Te Deum

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Le Te Deum est une hymne chrétienne, titre abrégé des premières paroles en latin, Te Deum laudamus (« Dieu, nous te louons »)[1]. Cette prière, dont l'origine est mal connue mais datant sans doute du Moyen Âge, peut être chantée le dimanche et certains jours de fête, mais également lors d'occasions festives comme les processions ou les victoires.

Dans la tradition de l'Église romaine, il s'agit d'une hymne particulièrement distinguée. D'abord, c'est une grande doxologie[1]. Ensuite, l'Église en Occident ne compte que trois hymnes en prose : Te Deum, Gloria in excelsis Deo et Te decet de saint Benoît[2]. Enfin, son origine est très ancienne[1].

Historique[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

L'origine de cette hymne reste quasiment inconnue. La tradition lui attribuait donc différents créateurs :

  • dans le bréviaire romain, ce chant est parfois appelé Hymnus Ambrosianus[3] (hymne de saint Ambroise), par référence à ce saint Ambroise de Milan[1] ; de même, une légende de la fin du VIIIe siècle voudrait qu'elle fût spontanément composée et chantée par trois saints la nuit du baptême de saint Augustin.
  • le Te Deum aurait depuis longtemps tenu une place importante dans l'histoire de la ville de Milan et certains pensent qu'il fut inspiré des écrits de saint Cyprien de Carthage ;

Cependant, selon les études approfondies du texte et de la musique, notamment l'analyse de la modalité, sa composition est de nos jours attribuée à trois auteurs au moins, et Nicétas de Rémésiana est considéré en tant que dernier[4]. La rédaction finale aurait été parachevée par lui à la fin du IVe siècle ou au début du Ve siècle[4],[1].

Au regard de la musique, on supposait que la première mise en mélodie du Te Deum daterait du XIIe siècle, et la première mise en musique polyphonique du XIVe siècle[5]. Grâce à l'analyse selon les cordes-mères, modes archaïques avant les huit modes grégoriens, l'ancienneté de l'hymne Te Deum fut effectivement établie. Ces cordes-mères indiquent que les mélodies peuvent être attribuées au VIIIe siècle ou auparavant[4].

Sens et usage[modifier | modifier le code]

Genre grammatical[modifier | modifier le code]

Étant donné que le chant Te Deum est une ou un hymne selon le contexte, il est tantôt féminin et tantôt masculin. Car dans l'usage de la langue française, il existe tous les deux pour le terme hymne, religieux ou profane[6].

Lorsque l'on l'exécute en tant qu'hymne national ou célébration simple, Te Deum s'emploie en général au masculin. En revanche, dans la célébration religieuse, il s'agit parfois de l'hymne Te Deum au féminin. Mais, dans ce cas, on peut l'employer au masculin d'après le type de musique, par exemple, le (motet) Te Deum de Marc-Antoine Charpentier. Il est toutefois vrai qu'il existe parfois des hésitations[7].

Te Deum dans la liturgie[modifier | modifier le code]

Il s'agit d'une tradition vraiment ancienne. Dans la règle de saint Benoît fixée vers 530, Benoît de Nursie demandait de chanter l'hymne Te Deum pour l'office solennel des vigiles du dimanche, et d'être commencée par l'abbé : « Post quartume autem Responsorium, incipiat Abbas Hymnum Te Deum laudamus. » La lecture de l'Évangile par l'abbé en suivait (chapitre XI, Comment il faut célébrer les vigiles du dimanche[8]).

Dans les rites romains, le Te Deum est de nos jours chanté ordinairement lors de l'office des matines, des dimanches et des jours des fêtes et des solennités, après la proclamation de l'Évangile[1]. Dans l'Église anglicane, l'hymne est chantée tous les jours de l'année. Celle-ci aussi chantée comme hymne d'action de grâce lors de certaines circonstances particulières, au choix et jugement de l'ordinaire du lieu.

En raison de sa caractéristique, cette hymne n'est pas exécutée durant la Semaine sainte ainsi que dans les offices des morts[9].

L'hymne Te Deum peut être exécutée de différentes manières. Dans la liturgie des Heures, celui-ci est psalmodié par deux chœurs qui alternent les versets, comme dans la psalmodie, sur une mélodie grégorienne, ou encore être chanté en polyphonie savante à plusieurs voix, parfois accompagnée d'un orchestre et entrecoupé d'intermèdes instrumentaux. Les musiciens pour l'œuvre de Giovanni Paisiello, chantée en 1802 et 1804 à Notre-Dame de Paris, se composaient de deux orchestres, double chœur et quatuor de solistes, afin d'amplifier la gravité des célébrations, à savoir un concordat et un sacre[c 1]. Toutefois, les ecclésiastiques de haut rang avaient tendance à donner la priorité au chant grégorien. Ainsi, pour le sacre du roi Louis XV exécuté le 25 octobre 1722 à Reims, Michel-Richard de Lalande préparait son motet Te Deum. Au dernier moment, « vint un ordre de le chanter en plain chant. »[b 1].

