Antimaçonnisme

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Le revers du Grand sceau des États-Unis figurant sur le billet de 1 dollar, parfois présenté comme une preuve de l'influence et du pouvoir de la franc-maçonnerie.

L'antimaçonnisme (ou antimaçonnerie) peut désigner la critique, l'opposition, la méfiance, l'hostilité, la discrimination, la répression, ou la persécution envers la franc-maçonnerie.

Origines[modifier | modifier le code]

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L’antimaçonnisme naît de la méfiance envers le secret gardé sous serment, les serments « sous peine d'avoir la gorge tranchée », la défiance envers l'ésotérisme considéré comme un obscurantisme, les interventions dans la vie publique de groupements gardant leurs délibérations secrètes, l'affairisme qui serait favorisé par le voile du secret, le goût du mystère et la crainte plus générale des « sociétés secrètes ».

L’antimaçonnisme résulte en partie de caractéristiques attribuées aux francs-maçons : leur élitisme, leur « discrétion », un système hiérarchique qui ne dévoile pas toujours ses membres les plus influents, et le système des « réseaux », qui s'oppose à des groupes de réflexion et lobbys faisant des propositions à visage découvert sur la place publique (think tank). Son idéologie principale y a toujours été les Lumières souvent mêlée de mysticisme ésotérique et de passion pour l'occulte. Certains y adhérent par sincère adhésion à cette idéologie décrite comme progressiste, par intérêt pour le symbolisme ou l'ésotérisme ; d’autres pour s’y faire des relations affairistes ou carriéristes, entrer dans un réseau afin d'en obtenir des privilèges. L'antimaçonnisme peut également être motivé par un militantisme pour un débat public transparent, non accaparé ou falsifié par des groupements occultes.

Cette attitude est parfois liée à une opposition aux idées progressistes et libérales issues du siècle des Lumières, époque où de nombreux philosophes de renom avaient adhéré à la franc-maçonnerie. À la suite des ouvrages de l’abbé Barruel qui défend la thèse que la Révolution française résulterait d’un complot maçonnique, l’antimaçonnisme devient progressivement une doctrine qui se développe dans les milieux catholiques ultramontains et chez les penseurs de la contre-révolution.

L’histoire de l’antimaçonnisme est souvent liée à l’Église catholique qui condamna à plusieurs reprises la Franc-maçonnerie en tant que telle. Au XXe siècle, la défiance envers la maçonnerie est reprise par l’extrême droite, parfois associée avec le discours antisémite (on a souvent dénoncé les complots « judéo-maçonniques », en particulier, durant l’affaire Dreyfus), soupçonnant l’existence d’un faisceau d’adversaires ou d’intérêts communs entre la communauté juive et les maçons, par exemple dans le cas de l’anticléricalisme.

Antimaçonnisme par pays[modifier | modifier le code]

Allemagne[modifier | modifier le code]

Le 17 août 1935, les nazis ont interdit la franc-maçonnerie, forte à l’époque de 60 000 membres, d’autant plus facilement qu’elle fut largement consentante[1]. Ils lui reprochaient son cosmopolitisme et son culte du secret. Ils l’accusaient de retarder l’émergence de « l’homme nouveau » et d’être instrumentalisée par les juifs. Près de 1800 Allemands payèrent de leur vie leur appartenance à la franc-maçonnerie[2].

Autriche[modifier | modifier le code]

En 1801, François Ier d'Autriche fait interdire la franc-maçonnerie[3].

Canada[modifier | modifier le code]

Deux «périls» selon l'expression du jésuite Henri Bernard menacent la vie intellectuelle montréalaise au début du siècle : l'un anglo-protestant et l'autre maçonnique[4].

