéraires du 5 décembre 1982 : «  La simple existence de ce film est déjà un exploit. Daniel Leconte et Jean Louis Saporito ont tourné un document exceptionnel d’une terrible concision dont chaque seconde est un acte d’accusation implacable. Pour la première fois, des dissidents parlent à visage découvert. ». Jean Claude Raspiengas.

L’Express du 4 décembre 1982 : «  « L’équipe a utilisé des caméras super 8 et n’a pas demandé aux dictateurs la permission de filmer la dictature. La liberté refusée » est une émission émouvante qui ne joue pas sur l’émotion. C’est surtout un reportage d’une netteté exemplaire. Qu’il ait été tourné dans un pays où le journalisme doit prendre des risques et ne pas ménager sa peine ne fait qu’ajouter à ses qualités ». Philippe Meyer.

Télé Star du 25 novembre : « Les deux reporters ont réussi un travail fabuleux ».

Télé 7 jours  du 20.11.82 : «  Un exploit TV chez les dissidents soviétiques. ».

En 1983, il réalise «  Voyage à l’intérieur de la résistance polonaise », un film tourné clandestinement après l'état de siège décrété par le général Jaruzelski. Le film est diffusé dans « Résistances », le magazine des droits de l'homme de la rédaction d’Antenne 2. Il est dupliqué à plusieurs milliers d'exemplaires en Pologne par les militants antitotalitaires qui le font circuler sous le manteau et devient ainsi l'un des premiers films de la vidéothèque clandestine de Solidarność. En rétorsion, la junte polonaise refuse les visas à Antenne 2 pour le voyage historique du Pape Jean Paul II en Pologne.

En 1984, il réalise Les esprits sont tombés dans la boîte, un film tourné en Amazonie dans une tribu Yanomami, découverte par des missionnaires protestants américains au cours d’une expédition qui avait remonté l’un des affluents de l'Amazone en 1967.

Parallèlement à son activité de grand reporter au service étranger d'Antenne 2, Daniel Leconte présente les journaux télévisés. Le journal de nuit et Télématin d’abord. Puis les journaux de 13H et de 20h.

À partir de 1986, il produit et présente avec Jean-Claude Guillebaud « L'HISTOIRE IMMEDIATE », la version télévisée de la collection des éditions du Seuil créée par Jean Lacouture. Seront adaptés entres autres pour le petit écran les livres de Jean Boissonnat et Michel Albert, d'Emmanuel Todd, Joël de Ronay et de Laurent Joffrin, etc.

En 1988, il obtient le Prix Albert Londres et le Prix Ondas pour La deuxième vie de Klaus Barbie. Il retrace le parcours en Amérique latine du bourreau de Jean Moulin, Régis Debray alors conseiller du Président Mitterrand à l'Élysée accepte de l’aider. Il convainc Alvaro de Castro l’ancien bras droit de Barbie et Gustavo Sanchez Salazar qui a arrêté Barbie de répondre à ses questions. Au cours de ce tournage, il obtiendra des documents inédits sur l’activité de Barbie qui vaudront à Gustavo Sanchez Salazar d’être convoqué à Lyon pour en dire plus aux jurés chargés de juger Klaus Barbie.

Le Matin du Jeudi 7 mai : "Barbie a été arrêté  avec un trafiquant de drogue et un lieutenant des Fiancés de la mort, milice paramilitaire coupable de nombreux crîmes et dont il se trouve qu’elle était armée, inspirée par Barbie lui-même. Il est là sur un banc, l’air accablé, il n’en mène pas large. La peur l’entoure d’un halo qu’il nous semble physiquement percevoir. Ce n’est pas la première fois qu’une caméra filme l’invisible. Un camarade guérillero de Régis Debray, ministre de l’intérieur dans cette Bolivie libérée, nous raconte qu’il avait posé la question à Barbie, au moment où il allait être extradé pour la France : «  Que pensez-vous de la mort ? »Et qu’il avait répondu avec la simplicité  qu’elle était effrayante et qu’il en avait peur. Comme celui qui l’interrogeait s’étonnait que, pensant cela, il ait été lui-même directement responsable de tant et de tant morts, il avait répondu aussi simplement toujours : «  C’était la guerre. Dans une guerre, il y a ceux qui tuent et ceux qui sont tués. Il y a ceux qui sont vainqueurs et ceux qui sont les vaincus... ». Claude Mauriac.