Par ailleurs, on chante traditionnellement dans les paroisses le Te Deum le 31 décembre. (Ainsi, les fidèles de l'Opus Dei le chantent ou le récitent le dernier jour de l'année avant la Messe de Minuit ou durant l'Exposition du Saint Sacrement [10]).

Mais on peut aussi le faire en remerciement d'une faveur particulière comme un baptême, l'élection d'un pape (comme de fut le cas le lors de la messe d'entrée en fonction du pape Francois[11]), la consécration d'un évêque, la profession d'un religieux, la publication d'un traité de paix, un couronnement, une victoire militaire.

A la cour de France, le Te Deum était nécessairement chanté lors de la célébration du sacre des rois[12],[b 1].

Dans l'histoire européenne[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Tout comme son ancienneté, de nombreuses traditions se trouvent dans toute l'Europe depuis le Moyen Âge.

Ainsi, en 1212, après la bataille de Las Navas de Tolosa, l'archevêque de Tolède et les croisés entamèrent un Te Deum pour rendre grâce à Dieu de cette victoire[13]. De même, le roi de France Philippe le Bel n'oublia pas de faire chanter, après la victoire de Mons-en-Pévèle en 1304, le Te Deum et des antiennes et oraisons de la Sainte Vierge et de saint Denis[14].

Le Te Deum est également le symbole de la paix. En 1482, le roi de France Louis XI expédia un certain nombre de lettres, après avoir rétabli la paix avec la maison de Habsbourg, plus précisément le traité d'Arras :

« De par le Roy.

Chiers et bien amez, nous avons receu presentement des lettres de noz ambaxadeurs estans a Franchise[15], desquelles vous envoyons le double. Et pour ce faictes incontinent crier et publier la paix ; et faictes regracier Dieu, Nostre Dame, et chanter Te Deum Laudamus, et fere feuz de joye et processions generales, en la plus grant solemnite et esjoyssement que pourrez et que l'en doit faire pour ung si grant bien que cestuy cy. Donne au Plesseis du Parc les Tours, le XXVIIe jour de decembre.

LOYS.
BESSONAT.

A noz chiers et bien amez les gens d'eglise, nobles, officiers, bourgoys, manans et habitans de nostre bonne ville de Lion. »

— Archives municipales de Lyon, BB17, fol. 36 v°[16]

Après la Renaissance[modifier | modifier le code]

Le Te Deum, chant de louange, exprime également une confiance absolue en Dieu. Par exemple, en 1643, le roi Louis XIII le récita la veille de son trépas :

« la nuit s'étant tres-mal passée, son Confesseur qui ne l'abandonnoit point l'exhorta à se préparer à bien mourir ; & le malade l'ayant tendrement embrassé, récita le Te Deum laudamus[17]. »

— Abbé Louis Archon, Histoire de la Chapelle des rois de France, tome II, p. 786 (1711)


Chapelle royale du château de Versailles dans laquelle les motets Te Deum des sous-maîtres étaient exécutés. Ce dernier bâtiment du château ne put être inauguré qu'en 1710, en raison de la guerre de Succession d'Espagne, guerre vraiment coûteuse. Faute de fonction royale du compositeur, le célèbre Te Deum de Marc-Antoine Charpentier n'y fut jamais chanté, jusqu'à ce que l'œuvre se retrouve au XXe siècle.

Aux XVIIe siècle et XVIIIe siècle, la composition de Te Deum connut en Europe une grande vogue. Cette mode est due à la signification clairement politique que prit ce chant religieux. Il était systématiquement chanté lors de fêtes en l'honneur du souverain : la célébration d'une Te Deum était alors clairement identifiée avec la volonté d'honorer le souverain en place. Ainsi, sous le règne de Louis XIV, cette hymne était très fréquemment exécutées.

Avant tout, l'hymne fut chantée avec tous les ecclésiastiques de la cour dans la chapelle du château de Saint-Germain-en-Laye, aussitôt que la reine Anne d'Autriche eût donné naissance à ce prince le 5 septembre 1638 :

« Dans la même chambre & dans le même moment le Dauphin fut ondoyé par M l'Evêque de Meaux Premier Aumosnier ; l'après-dînée on chanta le Te Deum dans la Chapelle. ... on remarqua que la Reine étant accouchée à onze heures ; [18]. »

