Isabelle Giordano

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Isabelle Giordano
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Isabelle Giordano au festival de Cannes 2018.
Biographie
Naissance
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Isabelle Marie-Simone GiordanoVoir et modifier les données sur Wikidata
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Isabelle Giordano, née le à Fontenay-aux-Roses, est une journaliste, animatrice de radio et de télévision française.

D' à , elle est la directrice générale d'Unifrance puis, à partir de , présidente du comité stratégique du pass Culture. Depuis , elle est déléguée générale de la Fondation BNP Paribas, où elle dirige le mécénat sous la direction d’Antoine Sire, directeur de l'engagement d'entreprise de la société bancaire[1].

Ascendance[modifier | modifier le code]

Elle est d'ascendance italienne par son père et guadeloupéenne par sa mère[2]. À ce sujet, elle déclare être « française mais avec des origines italienne et guadeloupéenne, donc avec une couleur de peau qui n’est pas blanche, fière de l’être, fière d’être métissée ».

Parcours[modifier | modifier le code]

Radio[modifier | modifier le code]

En 1994, elle présente sur France Inter une chronique sur la littérature dans l'émission Planète livre.

À partir de 1997, elle anime pendant deux ans une émission quotidienne sur Europe 1.

De 2004 à 2006, elle présente sur France Inter Le Monde selon wam, une émission sur les sujets liés à l'adolescence, rencontrant un vif succès (deux fois plus d'audience que l'année précédente) et récompensée en 2006 par les Lauriers du Sénat.

De 2006 à 2011, elle présente et produit Service public sur France Inter, à l'initiative de son directeur Frédéric Schlesinger[3],[4]. Elle apparaît dans une courte séquence dans son propre rôle dans le film La Fille de Brest, d'Emmanuelle Bercot, dénonçant le scandale du Mediator.

De 2011 à 2012, elle présente et produit une nouvelle émission sur France Inter : Les Affranchis, de 11 h à 12 h 20. Après avoir été oralement informée, en , du renouvellement de son émission pour la saison 2012-2013, elle est brutalement mise à l'écart de France Inter. Son émission est alors remplacée par l'émission On va tous y passer.

Télévision[modifier | modifier le code]

Après des études à l'Institut d'études politiques de Paris[2], elle débute dans le journalisme pour la presse écrite économique et pour la télévision (Histoire d'un jour, de Philippe Alfonsi sur FR3). Sa première apparition à la télévision a lieu dans l'émission L'Assiette anglaise dans les années 1980 sur FR2. On la retrouve ensuite dans Demain (avec Michel Denisot) et Scrupules sur Canal+ durant l'été 1990, aux côtés de Jean-Luc Delarue, puis elle entre à la télévision en coprésentant, en , Bouillon de culture, la nouvelle émission de Bernard Pivot, après avoir présenté les flash infos pendant quelques mois pour Une fois par jour, une émission quotidienne présentée par Claude Sérillon, sur Antenne 2.

En 1991, elle rejoint à nouveau Canal+ comme présentatrice et rédactrice en chef du Journal du cinéma jusqu'en 2002. Toujours sur Canal+, à partir de 1997, elle présente, en plus de son émission quotidienne, un rendez-vous hebdomadaire, « Allons au cinéma ce week-end », qui accueille des critiques de cinéma comme Jean-Pierre Lavoignat, François Forestier, Frédéric Bonnaud ou Jean-Marc Lalanne.

De 2002 à 2004, elle présente Le Fabuleux Destin de... sur France 3. En 2006, elle raconte les moments qui ont marqué le Festival de Cannes depuis sa création dans une série de formats courts nommée Une année à Cannes. De 2006 à 2007, elle anime Jour de fête, l'émission de cinéma de France 2.

En 2008, elle rejoint Arte. De à , elle présente en alternance avec Théa Dorn l'émission mensuelle Paris-Berlin, le débat. De janvier à , elle anime une émission quotidienne sur le design et les tendances Chic. En 2010, elle présente l'émission hebdomadaire, Giordano Hebdo diffusée sur Arte. Elle y accueille chaque semaine un personnage en vue issu de tous les milieux, du cinéma, de la littérature ou encore de la politique.

Elle est l'auteur de deux documentaires diffusés sur Canal+ : Génération Grand Bleu en 1994 et Les Aventuriers du cœur en 1995.

Industrie audiovisuelle[modifier | modifier le code]

En 2008, elle fonde la société de production TUPAC[5], société de production de films et de programmes pour la télévision.

Fin , elle remplace Régine Hatchondo au poste de directrice générale d'UniFrance[6], organisme chargé de la promotion du cinéma français à l'étranger.

Après six ans passés à la tête d'UniFrance, elle quitte ce poste le . Elle exerce ensuite la fonction de présidente non exécutive du comité stratégique du pass Culture[7].

Autres[modifier | modifier le code]

Isabelle Giordano a publié plusieurs livres, dont trois biographies : une sur Martine Aubry[8] (Martine, le destin ou la vie), une sur Romy Schneider[9] (Romy Schneider film par film) et une sur Alain Delon (Alain Delon film par film).