Jusqu'au milieu du XXe siècle, jusqu'à la révolution tranquille, l'ensemble de la vie culturelle et sociale du Québec est régie par l'Église catholique. L'éducation et la santé sont des enjeux importants. Des humanistes dont plusieurs francs-maçons créent la ligue de l'enseignement en 1902, mouvement qui réclame des réformes en prônant l'enseignement de l'hygiène à l'école, l'inspection sanitaire des écoles, l'élaboration d'un programme d'éducation physique et l'examen médical des écoliers. Mais plus largement encore, des médecins, dont plusieurs sont francs-maçons, cherchent à s'insérer dans le réseau de responsabilités sociales. Pour les opposants, le but de la ligue est de soustraire le domaine de l'éducation à la mainmise du clergé en chassant les évêques du Conseil de l'instruction publique, afin de saper l'autorité de l'Église dans la société.
L'abbé Antonio Huot exprime la vive réaction du clergé dans Le Fléau maçonnique publié en 1906[5].

L’antimaçonnisme fut aussi représenté au Québec, par des abbés catholiques dont le père Thomas Couët et l’abbé Georges Panneton. L’influence supposée de la franc-maçonnerie fut également dénoncée par Adrien Arcand­[6], chef de groupuscules fascisants durant les années 1930 et directeur de plusieurs journaux antisémites. Des auteurs conspirationnistes comme René Bergeron et Serge Monast seront également des représentants de ce type de discours.

Au Canada anglais, le plus célèbre auteur d’écrits antimaçonniques et complotistes est William Guy Carr, dont les « documents » sur le Nouvel ordre mondial et les thèses sur le complot des Illuminati continuent d’influencer la littérature de complot. Carr a pris au sérieux les canulars de l'affaire Léo Taxil et il a contribué à perpétuer la réputation « sataniste » du maçon américain Albert Pike.

Égypte[modifier | modifier le code]

En 1952, quand le roi Farouk fut détrôné par Gamal Abdel Nasser, la franc-maçonnerie fut interdite.

Espagne[modifier | modifier le code]

Philippe V d'Espagne fait interdire et persécuter la maçonnerie en 1740[7].

En 1925, Miguel Primo de Rivera interdit la franc-maçonnerie sous le régime du directoire.

En 1936, la phalange espagnole a lancé une proclamation suffisamment éloquente : « Camarade ! Ton devoir est de pourchasser les juifs, la maçonnerie, le marxisme et le séparatisme. Détruis et brûle leurs journaux, leurs livres, leurs revues, leurs propagandes » [8].

Le premier décret antimaçonnique date du 15 septembre 1936 et émane du général Dalla Y Lahoz, commandant en chef des nationalistes aux îles Canaries.

Durant les débuts de la guerre civile, le simple fait d’être franc-maçon fut considéré comme un « délit de lèse-patrie » ainsi que le relevait l’article phalangiste de Amanecer du 16 septembre 1936. Les francs-maçons « ne pouvaient échapper à un châtiment exemplaire ». Il fallait « en finir avec la Maçonnerie et avec les Maçons ». Le simple fait d’être reconnu comme tel était suffisant pour que des centaines de personnes soient passées par les armes immédiatement sans aucune forme de jugement.

Le 21 décembre 1938, le général Francisco Franco décréta que toutes les inscriptions ou symboles de caractère maçonnique, ou qui pouvaient être jugés offensants pour l’Église catholique, devaient être détruits et enlevés de tous les cimetières de la zone nationale dans un délai de deux mois. Il inclut les loges dans les lois des Responsabilités politiques du 9 février 1939[9].

À la fin de la guerre civile espagnole, le 1er mars 1940, est promulguée la loi de Répression de la maçonnerie et du communisme qui prévoit la constitution d'un Tribunal spécial pour la répression de la maçonnerie et du communisme qui commence à fonctionner en 1941. Cette loi reste en vigueur jusqu'en 1963 qui voit la création du Tribunal de l'ordre public. L'ancienne loi est abrogée[9].

