Élection présidentielle israélienne de 2007

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Élection présidentielle israélienne de 2007
13 juin 2007
Shimon Peres in Brazil.jpg
Shimon Peres – Kadima
Voix 58
  
50 %
Reuven Rivlin.jpg
Reuven Rivlin – Likoud
Voix 37
  
31,9 %
Colette Avital.jpg
Colette Avital (en) – Parti travailliste
Voix 21
  
18,1 %
Second tour pour l'élection de Shimon Peres
Pour (86 voix)
  
78,9 %
Contre (23 voix)
  
21,1 %
Président
Sortant
Élu

L'élection présidentielle israélienne du 13 juin 2007 est organisée dans le but d'élire le successeur de Moshe Katsav, président de l'État d'Israël dont le mandat de sept ans touche à sa fin mais qui est alors suspendu de sa fonction depuis le mois de janvier précédent à la suite d'accusations de viol.

Shimon Peres, soutenu par Kadima, est élu au second tour de scrutin par la majorité des députés de la 17e Knesset.

Un contexte politique difficile[modifier | modifier le code]

Le président de l'État d'Israël, qui dispose de peu de pouvoir, assume un rôle, pour l'essentiel, fort protocolaire. Le 31 juillet 2000, les 120 parlementaires de la Knesset ont élu l'ancien ministre Moshe Katsav, candidat du Likoud, par 63 voix contre 57 à Shimon Peres, soutenu par le Parti travailliste ; le résultat du scrutin surprend, tant Peres semblait être le favori de l'élection.

En 2007, cette élection se déroule dans un climat de défiance à l'égard du président Katsav, soupçonné de viol, de fraude et d'obstruction à la justice, qui est suspendu de ses fonctions depuis le mois de janvier. Elle se tient dans un contexte politique particulièrement difficile : depuis les élections législatives de 2006, un gouvernement de coalition (Kadima - Parti travailliste - Shass - Gil), dirigé par le controversé Ehud Olmert, gère les affaires du pays ; or, cette coalition semble instable, fragile, et ce à la suite de la campagne militaire au Liban de l'été 2006 et dans la bande de Gaza.

Procédures électorales[modifier | modifier le code]

Un vote à la majorité absolue de la Knesset (soit 61 voix) désigne directement le nouveau président. Si aucun candidat n'est élu après les trois premiers tours de vote, un dernier tour est organisé où la majorité simple suffit.

Il est élu pour une durée de sept ans et n'est pas rééligible (avant la réforme de 1999, le mandat présidentiel était de 5 ans et pouvait être renouvelé une fois). Tout(e) citoyen(ne) israélien(ne) qui réside en Israël peut être éligible. Le rôle n'interfère pas sur la Knesset ou le gouvernement afin de préserver le président de toute influence partisane.

La fin anticipée du mandat présidentiel peut être provoquée par la démission du président ou par une décision prise par les trois quarts des parlementaires de la Knesset pour le destituer pour sa conduite ou pour incapacité à conduire le mandat. Il n'existe pas de vice-président et la fonction présidentielle est exercée à titre intérimaire par le président de la Knesset dans le cas d'incapacité temporaire du président. Il en est de même en cas de vacance définitive, en ce cas une élection présidentielle anticipée est alors convoquée devant la Knesset.

Candidats[modifier | modifier le code]

Les candidats en lice pour succéder à Moshe Katsav sont :

Déroulement de la campagne[modifier | modifier le code]

Bien que Colette Avital ait été la première à annoncer son intention de briguer le poste de Présidente, soutenue par l'ancien Premier ministre Ehud Barak (lui-même candidat à la direction du Parti travailliste)[1], la plupart des parlementaires travaillistes à la Knesset apparaissent plus enclin à soutenir leur ancien dirigeant Shimon Peres[2].

Toutefois, le conseiller de campagne de Peres lui a déconseillé à la mi-mai de se présenter, estimant qu'une défaite supplémentaire dans sa carrière serait désastreuse pour son image et supposant qu'un scrutin à bulletins secrets ne mettait pas Peres dans des conditions favorables pour le gagner[3]. Ce conseil vient après qu'une proposition de loi (dite « loi Peres »), visant à faire de cette élection un scrutin à bulletins ouverts, a été repoussée pour une échéance plus lointaine à la demande de celui qui l'avait proposée, Yoel Hasson, membre de Kadima[4].

Le 28 mai 2007, Peres est officiellement soutenu par le parti Kadima, créé par Ariel Sharon[5].

Le Rabbin Lau a été encouragé à ne pas se présenter par l'ancienne journaliste et membre de la Knesset, Shelly Yachimovich, qui estime qu'en cas de confirmation de cette candidature, « certaines histoires de son passé pourraient ressurgir, notamment certaines qui ne sont pas connues publiquement[6] ».

Résultats[modifier | modifier le code]

Premier tour[modifier | modifier le code]

Candidats Scores
Shimon Peres 58 voix (50,0 %)
Reuven Rivlin 37 voix (31,9 %)
Colette Avital 21 voix (18,1 %)

Second tour[modifier | modifier le code]

Après le premier tour, Colette Avital et Reuven Rivlin ont retiré leur candidature. Les députés ont donc été appelés à voter pour ou contre l'élection de Shimon Peres comme Président[7].

Candidat Pour Contre Blancs Nuls
Shimon Peres 86 voix (78,9 %) 23 voix (21,1 %) 8 2

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Ex-PM Ehud Barak backs Labor's Colette Avital for presidency, Haaretz, 27 mars 2007
  2. (en) Labor Party wants Peres, calls Avital to forego candidacy, Ynetnews, 26 janvier 2007
  3. (en) Campaign adviser to Peres: Pull out of race for president, Haaretz, 13 mai 2007
  4. (en) MK Hasson puts 'Peres bill' on hold, Jerusalem Post, 20 mars 2007
  5. (en) Olmert names Shimon Peres as Kadima presidential candidate, Haaretz, 28 mai 2005
  6. (en) Knesset panel agrees on June 13 for presidential election, Haaretz, 9 mai 2007
  7. Shimon Peres élu président de l'État d'Israël

Lien externe[modifier | modifier le code]