À partir de 2006, elle tient la rubrique cinéma de l'hebdomadaire Femme actuelle.

En 2006, Isabelle Giordano crée l'association Cinéma pour tous, qui organise des projections de films pour « ouvrir les portes du 7e Art aux adolescents » dans les quartiers défavorisés, à Paris, au Sénat et au cinéma Mac Mahon, à Lille, Lyon, Rouen et leurs périphéries. Depuis 2018, l’association a rejoint L’Ascenseur, nouveau lieu engagé pour l’égalité des chances.

Elle a été marraine de l'association Les Toiles enchantées, qui organise des projections dans les hôpitaux pour les enfants malades. À partir de 2010, elle est l'ambassadrice de l'ONG Plan pour l'éducation et les droits des filles dans le monde.

Elle effectue par ailleurs occasionnellement des animations d'évènements promotionnels pour le compte d'entreprises. Critiquée à ce sujet dans le documentaire Les Nouveaux chiens de garde[10], Isabelle Giordano a commenté : « Si je devais répondre à toutes les basses attaques, je n'en finirais pas »[11].

En 2011, elle est vice-présidente de la Commission d'aide à la distribution aux films jeune public du Centre national du cinéma et de l'image animée (CNC). À partir de 2013, elle est membre de la commission images de la diversité du CNC.

En , elle intègre le comité de programmation des conférences TEDxParis.

En 2015, elle est chargée par la ministre de la Culture et de la Communication, Fleur Pellerin, et par le secrétaire d'État chargé du Commerce extérieur, Matthias Fekl, d'une mission de fédératrice des industries culturelles à l'export.

En , elle devient membre du comité des 11 tricolores de l'Euro 2016, elle est chargée de la culture.

Le , elle est nommée administratrice de SFR mais elle renonce à cette fonction.

Elle est membre de plusieurs conseils d'administration : Forum des images, Institut de l'Engagement, Fondaction du Football, Eloquentia, domaine national de Chambord, Reporter d'espoirs et de la Fondation Newen. Elle est aussi présidente du Fonds pour le Service civique et personnalité qualifiée de la Fondation Égalité des Chances.

Elle est membre du Braintrust Boma.

En , elle est nommée au comité d'éthique de Radio France, pour un mandat de trois ans, et en démissionne en .

En , elle devient membre de la mission de concertation sur l'audiovisuel public mise en place par la ministre de la Culture, Françoise Nyssen.

En , Isabelle Giordano succède à Jean-Jacques Goron en tant que déléguée générale à la tête de la Fondation BNP Paribas[12], qui s’implique dans le mécénat du groupe[2] sous trois grandes thématiques, la solidarité (avec pour point d’orgue la lutte contre l’exclusion et l’insertion sociale), l’environnement (et plus particulièrement le climat et la biodiversité) et la culture (avec la danse, le cirque et le jazz). À ce titre, elle est également administratrice du Centre français des fondations[13], secrétaire générale adjointe du bureau, partenaire de la Coalition française des fondations pour le climat et membre de son comité consultatif.

Elle pratique le karaté à bon niveau (ceinture noire)[14].

Publications[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Isabelle Giordano rejoint la Fondation BNP Paribas », sur lejournaldesarts.fr,
  2. a b et c Carole Bellemare, « Isabelle Giordano, le goût des autres à la tête de la Fondation BNP Paribas », Le Figaro, supplément Le Figaro Économie,‎ 11-12 juin 2022, p. 30 (lire en ligne).
  3. SERVICE PUBLIC,
  4. (fr) Dossier de presse de rentrée 2008 de France Inter
  5. « TUPAC (PARIS 15) Chiffre d'affaires, résultat, bilans sur SOCIETE.COM - 505211094 », sur www.societe.com (consulté le )
  6. « Isabelle Giordano élue nouvelle Dg d'uniFrance », sur lefilmfrancais.com, .
  7. « Isabelle Giordano nommée à la présidence non exécutive du pass Culture », sur Le Film Français (consulté le )
  8. « Isabelle Giordano, auteure de "Martine, le destin ou la vie" », sur france24.com,
  9. « Isabelle Giordano : "Je compare Romy Schneider à Antigone, passionnelle dans ses choix de films et rebelle envers l’autorité familiale" », sur franceculture.fr/,
  10. Toutou sur les médias, Libération,
  11. Bouche-à-oreille, Le Point, .
  12. « Fondation BNP Paribas », sur group.bnpparibas
  13. « ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DU CENTRE FRANÇAIS DES FONDS ET FONDATIONS : 4 NOUVEAUX ADMINISTRATEURS ET UN NOUVEAU BUREAU », sur centre-francais-fondations.org,
  14. « Isabelle Giordano, son éviction brutale de France Inter : Une vraie baffe », sur www.purepeople.com (consulté le )
  15. Décret du 12 juillet 2013 portant promotion et nomination
  16. Promotion dans l'ordre des Arts et des Lettres
  17. « Nomination dans l'ordre des Arts et des Lettres - hiver 2019 », sur Ministère de la Culture (consulté le ).

Liens externes[modifier | modifier le code]