François-Henri Clicquot

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François-Henry Clicquot.

François-Henry Clicquot, né en 1732 à Paris où il est mort le 24 mai 1790, est un facteur d'orgues français.

Biographie[modifier | modifier le code]

La famille Clicquot, longtemps en Champagne est d'origine lorraine( Dom Pelletier, généalogiste de Lorraine, dit que la famille venait de Flandres, mais elle devait venir plus sûrement d'Artois où une famille Clicquet apparait à l'époque de la première croisade ( Carvin-Epinoy) et sera plus tard au service de Philippe le Bon et de Charles le Téméraire) En Lorraine Nicolas Clicquot est au service du René II dès 1500.

François Henry Clicquot est le petit-fils de Robert Clicquot, l'auteur de l'orgue de la Chapelle royale de Versailles. Celui-ci, qui avait épousé une Colbert, est facteur d'orgues du Roy Louis XIV, dès 1679. François Henry est le fils de Louis-Alexandre Clicquot, facteur d'orgues du Roy Louis XV en 1748 (à la mort de son frère ainé Jean Baptiste Clicquot). François Henry est aussi le beau-frère d'Adrien Picard de l'Epine, autre facteur d'orgue, mais de moindre importance.

François Henry était aussi ordinaire de la Musique du Roy. Il avait la charge de facteur d'orgues du Roy et était, Employé du Corps de la Musique (Édit du Roi Concernant le Corps de la Musique du Roi, Versailles mai 1782 ), et Commensal de la Maison du Roi, membre de la Chapelle Musique, avec 600 livres de gages par an, depuis la mort de son père, en janvier 1760.

À cette date, il reprend l'atelier familial, rue Portefoin (qui deviendra rue Neuve St Laurent), puis déménagea rue des Enfants Rouges, dans le Marais, en construisant, agrandissant, restaurant et entretenant de très nombreux instruments (Silbermann disait qu'à la fin de sa vie François Henry entretenait 300 instruments).

Il fut célèbre à l'époque, en dehors de ses grands ouvrages, en modifiant les piano-forte venus d'Angleterre ; la famille royale, les grands de la Cour en raffolaient et venaient chez lui écouter des concerts de cet instrument et en commander pour leur plaisir personnel (Madame, Madame la Dauphine (Marie Antoinette), le duc de Chartres, le prince de Conti, le comte de Chabot, la duchesse de Sully etc.(Année Littéraire 1772).

Buffet d'orgues de l'Église Saint-Thomas-d'Aquin (Paris), 1771.
Buffet d'orgues de l'Église Saint-Roch (Paris), 1756.
Eglise Prieurale de Souvigny (1783)

Il travaille avec son père dès 1751 :

Il est peut-être à l'origine d'autres orgues mais les auteurs ne sont pas tous d'accord. Il a travaillé sur de nombreux autres ouvrages : augmentations, réparations, expertises, installation de jeux d'anches, etc.

L’orgue monumental de Saint-Sulpice (64 jeux) est son œuvre majeure ( D'après Michel Boyer, organiste du Mans, né en 1768, doyen des organistes de France en 1856, doyen de la Société d'Agriculture, des Arts et des Sciences du Mans ) François Henri Clicquot aurait été, à l'occasion de l'inauguration de St Sulpice, décoré du cordon noir, et fait chevalier de l'Ordre de Saint Michel, par Louis XVI. Sa renommée s'étend à la France entière. Les instruments qu’il construit sont réputés pour la splendeur de leur harmonie, la couleur de leurs jeux de flûte et la rondeur des batteries d'anches. Ils comptent parmi les plus beaux chefs-d'œuvre de l'« orgue classique français ». Son nom demeure encore aujourd'hui parmi les plus connus de la facture d’orgue française classique. Parmi les quelques instruments qui sont encore debout et n'ont pas été transformés par d'autres facteurs, on peut citer : Saint Nicolas des Champs (1777), Souvigny (1783) et la cathédrale Saint-Pierre de Poitiers (1791), son dernier chef-d’œuvre.

Exemples sonores[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]