— Abbé Louis Archon, même document, p. 780

Mais l'évolution incontestable de l'exécution de cette hymne fut donnée par un musicien italien en 1677. Il s'agissait d'un motet, c'est-à-dire le Te Deum en ensemble instrumental. À peine terminée la célébration de baptême de son fils aîné Louis ,dont le parrain était le roi , à la chapelle du château de Fontainebleau, Jean-Baptiste Lully, surintendant de la Musique de la Chambre, fit chanter, sans aucune annonce, cette œuvre. Son effet était immense. « Croiroit-on que cette considération particulière dont le Monarque honoroit les talens du plus grand Musicien qu'il y eût alors, » écrivit l'abbé Oroux en 1777, « a servi de prétexte dans la suite aux successeurs de Lulli, pour soutenir que dans toutes les cérémonies extraordinaires, telles que les sacres & les mariages des Rois, les actions de grâces pour la naissance des Enfans de France, pour la paix, &c, c'est aux Surintendans de la Musique de la Chambre & non aux Sous-maîtres de la Musique de la Chapelle à diriger l'exécution du Te Deum[19]. » Alors, deux ans plus tard, lors des noces de Marie-Louise d'Orléans, nièce du roi, « Son Éminence étant ensuite retournée à son fauteuil proche d'Autel, entonna le Te Deum qui fut continué par la Musique de la Chapelle & de la Chambre[20]. »

À la suite de la guérison du Roi Soleil en 1686, celles de grands compositeurs parmi lesquels Lully furent solennellement chantées à Paris[a 1]. Ensuite, les années 1690 - 1693 s'illustraient des victoires de l'armée française après une longue période difficile. Parmi les quatre Te Deum de Marc-Antoine Charpentier, deux furent composés durant ces années. Le célèbre motet Te Deum (H 146) aurait été exécuté à la suite de la victoire de Steinkerque (1692) tandis que le Te Deum à quatre voix (H 147) pourrait être attribué à la reddition de Charleroi (1693)[a 2]. Nonobstant, Louis XIV avait subi une grosse difficulté auparavant. Comme l'exécution du motet Te Deum à Messine lors des événements militaires provoquait un conflit considérable avec les Espagnols, le roi avait dû retirer les troupes françaises de la Sicile en 1678[21].

Après leur victoire lors de la bataille de Turin en 1706 sur les troupes de Louis XIV, le duc Victor-Amédée II de Savoie et le prince Eugène, à leur entrée en tant que libérateurs dans Turin, firent célébrer, suivant l'usage, un Te Deum pour commémorer cette victoire[22],[23]. Enfin, le traité d'Utrecht fut conclu en 1713. Sitôt la paix revenue, Georg Friedrich Haendel composa son œuvre Utrecht Te Deum et jubilate (HWV 278/279).

Après avoir été sacré avec un Te Deum en grégorien en 1722, le jeune roi Louis XV entendit celui de Nicolas Bernier, lorsqu'il épousa Marie Leszczynska en 1725[b 1].

Ce siècle connut un changement historique, car dorénavant le Te Deum était pareillement exécuté sans sa fonction, à savoir pour les concerts. Il s'agissait du Concert Spirituel à Paris[b 2]. Entre 1725 et 1770, le motet Te Deum de Michel-Richard de Lalande (S 32) y était l'une des œuvres les plus appréciées dans les programmes et il y compta au moins 30 représentations. Après cette popularité absolue, les Te Deum de François-Joseph Gossec (1779) et de François-André Danican Philidor (1786) aussi y eurent le vent en poupe[c 2].

Donc, ces deux derniers Te Deum furent composés pour le concert, et non la liturgie, quoiqu'il s'agisse de la musique sacrée. Au contraire, la première version du motet de Lalande avait été composée en 1684 en faveur de la chapelle royale de Versailles. Devenu sous-maître l'année précédente, il devait le composer sitôt, tout comme ses prédécesseurs, pour les offices en presence du roi. Depuis janvier 1689, en tant qu'également surintendant de la Musique de janvier à juin, il pouvait exécuter son propre Te Deum.

Certains historiens pensaient qu'à la suite de la Révolution de 1789, une difficulté apparut lorsque les nouveaux citoyens demandèrent la célébration d'un Te Deum, censé célébrer un heureux événement royal, le retour du roi à Paris. Les citoyens contestèrent le monopole royal de cet usage et l'accord fut donné par les députés[24]. En fait, le 14 juillet 1790, un nouveau Te Deum en latin de Gossec composé pour l'État avait été exécuté en plain air, car cette célémonie nationale restait chrétienne[c 3]. C'était dès 1793 que la célébration manquait de Te Deum ainsi que de chant latin[c 4]. De plus, le Te Deum était déjà devenu l'un de principaux répertoires du concert, par le Concert Spirituel.

La Réforme calviniste supprima, quant à elle, le Te Deum au XVIe siècle alors que l'église anglicane le maintient, mais pour un temps =en langue vulgaire. Il fut réintroduit dans les Églises de Suisse romande suite aux modification de la liturgie initiées par Jean-Frédéric Ostervald au début du XVIIIe siècle. Il s'imposa ensuite sous la forme du cantique "Grand Dieu, nous te bénissons", inspiré de la version allemande qu’en donne Ignaz Fränzl en 1768 (Großer Gott, wir loben dich).