États-Unis[modifier | modifier le code]

En 1828, le Parti anti-maçonnique fut fondé à New York en réaction contre les penseurs libéraux (et premiers hommes politiques modernes américains) qui avaient fait la Révolution de 1776 et surtout en réaction aux rumeurs d'assassinat par ses ex-frères de loge de William Morgan, un franc-maçon ayant décidé de quitter l’organisation et de révéler ses coulisses. Il eut une dizaine d'années d'activité puis ses membres rejoignirent le Parti whig. L'affaire Morgan, en une quinzaine d'années, réduit de moitié les effectifs maçonniques aux États-Unis et presqu'aucune nouvelle loge voit le jour durant cette période[10].

France[modifier | modifier le code]

XIXe siècle et début du XXe siècle[modifier | modifier le code]

La France catholique attaquée par les Francs-maçons par Achille Lemot pour Le Pèlerin, 12 octobre 1902.
Rituel palladique. Invocation de Baphomet par des francs-maçons selon Léo Taxil
Bande-dessinée antimaçonnique d'Henriot pour Le Pèlerin, 8 septembre 1902

En France, l’antimaçonnisme s’accentue à partir de 1884 à la suite de l’encyclique Humanum Genus[11] du pape Léon XIII qui condamne les activités de la franc-maçonnerie. Leur dénonciation culmine avec les propos de Léo Taxil qui, avec son mystification, va amalgamer la franc-maçonnerie et le satanisme, désignant le Baphomet à tête de bouc comme leur idole. Les années qui suivent voient une floraison du maçonnisme au sein des instances dirigeantes de l'armée et de l'antimaçonnisme à l'extérieur qui, avec l’affaire Dreyfus, se combine avec l’antisémitisme combiné avec l'antigermanisme. C’est alors que se propagent les dénonciations de complots judéo-maçonniques dans les milieux d’extrême droite et chez les nationalistes doctrinaires. De nombreuses revues se consacrent exclusivement à la dénonciation de la franc-maçonnerie et, en particulier, à l’implication du Grand Orient de France dans la vie politique de la Troisième République, comme dans l’exemple demeuré célèbre du député Henri Brisson.

L’Action française incluait l’antimaçonnisme comme doctrine officielle à travers les écrits de Charles Maurras sur les 4 états confédérés de l'Anti-France (à savoir les juifs, les protestants, les francs-maçons et les métèques) qu’il considérait comme trahissant les intérêts et la cohésion nationale.

Au tout début du XXe siècle la fameuse affaire des fiches, qui fit tomber le gouvernement d’Émile Combes, ne fit que renforcer cette tendance. Il s’agissait d’un fichage des opinions politiques et religieuses des officiers de l’armée française, demandé par le général Louis André, anticlérical virulent, aux loges maçonniques. Les 25 000 fiches ainsi constituées furent vendues au Figaro et publiées le 27 octobre 1904. Le scandale qui en découla amena la démission forcée quelques jours plus tard de ce général.

En 1933, l'affaire Stavisky, donna lieu à un regain d'hostilité à l'égard de la franc-maçonnerie car différents députés maçons, dont le président du conseil Camille Chautemps, y étaient impliqués. Cette hostilité aboutit aux émeutes antiparlementaires d'une partie de la droite et de l'extrême droite du 6 février 1934. Un projet de loi demandant la dissolution de la maçonnerie est présenté à la Chambre des députés le 28 décembre 1935, il est repoussé par 370 voix contre 91[12].

Durant la seconde guerre mondiale[modifier | modifier le code]

L’antimaçonnisme culmine en France avec le régime de Vichy notamment sous le gouvernement Darlan qui dissout les sociétés secrètes (et ainsi la franc-maçonnerie) par la loi du 13 août 1940. Pourtant les parlementaires francs-maçons n’avaient pas été moins nombreux que les autres à voter les pleins pouvoirs au maréchal Pétain: parmi les 388 parlementaires qui avaient voté pour l’attribution des pleins pouvoirs le 10 juillet, 96 étaient francs-maçons, et parmi les 80 parlementaires qui votèrent contre, une vingtaine l’étaient[13]. En zone occupée, après avoir saisi ses biens et occupé ses locaux, les Allemands s’occupèrent assez peu de la franc-maçonnerie et se contentèrent de la politique anti-maçonnique du régime de Vichy. Le 11 août 1941, une deuxième loi anti-maçonnique, plus radicale, fut publiée. Elle décrétait la publication au Journal officiel des noms des francs-maçons identifiés par le Service des Sociétés secrètes et leur appliquait le Statut des Juifs (sans toutefois leur interdire d’exercer un emploi du secteur privé). Charles Riandley, Grand Secrétaire de la Grande Loge de France, envisagea de faire renaître sous l'égide du chef de gouvernement Pierre Laval une maçonnerie d’État à Vichy, ceci à la demande officielle de Pierre Laval[14].

