Au service de la France

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Au service de la France
Type de série Série télévisée
Genre Comédie, Espionnage
Création Jean-François Halin
Production Gilles de Verdière
Acteurs principaux Hugo Becker
Wilfred Benaïche
Christophe Kourotchkine
Karim Barras
Bruno Paviot
Jean-Edouard Bodziak
Musique Nicolas Godin
Pays d'origine Drapeau de la France France
Chaîne d'origine Arte
Nb. de saisons 1
Nb. d'épisodes 12
Durée 26 minutes
Diff. originale
Site web www.arte.tv/magazine/auservicedelafrance/fr

Au service de la France (Frankreich gegen den Rest der Welt en allemand) est une série télévisée française créée par Jean-François Halin avec Claire Lemaréchal et Jean-André Yerlès, diffusée du au sur la chaîne franco-allemande Arte.

La série est une parodie d'espionnage sur les services secrets français au début des années 1960, symbole d'une France colonialiste sur le déclin. Son ton rappelle la saga OSS 117 avec Jean Dujardin, dont Jean-François Halin a écrit les scénarios.

Synopsis[modifier | modifier le code]

L'intrigue se déroule en France en 1960. Les services de renseignements français embauchent André Merlaux, 23 ans. Beau garçon, bien élevé, malin mais influençable, Merlaux aura beaucoup à apprendre pour servir et défendre les intérêts de la France. Trois fonctionnaires suffisants sont chargés de le former pour effectuer des opérations délicates et parfois saugrenues. André découvre les méandres de l'administration et navigue à vue au milieu des incidents diplomatiques à répétition.

Distribution[modifier | modifier le code]

Acteurs principaux :

Acteur secondaire :

Production[modifier | modifier le code]

Développement[modifier | modifier le code]

La série est créée par Jean-François Halin, scénariste des films OSS 117 : Le Caire, nid d'espions et OSS 117 : Rio ne répond plus avec Jean Dujardin. Il est aidé sur les scénarios par Claire Lemaréchal et Jean-André Yerlès, scénaristes de la série Fais pas ci, fais pas ça[1]. La série est d'abord destinée à Canal+ mais, faute d'entente, se voit récupérée par Arte[2].

Le tournage de la série a lieu d' à en Île-de-France et au Maroc[3].

Le 24 juin 2016, la préparation d'une seconde saison est confirmée par Olivier Wotling, directeur des programmes de fiction chez Arte[4]. Douze nouveaux épisodes sont ainsi déjà scénarisés, prêts à être tournés[5].

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Épisodes[modifier | modifier le code]

  1. Le Tsèt
    André Merlaux, 23 ans, est engagé comme stagiaire dans les services secrets français. Sous l'œil aguerri de Moïse, le directeur des opérations, trois agents d'élite vont le former à devenir un espion : Moulinier, chargé des affaires africaines ; Jacquard, qui s'occupe de l'Algérie ; et Calot, spécialiste des pays de l'Est. Merlaux découvre avec surprise le service dirigé par l'intimidant colonel Mercaillon.
  2. Il y a allemand et allemand
    Moulinier et Jacquard réussissent un coup d'éclat : capturer un ancien nazi. Malheureusement pour eux, l'heure est à l'amitié franco-allemande. Déçus, ils vont tout faire pour conserver leur « prime Nazi »... quitte à créer un incident diplomatique. Merlaux, lui, fait la connaissance de la ravissante Sophie.
  3. Un peu de soleil
    Trois émissaires de l'État africain du Dahomey se présentent au Service. Leur requête : l'indépendance ! Moulinier est chargé de les ramener à la raison, mais il échoue. Moïse confie le dossier à Merlaux. Celui-ci s'en empare avec enthousiasme.
  4. L'Algérie, c'est la France
    Le FLN menace l'autorité française en Algérie : Jacquard et Merlaux sont envoyés sur place pour régler le problème. En bon élève, Merlaux prépare sa mission en identifiant deux cibles potentielles. Il ne tarde pas à constater que les intérêts de Jacquard à Alger ne sont pas uniquement d'ordre patriotique... N'écoutant que son devoir, il se focalise sur l'ennemi, et se confronte pour la première fois à la dure réalité du travail d'espion.
  5. Le prunier
    Merlaux est en mission à Moscou avec Calot. En voulant lui montrer les ficelles du métier, celui-ci fait une manœuvre maladroite et provoque un incident avec la CIA. Amoureux, Merlaux préfère aller voir À bout de souffle avec Sophie.
  6. Une femme moderne
    Le colonel Mercaillon décide de créer un poste de directeur adjoint. Moulinier, Jacquard et Calot vont (vraiment) tout tenter pour obtenir le poste. Merlaux, lui, est déstabilisé par Sophie et sa volonté d'être une « femme moderne ». Un terme qu'il ne comprend guère...
  7. VG 42
    Les agents apprennent qu'une surprime héritée du régime de Vichy est supprimée, remettant en cause leurs acquis sociaux. Indignés, Moulinier, Jacquard et Calot se mettent en grève. Le colonel interdit à Merlaux de revoir sa fille Sophie.
  8. Mission Monôme
    Le colonel apprend que Merlaux continue à fréquenter Sophie. Pour l'en dissuader, il lui tend un piège auprès d'un marchand d'armes libanais. Merlaux se retrouve au lit avec Clayborn et est filmé à son insu.
  9. Plume invisible
    Moulinier, Jacquard et Calot préparent une mission de la plus haute importance : se rendre incognito en Angleterre pour assister au match de rugby France – Pays de Galles. Malheureusement, Moïse les envoie à Alger pour procéder à l'arrestation d’un terroriste. Le colonel révèle à Merlaux qu’il l'a piégé lors de sa « mission Monôme », avant de constater qu'il est lui-même menacé : quelqu'un au Service semble fouiller dans son passé.
  10. Le code Taupe
    Il y a une taupe dans le Service ! Pour la débusquer, Moïse se fait prêter un détecteur de mensonges par le Mossad. Merlaux redoute que le colonel ne découvre grâce à cette nouvelle machine qu'il continue à voir Sophie. Le colonel, lui, craint pour sa réputation : les résultats du détecteur sèment en effet le doute sur la nature de ses activités pendant l'occupation allemande.
  11. Le plan quinquennal
    La traque de la taupe stimule les tendances paranoïaques de Calot. Et si le coupable n’était autre que lui-même ? Il en informe ses collègues. Pendant ce temps, les soupçons du colonel se confirment : Moïse fouille dans son passé de collabo. Merlaux accueille Sophie chez lui, et lui raconte son histoire, celle d'un orphelin élevé par un prêtre. Un prêtre que le colonel semble très bien connaître.
  12. Au service de ma France
    Le colonel veut en finir avec Merlaux : il l'envoie à Alger avec pour consigne de supprimer la taupe. Une mission qu'il confie également à Moïse... Alors que Calot se perd dans ses interrogations identitaires et que Jacquard fomente un attentat contre le général de Gaulle pour préserver ses intérêts immobiliers à Alger, le stratagème du colonel réussit : Moïse revient en France après avoir éliminé Merlaux, traître à la nation. Enterré, son dossier rejoint les archives poussiéreuses du Service. À moins que ?