À Paris, le Te Deum de Giovanni Paisiello était finalement un témoin de deux événements importants au début du XIXe siècle. Le dimanche de Pâques 18 avril 1802, ce Te Deum fut exécuté au cours d'une messe à Notre-Dame de Paris, à la suite d'un concordat adopté dix jours auparavant[c 5]. Au même endroit, celui-ci fut à nouveau chanté, avant que le pape Pie VII ne se rende à l'autel afin de célébrer une messe, lors du sacre de Napoléon Ier le dimanche 2 décembre 1804[c 1].

Entre ces deux cérémonies, il alla à la chapelle palatine d'Aix-la-Chapelle, en voulant l'intégration de l'Europe par lui. Le 7 septembre 1804, après un Te Deum, les reliques de Charlemagne lui furent présentées[25].

Fêtes nationales[modifier | modifier le code]

En Europe[modifier | modifier le code]

Notamment en Belgique, un Te Deum est célébré deux fois par an, lors de la fête nationale (le 21 juillet) ainsi que lors de la fête du Roi (le 15 novembre)[26]. Cette hymne est chantée dans de nombreuses villes et communes alors que la famille royale assiste à la célébration du Te Deum par les autorités religieuses, et non plus les autorités civiles depuis 2000, à la cathédrale Saints-Michel-et-Gudule de Bruxelles[27]. On y prie pour le Souverain, et la cérémonie se termine invariablement par l'hymne national ("La Brabançonne"). C'est un moment important de l'année pour un catholique royaliste.

Dans les pays latino-américains[modifier | modifier le code]

Célébration du Te Deum Ecuménico de Fiestas Patrias, à Santiago du Chili ().

Dans plusieurs pays d'Amérique latine, tels que l'Argentine, la Colombie, le Guatemala, Panama, le Paraguay ou le Pérou, on célèbre un Te Deum lors de la fête nationale. En Équateur, et plus particulièrement dans la ville de Cuenca, on le chante deux fois l'an, lors de les fêtes de la fondation et de l'indépendance, en présence du maire, et des principales autorités civiles, religieuses et militaires de la ville.

Au Chili, les fêtes patriotiques chiliennes du 18 septembre sont l'occasion d'une grande fête à caractère œcuménique, connue comme le « Te Deum œcuménique des Fêtes patriotiques » (Te Deum Ecuménico de Fiestas Patrias). Célébré dans la cathédrale de la capitale, Santiago du Chili, à 11 heures, en présence du président de la République, de l'archevêque et des principaux représentants des églises chrétiennes - catholiques ou non - du pays.

Texte[modifier | modifier le code]

Texte latin original Texte français (version traduite) Texte français (traduction officielle)[28] Traduction française du Te Deum approuvée par le cardinal Ratzinger (imprimatur 10 novembre 1990, Rome).

Te Deum laudamus,
te Dominum confitemur.
Te aeternum Patrem,
omnis terra veneratur.

Tibi omnes angeli,
tibi caeli et universae potestates,
tibi cherubim et seraphim,
incessabili voce proclamant :

« Sanctus, Sanctus, Sanctus
Dominus Deus Sabaoth.
Pleni sunt caeli et terra
maiestatis gloriae tuae. »

Te gloriosus Apostolorum chorus,
te prophetarum laudabilis numerus,
te martyrum candidatus laudat exercitus.

Te per orbem terrarum
sancta confitetur Ecclesia,
Patrem immensae maiestatis;
venerandum tuum verum et unicum Filium ;
Sanctum quoque Paraclitum Spiritum.

Tu rex gloriae, Christe.
Tu Patris sempiternus es Filius.
Tu, ad liberandum suscepturus hominem,
non horruisti Virginis uterum.

Tu, devicto mortis aculeo,
aperuisti credentibus regna caelorum.
Tu ad dexteram Dei sedes,
in gloria Patris.

Iudex crederis esse venturus.
Te ergo quaesumus, tuis famulis subveni,
Quos pretioso sanguine redemisti
Aeterna fac cum sanctis tuis
in gloria numerari[29].

Salvum fac populum tuum, Domine,
et benedic hereditati tuae.
Et rege eos
et extolle illos usque in aeternum.

Per singulos dies benedicimus te ;
et laudamus nomen tuum in saeculum,
et in saeculum saeculi.

Dignare, Domine, die isto
sine peccato nos custodire.
Miserere nostri, Domine,
miserere nostri.

Fiat misericordia tua, Domine, super nos,
quemadmodum speravimus in te.
In te, Domine, speravi :
non confundar in aeternum.

Nous te louons, Dieu,
Nous t'acclamons, Seigneur.
Père éternel,
Toute la Terre te vénère.

