Liste des lieux saints

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Cette page est une liste de lieux considérés comme saints par différents groupes religieux. Ces lieux peuvent être considérés comme « intrinsèquement » saints ou bien constituer des centres ou sites culturels, cultuels ou spirituels importants (Swamithoppe pour les Ayyavazhi, par exemple) ou bien encore être le haut siège d'une religion (la Mecque pour les musulmans, par exemple).

Assyro-Babylonien[modifier | modifier le code]

  1. Bab El, la « porte de Dieu », appelée Babilu en akkadien et Kadingirra en sumérien.
  2. Ashour, la cité du dieu tutélaire de l'Assyrie, le dieu du ciel.
  3. Ninive, capitale de l'empire assyrien.
  4. Ur, lieu de naissance d'Abraham, père des juifs, des chrétiens et des musulmans.
  5. Nippour, capitale sainte de l'empire sumérien.

Ayyavazhi[modifier | modifier le code]

Bahaïsme[modifier | modifier le code]

  1. Bagdad, la Maison de Bahá'u'lláh, dans laquelle il vécut de 1853 à 1863
  2. Shiraz, la Maison du Báb, où il déclara sa mission au Mullá Husayn le 23 mai 1844
  3. Acre, Mausolée de Bahá'u'lláh
  4. Haïfa, Mausolée du Báb et centre administratif du mouvement bahá'í. Un jardin en dénivelé sur 19 terrasses a été construit au Mont Carmel grâce aux donations des bahá'ís à travers le monde. Ce jardin splendide renferme le tombeau du Báb
Voir aussi : Pèlerinage Bahá'í.

Bouddhisme[modifier | modifier le code]

  1. Lumbini, reconnu communément comme le lieu de naissance du Gautama Buddha
  2. Bodh Gaya, la où Gautama Buddha reçut l'Illumination

Bouddhisme tibétain[modifier | modifier le code]

Confucianisme[modifier | modifier le code]

Christianisme[modifier | modifier le code]

L'intérieur de la basilique Saint-Pierre au Vatican.
  1. Jérusalem, Jésus, juif, fit sans doute plusieurs pèlerinages au Temple de Jérusalem, c'est à Jérusalem qu'il fut arrêté, jugé et condamné. Il fut crucifié en l'an 30 sur le mont Golgotha (la Via Dolorosa dans Jérusalem serait le chemin que Jésus suivit, chargé de sa croix, jusqu'au lieu du supplice) et enterré le soir même. Pour les chrétiens il fut revu vivant le troisième jour et resta visible à ses disciples pendant encore 40 jours. On trouve à Jérusalem l'église du Saint-Sépulcre (où le corps de Jésus crucifié avait été déposé). Sous le roi Salomon, la ville est nominalement l'image terrestre de la Jérusalem céleste, ce qui explique pourquoi les cartes anciennes dans les pays christianisés sont orientées vers Jérusalem et que les cathédrales catholiques et anglicanes sont également tournées vers elle. En tout cas les cathédrales gothiques sont « orientées » : Jésus étant « la lumière du monde », l'abside est tournée vers l'est.
  2. Bethléem, lieu de naissance de Jésus selon les évangiles.
  3. Nazareth, ville où grandit Jésus (fils du charpentier) et tenta de prêcher dans la synagogue.
  4. Antioche, première ville christianisée par Paul et où naît le nom de « chrétiens ».
  5. Rome, lieu du martyre des saints Pierre et Paul (en 66 ou 67). Centre du christianisme après Antioche. Pierre étant considéré comme le premier évêque de Rome, ses successeurs acquirent au fil des temps une prééminence et suprématie illustrée par le titre de 'pape'.

Un certain nombre d'Églises chrétiennes possèdent leurs villes saintes propres. l'Église de Jérusalem en compte 22.

