Louis-François Trouard

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Louis-François Trouard est un architecte français né en 1728[1] à Paris et mort en 1804 [2]. Il est également l'un des ancêtre de Jim Parsons.

Biographie[modifier | modifier le code]

Son père était un sculpteur marbrier ordinaire du roi. Il fit fortune.
Louis-François Trouard suit les cours de Louis-Adam Loriot à l'Académie royale d'architecture. Lauréat du grand prix de l'académie (ancêtre du Prix de Rome) en 1753, il séjourne à l'Académie de France à Rome entre 1754 et 1757. À son retour à Paris, il construit pour son père la maison du 9 rue du Faubourg-Poissonnière. On peut y voir une frise de grecques rappelant celles qu'a réalisée par Pierre-Louis Moreau-Desproux qui a été son condisciple à Rome. Il a construit une autre maison pour son père en 1761 au 1 rue du Faubourg-Poissonnière (cette maison a été détruite). En 1762 il construisit le château de Carlepont (Oise), résidence de l'évêque de Noyon [3]. En 1778 il construisit pour lui même une maison avec jardin à l'anglaise au 8, rue de Provence (détruite)[4].

Grâce à la protection de Monseigneur de Jarente, il a été architecte des Économats royaux qui étaient chargés de l'entretien et de la construction d'édifices religieux avec les fonds provenant principalement des abbayes vacantes et ceux saisis sur les protestants fugitifs. Il termine la décoration de Saint-Louis de Versailles et, en 1764, construit la chapelle des catéchismes.

Il entreprend ensuite l'église Saint-Symphorien de 1767 à 1771 qui est la troisième paroisse de Versailles. Il y adopta le plan basilical.

En 1765, il succèda à Jacques V Gabriel sur le chantier de la cathédrale d'Orléans dont il dessina le portail.

En 1769 [5] il devint contrôleur des Dehors du château de Versailles et fut logé à l'hôtel de Seignelay. Il assuma officieusement les fonctions de voyer de la ville. Il construisit sur la place d'Armes en 1771, devant le château, une petite caserne à l'aspect de tentes, la caserne des Gardes-françaises, détruite au début du XIXe siècle.

Il construisit avec son beau-père Rondel, entrepreneur, un passage commercial à Paris, le passage du Saumont comprenant cinquante et une boutiques. Ce passage était situé sur l'emplacement de la rue Bachaumont.

Il entra à l'Académie royale d'architecture en 1769. Il eut comme élève son propre fils, Louis Alexandre Trouard, qui reçut le grand prix en 1780. l'architecte Claude-Nicolas Ledoux travailla à ses début dans son étude. Il hébergea chez lui de 1769 à 1786 l'architecte Pierre-Adrien Pâris.

En 1770, Choiseul subit une disgrâce qui entraîne, en 1771, celle de Monseigneur de Jarente. La construction du portail de la cathédrale d'Orléans dans le style gothique entraina un surcroit imprévu des dépenses. Accusé de participer aux bénéfices des entrepreneurs, Trouard fut révoqué par arrêt du roi en son conseil [6]. Il fut remplacé par Étienne-François Le Grand, protégé par le nouveau directeur général des Économats royaux Claude Henry Feydeau de Marville, qui lui succèda sur le chantier d'Orléans en 1774. Trouard fut la cible d'intrigues à Versailles où il affronta une cabale menée en sous-main par le Premier architecte du roi, Richard Mique [7]. À la suite de la réorganisation de l'administration des Bâtiments en septembre 1776 il fut nommé contrôleur ambulant à Paris; il dut alors quitter Versailles et retourner à Paris.

Le roi Louis XVI ayant admis sur la foi du rapport de deux experts, l'un des Bâtiments, l'autre des Ponts et Chaussées que les accusations contre Trouard étaient calomnieuses, proposa de nommer Pâris, ami de Trouard, pour succéder à Le Grand sur le chantier de la cathédrale d'Orléans, en 1787.

Un de ses descendants - six générations plus tard - est l'acteur américain Jim Parsons.

Principales réalisations[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michel Gallet, Les architectes parisiens du XVIIIe siècle, p. 465-467, Éditions Mengès, Paris, 1995 (ISBN 2-8562-0370-1)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Archives nationales, Paris, V1 442, 282: baptisé le 27 décembre 1728, paroisse Saint-Sauveur, Paris (détruite).
  2. Archives nationales, Paris, MC,XCI, 1415: mort le 24 Fructidor an XII/11 septembre 1804.
  3. Archives nationales, Paris, O1 1833, 81.
  4. Archives nationales, Paris, Z1 J, 1038.
  5. Archives nationales, Paris, O1 1072, Bon du roi du 26 février 1769
  6. Archives nationales, Paris, E 2502 du 20 mars 1774.
  7. Archives nationales, Paris, O1 1842 du 2 avril 1776