Libération du 4 mai 1987 : « Daniel Leconte fait voler un mythe en éclat. Celui de Klaus Barbie pépère retraité du nazisme, cherchant à faire oublier son passé en coulant des jours tranquilles en Amérique du Sud. » Hélène Hazera. 

Le Canard enchaîné du 6 mai 1987 : « Barbie protégé, recasé, employé pendant 20 ans par la CIA en Bolivie. Franchement ignoble. Immonde que certains régimes protégés par le grand frère Yankee aient eu recours  à de telles ordures pour prospérer comme le montrait le terrible film de Daniel Leconte sur l’A2. ».  Bernard Thomas.

La même année, il réalise avec Jean Louis Saporito Entre deux mondes. Pour les besoins du film, il retrouve à New York, Paris et Jérusalem les personnages rencontrés à Moscou et à Léningrad au cours de son premier film : « Refuzniks ou la liberté refusée ». Au cours du tournage, il découvre que « Refuzniks ou la liberté refusée » a été falsifié par le KGB et présenté au public soviétique en 1984 comme un exemple de la façon dont les espions de l'étranger travaillent pour salir l'URSS et le communisme. Dans Entre deux mondes, il reprend des extraits du documentaire falsifié par le KGB pour démontrer à son tour les méthodes totalitaires de l'Union soviétique.

En 1988 toujours, Daniel Leconte présente avec Jean-Claude Guillebaud Les nouveaux Russes en direct de Moscou et en présence de Boris Eltsine notamment.

En 1989, il quitte la rédaction d'Antenne 2 et entreprend le tournage à Moscou de Le rêve perdu de Nicolas Kazakov, en co-production avec le Studio Gorki. C’est la première co-production entre la France et l'URSS soutenu par la nouvelle chaîne culturelle franco-allemande Arte. Irène Bérélowitch écrit dans Télérama du 19 octobre 1991 : « En emboîtant le pas à ce vieux monsieur boitillant, si rigidement honnête pour pénétrer dans le Palais de la Culture de l’usine automobile de ZIL, lors du 73e anniversaire de la Révolution d’Octobre, Daniel Leconte a recueilli une parole précieuse et inédite, celles de ces communistes de la première heure auxquels personne avant lui ne s’était intéressé... C’est un documentaire bouleversant... ». De son côté, Catherine Humblot écrit dans Le Monde du 13 octobre 1991 : Le rêve perdu de Kazakov de Daniel Leconte, formidable plongée dans l’histoire de l’URSS de 1916 à 1990, est à la fois l’histoire d’un homme (et celle d’une génération), l’histoire d’une famille (la sienne, sur plusieurs générations), l’histoire d’une usine (Zil, usine modèle où tous ont travaillé) et l’histoire des mentalités soviétiques sur 74 ans. On voudrait tout retenir dans cette fresque qui fait vivre de l’intérieur les illusions, les drames, puis la dérive d’une société qui se détache lentement d’un parti qui lui-même se sépare d’elle. Phrases, visages, ce qui est dit, le ton… Daniel Leconte, ne juge pas, il cherche… Il trace une chronique émotive autant que retenue. Des images d’archives viennent ponctuer cette épopée historique intime en forme de tragédie. ». Dans Le Point du 2 novembre 1990, Pierre Billard écrit : «  Dans le match dialectique qui oppose et unit l’image à l’écrit, l’expérience comme la théorie veulent que l’image gagne pour la surface et l’écrit pour la profondeur. Ce constat doit être nuancé. L’agonie du communisme par exemple a été illustrée à la télévision par des documents d’une grande maturité. Souvenez-vous du fameux «  Mémoire d’ex » de Moscou… des reportages sur l’hôpital psychiatrique du KGB à Leningrad, sur le métro de Moscou, sur la mafia rouge, les anciens du goulag… Le chef-d’œuvre du genre, nous l’avons trouvé ces deux dernier samedis sur la trois (ou plutôt) la Sept sur la trois) avec le documentaire de Daniel Leconte le rêve perdu de Nicalos Vassilievitch Kazakov... Leconte installe micros et caméras à ce point d’intersection précis où l’aventure individuelle illustre et télescope l’aventure collective, où le reportage devient Roman et le Roman, Histoire… Au centre de ce grand moment de télévision, trois femmes, les trois filles Kazakova qui se réfugient dans la cuisine pour confesser leurs divergences, ou retrouver un amer consensus : «  On nous a volé notre vie. Que faire de notre existence ? », se demandent Natacha, Tatiana et Lena comme se le demandaient il y a 90 ans, Olga, Macha et Irina, les « trois sœurs » de Tchékhov. Quand elle se hisse à ce niveau, la télévision rejoint les sommets de la création. ».