C'est pour toi que tous les anges,
les cieux, toutes les puissances,
les chérubins et les séraphins
chantent inlassablement :

« Saint, Saint, Saint,
Dieu, Seigneur de l'univers ;
le ciel et la terre sont remplis
de la gloire de ta majesté. »

C'est toi que les Apôtres glorifient,
toi que proclament les prophètes,
toi dont témoignent les martyrs.

C'est toi que par le monde entier
l'Église annonce et reconnaît ;
Nous t'adorons, Père infiniment saint,
ton Fils unique et bien-aimé,
et aussi le Saint Esprit.

Toi, Christ, tu es Seigneur de la gloire,
Tu es le Fils de Dieu,
Toi, pour libérer l'humanité captive,
Tu n'as pas craint le corps d'une vierge.

Par ta victoire sur la mort,
tu as ouvert à tout croyant le Royaume des Cieux ;
tu sièges à la droite de Dieu
dans la gloire du Père.

Nous croyons que tu viendras en juge.
Aussi, défends tes serviteurs,
sauvés par ton sang :
prends-les avec tous les saints
pour jouir avec eux de la gloire éternelle.

Sauvez ton peuple, Seigneur,
et bénis ceux qui ont recueilli ton héritage.
Et conduis-les
Et donne-leur l'éternité.

Chaque jour nous te bénissons ;
Nous louons ton nom pour toujours,
Et pour les siècles des siècles.

Pitié, Seigneur, aujourd'hui,
garde nous du péché.
Prends pitié de nous, Seigneur,
prends pitié de nous.

Que ta miséricorde, Seigneur, soit sur nous,
ainsi que nous l'espérons.
C'est en toi, Seigneur, que j'ai espéré.
Que je ne sois jamais confondu.

A Toi, Dieu, notre louange !
Nous t'acclamons : tu es Seigneur !
A Toi, Père éternel,
L'hymne de l'univers.

Devant Toi se prosternent les archanges,
Les anges et les esprits des cieux ;
Ils Te rendent grâce ;
Ils adorent et ils chantent :

Saint, Saint, Saint, le Seigneur,
Dieu de l'univers ;
Le ciel et la terre sont remplis
De Ta gloire,

C'est Toi que les Apôtres glorifient,
Toi que proclament les prophètes,
Toi dont témoignent les martyrs ;

C'est Toi que par le monde entier
L’Église annonce et reconnaît.
Dieu, nous T'adorons : Père infiniment saint,
Fils éternel et bien-aimé,
Esprit de puissance et de paix.

Christ, le Fils du Dieu vivant,
Le Seigneur de la gloire,
Tu n'as pas craint de prendre chair
Dans le corps d'une vierge pour libérer l'humanité captive.

Par ta victoire sur la mort,
Tu as ouvert à tout croyant les portes du Royaume ;
Tu règnes à la droite du Père ;
Tu viendras pour le jugement.

Montre-Toi le défenseur et l'ami
des hommes sauvés par Ton sang ;
Prends-les avec tous les saints
Dans Ta joie et dans Ta lumière.

Sauve ton peuple, Seigneur,
Et bénis Ton héritage.
Dirige les tiens
Et conduis-les jusque dans l'éternité.

Chaque jour nous te bénissons
Et nous louons Ton nom à jamais
Et dans les siècles des siècles.

Daigne, Seigneur, en ce jour,
Nous garder de tout péché.
Aie pitié de nous, Seigneur,
Aie pitié de nous.

Que ta miséricorde soit sur nous, Seigneur,
Car nous avons mis en Toi notre espérance.
En Toi, Seigneur, j'ai mis mon espérance :
Que je ne sois jamais confondu.

Nous vous louons, ô Dieu !
Nous vous bénissons, Seigneur.
Toute la terre vous adore,
ô Père éternel !

Tous les Anges,
les Cieux et toutes les Puissances.
Les Chérubins et les Séraphins
s'écrient sans cesse devant vous :

Saint, Saint, Saint est le Seigneur,
le Dieu des armées.
Les cieux et la terre,
sont plein de la majesté de votre gloire.

L'illustre chœur des Apôtres,
La vénérable multitude des Prophètes,
L'éclatante armée des Martyrs,
célèbrent vos louanges.

L'Église sainte publie vos grandeurs,
dans toute l'étendue de l'univers,
Ô Père dont la majesté est infinie !
Elle adore également votre Fils unique et véritable ;
Et le Saint-Esprit consolateur.

Ô Christ ! Vous êtes le Roi de gloire.
Vous êtes le Fils éternel du Père.
Pour sauver les hommes et revêtir notre nature,
vous n'avez pas dédaigné le sein d'une Vierge.

Vous avez brisé l'aiguillon de la mort,
vous avez ouvert aux fidèles le royaume des cieux.
Vous êtes assis à la droite de Dieu
dans la gloire du Père.

Nous croyons que vous viendrez juger le monde.
Nous vous supplions donc de secourir vos serviteurs,
rachetés de votre Sang précieux.
Mettez-nous au nombre de vos Saints,
pour jouir avec eux de la gloire éternelle.