Bernard Faÿ, administrateur de la Bibliothèque Nationale, fut nommé chef du Service des sociétés secrètes basé rue Cadet, chargé de classer les archives saisies dans les loges, d'orchestrer la propagande anti-maçonnique et surtout de dresser des fiches afin de répertorier tous les anciens francs-maçons, de les surveiller et de les radier des professions libérales comme de la fonction publique. Il était secondé par Henry Coston et Philippe Poirson. Ce dernier, secrétaire de l'Union antimaçonnique de France, fut arrêté en 1943 par la Gestapo pour des raisons inconnues, et mort en déportation en Allemagne. Selon le militant antisémite et antimaçonnique Henry Coston, seuls les maçons qui militèrent contre l'occupant auraient été traqués par la police allemande, les autres auraient été laissés en paix et ceux qui collaborèrent obtinrent même des postes importants, à la direction des partis et des journaux[15].

Lors de la Libération, les organisations antimaçonniques furent dissoutes et plusieurs de leurs membres traduits en justice. Le vice-amiral Charles Platon fut exécuté sommairement par des résistants et Jean Mamy, l’auteur du film Forces occultes fut fusillé en mars 1949 en tant qu’auxiliaire de la Gestapo. La franc-maçonnerie déplorait quant à elle la mort de 550 "frères" du Grand Orient de France et de 117 de la Grande Loge, la plupart fusillés ou morts en déportation non pas pour fait de franc-maçonnerie, mais pour faits de résistance[16].

Récemment[modifier | modifier le code]

En 1996, Dominique Setzepfandt, proche de l'extrême droite, a dénoncé dans son livre, Paris maçonnique, une certaine architecture et un certain urbanisme de Paris, qu'il pense être d'inspiration maçonnique, sur et en rapport avec l'axe du méridien de Paris selon une symbolique non-rationaliste et aux frais du contribuable qui en ignore la véritable signification, comme les grands travaux mis en chantier sous la présidence de François Mitterrand, en particulier la pyramide du Louvre ou l'Hommage à Arago.

Éric de Montgolfier, procureur de la république, a critiqué l'influence des réseaux maçonniques affairistes à Nice dès sa prise de fonction en 1999[17] et déclaré dans son livre de 2006 Le devoir de déplaire, que, pour un magistrat désireux de préserver l'indépendance de la justice, il vaut mieux éviter d'adhérer à une loge[18].

À la fin des années 1990 Bernard Méry a critiqué l'influence de la franc-maçonnerie parmi la magistrature française et dénoncé des cas de collusions et de corruption parmi celle-ci[19] dans deux livres. Peu après il fut expulsé de l'Ordre des avocats français[20], puis réadmis à la suite d'une action en justice. L'ordre des avocats sera lui-même condamné en 2007 à lui verser des réparations[21]. Christian Cotten a dénoncé une "persécution administrative maçonnique" contre lui[22],[23].

Lors d'une émission télévisée de Thierry Ardisson, le 9 février 2002, l'actrice Marie Laforêt affirma que le fils de Didier Schuller lui avait fait découvrir à l'occasion de son divorce l'existence d'une « organisation criminelle, qui en ce moment a à peu près à sa disposition 250 fois le budget de la France » et dans laquelle seraient impliqués des francs-maçons et des membres de l'Ordre du Temple solaire[24].

