Chaim Weizmann

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Chaim Azriel Weizmann
חיים עזריאל ויצמן
Chaim Weizmann en 1948
Chaim Weizmann en 1948
Fonctions
1er président de l'État d'Israël
Élection
Premier ministre David Ben Gourion
Successeur Yitzhak Ben-Zvi
Président du Conseil d'État provisoire (en)
Premier ministre David Ben Gourion
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Motal (en)
Date de décès (à 77 ans)
Lieu de décès Rehovot, Israël
Nationalité israélienne
Parti politique Indépendant
Conjoint Vera Weizmann (en)
Diplômé de Université de Fribourg
Profession chimiste
Religion Judaïsme

Signature

Chaim Weizmann
Présidents de l'État d'Israël
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Chaim Weizmann ou Haim Weizmann (חיים ויצמן), né le à Motol (actuelle Biélorussie) et mort le à Rehovot (Israël), est un chimiste et homme politique britannique puis israélien, premier président de l'État d'Israël entre 1949 et 1952.

Vie professionnelle[modifier | modifier le code]

Chaim Weizmann est né dans le petit village de Motol (Motyli) près de Pinsk en Russie blanche, alors province de l'Empire russe. Il est diplômé de chimie de l'université de Fribourg en Suisse en 1900, puis enseigne à l'université de Genève de 1901 à 1903 puis à l'université de Manchester à partir de 1904. À cette date, il s'installe en Grande-Bretagne.

Il devient sujet de sa Majesté en 1910, et s'investit dans l'effort de guerre britannique durant la Première Guerre mondiale. En 1916, il met au point un mécanisme de fermentation bactérienne permettant de produire de grandes quantités de substances, telles que l'acétone, essentielles à la fabrication d'explosifs pour les Alliés.

Vie politique[modifier | modifier le code]

pièce de 5 shekalim, pièce commémorative à l'effigie de Chaim Weizmann
1918. L'émir Fayçal I et Chaim Weizmann (à gauche, portant aussi une tenue arabe en signe d'amitié)

Chaim Weizmann se rallie au sionisme dès les débuts de celui-ci. Il participe en août 1897 au premier congrès sioniste de Bâle aux côtés de Théodore Herzl devenant ainsi un des chefs de file du mouvement.

En 1903, il fonde à Genève son parti, la Fraction démocratique, qui milite en faveur du « sionisme pratique », et qui sera une des bases du parti des sionistes généraux, un parti sioniste libéral et modéré, qui sera créé au début des années 1920. Au cours de cette période genevoise, il fonde la première maison d'édition sioniste, Der Jüdische Verlag, puis s'attaque à l'un des projets qui lui tient le plus à cœur : la future création de l'université hébraïque de Jérusalem[1].

Il travaille avec Lord Balfour à la rédaction de la déclaration qui octroie un foyer national juif en Palestine.

Le , il signe avec l'émir Fayçal ibn Hussein, futur roi d'Irak, un accord régissant les relations entre Juifs et Arabes au Proche et Moyen-Orient. La même année il déclare :« Nous demandons la possibilité de nous installer en Palestine et, quand nous serons la majorité, nous en réclamerons le gouvernement »[2].

À partir de 1920, il est à la tête de l'Organisation sioniste mondiale, assumant la responsabilité de président par deux fois, de 1920 à 1931, puis de 1935 à 1946. À ce titre, il rencontre dans l'entre-deux-guerres de nombreux hommes politiques américains et européens, dont Mussolini à trois reprises[3],[4].

En 1921, il monte avec Albert Einstein le projet de l'université hébraïque de Jérusalem. En 1929, il devient président de l'Agence juive.

Lors d'une rencontre avec le président américain Harry Truman, Weizmann obtient le soutien des États-Unis pour la création d'un futur État d'Israël.

Trois jours après la déclaration d'indépendance en 1948, il devient chef de l'État d'Israël en qualité de président du Conseil d'État provisoire. L'année suivante, à la suite des premières élections législatives, la Knesset l'élit premier président de l'État d'Israël, titre purement honorifique et n'ayant pas de réelle signification politique. Il demeure en fonction du 17 février 1949 à sa mort.

Il fonde l'Institut Weizmann à Rehovot, un institut de recherche scientifique. Il est l'auteur d'un grand nombre de publications dans des revues scientifiques.

Il est l'oncle d'Ezer Weizman, septième président israélien entre 1993 et 2000.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Plançon, Histoire de la Communauté juive de Carouge et de Genève, volume 1, De l'Antiquité à la fin du XIXe siècle, Slatkine, Genève, 2008, chapitre XI; Si l'idée est officiellement proposée lors du 11e Congrès sioniste de Vienne en 1913, et que l'inauguration de l'Université a lieu en 1925 sur le Mont Scopus, une plaque commémorative apposée au siège social de la Communauté israélite de Genève rappelle cependant que c'est bien à Genève, en 1903, que Chaïm Weizmann élabore ce projet.
  2. Chronique du XXe siècle, p. 787
  3. Ze’ev Jabotinsky: Wild Man of Zion, Cecil Bloom, midstreamthf.com, January/February 2008
  4. « Un Duce moins infréquentable, Pierre Milza trace un portrait nuancé de Benito Mussolini », Michel Grodent, lesoir.be, 22 décembre 1999

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]


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