En 1991, Daniel Leconte s’associe à Christophe de Ponfilly et Frédéric Laffont pour produire et réaliser « ZANZIBAR », un magazine mensuel de grands reportages diffusé sur France 3. Il y signe trois films «  Les amants de Tokyo Bay », « Tanger 36ème parallèle » et « Qu’elle était verte ma campagne ».

En 1992, il est et engagé comme Directeur-adjoint de l’Information par Arte. Il créé le concept, produit et présente jusqu’en 1994 le magazine hebdomadaire « TRANSIT ». Michel Polac et Daniel Cohn-Bendit éloignés des écrans depuis de longues années font leur retour sur le devant de la scène et signent une chronique hebdomadaire dans ce magazine. « Transit » est composé de nombreux reportages. Il signe personnellement l’un de ces grands reportages « Le Monde selon Bouddha » tourné à Dharamsala dans le Nord de l’Inde.

C’est dans « Transit » que le Dalaï Lama sera invité, ainsi que Salman Rushdie, qui cible d’une fatwa des mollahs iraniens pour avoir écrit Les versets sataniques viendra débattre publiquement avec Toni Morrison, Susan Sontag, Pierre Bourdieu, Jacques Derrida et Hans Enzensberger. Dans « Transit » encore que la montée de l’islam radical sera pour le première fois nommée. C’est dans « Transit » enfin que les parlementaires européens réunis à Strasbourg briseront l’isolement des combattants assiégés à Sarajevo et dialogueront en direct avec eux.

En décembre 1994, Daniel Leconte quitte Arte. Il créé DOC EN STOCK, il en devient le président-directeur général et producteur indépendant.

Doc en Stock[modifier | modifier le code]

Daniel Leconte producteur[modifier | modifier le code]

Daniel Leconte a produit en 20 ans plus de 400 films documentaires.

En 1995, il créé le concept, produit et présente pour Arte« De quoi jme mêle ». La dernière émission de cette collection aura lieu en décembre 2011.

C’est une émission de documentaires suivis de débats sur des sujets chauds. «  Les années Carlos » en 1995, «  A quoi servent les hommes politiques ? », en 1997, «  La nuit algérienne » en 1998, «  Le singe, cet homme », «  Une enfance gay » «  United we stand » en 2001, «  La France est elle antisémite ? », et «  Le 11 septembre n’a pas eu lieu » en 2003 », «  Les hommes et les femmes sont-il faits pour vivre ensemble ? », «  Les esclaves oubliés », «  Pour en finir avec le communisme », «  Où sont passées les féministes ? », «  Ces droits de l’homme qu’on assassine », «, «  Le mâle su siècle », etc.

En 2001, il crée le concept, il produit et lance sur Arte une nouvelle collection : « L'enfance d'un chef». Six films de 52 minutes consacrés à des géants de l’histoire pour comprendre les cheminements personnels qui les ont conduits à changer l’histoire du monde : Margaret Thatcher, Deng Tsiao Ping, Ronald Reagan. Il réalise personnellement trois numéros de cette collection prestigieuse : Boris Eltsine, Fidel Castro et Juan Carlos. ]] En 2012, Daniel Leconte créé, produit et présente «  I LOVE DEMOCRACY » sur Arte. Un grand carnet de voyages à travers le monde pour rendre compte des grands rendez-vous démocratiques : Tunis, Athènes, La Havane, Washington, Oslo, Téhéran, Istanbul, Moscou, Berlin seront les étapes seront les étapes de cette grande série.

En 2013, il produit « REPAS DE FÊTE », une émission présentée par le chef du Ritz, Michel Roth.

Daniel Leconte réalisateur[modifier | modifier le code]

Parallèlement, Daniel Leconte poursuit son travail de réalisateur.

En 1998 pour une diffusion Arte, il réalise « Millau, un été meurtrier » et deux épisodes nouveaux de sa saga documentaire « Le rêve perdu de Nicolas Kazakov commencée en 1990 : « Lénine si tu savais » et « Le pope, le communiste et le manager ».