Grande-Bretagne[modifier | modifier le code]

En 1698 parut un pamphlet anonyme, imprimé à l'usage d'un gentleman nommé Winter, mais adressé « à toutes les personnes pieuses de Londres ». La Maçonnerie y était qualifiée de « secte diabolique » et ses membres de « sectateurs de l'Antéchrist ». La raison donnée est déjà l'argument classique: « si ces hommes ne font pas le mal, pourquoi s'assemblent-ils en secret et ont-ils des signes secrets ? ». Le terme d'Antéchrist servant couramment chez les réformés à désigner le pape, certains érudits ont conjecturé que les francs-maçons furent soupçonnés d'être des cryptocatholiques[25].

Vers 1721 l'érudit anglais Lionel Vibert à dénombré jusqu'à quinze divulgations, comme celles d'être des ivrognes, s'assemblant dans le mystère pour boire entre eux seuls, ou des homosexuels, motif pour lequel ils n'admettent pas les femmes. En plein Londres, des anti-maçons organisent même des processions burlesques de personnages vêtus de tabliers et ornements maçonniques, comme les Gormogons.

Le principal représentant de l’antimaçonnisme anglais fut John Robison, contemporain et concurrent de l’abbé Barruel dont il s’est inspiré pour défendre, lui aussi, la thèse que la Révolution française aurait résulté d’un complot maçonnique. Au XXe siècle, l’essayiste Nesta Webster a consacré plusieurs ouvrages conspirationnistes dénonçant la franc-maçonnerie.

De nos jours, les nouveaux magistrats anglais sont tenus de déclarer leur appartenance à la franc-maçonnerie avant leur prise de fonction[26].

À la suite d'une commission d'enquête parlementaire, la Grande Loge unie d'Angleterre s'est vue contrainte de transmettre la liste de quelques maçons haut placés dans la police et la justice et accusés d'avoir indûment protégé quelques collègues et frères[27].

Environ un cinquième des magistrats de sexe masculin seraient francs-maçons[28].

Henry Coston a signalé les dénonciations se faisant entendre en Angleterre de ce qu'il a appelé la "Triple Alliance" tacite entre la dynastie royale, l'Église Anglicane et la Grande Loge unie d'Angleterre[29].

Irak[modifier | modifier le code]

En 1980, le code pénal irakien fut changé par Saddam Hussein et le parti Baas, interdisant la promotion des idées sionistes, incluant la franc-maçonnerie, ainsi que l'appartenance à des organisations s'y référant[30]

Iran[modifier | modifier le code]

En 1978 la Grande Loge d'Iran comptait 43 loges et 1035 membres. Avec la Révolution islamique, la maçonnerie iranienne disparut rapidement. À partir de juillet 1987, une loi fut promulguée par le Conseil suprême de la Révolution Culturelle où figuraient des critères qui interdisaient aux maçons de participer à la vie publique sans qu'ils ne soient directement désignés comme tels, mais la précédente mouture de la loi les désignait nommément[31].

Italie[modifier | modifier le code]

Sous le régime fasciste, le grand conseil fasciste, le 13 février 1923, a déclaré l'incompatibilité du militantisme fasciste et de l'appartenance à la maçonnerie. Le 19 mai 1925, la chambre de députés approuva une loi régissant les associations, présentée par Mussolini, et dirigée surtout contre la maçonnerie.

L'affaire de la loge maçonnique P2 (Propaganda Due), interdite en 1981, provoqua un grave discrédit de la franc-maçonnerie italienne.

Le Conseil supérieur de la magistrature italien a interdit depuis 1993 aux magistrats d'appartenir à une loge maçonnique.

Depuis l'inauguration en 1986 de la sculpture en bronze dédiée au Pape Paul VI au Sacro Monte di Varèse exécutée par le sculpteur Floriano Bodini sur demande de l'archiprêtre Pasquale Macchi, l'organisme catholique traditionaliste Chiesa Viva a dénoncé l'œuvre comme maçonnique à cause de la symbolique visible et géométrique particulière présente[32]. Sur place des tractages de boites aux lettres furent organisés pour dénoncer l'œuvre[33]. Ces accusations se rattachent aux nombreuses accusations d'infiltration maçonnique dans l'Église catholique émanant de ses milieux, vues comme ayant provoqué le concile Vatican II.