Christianisme catholique[modifier | modifier le code]

  • Le Vatican ne peut en rien être considéré comme « lieu saint ». Le Vatican (44 hectares) est ce qui reste des États de l'Église, que Pépin le Bref avait conquis pour les donner au pape au VIIIe siècle. Ces États de l'Église qui donnaient un pouvoir temporel et des ressources financières à la papauté, ont perduré jusqu'en 1870, date à laquelle, dans le processus d'unification nationale ils furent rattachés à l'Italie. En 1929, les accords du Latran, accordèrent à la papauté la pleine possession de 44 hectares autour de la basilique Saint-Pierre et le statut d'État souverain. Le Saint-Siège a le statut d'observateur à l'ONU.

Christianisme orthodoxe[modifier | modifier le code]


Égypte (ancienne)[modifier | modifier le code]

Grèce (ancienne)[modifier | modifier le code]

  1. Égine - centre cultuel de Zeus.
  2. Argos - centre de culte de Héra, Zeus et Hermès.
  3. Athènes - centre culturel majeur d'Athéna.
  4. Corinthe - centre cultuel de Héra.
  5. Délos - lieu de naissance mythique d'Apollon et Artémis, ainsi que centre cultuel de Héra.
  6. Delphes - site de l'oracle d'Apollon.
  7. Dodone - sanctuaire oraculaire dédié à Zeus et à la Déesse-Mère, révérée sous le nom de Dioné.
  8. Éleusis - centre cultuel de Déméter and Perséphone, site of the Mystères d'Éleusis.
  9. Leuce, centre de culte du héros Achille.
  10. Olympie - centre acclamé des anciens jeux olympiques et des Héraia.
  11. Paestum - centre cultuel pour Athéna, Héra et Apollon.

Hindouisme[modifier | modifier le code]

Kasi (Varanasi) est la plus ancienne ville encore active de nos jours, et est considérée comme l'un des sites les plus sacrés de pèlerinage pour les hindous, indifféremment de leur dénomination.[1]
  1. Ahobilam
  2. Amarnath (Kachemire occupé par l'Inde)
  3. Ayodhya
  4. Badrinath
  5. Belur Math
  6. Dakshineswar
  7. Kasi (Varanasi)
  8. Gaya
  9. Haridwar
  10. Kalighat
  11. Kamakhya
  12. Kanchipuram
  13. Katra
  14. Madurai
  15. Mathura
  16. Mayapur
  17. Mount Kailash
  18. Navadwip
  19. Palani
  20. Pandharpur
  21. Prayag
  22. Puri
  23. Rameshwaram
  24. Sabarimala
  25. Tarakeswar
  26. Tarapith
  27. Tanjavûr
  28. Thiruthani
  29. Thiruparankundram
  30. Mahashivatri
  31. Tirupati
  32. Udupi
  33. Vrindavan
  34. Talapady
  35. srikalahasti

Les Sept Villes Sacrées[modifier | modifier le code]

  1. Ayodhya
  2. Mathura
  3. Haridwar (Maya)
  4. Varanasi (La Sainte des saintes)
  5. Kanchi
  6. Ujjain (Avantika)
  7. Dwarka

Jyothirlingams (shaïvisme)[modifier | modifier le code]

  1. Bhimashankar
  2. Deoghar
  3. Dwarka
  4. Grishneshwar
  5. Kedarnath
  6. Omkareshwar
  7. Rameswaram
  8. Somnath
  9. Srisailam
  10. Triambakeshwar
  11. Ujjaini (Avantika)
  12. Kasi (Varanasi)

Les 51 Shakti Peethas[modifier | modifier le code]

Autres sites "Snanam"[modifier | modifier le code]

Mathams Shankara[modifier | modifier le code]

Les quatre Peethams établis par Sri Adi Shankaracharya sont

Kshetrams de Subrahmanya[modifier | modifier le code]

Kshetrams de Ranganatha[modifier | modifier le code]

Aborigènes d'Australie[modifier | modifier le code]

Islam[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Villes saintes de l'islam.
Mosquée al-Haram de La Mecque.
  1. La Mecque, ville la plus sainte de l'islam. S'y trouve la Ka'aba, vers laquelle se dirigent les prières, centre du Hajj.(= pèlerinage)
  2. Médine, la seconde ville sainte de l'islam, site de la mosquée al-Nabawi, lieu de sépulture de Mahomet, où les Muhajirun émigrèrent lors de l'hégire (622).
  3. Jérusalem, la troisième ville sainte et première Qibla (jusqu'en 624[2]), site de la Mosquée Al-Aqsa, où Mahomet serait monté au ciel vers Allah pour y rencontrer Moïse, Elie et Jésus]. Également la ville des anciens prophètes israélites (Temple) et du Dôme du Rocher où l'on place le lieu de sacrifice d'Abraham.

