Yves Lecoq

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Yves Lecoq
Image illustrative de l’article Yves Lecoq
Yves Lecoq au Festival de Cannes 2009.

Nom de naissance Yves Louis Georges Lecoquierre
Naissance (76 ans)
Paris 15e (France)
Nationalité Drapeau de la France Française
Profession Imitateur et présentateur à la télévision
Médias actuels
Pays Drapeau de la France France
Média Radio et télévision
Fonction principale Présentateur des Grands du rire sur France 3 (2005-2019)
Historique
Radio Europe 1 (années 1970)
Télévision France Télévisions

Yves Lecoq, est un humoriste, imitateur et animateur français, né le à Paris 15e[réf. nécessaire].

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille et jeunesse[modifier | modifier le code]

De son vrai nom Yves Louis Georges Lecoquierre, il est né d'un père officier de marine qui meurt lorsqu'il a 13 ans et d'une mère issue d'une famille d'ancienne bourgeoisie francilienne, les Dubois (olim Duboys) de La Vigerie[1] — dont il a ajouté, à titre d'usage, le nom de famille à son patronyme[2]. Il a quatre frères et sœurs avec lesquels il vit dans une mansarde de deux pièces dans un hôtel du XVIIe siècle, non loin de leur grand-mère Georgette (épouse Duboys de La Vigerie), antiquaire et Belge d'origine[2]. Son magasin se situait au Quartier latin, rue Bonaparte, et c'est elle qui lui a inculqué le goût de l'art et du beau.

Très tôt il s'intéresse au monde des comiques et, plutôt que de faire une carrière d'avocat ou de journaliste comme le souhaitent ses parents, il se dirige vers le théâtre et la comédie. À l'âge de 17 ans, Yves Lecoq participe à un radio-crochet de Radio Luxembourg à Nantes, chez sa sœur, où on lui reproche de prendre la voix des autres : sa vocation est née. Au cours de ses études secondaires au lycée Georges-Clemenceau de Nantes, il participe au « groupe théâtral » du club Unesco et, en 1965, joue son premier rôle, celui du procureur Hallers, dans la pièce éponyme de Paul Lindau[3]. Il obtient ensuite une licence en art à la Sorbonne[4],[5],[2].

Carrière[modifier | modifier le code]

Pendant cinq ans, à l'issue de ses études, il exerce la profession d'antiquaire, s'occupant du magasin d'antiquités de sa grand-mère Georgette rue Bonaparte, tout en poursuivant sa passion pour l'imitation chantée. Il s'exerce alors dans le fond de sa boutique et joue devant ses amis, notamment Paul Wermus, qui le présente en 1971 au producteur Bob Otovic : ce dernier lui propose alors de faire l'ouverture de son nouveau cabaret en Normandie, où il imite Serge Gainsbourg, Jane Birkin, Nina Simone, Philippe Bouvard et Jacques Chancel. En 1973, le même producteur lui offre la possibilité de se produire dans un cabaret de l'avenue des Champs-Élysées, où de nombreuses personnalités vont voir son spectacle. Cette opportunité lui permet ensuite d'accompagner le chanteur Éric Charden en tournée et de passer avec lui à l'Olympia. Michel Drucker et Danièle Gilbert l'embauchent ensuite à Europe 1. Entraîné dans son nouveau métier, il ferme son magasin d'antiquités[6]. Dans les années 1970 et 1980, il chante une dizaine de chansons qui lui apportent une certaine notoriété[réf. nécessaire].

Dans les années 1980, il anime diverses émissions, dont Suivez Lecoq de 1980 à 1981, L'Académie des neuf en 1987 sur Antenne 2 et Tout le monde il est gentil de 1989 à 1990 sur La Cinq.

De à , il participe à l'émission Les Guignols de l'info sur Canal +, dans laquelle il imite de nombreuses personnalités, notamment le personnage central de Patrick Poivre d'Arvor (« PPD ») ce qui l'a rendu célèbre auprès du grand public. Il n'écrit cependant pas les textes qu'il fait dire aux marionnettes. Son imitation de Jacques Chirac dans cette émission lui a également valu sa renommée.

En et 1990, il présente l’élection de Miss France 1990[7] et 1991 en direct sur FR3. Julien Lepers lui succède en .

En 1991, la télévision lui accorde au moins deux shows télé spéciaux : Lecoq Un diffusé le [8] sur TF1. Au départ l'émission devait être trimestrielle[9], puis Lecoq Tel diffusé sur La Cinq[réf. nécessaire].

Il a participé, de 1994 à 2000, et en 2005, aux concerts des Enfoirés.

Il anime Graines de star de 1996 à 1997 sur M6[10]. De 2005 à 2019, il anime le samedi en début d'après-midi sur France 3 Les Grands du rire, un divertissement composé de sketches d'humoristes célèbres, des extraits de chanteurs de variétés et reçoit des invités qu'il interviewe. Cette émission est remplacée en par Samedi d'en rire présentée par Jean-Luc Lemoine.