En 2014 Beppe Grillo, leader du mouvement politique populiste 5 Stelle, accuse dans son blog la maçonnerie d'être avec la mafia et la finance la puissance occulte qui derrière la scène tire les ficelles de la politique italienne[34].

Jordanie[modifier | modifier le code]

Le 9 juillet 1999, le ministre de l'intérieur de Jordanie, Nayef al-Qadi a confirmé que son ministère ne permettra pas que se tienne une quelconque activité maçonnique sur le territoire jordanien. Ce fut une réponse à l'annonce de l'intention de réaliser un acte d'investiture maçonnique dans la capitale, Amman[35].

Palestine[modifier | modifier le code]

Le 18 août 1988, le Hamas publie son programme où figurent de nombreux articles qui définissent et justifient ses actions. La franc-maçonnerie y est mentionnée 3 fois en étant définie comme une ennemie de l'islam et alliée du judaïsme[36].

Pays-Bas[modifier | modifier le code]

Le gouvernement des Pays-Bas fait interdire la maçonnerie en 1738[7].

Portugal[modifier | modifier le code]

En 1928, lors de l'arrivée de António de Oliveira Salazar au poste de ministre, la franc-maçonnerie fut déclarée illégale.

Russie[modifier | modifier le code]

Le tsar Paul Ier de Russie interdit la maçonnerie en 1797. Sous Alexandre Ier de Russie on assista à un réveil des loges mais Alexandre III de Russie, via son ministre Viktor Kotchoubeï, la fit interdire à nouveau en 1821. Lors du complot des décembristes en 1824, la plupart des conspirateurs sont francs-maçons, la maçonnerie est alors mise hors-la-loi et persécutée[37]. Au lendemain de la révolution bolchévique, la plupart des francs-maçons qui composaient le gouvernement d'Alexandre Kerensky (10 sur 11 étaient maçons) sont emprisonnés, coupables de propager un humanisme petit-bourgeois marqué par un universalisme et un cosmopolitisme étranger aux réalités de la lutte des classes[37]. En juin 1922, un décret signé par Mikhaïl Kalinine et Avel Enoukidzé signifie l'interdiction de sociétés, groupes, unions et associations qui n'auraient pas reçu du gouvernement l'autorisation d'exister. Les 3 et 12 août 1922 les décrets 622, 623 et 624 légalisant la liquidation de la franc-maçonnerie russe sont publiés. En décembre 1922, Léon Trotski, dans un long discours au IVe congrès du Komintern, dénonce l'idéologie de la maçonnerie française, coupable de réunir les ennemis de classe et de vouloir substituer la tolérance à la lutte armée[37].

Serbie[modifier | modifier le code]

Affiche de l'exposition antimaçonnique de Belgrade, 1941-1942

Une grande exposition antimaçonnique (Serbe: Antimasonska izložba) s'ouvrit à Belgrade le 22 octobre 1941. Cette exposition faisait partie d'une campagne de propagande de la part de collaborationnistes serbes à l'occupation allemande dont l'objet prétendait « démasquer le franc-maçon juif et la conspiration judéo-communiste qui est derrière les maux de notre société ». Cette exposition fut financée par la ville de Belgrade et des timbres commémoratifs furent édités à cette occasion en 1942. L'exposition aurait accueilli quelque 80 000 personnes[38].

Suède[modifier | modifier le code]

Le gouvernement suédois fait interdire la maçonnerie en 1738[7].

Suisse[modifier | modifier le code]

Le 8 septembre 1744, les seigneurs syndics du petit et du grand conseil interdisent la franc-maçonnerie à Genève[39]. Le 3 mars 1745 ce sont les autorités bernoises qui l'interdisent[40].

