Bernard Carayon
| Bernard Carayon | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Député de la 4e circonscription du Tarn | |
| 19 juin 2002 – 17 juin 2012 | |
| Élection | 16 juin 2002 |
| Réélection | 17 juin 2007 |
| Prédécesseur | Monique Collange (PS) |
| Successeur | Linda Gourjade (PS) |
| 2 avril 1993 – 21 avril 1997 | |
| Élection | 28 mars 1993 |
| Prédécesseur | Jacqueline Alquier (PS) |
| Successeur | Monique Collange (PS) |
| Conseiller général du Canton de Lavaur | |
| En fonction depuis le 25 juin 1995 | |
| 27 mars 1994 – 18 mars 2001 | |
| Prédécesseur | Pierre Lozar (PS) |
| Successeur | Joseph Dalla Riva (UDF) |
| Conseiller régional de Midi-Pyrénées | |
| 16 mars 1998 – 1er juillet 2002 | |
| Biographie | |
| Date de naissance | 1er octobre 1957 |
| Lieu de naissance | Paris |
| Parti politique | RPR, UMP |
| Profession | avocat et maître de conférence à Sciences Po Paris |
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Bernard Carayon de Lagaye[1], né le 1er octobre 1957 à Paris, est un homme politique français.
Il est avocat et maître de conférences à Sciences Po Paris, député UMP du Tarn de 1993 à 1997 et de 2002 à 2012, ainsi que maire de Lavaur (Tarn) depuis 1995.
Auteur de plusieurs rapports sur les questions de mondialisation[1], il est connu à l'Assemblée nationale pour ses interventions concernant le patriotisme économique, la politique industrielle, la politique publique d'intelligence économique, le renseignement et les technologies de l'information.
Bernard Carayon est membre du collectif parlementaire de la Droite populaire.
Sommaire |
Biographie [modifier]
Il est né le 1er octobre 1957 à Paris.
Lors de ses études à l'université Paris II, Bernard Carayon est membre du syndicat d'étudiants d'extrême droite Groupe union défense (GUD)[2] et a été notamment le directeur de la revue de ce groupe, nommée Vaincre, et membre du bureau des responsables nationaux en 1977[1]. Bernard Carayon est titulaire d’un DEA de droit, d'un DEA d'études politiques et d'un DESS défense, géostratégie et dynamiques industrielles de l'université Paris II-Assas.
En 1984, il entre dans le cabinet de Jacques Chirac à la Mairie de Paris. De mars 1986 à mai 1988, il est chargé de mission au cabinet du ministre délégué à la Sécurité Robert Pandraud.
De 1988 à 1990, il est consultant puis directeur d'Ecofise (filiale de la banque Rothschild[1]), conseiller à la présidence du groupe Sodexho.
Il exerce ensuite la profession d'avocat au barreau de Paris.
Il élu député du Tarn pour la première fois aux élections législatives de 1993.
De février à août 1996, il est parlementaire chargé d'une mission temporaire (audit des aides publiques aux entreprises) auprès du ministre de l'Industrie, de la Poste et des Télécommunications Franck Borotra et du ministre des Petites et Moyennes Entreprises, du Commerce et de l'Artisanat Jean-Pierre Raffarin. En 1998 et en 1999, il est délégué national du RPR, chargé de l'industrie.
Il est réélu député le 16 juin 2002, pour la XIIe législature (2002-2007), dans la 4e circonscription du Tarn et siège au sein du groupe UMP. Il a été réélu à nouveau en juin 2007.
En 2005, il crée, avec le soutien de certains des plus grands groupes industriels, financiers et bancaires français, la Fondation d'entreprises Prometheus, premier do tank français et européen consacré aux enjeux stratégiques de la mondialisation, qu'il préside avec Jean-Michel Boucheron, député (PS), vice-président de Prometheus.
En 2006, Bernard Carayon devient président de la commission Mondialisation de l'UMP. Il a publié deux ouvrages Patriotisme économique, de la guerre à la paix économique (Éditions du Rocher : 2005) et Changeons le monde (2008).
Défenseur des logiciels libres, il a été, avec le député UMP Richard Cazenave, un partisan du passage aux logiciels libres du poste de travail des députés élus en 2007[3].
