Lomepal

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Lomepal
Description de cette image, également commentée ci-après
Lomepal à L'Astrolabe d'Orléans.
Informations générales
Surnom Pal
Nom de naissance Antoine Valentinelli
Naissance (27 ans)
Paris, France
Activité principale Rappeur, chanteur
Genre musical Rap français, hip-hop alternatif
Instruments Voix
Années actives Depuis 2011
Labels PIAS, Pineale Prod, Grand Musique Management
Site officiel lomepal.com

Lomepal, de son vrai nom Antoine Valentinelli, né le à Paris, est un rappeur et chanteur français originaire du 13e arrondissement de Paris[1],[2],[3]. Il est l'auteur de cinq EP et de deux albums solo, FLIP, sorti en et certifié double disque de platine[4] ainsi que Jeannine sorti en décembre de l'année suivante.

Son nom de scène vient du fait que ses amis pensaient toujours qu'il était malade à cause de son teint pâle, d'où Lomepal (pour « l'homme pâle »). Son premier nom de scène était Jo Pump[5].

Il se lie vite d'amitié avec d'autres rappeurs comme les belges Caballero et JeanJass mais aussi Roméo Elvis et Fixpen Sill .

En 2017, il a déjà accumulé plus d'une centaine de concerts et 100 millions de vues sur sa chaîne YouTube[6].

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

Lomepal est le fils de Dominique Valentinelli, lecteur-correcteur chez Gallimard[7], sa mère est artiste-peintre[8],[9]. Il évolue ainsi dans un environnement aussi artistique qu'instable. En effet, les revenus de sa mère, par laquelle il est élevé, sont très irréguliers : « Classe moyenne, un peu bohème. J'ai vécu dans un immense atelier où il y avait de grandes expos. Ma mère vendait bien et, à d'autres moments, c'était beaucoup plus difficile financièrement[9]. » Son père quitte la maison alors qu'il est encore jeune, Antoine ne grandira donc pas avec lui mais entouré de ses trois sœurs et de sa mère[3]. L'époque du lycée illustre bien cette situation, le jeune Antoine se fait renvoyer du lycée Rodin à Paris 13e et entraîne même la mutation de la proviseure, il déclarera à propos de cette période « Chez moi, c'était la guerre : mon père se faisait la malle, ma mère était à l'hôpital, je n'avais pas la tête à l'école[3]. » Il entame par la suite des études de cinéma, qu'il arrête pour se consacrer au rap[10].

Débuts (2011–2016)[modifier | modifier le code]

Proche du collectif L'Entourage, il est devenu rappeur par le biais du skate, sa première passion à cause de laquelle il s'est « déjà tout cassé 5 fois »[11], dit-il. « C'est bien simple : je ne me rappelle pas ne pas avoir skaté un jour pendant dix ans[12]. » En 2011, il sort son premier extended play (EP) intitulé 20 mesures. En 2013, un second, Le singe fume sa cigarette, avec le compositeur Hologram Lo et le rappeur belge Caballero ainsi qu'un autre EP baptisé Cette foutue perle. En 2014, il poursuit avec l'EP Seigneur. L'année suivante, il sort Majesté. En 2016, il publie ODSL, un EP en collaboration avec S-Two.

Flip (2017)[modifier | modifier le code]

Le , Lomepal publie son premier album studio, FLIP. La pochette de l'album montre l'artiste travesti en femme sur fond rose, ce qui est très atypique dans le milieu hip-hop, d'influences relativement masculines[13]. Le titre de son album solo fait référence à une figure classique chez les skateurs, le flip : « Avant, je ne voulais pas forcément en parler dans ma musique, car je voulais le faire bien. J'ai attendu ce moment et c'est là, maintenant[14]. » Jouant également sur les multiples sens que flip peut avoir, il apparaît en femme sur la pochette[15]. L'album est promu grâce au single Yeux disent qui rencontre un succès rapide. L'accueil critique est favorable. En , FLIP est certifié disque de platine[16].

