Klaus von Dohnanyi

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Klaus von Dohnanyi
Klaus von Dohnanyi, en 1978, lors d'un congrès fédéral extraordinaire du SPD
Klaus von Dohnanyi, en 1978, lors d'un congrès fédéral extraordinaire du SPD
Fonctions
9e premier maire de Hambourg

(6 ans 11 mois et 15 jours)
Gouvernement von Dohnanyi I, II, III et IV
Législature 9e, 10e, 11e, 12e et 13e
Coalition SPD (1981-1987)
SPD-FDP (1987-1988)
Prédécesseur Hans-Ulrich Klose
Successeur Henning Voscherau
Ministre fédéral de l'Éducation et de la Science
Chancelier Willy Brandt
Gouvernement Brandt I et II
Prédécesseur Hans Leussink
Successeur Helmut Rohde
Biographie
Date de naissance (87 ans)
Lieu de naissance Hambourg (Allemagne)
Parti politique SPD
Profession Juriste

Klaus von Dohnanyi Klaus von Dohnanyi
Premiers maires de Hambourg
Ministres fédéraux de la Science d'Allemagne

Klaus von Dohnanyi, né le à Hambourg, est un homme politique allemand membre du Parti social-démocrate d'Allemagne (SPD).

Il a été ministre fédéral de l'Éducation et de la Science dans la coalition sociale-libérale de Willy Brandt entre 1972 et 1974, puis premier maire de Hambourg de 1981 à 1988.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation[modifier | modifier le code]

Il suit sa scolarité à Leipzig, Ettal et enfin à Potsdam, où il passe son Abitur en 1944. Il se retrouve ensuite enrôlé pour quelques mois dans la Wehrmacht et sert donc comme soldat au cours de la Seconde Guerre mondiale. En 1946, il entreprend des études supérieures de droit, qu'il achève en 1949 en obtenant son premier diplôme juridique d'État, ainsi qu'un doctorat de droit civil.

Il poursuit ses études à l'université Yale, où il décroche un master of laws en 1951, avant de recevoir, en 1957, son second diplôme juridique d'État.

Carrière[modifier | modifier le code]

Il commence à travailler en 1951, à la fois dans un cabinet d'avocats américains et à l'Institut Max Planck pour le droit privé étranger et international. En 1954, il est embauché par Ford Motor Company à Cologne et devient, à peine deux ans plus tard, chef du département de la planification. Il quitte la compagnie en 1960 afin d'occuper le poste de directeur général de l'institut de recherche sur le marketing et le management Infratest pendant sept ans.

À la suite de la chute du Mur de Berlin et à la réunification allemande, il a participé au programme de reconstruction de l'ex-Allemagne de l'Est comme conseiller pour l'économie de marché auprès de la Treuhandanstalt, agence chargée de la privatisation des biens publics.

Famille[modifier | modifier le code]

Il est le fils de Hans von Dohnányi, mort dans le camp de concentration de Sachsenhausen en 1945, et le neveu de Dietrich Bonhoeffer, mort la même année à Buchenwald. Il est par ailleurs le frère de Christoph von Dohnányi, célèbre chef d'orchestre.

Son grand-père, Ernõ Dohnányi, était un pianiste de Hongrie.

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Au sein du SPD[modifier | modifier le code]

Il adhère au Parti social-démocrate d'Allemagne (SPD) en 1957, et en devient président en Rhénanie-Palatinat en 1979. Son élection à la tête du Land de Hambourg en 1981 le conduit à renoncer à cette fonction.

Klaus von Dohnanyi (gauche) discutant avec Bruno Kreisky en 1982 au congrès du SPD.

Au niveau fédéral[modifier | modifier le code]

Nommé secrétaire d'État du ministère fédéral de l'Économie sous la direction de Karl Schiller le , il est élu député de Rhénanie-Palatinat au Bundestag l'année suivante, puis désigné secrétaire d'État parlementaire du ministère fédéral de l'Éducation par Hans Leussink.

Ce dernier annonce sa volonté de démissionner en et le 15 mars, Klaus von Dohnanyi devient ministère fédéral de l'Éducation et de la Science dans la coalition sociale-libérale de Willy Brandt. Il quitte le gouvernement fédéral le , à la suite du départ du chancelier fédéral.

Il y revient cependant le , lorsqu'il est nommé ministre d'État à l'office des Affaires étrangères sous les ordres d'Hans-Dietrich Genscher. Il renonce à cette fonction et à son mandat de député fédéral en 1981.

Au niveau local[modifier | modifier le code]

En 1979, il est élu député au Landtag de Rhénanie-Palatinat mais abandonne aussitôt ce mandat. Deux ans plus tard, le , il remplace Hans-Ulrich Klose au poste de premier maire de la ville libre et hanséatique de Hambourg. Candidat à sa succession aux élections de 1982, il arrive deuxième, avec 55 sièges contre 56 à la CDU, et est élu député au Bürgerschaft à cette occasion. La présence de 9 députés Verts, avec qui le SPD refusait alors toute alliance, empêchant la formation d'une majorité, de nouvelles élections ont lieu, qu'il remporte avec 64 sièges sur 120.

Klaus von Dohnanyi et Eberhard Diepgen à la conférence des ministre-présidents en 1983.

Le scénario se répète lors du scrutin de 1986, avec 53 élus sociaux-démocrates contre 54 chrétiens-démocrates et 13 écologistes. Un nouveau scrutin, organisé en 1987, replace le SPD en tête avec 55 élus contre 50 à la CDU, et lui permet de former une coalition avec le FDP, de retour au Bürgerschaft avec 8 députés. Il démissionne le , emporté par la polémique de la « Hamburger Kessel », au cours de laquelle la police a encerclé huit cent manifestants pendant treize heures, et les affrontements entre les forces de l'ordre et les « squatteurs » de la rue St. Pauli-Hafenstrasse, qui occupaient des immeubles relevant du domaine public.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]