Jean-Victor Schnetz

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Combat devant l'Hôtel de Ville de Paris le 28 juillet 1830, Petit Palais, Paris.
Charlemagne, entouré de ses principaux officiers, reçoit Alcuin qui lui présente des manuscrits, ouvrage de ses moines (1830), musée du Louvre, Paris.

Jean-Victor Schnetz, né à Versailles le 14 avril 1787 et mort à Paris le 15 mars 1870, est un peintre français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Élève de Jacques Louis David, ami de Théodore Géricault, Jean-Victor Schnetz partagea sa vie entre la France et l'Italie qu'il avait découverte dans sa jeunesse et dont il était tombé amoureux. Il mène une brillante carrière : élu en 1837 à l'Académie des beaux-arts, il est appelé, en 1841, à succéder à Ingres comme directeur de l'Académie de France à Rome et conserve ce poste jusqu'en 1846. Il le retrouve une seconde fois entre 1853 et 1866.

Il a une influence considérable sur les pensionnaires de la Villa Médicis. En effet, il incite les élèves à peindre d’après nature et non d’après les modèles en plâtre et obtient des autorisations pour aller dessiner dans les quartiers gitans de Rome. Le peintre étudie à Rome les thèmes de foi populaire qui l'inspirent et peint des tableaux d'inspirés de thèmes méditerranéens, très en vue au début de la monarchie de Juillet malgré leur caractère exotique qui font l'objet des sarcasmes de Baudelaire.

Il sait conquérir la gloire en pleine bataille entre néo-classiques et romantiques en inventant une voie moyenne consistant à traiter de manière classique des sujets pittoresques tirés de la vie quotidienne des paysans et brigands.

Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (3e division)[1].

Collections publiques[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Laurence Chesneau-Dupin (dir.), Jean-Victor Schnetz, 1787-1870 : couleurs d'Italie, Éditions Cahiers du temps.
  • Correspondance de Jean-Victor Schnetz, directeur de l'Académie de France à Rome, de 1841 à 1846 et de 1853 à 1866, édition commentée par Émilie Robbe, thèse de l'École nationale des chartes soutenue en 2001, (édition ?)[3].
  • Béatrice Fontanel, Daniel Wolfromm, Quand les artistes peignaient l’histoire de France : de Vercingétorix à 1918, Seuil, Paris, 2002.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jules Moiroux, Le cimetière du Père Lachaise, Paris, S. Mercadier,‎ 1908 (lire en ligne), p. 311
  2. Cette œuvre a été copiée par Jules Laure pour le musée historique de Versailles.
  3. Résumé en ligne.

Liens externes[modifier | modifier le code]