Pour Bernard Carayon, la mondialisation est un phénomène dont il faut tirer bénéfice et savoir se prémunir. Pour faire face à ces nouveaux défis, il a construit et promu, pour l'État, une politique publique d'intelligence économique, politique transversale associant les objectifs de la compétitivité globale de la France, de sécurité économique et d'influence, à travers deux rapports au Premier ministre. Cette politique s'adosse à un patriotisme économique destiné tant à défendre qu'à promouvoir les valeurs et les intérêts européens et français[4].
En 2010, il devient maître de conférences à Sciences Po Paris[5].
En 2012, il perd son mandat de député de 303 voix lors des élections législatives, au profit de la socialiste Linda Gourjade.
Travaux parlementaires [modifier]
Missions [modifier]
À l’Assemblée nationale, il est membre de la Commission des finances, de l'économie générale et du Plan, et rapporteur spécial du budget du Secrétariat général de la défense nationale et du renseignement depuis juillet 2002 (il a ainsi remis en octobre 2002 un Rapport spécial sur le projet de loi de finances pour 2003 - secrétariat général de la défense nationale et renseignement), ainsi que vice-président du groupe d'études sur la sécurité et la défense civiles.
En février 1996, il est chargé par le Premier ministre (Alain Juppé) d'une mission parlementaire placée auprès de (Jean-Pierre Raffarin), alors ministre des PME, du commerce et de l'artisanat, et de (Franck Borotra), alors ministre de l'industrie, de la poste et des télécommunications. La mission consistait en l'analyse, dans le cadre de la politique pour l'emploi, de la pertinence des aides à l'innovation, au transfert de technologie, à la qualité, et aux entreprises en difficulté, les procédures d'information et de sensibilisation prévues pour les entreprises ayant des métiers traditionnels ; de vérifier les procédures permettant de donner toutes leurs chances aux entreprises à très fort potentiel de croissance ainsi que les dispositifs permettant de prévenir les difficultés particulières des PME.
En janvier 2003, il a été chargé par le Premier ministre (Jean-Pierre Raffarin) d'une mission parlementaire (intelligence économique) et placé auprès du ministre de l'Intérieur, de la Sécurité intérieure et des Libertés locales (Nicolas Sarkozy). Il a ainsi remis en juin 2003 son rapport « Intelligence économique, compétitivité et cohésion sociale » publié à la Documentation française. Sa mission s'est prolongée par un colloque organisé le 1er décembre 2003 à l'IHEDN. Les conséquences de ce rapport ont été la nomination d'un Haut responsable à l'intelligence économique (HRIE)[6] placé auprès du SGDN, le lancement en régions d'une politique d'« intelligence territoriale », la nomination de correspondants du HRIE dans les administrations régaliennes, la mobilisation des postes diplomatiques, la rénovation des enseignements supérieurs d'intelligence économique, la création du Fonds stratégique d'investissement (FSI).
Le 3 octobre 2005, Dominique de Villepin a confié à Bernard Carayon une nouvelle mission. Le Premier ministre détaille les nouveaux chantiers à étudier : « peser dans la production de normes, notamment techniques, par les instances internationales, en particulier européennes », sensibiliser les entreprises « aux négociations en cours » et les informer « des enjeux et de la teneur des discussions internationales dans les domaines les concernant ». Le député du Tarn a rendu en septembre 2006 son rapport, intitulé « À Armes égales ».
Depuis 2009, il est membre du Comité d'orientation stratégique (COS) du Fonds stratégique d'investissement (FSI)[7].
Interventions [modifier]
Entre juillet 2007 au 15 avril 2009, il est intervenu 6 fois en séance publique et 15 fois en commissions parlementaires[8].
Au cours de l'année 2009, il a déposé plus de 500 questions écrites et orales au gouvernement[9][10].
Détail des mandats et fonctions [modifier]
- Député :
- Maire :
- Conseiller général :
- 27/03/1994 - 18/03/2001 : membre du conseil général du Tarn
- Conseiller régional :
- 16/03/1998 - 01/07/2002 : membre du conseil régional de Midi-Pyrénées
Bibliographie [modifier]
Essais [modifier]
- L'idéologie de la haute fonction publique française sous la Ve République, en 1982.
- La Nouvelle-Calédonie : la stratégie, le droit, la République, en collection, en 1984.
- En 2005, il publie un ouvrage, préfacé par le journaliste Charles Villeneuve, intitulé Patriotisme économique : de la guerre à la paix économique, Éditions du Rocher, 2006 (ISBN 2268058808). Bernard Carayon y décrit les outils et les méthodes dont la France et l'Europe devraient, d'après lui, se doter.