De plus, chaque branche de l'islam possède ses propres villes saintes:

Sunnisme[modifier | modifier le code]

Vue de la Grande Mosquée de Kairouan (également appelée mosquée Oqba Ibn Nafi) ; fondée en 670, elle est la plus ancienne et la plus prestigieuse mosquée dans tout l'Occident musulman[3]. Elle est située à Kairouan en Tunisie.

Bien qu'il n'y ait pas de cité sainte spécifique pour les musulmans sunnites outre celles mentionnées supra, il y a de nombreuses villes importantes pour le sunnisme, dans lesquelles il s'est formé.

  1. Kairouan : en Tunisie, la ville de Kairouan, première cité de l'Occident musulman (fondée en 670), est le berceau de l'islam sunnite dans cette région[4] ; elle est considérée, selon la tradition locale, comme l'une des villes saintes de l'islam et sept pèlerinages à Kairouan valent un pèlerinage à La Mecque[5]. Parmi les hauts lieux de la ville qui font d'elle un endroit vénéré figurent principalement sa Grande Mosquée (le plus ancien édifice religieux du monde musulman occidental) et la zaouïa de Sidi Sahab (mausolée d'un compagnon du Prophète)[5]. En 2009, elle est proclamée capitale de la culture islamique par l'Organisation islamique pour l'éducation, les sciences et la culture[6]
  2. Bagdad, d'où le califat régnait à son apogée.
  3. Damas, siège du pouvoir omeyyade.
  4. Tombouctou (particulièrement pour les musulmans africains), capitale de l'Empire du Mali, et centre de l'enseignement de l'islam en Afrique.
  5. Chinguetti, abritant cinq grandes bibliothèques, centre d'érudition religieuse et scientifique et étape au cours du pèlerinage à la Mecque, est parfois appelée 'la septième ville sainte de l'islam'.
  6. Boukhara, siège de la dynastie samanide, contient de nombreuses mosquées antiques, dont Po-i-Kalyan
  7. Samarcande (particulièrement pour les musulmans occidentaux), capitale du royaume de Tamerlan.

Chiisme[modifier | modifier le code]

  1. Nadjaf (Irak), site du mausolée de l'imam Ali, considéré par les musulmans chiites comme leur fondateur; également site du Wadi-us-Salaam.
  2. Mazar-e-Charif (Afghanistan), un autre temple de l'imam Ali (bien que la majorité des musulmans pensent qu'Ali ait été enterré à Nadjaf, une minorité significative pense qu'il l'est à Mazar-e-Charif).
  3. Karbala, mausolée de Hussein ben Ali dans le Mashhad al-Hussain.
  4. Mashhad de l'imam Reza
  5. Qom, site du sanctuaire de Fatima Masoumeh, sœur de l'imam Reza; également site de la mosquée de Jamkaran.
  6. Samarra, site des tombes de Ali al-Hadi et de Hasan al-Askari, ainsi que de la mosquée où l'imam Mahdi s'est occulté.
  7. Kazimain, tombes des imams Moussa al Kazim et Muhammad al Taqi.

Soufisme[modifier | modifier le code]

Ne sont donnés ici que quelques lieux parmi les locations innombrables possédant une signification religieuse pour les soufis.

