Kadima

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Kadima (homonymie).

Kadima

alt=Description de cette image, également commentée ci-après

Logo officiel

Nom hébreu קדימה
Présentation
Fondation 21 novembre 2005
Chef Shaul Mofaz
Positionnement Centre
Représentation
Parlementaires
2 / 120
Orientations
Idéologie Social-libéralisme, sionisme
Couleurs Bleu, rouge
Informations
Siège Petah Tikva
Site web www.kadima.org.il

Kadima (en hébreu : קדימה, « En avant » en français) est un parti politique israélien créé par Ariel Sharon le 21 novembre 2005. Son orientation est centriste sur les critères de l’échiquier politique israélien, et son slogan est « On continue de l’avant ! ». Il est membre observateur de l’Alliance mondiale des Démocrates.

Il dispose de 28 sièges à la 18e Knesset, mais est sévèrement battu lors des élections législatives israéliennes de 2013 où il ne remporte que 2 sièges. Le parti est dirigé par Shaul Mofaz depuis mars 2012.

Création[modifier | modifier le code]

Ariel Sharon en 2002, trois ans avant qu’il fonde Kadima.

Ariel Sharon a débuté sa carrière dans des tendances plus de gauche, notamment dans le parti Shlomtzion. En 1973, il participe à la fondation du Likoud, parti dominant de la droite nationaliste israélienne, qu’il dirige de 1999 à 2005.

En 2005, l’opposition d’une majorité du Likoud au plan de désengagement des territoires occupés, la rivalité avec Benyamin Netanyahou, sa popularité croissante dans les sondages, l’élection d’Amir Peretz au parti travailliste et la démission des ministres travaillistes du gouvernement d’union nationale, conduisent Ariel Sharon à quitter le Likoud et à créer le parti Kadima.

Quatorze des 40 députés du Likoud, ainsi qu’une partie du gouvernement, dont le vice Premier ministre, le ministre de la Justice, le ministre du Tourisme, le ministre de la Sécurité intérieure, le ministre du Transport et le ministre du Travail, se rattachent au parti Kadima. Le 24 novembre 2005, Ariel Sharon dépose officiellement les statuts du parti et une liste de 144 membres.

Les premiers sondages après la création du parti montrent qu’il est en tête des partis politiques israéliens.

Lorsque Ariel Sharon est hospitalisé à la suite d'une attaque cérébrale, Ehud Olmert (alors vice-Premier ministre) occupe à partir du 4 janvier 2006, le poste de Premier ministre par intérim en remplacement de celui-ci, comme la loi israélienne le prévoit. Le 16 janvier 2006, Kadima approuve la nomination d’Ehud Olmert à la tête du parti, à la suite de la maladie d’Ariel Sharon.

Nom du parti[modifier | modifier le code]

Le nom de Ahrayout leoumit (« Responsabilité nationale ») avait été annoncé dans un premier temps pour cette nouvelle formation politique.

Kadima se traduit littéralement en italien Avanti, qui était le slogan des chemises noires de Benito Mussolini. Le choix de ce nom est critiqué, en particulier par Tomy Lapid[1]. « Kadimah » était aussi le nom donné à l’association regroupant des étudiants juifs de Vienne dans la période de la création du sionisme fin du XIXe, début du XXe siècle.

Élections législatives de 2006[modifier | modifier le code]

La ministre de la Justice Tzipi Livni rend public le programme du parti pour les élections législatives du 28 mars 2006. Parmi les propositions marquantes dans le domaine de la sécurité :

  • la création d’un « État palestinien démilitarisé ne se livrant pas au terrorisme » ;
  • le maintien du contrôle d’Israël sur l’ensemble de Jérusalem, y compris la partie orientale ; Kadima définit également Israël comme le « foyer national du peuple juif » où « la majorité juive de la population doit être maintenue » ;
  • le retrait de certaines zones : « Nous devons abandonner une partie de la terre d’Israël pour établir un État juif et démocratique. »

Le 28 mars 2006, Kadima remporte les élections législatives à la 17e Knesset. Il gagne 29 sièges sur les 120 (ce qui était moins que ce les sondages prédisaient à Ariel Sharon lorsqu’il en était le chef), et forme une coalition avec les Travaillistes, le Shass et le Gil (retraités), ce qui donne à la majorité une orientation de centre-gauche. Le 23 octobre 2006, la coalition est élargie aux ultra-nationalistes de Israel Beytenou dont le chef Avigdor Liberman est nommé ministre des Affaires stratégiques et sixième vice-Premier ministre.

Élection interne de 2008[modifier | modifier le code]

À la suite des scandales touchant Ehud Olmert, celui-ci a dû démissionner de son poste de chef du parti. Le 18 septembre 2008, Tzipi Livni lui succède avec 43,1 % des voix (16 936 votes) face à Shaul Mofaz (42 %, 16 505 voix), Méir Chétrit (8,5 %, 3 357 voix) et Avi Dichter (6,5 %, 2 563 voix). En tout, 32 872 membres enregistrés de Kadima ont voté, soit 53,7 %[2].

Élections législatives de 2009[modifier | modifier le code]

Kadima remporte 28 sièges aux élections législatives de 2009 restant le premier parti à la Knesset. Mais c'est le Likoud de Netanyahou qui forme le gouvernement : Kadima demande à rester dans l'opposition et Tzipi Livni devient chef de l'opposition.

Élection interne de 2012[modifier | modifier le code]

Le 27 mars 2012, Shaul Mofaz est élu président de Kadima en battant Tzipi Livni (61,7 % contre 37,2 %)[3]. Dans sa première réunion, Mofaz déclare que son objectif est de remplacer le gouvernement « mauvais et froid » de Netanyahou[4].

En mai 2012, Kadima rallie la coalition gouvernementale[5].

En novembre 2012, Tzipi Livni quitte Kadima et crée le parti Hatnuah (« le mouvement ») qui comprend, à sa création, 7 des 28 députés de Kadima à la Knesset dont Meir Sheetrit, Shlomo Molla et Majalli Wahabi.

Direction du parti[modifier | modifier le code]

Personnalités de Kadima[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]