Reuven Rivlin

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Reuven Rivlin
ראובן ריבלין
Reuven Rivlin en 2008.
Reuven Rivlin en 2008.
Fonctions
10e président de l'État d'Israël
En fonction depuis le 24 juillet 2014[1]
(&&&&&&&&&&&&&&044 jours)
Élection 10 juin 2014
Premier ministre Benyamin Netanyahou
Prédécesseur Shimon Peres
16e président de la Knesset
10 mars 200922 février 2013
Législature 18e
Prédécesseur Dalia Itzik
Successeur Yuli-Yoel Edelstein
14e président de la Knesset
28 février 200328 mars 2006
Législature 16e
Prédécesseur Avraham Burg
Successeur Dalia Itzik
Ministre des Communications
7 mars 200128 février 2003
Premier ministre Ariel Sharon
Prédécesseur Binyamin Ben-Eliezer
Successeur Ariel Sharon
Biographie
Date de naissance 9 septembre 1939 (74 ans)
Lieu de naissance Jérusalem, Palestine mandataire
Nationalité israélienne
Parti politique Likoud
Diplômé de Université hébraïque de Jérusalem
Profession Avocat
Résidence Beit HaNassi (Jerusalem)

Reuven Rivlin
Présidents du Parlement d'Israël
Présidents de l'État d'Israël

Reuven (Rubi) Rivlin, né le 9 septembre 1939, est un homme politique israélien, membre du Likoud et président de l'État d'Israël depuis 2014.

Candidat à la présidence de l'État d'Israël lors du scrutin présidentiel du 13 juin 2007, soutenu par le Likoud, Rivlin se retire après le premier tour de scrutin, ayant été devancé par l'ancien Premier ministre et prix Nobel de la paix, Shimon Peres.

Candidat du Likoud à l'élection présidentielle du 10 juin 2014, Reuven Rivlin est élu président de l'État d'Israël pour un mandat de sept ans ; il succède à son ancien rival Shimon Peres.

Biographie[modifier | modifier le code]

À la Knesset[modifier | modifier le code]

Descendant des disciples du Gaon de Vilna, Reuven Rivlin naît à Jérusalem. Après avoir étudié le droit à la faculté de l'université hébraïque de Jérusalem et servi comme major dans l'armée [2], il est devenu avocat.

Rivlin fut d'abord membre du conseil municipal de la ville de Jérusalem à partir de 1978. Élu à la 12e Knesset en 1988, il occupa le poste politique de président du Likoud de 1988 à 1993, pendant cinq ans. Il perdit son siège de député à l'issue des élections de 1992, mais il revient à la Knesset en 1996.

Réélu député en 1999, il est nommé ministre des Communications en 2001, dans le gouvernement d'Ariel Sharon, mais quitte le cabinet lorsqu'il est élu président de la Knesset après les élections de 2003. Durant son mandat, il critiqua sévèrement la politique de désengagement menée par Sharon et se confronte au juge en chef de la Cour suprême, Aharon Barak, celui-ci ayant été tenté de s'imposer au processus législatif, jusqu'ici propre à la Knesset.

Candidat à l'élection présidentielle anticipée du 13 juin 2007 après la démission du président Moshe Katsav, mis en cause dans une affaire de mœurs, Reuven Rivlin, qui partait favori, est cependant devancé par le candidat de Kadima, Shimon Peres, avec 37 voix. Il renonce à sa candidature, facilitant l'élection de Peres.

Le 30 mars 2009, les députés de la Knesset l'élisent pour la seconde fois président de la Knesset avec une majorité de 90 voix sur les 120 députés constituant le Parlement.

Rubi Rivlin, pour sa première visite officielle en tant que président de la Knesset, a choisi la ville arabo-israélienne de Umm al-Fahm, juste au sud de la Galilée. Il était accompagné par Uri Orbach, parlementaire juif résidant dans la ville et Afu Agbariya, un simple résident musulman. Cette visite est alors considérée comme un symbole.

Après le discours au mémorial israélien de Yad Vashem du pape Benoît XVI, qui a tenu plus tôt des déclarations sur l'adhésion obligatoire dans le service militaire allemand, Rivlin a réprimandé le pape, affirmant qu'il n'était pas d'accord avec son opinion.

Le 29 avril 2010, il a dit qu'il « serait préférable d'accepter les Palestiniens comme des citoyens israéliens plutôt que de diviser Israël et la Cisjordanie dans une solution de paix future à deux États ».

Président de l'État d'Israël[modifier | modifier le code]

Candidat à la présidence de l'État d'Israël pour le scrutin présidentiel du 10 juin 2014, Rivlin, arrivé premier à l'issue du premier tour avec 44 suffrages, est élu président, après avoir recueilli 63 suffrages contre 53 à son concurrent du second tour, Meir Sheetrit[3],[4].

Il est investi par la Knesset le 24 juillet suivant, et succède à Shimon Peres, lequel l'avait vaincu sept ans plus tôt pour l'élection présidentielle. L'investiture du dixième président de l'État d'Israël a lieu dans un contexte particulièrement tendu, durant l'opération militaire dite « Bordure protectrice » opposant vivement Israël et la Bande de Gaza[5].

Pensée politique[modifier | modifier le code]

Considéré comme un « faucon » du Likoud, il s'est déclaré partisan du Grand Israël, se démarquant ainsi de son prédécesseur à la présidence, Shimon Peres, qui avait plaidé pour la création d'un État palestinien[6].

Engagé pour le respect de l'État de droit, il s'est de nombreuses fois opposé à l'extrême droite israélienne, notamment en militant pour une meilleure intégration des citoyens arabes dans la société et reste respecté au delà des clivages politiques, comme le montre le soutien reçu par le quotidien centre gauche Haaretz dans sa course à la présidence d'Israël[6].

En mai 2009, alors que le pape Benoît XVI se rend à Yad Vashem, Rivlin refuse de se rendre à l’aéroport « pour accueillir un ex-membre des Jeunesses hitlériennes et de la Wehrmacht » et déclare : « Que peut-on faire ? Il en faisait partie. Avec tout le respect que je dois au Saint-Siège, on ne peut pas ignorer les casseroles qu’il traîne derrière lui. »[7]

En juin 2010, il s'est retrouvé au centre d'une polémique après avoir ignoré les conseils d'un comité qui a recommandé l'annulation du mandat de la députée arabe Haneen Zoabi pour avoir participé à la flottille de Gaza quelques semaines plus tôt. Cette ignorance est fermement condamnée par de nombreux députés de droite et d'extrême droite, mais les libéraux israéliens et étrangers louent alors l'impartialité de Rivlin ainsi que son courage à défendre la démocratie israélienne[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]