Le 18 octobre 1998, Catherine Humblot écrit dans Le quotidien Le Monde : « En 1990 Daniel Leconte filme l’histoire d’une famille à Moscou, première démonstration d’un vaste projet à venir, renouvelle l’approche du documentaire historique. On n’est pas près d’oublier cette épopée en forme de tragédie intime qui réunissait parfois autour d’une même table trois générations… Visage, lumière… On suivait comme dans un roman ces destins si représentatifs des illusions, des drames puis de la dérive d’une société qui s’est détachée d’un parti, qui lui-même s’est séparé d’elle… Revenu huit ans après, DL filme à nouveau les membres de la famille Kazakov... Même démarche… DL va et vient dans le temps. Il retrouve les mêmes personnages, mesure les évolutions, il ne juge pas... Sa fresque émotive révèle de l’intérieur l’incroyable complexité du chaos russe, ». De son côté, Michel Chemin écrit dans Libération : « Pour impeccable qu’elle soit, la poupée gigogne qu’il a rapportée de Moscou révèle (confirme ?) un implacable constat : dans un univers eltsinien, devenu sauvagement libéral, les jeunes générations ne sont pas moins paumés que le grand père Kazakov. Le 22 octobre 1998, Guy Baret ajoute dans Le Figaro : « Nicolas Kazakov a vieilli, le poids de ces 92 ans pèse lourdement sur sa démarche mais sa foi léniniste est intacte. Il croit toujours à la société sans classes et à la glorieuse armée rouge, phare des peuples et lumière des opprimés…. Il y a quelque chose de religieux dans cette croyance au communisme. D’ailleurs dans ce qui l’a marqué au cours de ces deux films, DL note : « Trois choses, la rapidité du changement apparent, l’extraordinaire immobilité des mentalités et à quel point Église et communisme sont liés. Les mêmes apparatchicks se mettent à genoux devant le patriarche de toutes les Russies comme ils se mettaient à genoux devant les chefs du parti… Les communistes se sont trompés. Les anticommunistes se sont trompés eux aussi quand ils croyaient comme je le croyais aussi que les dissidents représentaient une sensibilité importante de la société soviétique. Cette erreur d’appréciation collective a sans doute été à l‘origine de notre capacité à voir venir la fin du système ». La suite ? «  Peut être dans 10 ans. ».

En 1999, pour France 2 il réalise avec Alante Kavaïté : « Le Tsar, le Docteur et l’espion ». En 2001, il réalise « La faute à Lénine » et « Que reste t-il du rêve américain ? » diffusés sur Arte.

En 2002, il signe avec Damien Deguedre : «  Afghanistan : la guerre pour de vrai ». Dans le Télé Obs du 21 novembre 2002 : « Quel film ! La réalité de cette guerre est saisissante. Damien Deguedre a réussi un film formidable, un document d’une rare vérité sur cette tragédie. ». Richard Cannavo. Dans Paris Match du 29 novembre 2002 : «  Ce document d’initiation a été réalisé sous la houlette d’un grand aîné, Daniel Leconte, lauréat du Prix Albert Londres. Ingénue et passionnée à la fois, la guerre pour de vrai intrigue mais fait mouche. ». Sylvie Santini.

En 2003, il cosigne avec Barbara Necek : « Vous avez dit antisémite ? » diffusé sur Arte. En 2015, il réalise « Pasqua par Pasqua » diffusé sur France 3.

Film en Stock[modifier | modifier le code]

En 1999, Daniel Leconte créé FILM EN STOCK dont la mission principale consiste à produire des fictions et des films de cinéma. Producteur de fictions, Daniel Leconte a notamment porté à l’écran Princesse Marie de Benoît Jacquot avec Catherine Deneuve et Hans Bennent, La Ravisseuse d’Antoine Santana avec Isild Le Besco, Anémone et Grégoire Collin, Monsieur Max de Gabriel Aghion avec Jean Claude Brialy, Dominique Blanc, Guillaume Gallienne, Féodor Atkine, Jean Claude Dreyfus, Au crépuscule des temps de Sarah Lévy avec Yolande Moreau, Jean Claude Dreyfus et Féodor Atkine .

En 2007, Il réalise C'est dur d'être aimé par des cons sorti en salles en sélection officielle du Festival de Cannes 2008 et au «  New York Film Festival ». Le réalisateur suit le procès intenté en 2007 contre le journal satirique Charlie Hebdo après la publication par ce dernier des caricatures danoises de Mahomet qui avaient prêté à polémique en 2005[2].

Le Monde. «  Du grand art, aussi instructif que tordant. »

Les Inrockuptibles. «  Passionnant, édifiant, drôle et émouvant ».