Accueil[modifier | modifier le code]

Audiences[modifier | modifier le code]

Les quatre premiers épisodes attirent 1,18 millions de téléspectateurs, soit 4,4 % du public, se plaçant en sixième position des programmes de la soirée[6]. L'audience des quatre épisodes suivants chute à 619 000 téléspectateurs, soit 2,4 % du public, ne se plaçant plus qu'à la onzième position des programmes de la soirée[7]. Les quatre derniers épisodes sont stables avec 660 000 téléspectateurs, soit 2,6 % du public, se plaçant en neuvième position des programmes de la soirée[8].

Réception critique[modifier | modifier le code]

Pour TV Magazine, la série est « soignée, chic et réaliste » avec des intrigues qui abordent des faits historiques cruciaux. Les personnages sont « colorés, aux caractères bien dessinés », et les dialogues sont « tellement politiquement incorrects qu'ils en deviennent jubilatoires »[9].

Pour Télérama, la série fait preuve d'une « ironie historique jouissive » jouant avec les enjeux géopolitiques de l'époque. Les personnages, « d'une absence totale de discernement et d'une arrogance à toute épreuve », sont attachants de par leur sincérité. La réalisation « joue la carte de l'élégance »[2],[10].

Pour Le Monde, la série est une parodie d'espionnage à la ressemblance avec OSS 117 assumée. Les scénaristes « jouent avec une réelle habileté sur la nostalgie que continue d'inspirer cette époque », et n'hésitent pas à « se moquer du pouvoir, ringardiser l'autorité et à rendre l'administration responsable de notre inertie nationale ». La force de la série est son « attention aux détails ». Elle est à la fois déconcertante et provocante[11].

Distinction[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Tanguy Ravez, « Au Service de la France : c'est quoi cette série ? », sur Allociné,‎ .
  2. a et b Isabelle Poitte, « Au service de la France dézingue les années de Gaulle », sur le site de Télérama,‎ .
  3. Thomas Destouches, « Au Service de la France: un peu d'OSS 117 dans la nouvelle série d'Arte », sur Allociné,‎ .
  4. « Au Service de la France », sur www.facebook.com (consulté le 26 juin 2016)
  5. Julia Baudin, « Au service de la France : une saison 2 sur les rails », TV Magazine,‎ (lire en ligne)
  6. Benoit Daragon, « Audiences : Carton pour le final d'Une chance de trop, TMC en forme, bon lancement pour la nouvelle série d'Arte », sur PureMédias,‎ .
  7. Benoit Daragon, « Audiences : Bon retour de Profilage, lancement raté pour Secrets and Lies, W9 et TMC en grande forme », sur PureMédias,‎ .
  8. Charles Decant, « Audiences : Profilage écrase la concurrence, France 3 devant France 2, M6 toujours faible », sur PureMédias,‎ .
  9. Julia Baudin, « Au service de la France pour le meilleur et pour le rire », sur le site de TV Magazine,‎ .
  10. Isabelle Poitte, « Critique du premier épisode », sur le site de Télérama,‎ .
  11. Pierre Sérisier, « Au Service De La France – Parodie nostalgique », sur un blog du Monde,‎ .

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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