Sauvez votre peuple, Seigneur,
et versez vos bénédictions sur votre héritage.
Conduisez vos enfants
et élevez-les jusque dans l'éternité bienheureuse.

Chaque jour nous vous bénissons ;
Nous louons votre nom à jamais,
et nous le louerons dans les siècles des siècles.

Daignez, Seigneur, en ce jour,
nous préserver du péché.
Ayez pitié de nous, Seigneur,
ayez pitié de nous.

Que votre miséricorde, Seigneur, se répande sur nous,
selon l'espérance que nous avons mise en vous.
C'est en vous, Seigneur, que j'ai espéré,
je ne serai pas confondu à jamais.

Œuvres musicales[modifier | modifier le code]

Beaucoup de compositeurs, tels que Lully, Purcell, Campra, Graun, Mozart, Berlioz, Liszt, Bruckner ont mis cette prière en musique. C'est le Te Deum de Marc-Antoine Charpentier qui reste cependant la version la plus connue. Le prélude a servi de générique à certaines émissions de l'Union européenne de radio-télévision, indicatif de l'Eurovision[a 3] [écouter en ligne].

Chant grégorien[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Musique de la Renaissance[modifier | modifier le code]

Musique baroque[modifier | modifier le code]

Musique classique viennoise[modifier | modifier le code]

Musique romantique[modifier | modifier le code]

Musique moderne[modifier | modifier le code]

  • Max Reger (1873–1916) : « Fantaisie sur Te Deum laudamus », 3e partie des Drei Orgelstücke opus 7 (1892) ; « Te Deum » tiré des Zwölf kleine Stücke für die Orgel opus 59 (1901) ;
  • Wilhelm Furtwängler (1886–1954) : Te Deum pour solistes, chœur et orchestre (1910) ;
  • Charles-Marie Widor (1844-1937) : Te Deum 4ème mouvement de la symphonie antique pour solistes, chœur, orgue et orchestre (1911);
  • Walter Braunfels (1882–1954) : Te Deum op. 32 pour soprano, ténor, chœur, grand orchestre et orgue (1920/1921) ;
  • Ralph Vaughan Williams (1872–1958): Te Deum in sol majeur pour chœur, orgue et orchestre (1928) ; Festival Te Deum pour chœur, orgue et orchestre (1937) ;
  • Benjamin Britten (1913–1976) : Te Deum in ut majeur (1934) ; Festival Te Deum opus 32 pour chœur et orgue (1944) ;
  • Hermann Schroeder (1904–1984) : Te Deum op. 16 (1934) ;
  • Zoltán Kodály (1882–1967) : Budavári Te Deum (1936) ;
  • Heinz Schubert (1908-1945) Hymnisches Konzert pour soprano, ténor, chœur, orgue et orchestre (1939) ;
  • Joseph Haas (1879–1960) : Te Deum opus 100 für Soli, gem. Chor und Orchester (1945) ;
  • William Walton (1902–1983) : Coronation Te Deum für Chor, Orchester und Orgel (1952–53) ;
  • Ernst Pepping (1901–1981) : Te Deum (1956) ;
  • Jeanne Demessieux (1921-1968): Te Deum, op. 11 pour orgue (1959) ;
  • Walter Kraft (1905–1977) : Te Deum (?) ;
  • Günter Gerlach (1928–2003) : Te Deum, cycle pour orgue (1961) ;
  • Percy Young (1912–2004) : Festival Te Deum (1961) ;
  • Heinrich Sutermeister (1910–1995) : Te Deum (1975) ;
  • Krzysztof Penderecki (1933- ) : Te Deum pour solistes, chœur et orchestre (1980) ;
  • Hans Posegga (1917–2002) : Oratorio Te Deum Benediktoburanum (1981) ;
  • Petr Eben (1929–2007) : Prager Te Deum (1989) ;
  • Pēteris Vasks (1946- ) : Te Deum (1991) pour orgue ;
  • Arvo Pärt (1935- ) : Te Deum pour trois chœurs, piano, cordes et bande magnétique (1992) ;
  • Xavier Benguerel (1931- ) : Te Deum pour solistes, chœur et orchestre (1993) ;
  • Jan Sandström (1954- ) : Te Deum pour chœur et orchestre (1996) ;
  • Ruth Zechlin (1926–2007) : Te Deum (2001) ;
  • Heinrich Poos (1928- ) ;
  • Steve Dobrogosz (1956- ) ;
  • Siegfried Matthus (1934- ) : Te Deum pour solistes, chœur et orchestre (2005, composé à l'occasion de la fin des travaux de rénovation de la Frauenkirche de Dresde) ;
  • Winfried Nowak (1965- ) : Te Deum pour soprano et chœur à trois voix a capella (2006) ;
  • Jeanne Barbey (1977- ) : Te Deum (2006, composé en faveur de l'abbaye Sainte-Marie de Lagrasse).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références bibliographiques[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c p.  160 ; d'après des articles du Mercure galant : « « J'aurais à remplir un volume de tous les Te Deum qui ont été chantés en actions de grâces pour le rétablissement de la santé du roi. Ainsi je ne vous parlerai seulement de quelques-uns. » ; « Nous de même : signalons les compositions de Ludet, officier ordinaire de la Musique du roi, chez les Augustins déchaussés, de Lorenzani à l'église des Jacobins réformés de la rue Saint-Honoré, de Moreau, de Nivers, de Desmarest à l'église des Pères de l'Oratoire, de Chaperon à la Sainte-Chapelle, de Oudot à l'église Saint-Hippolyte. ......... » Le 8 janvier [1687], on se presse à l'église des Feuillants de la rue Saint-Honoré pour entendre le Te Deum de Lully, entonné par cent cinquante exécutants. Cette pièce avait été composée dix ans auparavant pour le baptême du fils aîne du surintendant, Louis, dont l'illustre parrain n'était autre que le roi. », Fayard, Paris 2004
  2. p.  218
  3. p.  21
  4. p.  535 - 542
  1. a, b, c et d p.  64
  2. p.  80
  3. p.  145
  1. a et b p.  497
  2. a, b et c p.  443
  3. a et b p.  486 - 487
  4. p.  483
  5. a et b p.  491
  6. p.  166
  7. p.  358
  8. p.  315 : « et le Te Deum exécuté à Fontainebleau, le 8 septembre 1677 lors du baptême du fils de Lully. »

