Avraham Burg

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Avraham Burg

Avraham Burg (אברהם בורג), né le 19 janvier 1955 à Jérusalem, est un homme politique israélien actuellement sans mandat. Son objectif est de separer les institutions religieuses des institutions de l'etat d'Israël[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est le fils de Yosef Shlomo Burg (1909 - 1990), lequel fut membre du Parti religieux national, ministre dans des gouvernements tant travaillistes que de droite ainsi qu'élu à 11 reprises à la Knesset. Il fait son service dans une brigade parachutiste de Tsahal avec le grade de lieutenant puis étudie les sciences sociales à l'Université hébraïque de Jérusalem.

Burg milite ensuite dans Shalom Archav et est blessé par une grenade lors d'une manifestation de l'organisation à Jérusalem au cours de laquelle Emil Grunzweig est tué[2]. Il se définit comme « [une personne qui] ne renoncera jamais à rechercher des voisins [arabes] avides de paix, afin de sauver avec eux le monde qui nous est commun »[3].

En 1985, il est nommé conseiller du Premier ministre Shimon Peres et, en 1988, est élu à la Knesset sur la liste du Parti travailliste.

En 1995, il démissionne de la Knesset suite à sa nomination comme président de l'Agence juive et de l'Organisation sioniste mondiale. Dans ses nouvelles fonctions, il s'occupe de la réappropriation des biens juifs spoliés lors de la Shoah.

En 1999, il retourne à la vie politique, comme président de la Knesset, poste qu'il occupe jusqu'en août 2003. À ce titre, il tiendra, à 44 ans, le rôle de Président faisant fonction du 12 juillet au 1er août 2000.

En 2001, il se présente à la présidence du Parti travailliste mais perd.

En septembre 2003, Burg fait sensation avec la publication dans le quotidien Yediot Aharonot d'un article intitulé : « La révolution sioniste est morte » et reproduit dans la presse internationale[4],[5].

En 2004, il se retire de la vie publique mais continue de militer et donne encore des conférences à travers le monde.

Il obtient la nationalité française en 2007.

Dans un entretien publié en juin 2007 dans Haaretz, Burg appelle à l'abolition de la Loi du retour[6]. Il y déclare que « la définition d'Israël en tant qu'État juif mène à sa perte. Un État juif est explosif. C'est de la dynamite. » Et à la question « Vous êtes un européiste acharné. Vous vivez à Nataf [un village israélien frontalier de la Cisjordanie], mais votre esprit est à Bruxelles. Vous êtes le prophète de Bruxelles », Burg répond : « Pour moi, la construction de l'Union européenne, c'est l'utopie biblique dans sa quintessence. Je ne sais pas combien de temps cela tiendra, mais l'idée est incroyablement juive. »[7]

En juillet 2010, il crée un nouveau parti politique israélien judéo-arabe, Shivyon Yisrael (Israël Égalité) qui « demande la pleine égalité pour tous les citoyens d'Israël, le genre d'égalité que nous exigeons pour les Juifs de la Diaspora, où qu'ils vivent »[8].

Citations[modifier | modifier le code]

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« Si le Dalaï-lama et le rabbin raciste Kahane tombent à l'eau et que je ne peux en sauver qu'un, je sauve le Dalaï-lama, parce qu'il est mon frère dans le système de valeurs qui est le mien. » [9]

« Bien sûr que l'antisémitisme existe encore, sous la forme d'un mixte bizarre d'antijudaïsme religieux, de xénophobie, d'anti-impérialisme, d'antiaméricanisme et d'anti-israélisme d'extrême gauche. Mais le phénomène contemporain est celui d'une haine généralisée de l'autre, de l'étranger, de l'immigré, de la différence, de l'homosexualité, des musulmans et, dans le lot, des juifs. L'antisémitisme est désormais une partie seulement d'un phénomène universel plus global. Revendiquer une spécificité en la matière me paraît stupide. »[10].

Publications[modifier | modifier le code]

  • Vaincre Hitler : pour un judaïsme plus humaniste et universaliste, Fayard, 2008

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Avraham Burg, Defining Israel as a Jewish state is the key to its end, Haaretz, 7 juin 2007. Avraham Burg : “Israël a le choix entre la foi et l’effroi”: traduction en français de l'interview donné à Haaretz, tiré du Courrier International
  2. Site du Ministère des Affaires étrangères d'Israël
  3. Article du journal Le Monde du 7 octobre 2003 repris sur le site col.fr.
  4. Avraham Burg, La révolution sioniste est morte, Le Monde, 11 septembre 2003
  5. Avraham Burg, The End of Zionism ?, The Guardian, 15 septembre 2003.
  6. Dans un entretien au journaliste J.J. Goldberg, paru la même année, Burg déclare qu'il n'a jamais dit « abolir » mais « repenser » (« I never said ‘abolish’, I said ‘rethink’ »).
  7. Avraham Burg, Defining Israel as a Jewish state is the key to ist end, Haaretz, 7 juin 2007. Avraham Burg : “Israël a le choix entre la foi et l’effroi”: traduction en français de l'interview donné à Haaretz, tiré du Courrier International
  8. Article d'Avraham Burg dans www.haaretz.com
  9. Le 3 avril 2008, lors d'un débat avec Alain Finkielkraut
  10. Le 15 mai 2008, lors d'un entretien dans Le Monde
Précédé par
Ezer Weizman
Président par intérim d'Israël
2000
Suivi par
Moshe Katsav