  1. Ajmer, Inde, site du temple et du mausolée de Moinuddin Chishti. Considéré comme important par beaucoup de soufis, mais comme saint par une minorité d'entre eux.
  2. Türkistan, Kazakhstan, site du mausolée du soufi du XIIe siècle Hodja Ahmed Yassawi. Connu comme la Seconde Mecque de l'Orient au Moyen Âge. Au Kazakhstan, trois pèlerinages en cet endroit sont considérés comme équivalents à un Hajj.
  3. Konya, Turquie, site de la tombe de Mawlana Jalal al-Din Muhammad Rumi, un maître du tasawuff du XIIIe siècle.
  4. Delhi, temple de l'Hazrat Nizamuddin Auliya.
  5. Lahore, temple de l'Hazrat Data Ganj Bakhsh.
  6. Pakpatan, Pakistan, temple de l'Hazrat Baba Fareed Gangj Shakar.

Jaïnisme[modifier | modifier le code]

  1. Shravanabelagola, Inde, statue du Gommateshvara Bahubali
  2. Mont Âbû et la dentelle de marbre des temples de Dilwara;
  3. Palitana, et ses 863 temples jaïns;
  4. Mont Sammeda, où vingt Tirthankaras ont atteint l'illumination.

Judaïsme[modifier | modifier le code]

  1. Jérusalem est la ville la plus sainte au monde dans le judaïsme. Ancienne capitale de la monarchie unifiée d'Israël sous les règnes de David et Salomon, avant de devenir celle du royaume de Juda. Elle est mentionnée à plusieurs reprises dans la Bible et est le site des Temples qui s'y sont successivement tenus et étaient le centre de la vie juive : le Premier Temple et le Second Temple. Le Troisième Temple inaugurera selon la tradition l'ère messianique.

Il existe trois autres lieux saints d'importance légèrement moindre, mais ayant joué un rôle prééminent dans l'histoire juive, et qui furent, avec Jérusalem, de grands centres de peuplement des populations juives en Palestine entre la conquête de Jérusalem et le XIXe siècle :

  1. Hébron—le second lieu le plus saint, abritant le tombeau des Patriarches et Matriarches, où sont enterrés selon la tradition les grands patriarches (Abraham, Isaac, et Jacob) et leurs épouses (Sarah, Rebecca, et Léa) ainsi qu'Adam et Ève. Hébron fut aussi la capitale de la monarchie unifiée d'Israël avant que David ne conquière Jérusalem.
  2. Bethléem est la troisième ville sainte du judaïsme. Ville d'origine du roi David, la matriarche Rachel y est enterrée.
  3. Tzfat, où une bonne partie du Talmud de Jérusalem fut rédigé, et qui abrita le renouveau kabbalistique, en particulier la doctrine d'Isaac Louria et Moïse Cordovero, Yossef Karo y est aussi enterré. Les Hassidim révèrent particulièrement l'endroit.

Les villes suivantes, bien que n'étant pas considérées saintes per se, furent d'une grande importance culturelle ou spirituelle pour les Juifs au travers des époques, du fait de leur forte association au développement de la loi et de la culture juives :

À l'époque biblique[modifier | modifier le code]

Antiquité et Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Hassidisme[modifier | modifier le code]

Shintoïsme[modifier | modifier le code]

  1. Ise, site du Grand Temple d'Ise
  2. Nagoya, site du temple d'Atsuta
  3. Izumo, site du grand sanctuaire d'Izume
  4. Kyoto, site de temples importants dont ceux de Yasaka, Fushimi Inari et Iwashimizu. Kyoto est aussi l'ancienne capitale dans laquelle résidaient autrefois les Empereurs.
  5. Kamakura (Kanagawa), site de temples dont le sanctuaire de Tsurugaoka Hachiman, le Hase-dera, et de nombreux autres sites possédant une importance culturelle ou religieuse.

Sikhisme[modifier | modifier le code]

  1. Temple d'Or, édifice le plus sacré des sikhs
  2. Les Cinq Takhts

Taoïsme[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bernardin Collin, Les lieux saints, éd. Presses universitaires de France, 1969
  • Pierre Maraval, Lieux saints et pèlerinages d'Orient : histoire et géographie des origines à la conquête arabe, éd. Cerf, 1985
  • (en) John Walbridge, « Bahaism : VIII. Bahai Shrines », Encyclopædia Iranica, Costa Mesa, Mazda, vol. 3,‎ 1988 (lire en ligne)