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f http://www.liturgiecatholique.fr/Te-Deum.html
  2. Marie-Emmanuel Pierre, Cantabo Domino, Abbaye Saint-Michel de Kergonan, Plouharnel 2005, p. 177
  3. Psautier latin-français du bréviaire monastique, p. 105 (le dimanche à matines) Société de Saint-Jean-l'Évangéliste et Desclée et Cie., Paris - Tournai- Rome 1938
  4. a, b et c « Son origine a été longuement discutée depuis un siècle. Une légende avait longtemps affirmé que le Te Deum avait été composé par saint Ambroise et saint Augustin, le jour du baptême de ce dernier (à Milan en 386). En réalité, l'analyse du texte et de la musique montre qu'il s'agit d'une œuvre composite, élaborée de façon progressive, par additions successives. Les spécialistes attribuent aujourd'hui la rédaction finale de cette hymne à Nicétas, évêque de Rémésiana (Roumanie méditerranéenne actuelle), à la fin du IVe siècle ou au début du Ve siècle. La première partie (jusqu'à Paraclitum Spiritum) est très semblable à une anaphore eucharistique : c'est une louange trinitaire adressée au Père. Elle contient d'ailleurs le triple Sanctus. La mélodie est visiblement construite sur la corde la (= corde-mère RÉ), avec une légère montée de la teneur à si, des accents à do, et des ponctuations à sol. On est tout proche d'une modalité archaïque. La deuxième partie (de Tu rex gloriæ à sanguine redemisti) est une louange au Christ rédempteur. Le changement littéraire s'accompagne d'une modification musicale. La corde reste la, simplement accentuée au degré supérieur (si), avec des ponctuations à la quatre grave mi. Le verset Æterna fac ... servait de conclusion. La troisième partie (Salvum fac ... jusqu'à la fin) marque un nouveau changement littéraire et musical. C'est une suite de supplications, composée pour l'essentiel de versets de psaumes. La mélodie utilise principalement la corde-mère MI, reconnaissable à la cellule-mère do-ré-MI et aux développements récitatifs sur sol ; elle revient par moments à la mélodie de la deuxième partie. C'est la section la moins homogène de l'œuvre, probablement la dernière entrée dans la composition. » (Daniel Saulnier, Le chant grégorien, p. 104-107 avec notation, Abbaye Saint-Pierre, Solesmes 2003)
  5. Présentation du « Prélude » du Te Deum de Charpentier par la Médiathèque de la Cité de la musique [1]
  6. http://www.univ-nancy2.fr/MOYENAGE/UREEF/MUSICOLOGIE/AdMMAe/Huglo_SdM_Hymne.pdf
  7. http://www.lalibre.be/actu/belgique/qu-est-ce-qu-un-te-deum-51e7f6ef35700e1170f50250 (exemple) « Cet hymne dont le nom complet est Te Deum laudamus - Dieu, nous te louons - est chantée ... »
  8. Paul Delatte, Commentaire sur la règle de Saint Benoît, p. 178, 2e édition, Librairie Plon, Paris 1913
  9. http://books.google.fr/books?id=DQ4uY3zvpA0C&pg=PA124
  10. De spiritu et de piis servandis consuetudinibus - Del Espíritu y de las Costumbres, Roma, 1990 9ième édition- n° 100
  11. article du Figaro "Des milliers de fidèles à la messe d'installation du Pape"
  12. Par exemple, le 22 octobre 1722, celui de Louis XV : http://books.google.fr/books?id=cSeyAAAAMAAJ&pg=PA611
  13. (es)La batalla de las Navas de Tolosa: España junta, sola y vencedora