Jeannine (2018)[modifier | modifier le code]

Le , Lomepal dévoile son second album intitulé Jeannine, où l'on retrouve Roméo Elvis, JeanJass, Orelsan et Philippe Katerine. L'album est annoncé fin avec le single 1000°C, où l'on retrouve Roméo Elvis. La pochette est ici sur fond bleu ciel. Le nom de cet album fait référence à sa grand-mère, laquelle était schizophrène.[réf. souhaitée]

Styles et influences[modifier | modifier le code]

Lomepal tire son inspiration du thème de la solitude en général du rap politique. Au début, il rappait autour du voyage, de la sensation de tout vouloir quitter, des thèmes qui sont aussi assez liés à la solitude selon lui.

Il a l'habitude de composer avec une instrumentale en fond sans la voix du rappeur pour ne pas être déconcentré, ce qui lui donne des idées sur des flows, des manières d'attaquer la rime. Il écrit sans cesse sur son téléphone portable, dès qu'il a une idée qui lui passe par la tête, le plus souvent c'est dans les transports qu'il s'y met. Cela lui permet d'écrire beaucoup. A ce sujet, il déclare : « La plupart de mes textes sont des pièces recousues que j’assemble par-ci par-là après les avoir grattées à la volée[5]. »

Discographie[modifier | modifier le code]

Albums solo[modifier | modifier le code]

EP[modifier | modifier le code]

  • 2011 : 20 mesures (EP 5 titres)
  • 2013 : Cette foutue perle (EP 8 titres avec le producteur Meyso)
  • 2014 : Seigneur (EP 9 titres)
  • 2015 : Majesté (EP 10 titres)
  • 2016 : ODSL (EP 6 titres dont 1 remix, 1 instrumentale et 1 a cappella avec producteur Stwo)

Autres[modifier | modifier le code]

  • 2012 : 22h - 06h (album collectif : Walter & Lomepal)
  • 2013 : Le singe fume sa cigarette (album collectif : Hologram Lo' & Caballero & Lomepal)
  • 2014 : Fixpen singe (EP collectif : Caballero & Keroué & Vidji)
  • 2016 : Les yeux fermés (single feat Caballero & Jeanjass)
  • 2018 : Tout lâcher (a Colors Session)
  • 2018 : 1000° (single feat Roméo Elvis)
  • 2018 : Deux
  • 2018 : 3WW (remix du groupe

Alt-J)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Lomepal - Chute libre - », sur artfelicis.com, (consulté le 22 juillet 2017)
  2. Maxime Retailleau, « Lomepal en animateur télé sadique dans son nouveau clip », sur Les Inrocks, (consulté le 13 août 2017)
  3. a b et c « Dans la cabane de Lomepal, l'Eminem du 13e », sur Le Monde (consulté le 18 mars 2018).
  4. « Les certifications : Notre base de données », sur SNEP (consulté le 7 décembre 2018).
  5. a et b Julien Haddad, « [Interview] Lomepal (1/2) : « Le rap c'est un jeu de feinte. » », sur Le Rap en France, (consulté le 10 mars 2018).
  6. « Flip premier album du jeune rappeur Lomepal », sur France Culture, (consulté le 13 juillet 2017).
  7. Goby Valentine, « Le roman d'un roman », sur Le Figaro, (consulté le 18 mars 2018).
  8. On n'est pas couché, « Lomepal - On n'est pas couché 17 mars 2018 #ONPC », sur YouTube, (consulté le 18 mars 2018).
  9. a et b Emmanuel Marolle, « Flip de Lomepal : il nous a retournés », sur Le Parisien, (consulté le 18 mars 2018).
  10. « Lomepal n'a jamais rêvé d'être un gangster », sur Greenroom, (consulté le 18 mars 2018).
  11. « Lomepal : ven. 06 oct. 17 », sur Le Transbordeur (consulté le 13 juillet 2017).
  12. « Lomepal va-t-il devenir le Eminem français ? », sur Jack, (consulté le 13 juillet 2017).
  13. Brice Bossavie, « Lomepal, rap hors-piste », sur next.liberation.fr, Libération, (consulté le 27 mars 2018).
  14. Sophie Laroche, « Rencontre : Lomepal, le rappeur skateur, nous parle de son premier album », sur Konbini France, (consulté le 13 juillet 2017).
  15. Quotidien, « Lomepal, la révélation rap de l'année », (consulté le 27 février 2018).
  16. « Flip de Lomepal certifié disque de platine ! », sur Rapunchline, (consulté le 24 février 2018).

Lien externe[modifier | modifier le code]