- En 2008, il publie un ouvrage, téléchargeable gratuitement sur internet, Changeons le monde. Il y déclare notamment : « nous avons tous compris que l'économie de marché ne pouvait être sauvée par le marché, mais par la puissance publique. »
Rapports au premier ministre [modifier]
- Les Aides aux entreprises : technologie, innovation, investissement, qualité et entreprises en difficulté : rapport et propositions au Premier ministre, rapport à Alain Juppé, août 1996.
- Intelligence économique, compétitivité et cohésion sociale, rapport à Jean-Pierre Raffarin, juin 2003.
- À armes égales, rapport à Dominique de Villepin, septembre 2006.
Rapports parlementaires [modifier]
- N° 0256-36 Rapport spécial sur le projet de loi de finances pour 2003 - secrétariat général de la défense nationale et renseignement
- N° 1863-34 Rapport spécial sur le projet de loi de finances pour 2005 : Premier ministre : SGDN, renseignement, environnement et prospective de la défense
- N° 2568-09 Rapport au nom de la commission des finances sur le projet de loi de finances pour 2006 (n° 2540), Annexe n°9 : Défense, environnement et prospective de la politique de défense
- Rapport sur le projet de loi (n°13), adopté par le sénat, portant création d’une délégation parlementaire au renseignement (n°83, 18 Juillet 2007)
- Rapport sur la proposition de résolution sur le renforcement de la régulation financière (n°1512) adoptée par la commission chargée des affaires européennes (n°1515, 12 mars 2009)
Rapports d'information [modifier]
- Politique industrielle : les outils au service d'une nouvelle politique, no 2299, 10 mai 2005.
- La stratégie de sécurité économique nationale, no 1664, 9 juin 2004.
Propositions de loi [modifier]
- Sécuriser l'accès au capital des entreprises ayant leur siège en France, no 1746, 21 juillet 2004.
- Institution d'une journée nationale d'hommage aux victimes du communisme, no 422, 21 novembre 2007.
- La protection des informations économiques, no 1754, 17 juin 2009.
- Proposition de Loi visant à sanctionner la violation du secret des affaires, 22 novembre 2011
- N° 3805 annexe 37 - Rapport de M. Bernard Carayon sur le projet de loi de finances pour 2012 (n°3775)
Liens externes [modifier]
- Bernard Carayon Avocat
- Bernard Carayon à l'Assemblée nationale
- Bernard Carayon site portant sur la politique publique d'intelligence économique.
Notes et références [modifier]
- « Hubert Védrine: "L’Europe doit s’attacher à définir une stratégie globale face à la mondialisation" » site euractiv.fr, 19 novembre 2007.
- « Bernard Carayon, Député stratège », Christophe Soulard, La Revue Parlementaire, n°881, juillet 2005.
- Richard Cazenave et Bernard Carayon saluent le choix du Président de l'Assemblée nationale d'équiper de logiciels libres les postes de travail informatiques des députés
- « Intelligence économique, compétitivité et cohésion sociale »
- « Étudier à Sciences-Po », cours : L'Intelligence économique face à la mondialisation.
- le site du Haut responsable à l'intelligence économique (HRIE, site public français)
- Communiqué de presse FSI, page 8
- [PDF] « Classement des députés selon le nombre de questions (ordre décroissant), au 15 avril 2009 », par Lesinfos.com, page 12.
- Fiche Bernard Carayon sur le site de l'Assemblée nationale. Cliquez sur « Travaux parlementaires », puis sur « Questions ».
- « Synthèse générale des députés ayant au moins 6 mois de mandat », sur le site nosdeputes.fr
- Intelligence économique
- Personnalité du Rassemblement pour la République
- Personnalité de l'Union pour un mouvement populaire
- Ancien député du Tarn
- Ancien conseiller régional de Midi-Pyrénées
- Ancien conseiller général du Tarn
- Maire du Tarn
- Candidat aux élections législatives françaises de 2012
- Personnalité du renseignement
- Mondialisation
- Étudiant de l'université Panthéon-Assas
- Naissance en 1957
- Naissance à Paris
- Député de la XIIIe législature de la Ve République
- Député de la Xe législature de la Ve République
- Député de la XIIe législature de la Ve République