Camp de Souge

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44°51′50″N 0°51′40″O / 44.86389, -0.86111 Le camp de Souge est un camp militaire français situé sur le territoire de la commune de Martignas-sur-Jalle, dans le département de la Gironde.

Sommaire

[modifier] Présentation

Le camp de Souge s'étend sur 2 855 hectares de terrains de manœuvre et de champs de tir. Avec son sol sablonneux, ses forêts de pins, mais aussi les risques d'incendie, il possède toutes les caractéristiques de la forêt des Landes.

Le camp de Souge a abrité successivement : de 1984 à 1999 le 1er Régiment de Chasseurs Parachutistes, puis de 1999 à 2011 le 503e régiment du train, ainsi que l'état-major de la 2e brigade logistique.

Dans le cadre de la réforme de la carte militaire, le 13e régiment de dragons parachutistes (13e RDP), implanté auparavant à Dieuze, en Moselle, est transféré au Camp de Souge en 2011 ce qui le rapproche des autres unités de la Brigade des forces spéciales terre.

[modifier] Le camp pendant la Seconde Guerre mondiale

De juillet 1940 au printemps 1941, la 7e Panzerdivision d’Erwin Rommel prend garnison à Souge.

Pendant l'Occupation allemande (1940-1944), le camp militaire de Souge a été le lieu d'exécution de centaines de résistants de la région bordelaise. L'association des Fusillés de Souge estime à plus de 300 le nombre de résistants fusillés par l'occupant après avoir été arrêtés le plus souvent par la police du régime de Vichy[1]

Le plus important épisode est l’exécution de 50 otages après que, le 21 octobre 1941, le conseiller de l'administration militaire (Kriegsverwaltungsrat) Hans Reimers a été abattu à Bordeaux par un militant communiste, membre de l’OS, Pierre Rebière. Le 23 octobre, Pierre Lerein est fusillé, puis 50 otages sont fusillés le 24 octobre au camp de Souge. Ce sont en majorité des militants communistes. Leurs noms sont disponibles sur le site de l'Amicale de Chateaubriant. L'exécution des 50 otages de Bordeaux est en effet liée à celle des 48 otages de Châteaubriant[2], Nantes et Paris, en représailles après l'attentat contre le Feldkommandant de Nantes, Karl Hotz.

[modifier] Les fusillés du camp de Souge

[modifier] Voir aussi

[modifier] Liens internes

[modifier] Notes et références

  1. Site de l'association des fusillés de Souge
  2. Amicale de Chateaubriant
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