Néguev

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Néguev
Image illustrative de l'article Néguev
Localisation
Pays Drapeau d’Israël Israël
Superficie 13 000 km2
Coordonnées 30° 30′ N 34° 55′ E / 30.5, 34.91666666666730° 30′ Nord 34° 55′ Est / 30.5, 34.916666666667  
Villes du désert du Néguev *
Logo du patrimoine mondial Patrimoine mondial de l'UNESCO
Pays Drapeau d’Israël Israël
Type Culturel
Critères (iii)(v)
Superficie 6 655 ha
Zone tampon 63 868 ha
Numéro
d’identification
1107
Zone géographique Europe et Amérique du Nord **
Année d’inscription 2005 (29e session)
* Descriptif officiel UNESCO
** Classification géographique UNESCO

Le Néguev (de l'hébreu : נֶגֶב ; en arabe : النقب - Naqab) est une région désertique du sud d'Israël.
En hébreu biblique, Néguev signifie « sud ». Le Néguev couvre la plus grande part du district sud d'Israël.

Géographie[modifier | modifier le code]

Géographiquement, d'une superficie de 13 000 km2, ce désert forme un triangle posé sur l'un de ses angles. Il est limité à l'ouest par le désert de la péninsule du Sinaï et la bande de Gaza et, à l'est, par la vallée de l'Arabah qui constitue la frontière internationale entre l'État d'Israël et le royaume hachémite de Jordanie.

Population[modifier | modifier le code]

La ville principale est Beer-Sheva (200 000 habitants environ) au nord. La limite sud est le golfe d'Aqaba et la ville balnéaire israélienne d'Eilat. Parmi les autres villes, on trouve Dimona et Mitzpe Ramon et des cités bédouines dont Rahat et Tel Sheva.

Le Néguev constitue 60 % de la surface de l'État d'Israël mais n'abrite que 8 % de sa population, dont une forte communauté de Bédouins (25 % de la population régionale).

La population de Bédouins, qui sont des Arabes israéliens, est estimée a 160 000 personnes. La volonté des autorités israéliennes serait de les sédentariser, et à ce titre, ils ont été dirigés en grande partie vers des villages construits par le gouvernement. Une autre moitié est restée sur ses terres d'origine, dans des villages qui ne sont pas reconnus et où les conditions d'existence sont précaires en raison de l'absence d'infrastructures et des démolitions exercées par les autorités israéliennes[1],[2].

La situation est conflictuelle entre les autorités israélienne et la population bédouine, et des incidents se déroulent de manière récurrente.

Flore[modifier | modifier le code]

La végétation est très rare, malgré tout, quelques arbres réussissent à subsister ainsi que des maigres buissons desséchés par le soleil. La vie dans le désert se situe toujours autour des oasis ou autour des puits creusés par l’homme.

Faune[modifier | modifier le code]

Dans les années 1970, il y avait encore une vingtaine de Panthères d'Arabie (Panthera pardus nimr), mais cette sous-espèce de léopard a disparu du Neguev depuis.

Géologie[modifier | modifier le code]

On y trouve plusieurs curiosités géologiques et culturelles, notamment trois grand cirques ou machteshim, uniques dans la région : ha-Machtesh ha-Gadol (« le grand cratère »), ha-Machtesh ha-Katan (« le petit cratère ») et le cratère Ramon. Ce dernier est le plus vaste des trois. Ce ne sont pas des cratères d'impact.

Histoire[modifier | modifier le code]

Sur le plan historique, il fut aussi le théâtre des activités de la civilisation des Nabatéens qui y fondèrent la cité de Avdat, l'Oboda antique, sur l'itinéraire de leurs caravanes reliant notamment Pétra. De nombreux grafittis datant des débuts de l'ère islamique y ont été etudiés par l'archéologue Yehuda D. Nevo[3].

Développement[modifier | modifier le code]

Aujourd'hui, cette région se situe au centre de l'agenda israélien de développement du pays par de nombreux programmes de reforestation du désert, d'implantation de nouveaux immigrants et de développement économique afin de désengorger le littoral côtier. À cet égard, une nouvelle liaison ferroviaire a été inaugurée en 2005 entre Tel Aviv et Beer-Sheva, la « capitale du désert », afin de faciliter le décloisonnement de cette portion du territoire. Le Néguev est également connu sur le plan international car il abrite les installations de la centrale nucléaire de Dimona, le cœur présumé du programme nucléaire militaire d'Israël, ainsi que le centre de lancement de Palmachim.

En 2006, un nouveau ministère dirigé par l'ancien Premier ministre Shimon Peres a été créé exclusivement pour la mission de refleurir le désert du Néguev d'ici l'an 2015 (et également pour faire prospérer la région nord de la Galilée).

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Squatters sur leurs propres terres : les tribus bédouines du Néguev, Catherine Weibel
  2. [PDF] Les bédouins du Néguev : une minorité oubliée, Kathrin Koeller
  3. L’Islam des pierres : l’expression de la foi dans les graffiti arabes des premiers siècles

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