  14. http://books.google.fr/books?id=pDE-AAAAcAAJ&pg=PA237, Abbé Louis Archon, Histoire de la Chapelle des rois de France, tome II, p. 237, Paris 1711
  15. Arras.
  16. Joseph Vaesen et Étienne Charavay, Lettres de Louis XI, tome X, p. 45, Société de l'histoire de France et Librairie Renouard, Paris 1908
  17. http://books.google.fr/books?id=pDE-AAAAcAAJ&pg=PA786
  18. http://books.google.fr/books?id=pDE-AAAAcAAJ&pg=PA780
  19. http://books.google.fr/books?id=cSeyAAAAMAAJ&pg=PA520
  20. Même document, p. 514
  21. (it)http://www.treccani.it/enciclopedia/paolo-lorenzani_%28Dizionario-Biografico%29 ; voir aussi Paolo Lorenzani
  22. http://books.google.fr/books?id=NLZBAAAAcAAJ&pg=PA389
  23. (it)http://www.museopietromicca.it/nuovositofrancese/html/assedio_fr.html chapitre Les phases finales
  24. Compte-rendu à l'Assemblée nationale par M. le Comte de Vioménil, page 23.
  25. Jean Favier, Charlemagne, p. 690, Tallandier Texto, Paris 2013
  26. http://www.lalibre.be/actu/belgique/qu-est-ce-qu-un-te-deum-51e7f6ef35700e1170f50250
  27. http://www.rma.ac.be/fr/rma-plechtigheden-koningsdag-fr.html
  28. A.E.L.F. pour la traduction francophone autorisée (PTP p. 581).
  29. Dans certains rites, ce verset est chanté à genoux ou incliné sur les miséricordes des stalles.
  30. La notation indiquée dans cette version est un peu différente de celle des meilleurs manuscrits.
  31. http://data.bnf.fr/16271994/gilles_binchois_te_deum_laudamus
  32. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j http://books.google.fr/books?id=KBbWjrmxLLwC&pg=PA200
  33. http://books.google.fr/books?id=lGYWAAAAYAAJ&pg=PA32
  34. a, b et c (en)http://books.google.fr/books?id=v5Oz7vPCQXoC&pg=PA321
  35. http://books.google.fr/books?id=0BTtnaLavYwC&pg=PA33
  36. (de)http://de.wikipedia.org/wiki/Paolo_Aretino
  37. (en)http://homepage.ntlworld.com/john.causton/news3.htm British Museum Add Ms 31226
  38. http://books.google.fr/books?id=jP4-AAAAcAAJ&pg=PA239
  39. http://data.bnf.fr/14830483/francisco_guerrero_te_deum_laudamus__voix__4_et_6_
  40. http://philidor.cmbv.fr/Publications/Catalogues-d-auteur/Catalogue-de-l-oeuvre-de-Claude-Lejeune-ca.1530-1600/Oeuvres-1ere-tranche/LE-JEUNE-Claude-1530-ca-1600-DIEU-NOUS-TE-LOUONS-ET-SEIGNEUR-T-AVOUONS-TOUS-psaume
  41. http://data.bnf.fr/14806553/roland_de_lassus_te_deum_laudamus__voix__6_
  42. http://www.gimell.com/recording-William-Byrd---The-Great-Service-Tallis-Scholars.aspx
  43. http://editions.cmbv.fr/achat/produit_details.php?id=646
  44. Vierteljahrsschrift für Musikwissenschaft. Herausgegeben von Friedrich Chrysander, Philipp Spitta und Guido Adler. Fünfter Jahrgang, Leipzig, Breitkopf und Härtel, 1889.
  45. http://books.google.fr/books?id=wR00vmjQSbMC&pg=PA222
  46. http://www.carus-verlag.com/index.php3?selSprache=3&BLink=KKArtikel&ArtNummer=0154000
  47. http://www.gimell.com/recording-Thomas-Tomkins---The-Great-Service.aspx
  48. http://www.mpmp.pt/#!estvo-lopes-morago-4/ct65
  49. http://data.bnf.fr/15928747/gregorio_allegri_te_deum_laudanum rubrique En savoir plus
  50. (en)http://www.bbc.co.uk/programmes/b00t6v4b
  51. (en)http://grandemusica.net/musical-biographies-u/urio-francesco-antonio
  52. a, b, c et d (en)http://books.google.fr/books?id=KBbWjrmxLLwC&pg=PA201
  53. http://editions.cmbv.fr/achat/produit_details.php?id=81