Sepphoris

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Sepphoris
Mosaïque de Sepphoris : "La Mona Lisa de Galilee".
Mosaïque de Sepphoris : "La Mona Lisa de Galilee".
Localisation
Pays Drapeau d’Israël Israël
Coordonnées 32° 45′ 11″ N 35° 16′ 46″ E / 32.753066, 35.27934232° 45′ 11″ Nord 35° 16′ 46″ Est / 32.753066, 35.279342  

Géolocalisation sur la carte : Israël

(Voir situation sur carte : Israël)
Sepphoris
Sepphoris

Sepphoris (hébreu : ציפורי, Tsippori ; grec : Σέπφωρις, Sépforis ; arabe : صفورية, Ṣaffūrīya) est une ville antique de Galilée, située au nord de Nazareth. Elle est très importante pendant la période du Second Temple, notamment à partir de la période romaine. C'est la capitale de la Galilée au moment où éclate la Grande révolte juive de 66 - 74.

Nom[modifier | modifier le code]

Une étymologie populaire relie le nom de la ville Tsippori avec le nom hébreu צפור « oiseau ». Il ne s'agit probablement pas du sens réel, la racine hébraïque צפר ayant plusieurs significations. Dans le cas de Tsippori, la signification semble être un terme générique désignant « une région »[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Sepphoris n’apparaît pas dans la Bible hébraïque. Le site semble prendre de l'importance à partir de la période perse. Dans les Antiquités juives de Flavius Josèphe, elle est mentionnée pour la première fois sous le règne d'Alexandre Jannée. La ville est alors assiégée par Ptolémée IX Lathyre[2]. La ville fait figure de capitale de la Galilée, notamment après l'intervention en Judée du gouverneur de Syrie Aulus Gabinius. Après la mort d'Hérode le Grand en 4 av. J.C., elle est le siège de la révolte menée par Judas le Galiléen. Elle est assiégée et brûlée par le général romain Varus, puis à nouveau détruite par le nabatéen Arétas IV. Hérode Antipas refonde la ville sous le nom d’Autocratoris. Au Ier siècle, plusieurs familles juives de prêtres y sont établies. La ville bénéficie du statut de cité à partir de 67-68 sous le nom d'Irénopolis. Vers 120, l'empereur romain Hadrien la renomme Diocésarée. Il y fait construire un Capitole et un temple de la Tyché. D'autres temples sont attestés sous Antonin le Pieux. Les Juifs y sont sans doute majoritaires. Au IIe siècle, c'est le lieu de résidence habituel de rabbi Juda Hanassi, le compilateur de la Mishna[3].

Culture[modifier | modifier le code]

C'est la ville de naissance du poète palestinien Taha Muhammad Ali. Elle ne s'appelle plus Saffouriyya mais, depuis 1948, Tzippori (dérivé du mot hébreu et de l'arabe dialectal signifiant « oiseau »[4]. C'est aussi le lieu où, selon la tradition chrétienne, Marie, mère de Jésus, est née de parents réputés stériles, Anne et Joachim.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Strange, Longstaff et Groh 2006, p. 9
  2. Strange, Longstaff et Groh 2006, p. 14
  3. Maurice Sartre, D'Alexandre à Zénobie : Histoire du Levant antique, IVe siècle av. J.-C.-IIIe siècle ap. J.-C., Paris, Fayard,‎ 2001 (ISBN 978 2213 609218) p. 544,645,931
  4. Cité dans la préface de Gabriel Lévin, dans Migration sans fin, livre du poète palestinien Taha Muhammad Ali, p. 18.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) James F. Strange, Thomas R. W. Longstaff et Dennis E. Groh, Excavations at Sepphoris, vol. 1, Brill, coll. « The Brill Reference Library of Judaism » (no 22),‎ 2006

Liens externes[modifier | modifier le code]