Journal du Dimanche «  Une formidable leçon de démocratie ».

. Le Monde du 6 septembre 2008, «  Comment filmer un procès sachant que la loi ne le permet pas sauf dérogation exceptionnelle. Le documentariste Daniel Leconte a trouvé : reprendre l’affaire en amont et en aval, tourner avant et après les audiences, laisser traîner l’objectif et le micro dans la salle des pas perdus, fantastique chambre d’échos. Sans oublier l’essentiel : convoquer séparément les principaux acteurs de la pièce dans un studio, les confronter un à un à la lecture de la transcription des débats afin de les remettre dans le bain puis les interroger. Le résultat est l’un des films les plus édifiants, décapants et drôles de la rentrée, cinématographique et non télévisuelle. Une consécration pour un documentaire. Elle est amplement méritée. ».Pierre Assouline.

Télérama du 17 septembre 2008 : « Comme ce documentaire s’avère digne des grandes fictions, les deux avocats deviennent des personnages de premier plan. Maître Malka aux yeux pétillants  et au sourire banane, devient forcément le «  gentil » qui défend Charlie...Maître Szpiner lui, se glisse voluptueusement dans le rôle du méchant. Un suave à la Mankiewicz, style George Sanders dans Eve...Bien sûr, et c’est le plus important, Daniel Leconte signe, avec ce film essentiel, une réflexion ardente sur la liberté d’expression. Et sur les peurs et les lâchetés qu’elle suscite, hélas, chez ceux-là même qui devraient les défendre sans états d’âme. ».Pierre Murat    

Libération du 17.09 2008: «  C’est un jugement voltairien. Le film limpide et drôle de Daniel Leconte sur le procès Charlie raconte pourquoi la publication des caricatures de Mahomet ne saurait constituer un délit....La France blanche, républicaine et assimilationniste d’antan ne connaissait pas ces dilemmes. En mineur, le bon film de Leconte montre qu’elle doit aussi apprendre les arcanes de la diversité. ». Laurent Joffrin.

En 2010, il écrit l’idée originale et produit CARLOS mini-série événement, réalisée par Olivier Assayas, en sélection pour le festival de Cannes6. Carlos, salué par la critique a remporté le Golden Globe Award de la meilleure mini série à l'occasion de la 68e cérémonie des Golden Globe Awards à Los Angeles le 17 janvier 20117. Carlos sa également a reçu 2 nominations aux Emmy Awards américains 20118.

En 2011, Daniel Leconte a produit et réalisé Le Bal des menteurs nommé aux Césars 2012 dans la catégorie meilleur film documentaire9, qui est consacré à l'affaire Clearstream. Danièle Heymann écrit dans Marianne du 26 février 2011 : « Ce psychodrame d’état alimenté par une brochette de pieds nickelés surdipômés est connu sous le nom d’« affaire Clearstream ». Elle connaît aujourd’hui une mise en lumière éclatante, sous un titre plus limpide que l’affaire elle-même. Le Bal des menteurs qui sort dans les salles de cinéma est un documentaire de salubrité publique... Lorsque les protagonistes de l’Affaire apparaissent, une forêt mouvante de caméras, de micros, les assaille, ce sont les avocats en robe noir glissant le long des marbres tels de beaux épaulards qui en profitent pour livrer quelques phrases assassines. C’est Machiavel illustré par Daumier... en contrepoint de cette formidable dramaturgie judiciaire, Daniel Leconte et son co-auteur Denis Jeambar ont réalisé des interviews, de la plupart des acteurs de l’affaire... Bien filmé, chacun raconte l’histoire à sa guise et ce n’est jamais la même histoire. C’est décidément une grand Bal que celui des menteurs. Ou la réalité ne dépasse pas seulement la fiction mais la surpasse en imagination, en accumulation de faits et gestes, de paroles et de comportements incroyables mais vrais. ». Pierre Murat écrit dans Télérama du 2 mars 2011 : « Daniel Leconte aime les avocats. Dans son documentaire précédent, C’est dur d’être aimé par des cons, Maître Malka, l’avocat de Charlie Hebdo, Maître Szpiner (avocat de la Mosquée de Paris ) devenaient de magnifiques personnages de fiction, cyniques et brillants, à la Mankiewicz... Changement de genre avec Maître Herzog (l’avocat de Nicolas Sarkozy, le plaignant) et maître Metzner (celui de Dominique De Villepin, l’accusé) : eux seraient plutôt les protagonistes d’une enquête à l’italienne – sur des citoyens pas au-dessus de tout soupçon, bien sûr – qui virerait à la farce. Une tragi-comédie entre le Dino Risi des Monstres et le Francesco Rosi de l’Affaire Mattéi, pour tout dire...La méthode du cinéaste n’a pas changé : dans l’impossibilité de filmer les audiences, il tire le meilleur parti des coulisses. Le Palais de justice devient un grand théâtre, et « la salle des pas perdus », une scène où se règlent les entrées et les sorties des témoins, où s’organisent leurs discours et leurs affrontements. Quelques interviews menées à posterirori par l’auteur donnent lieu à de savoureux moments ( pour le spectateur s’entend ) puisque s’y révèlent de soudaines paniques, dans l’œil de certains, pris au piège de leurs contradictions. ».