En 2010, il prête sa voix à Philippe Khorsand dans la saison 8 de la série Une famille formidable, le comédien étant mort deux ans plus tôt et son personnage réapparaissant grâce à des effets spéciaux[11].

Yves Lecoq a 188 voix à son actif[12].

En 2019, il participe à l'émission de TF1 Mask Singer animée par Camille Combal. Il y chante sous le costume du « Dino » et est éliminé après quatre semaines de participation.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Amateur de vieilles pierres[13], il s'attache à remettre en valeur des propriétés. Il achète à la fin des années 1970 le château d'Hédauville (Somme), puis le revend[14] pour acquérir, en 1981, le château de Suzanne. En 1995, il achète le château de Villiers-le-Bâcle[15], dans l'Essonne, à 15 km au sud-ouest de Paris, commune où il réside[réf. nécessaire] et dont il fut conseiller municipal[16]. Il revend ce château fin 2021 au milliardaire Xavier Niel pour 9 millions d'euros.[17]

Il acquiert en 2008, le château de Chambes en Charente, région d'origine de ses grands-parents maternels Duboys de La Vigerie[18] et, en , il achète le château de Chalais[19], ancienne résidence des Talleyrand-Périgord.

Il est aussi propriétaire du château de Maisonseule, à Saint-Basile (Ardèche)[20].

Théâtre[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Doublage[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Jeux vidéo[modifier | modifier le code]

Discographie[modifier | modifier le code]

Écrits[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Pierre-Marie Dioudonnat, Le Simili-nobiliaire français, Sedopols 2002 (ISBN 2-904177-19-1) réédition 2010 (ISBN 978-2-904177-22-4)
  2. a b et c Christian Seguin, « Les folies d’Yves Lecoq pour les châteaux », sur Sud Ouest, (consulté le )
  3. Jean Guiffan, Le Lycée Clemenceau : 200 ans d'histoire, éditions Coiffard, Nantes, 2008, p. 254.
  4. Frédéric Seront, « Yves Lecoq : “Ma grand-mère était belge”  », La Dernière Heure/Les Sports, 24 avril 2007.
  5. « Les trois châteaux d'Yves Lecoq », Visites privées sur Youtube.
  6. Virginie Desvignes, « Yves Lecoq : “Le jour où j'abandonne mon métier d'antiquaire” », Paris Match, semaine du 9 au 15 avril 2015, page 126.
  7. « Yves LECOQ », sur Melody TV (consulté le )
  8. « Programme télé », Télé 7 jours, no 1617,‎ , p. 62 (ISSN 0153-0747)
  9. Jacqueline Beaulieu, « Pastiches et faux-semblants : Lecoq tombe le masque », sur Le Soir (version du 3 mars 2016 sur l'Internet Archive).
  10. « Graines de star », sur Toutelatele (consulté le )
  11. Adrien Léger et Linternaute.com, « Ces stars mortes en plein tournage d'émission ou de série », sur www.linternaute.com (consulté le )
  12. « Yves Lecoq, une voix en danger », sur gala.fr, (consulté le ).
  13. Jérémy Felkowski, « Yves Lecoq, une passion secrète gravée dans la pierre », sur Le Zéphyr, (consulté le )
  14. Lise Genet, « Yves Lecoq vous fait visiter son château », Télé 7 jours no 1299, semaine du 20 au 26 avril 1985, pages 46-47.
  15. Par Le 15 juin 2015 à 19h36, « VIDEO. Ils découvrent la vie de château d'Yves Lecoq à Villiers-le-Bâcle », sur leparisien.fr, (consulté le )
  16. Par Jérôme Glaize Le 24 mars 2001 à 00h00, « L'élection contestée d'Yves Lecoq », sur leparisien.fr, (consulté le )
  17. « Bouygues, Seydoux, Niel... Enquête sur les châteaux des ultra riches », sur Challenges, (consulté le )
  18. Gilles Renault, « Maître de maisons », sur Libération (consulté le )
  19. Fanny Detout, « Yves Lecocq s’achète un nouveau château en Charente »], L'Avenir, 9 janvier 2012.
  20. Alexandra Guillet, « La foudre s'abat sur le château d'Yves Lecoq », sur LCI, (version du 1 mai 2014 sur l'Internet Archive).
  21. Telestar.fr, « Yves Lecoq : son gros coup de gueule à propos de son évic... - Télé Star », sur www.telestar.fr, (consulté le )
  22. « Yves Lecoq Vivre d'aimer » (consulté le )
  23. « Yves Lecoq - Prends La Vie Comme Elle Vient » (consulté le )

Liens externes[modifier | modifier le code]