En 2015, il produit et réalise avec Emmanuel Leconte « L'Humour à mort » en sélection officielle au Festival de Toronto et au Festival de Copenhague.

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • Carnaval, 1980. (France)
  • Refuzniks ou la liberté refusée, 1982. (U.R.S.S).
  • Voyage à l’intérieur de la résistance polonaise, 1984 (Pologne).
  • Corse : Un dimanche pas comme les autres', 1984. (Corse).
  • Les esprits sont tombés dans la boite', 1985. (Brésil).
  • L’Angleterre à l’heure de Madame Tatcher', 1986. (G.B).
  • La deuxième vie de Klaus Barbie, 1986. (Bolivie).
  • L’Afrique malade du Sida, 1987. (Centrafrique).
  • Entre deux mondes, 1989. (Europe, U.S.A., Israël)
  • Le rêve perdu de Nicolas Vassiliévitch Kazakov, 1991. (URSS)
  • Le palais des illusions
  • La passion selon Staline
  • Natacha, Tatiana et Lena
  • Les enfants de l’utopie
  • Les amants de Tokyo Bay, 1992 (Japon)
  • Tanger, 36ème parallèle, 1993 (Maroc)
  • Quelle était verte ma campagne, 1993 (France)
  • Le monde selon Bouddha, 1993 (Tibet-Inde)
  • My name is Angie, 1994 (France)
  • Klein : un cas allemand, 1995 (France)
  • Les soldats de Dieu, 1995 (France)
  • Les enfants du Bon Dieu ou La vie quotidienne au Vatican, 1995 (Italie)
  • Bons baisers de Berlin, 1995 (Allemagne)
  • Que la Reine sauve la BBC..., 1996 (G.B.)
  • To Beef or not to beef, 1996 (G.B.)
  • Les troubadours de l’info, 1997 (France)
  • Scènes de classe en Bavière, 1997 (Allemagne)
  • L’affaire Boeing, 1997 (Belgique)
  • Gouverner, c’est choisir ?, 1997 (France)
  • Lénine si tu savais..., 1998 (Russie)
  • Le pope, le communiste et le manager (2ème partie)
  • Le Tsar, le docteur du tsar et l’espion, 1998 (Russie)
  • 42, été meurtrier 1998 - Sélection FIPA 99 - (France)
  • Avant la guerre, 1999 (France)
  • Boris Eltsine, l’enfance d’un chef, 2001 (France)
  • La faute à Lénine, 2001 (France)
  • Que reste-t-il du rêve américain ?, 2001 (France)
  • Afghanistan la guerre pour de vrai, 2002 (France) coréalisé avec Damien Degueldre
  • Vous avez dit antisémite ?, 2003 (France) coréalisé Barbara Necek
  • Fidel Castro, l'enfance d’un chef, 2004 (France)
  • C'est dur d'être aimé par des cons, 2008 (France)
  • Carlos, 2010 (France)
  • Le Bal des Menteurs, 2011
  • Le Grand Bal des Menteurs, 2011
  • Pasqua par Pasqua 2015
  • L’humour à mort 2015

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Au nom du Père, éd. NEB
  • Les pieds noirs, éd. du Seuil
  • Camus si tu savais..., 308 pages, éd. du Seuil, 2006, ISBN 978-2-02-090764-4

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les présentateurs d'Arté, arte.tv
  2. Serge Kaganski, « Des caricatures à la kalachnikov, le long combat de Charlie contre les intégrismes tourne à la tragédie sanglante. C’est dangereux d’être détesté par des cons », lesinrocks.com, 7 janvier 2015 [1]

Liens externes[modifier | modifier le code]