En 1937, le colonel Arthur Fonjallaz, lança l'Initiative populaire « Interdiction des sociétés franc-maçonniques » pour l’interdiction de la franc-maçonnerie[41] ; elle fut rejetée par 515 000 non contre 235 000 oui. Le canton de Fribourg, où l’influence de l’Église catholique était écrasante, est le seul à l’avoir acceptée. En dépit de cette victoire politique, après la Seconde Guerre mondiale la maçonnerie suisse a perdu la moitié de ses effectifs, en tombant d’environ 5 000 membres en 1935 à environ 2 500 en 1945.

Gerhard Ulrich, président d'"Appel au peuple", association désirant venir en aide aux victimes des dysfonctionnements de l'appareil judiciaire suisse, a dénoncé la double appartenance à la franc-maçonnerie et à la magistrature en publiant sur internet des listes de tous les magistrats et avocats en exercice de Suisse accompagné de commentaires sur leur fonction et, s'il y a lieu, de leur appartenance à la franc-maçonnerie[42],[42]. Il a été condamné en 2007 à une peine de prison ferme pour diffamation. Afin d'éviter la prison, il ne s'est pas présenté à la deuxième séance de son procès et a fui la justice avant d'être interpellé début mars 2009[43].

Marc-Étienne Burdet, candidat aux élections du gouvernement du canton de Vaud en 2003 et en 2004 sur la liste du "Défi vaudois"[44] a comparé la structure du pouvoir maçonnique avec celle d'une mafia et l'a dénoncé comme étant incompatible avec la démocratie[45], argumentant que les loges se déclarent comme souveraines et qu'elles appliquent leur propre constitution[46]. Il a proposé une initiative constitutionnelle pour y remédier[47].

François de Siebenthal, citoyen suisse et Consul général honoraire de la République des Philippines en Suisse, candidat aux élections du gouvernement du canton de Vaud en 2004 sur la liste "Union-ch.com", a dénoncé l'appartenance à la franc-maçonnerie de certaines personnalités politiques[48] via le site internet qu'il anime en s'inspirant d'une rhétorique catholique traditionaliste[48].

Éric Bertinat, député du canton de Genève, et secrétaire général de section de l'Union démocratique du centre confie à l'Express en 2004 la responsabilité évidente de la franc-maçonnerie dans l'agenda de la vie politique, notamment sur les questions de l'euthanasie, de la libéralisation des drogues, du Pacte civil de solidarité[49]. Ces déclarations ainsi qu'un article dans le journal le Temps, lui vaudra des remontrances de son parti, la section genevoise de l'Union des démocrates chrétiens et du centre (UDC)[50]. Ainsi la fraction UDC du municipal de la ville dénoncera unanimement l'hostilité d'Éric Bertinat envers la Franc-maçonnerie[n 1]. Il répondra alors rester perplexe devant un lien maçonnique qui semble être supérieur à celui qui devrait unir au sein d'un même parti[51].

Turquie et Empire ottoman[modifier | modifier le code]

Après que le pape Clément XII a excommunié la maçonnerie en 1738, la communauté chrétienne influente de l'Empire ottoman fit pression sur le sultan turc afin qu'il interdise la maçonnerie par l'accusation d'athéisme, ce qui fut fait.[réf. nécessaire]

Le sultan Abdülhamid II subit un coup d'État en 1908, les séditieux furent accusés d'appartenir à la franc-maçonnerie. [réf. nécessaire]

Antimaçonnisme religieux[modifier | modifier le code]

Les critiques d'origine religieuse sont très diverses selon les pays puisqu'elles dépendent des pratiques religieuses et maçonniques spécifiques à chacun d'entre eux. Il est cependant possible d'identifier quelques grandes lignes communes.

Antimaçonnisme catholique[modifier | modifier le code]

La principale opposition religieuse date des origines de la franc-maçonnerie et provient de l'Église catholique qui considère qu'elle propage le relativisme en matière religieuse, c'est-à-dire l'idée selon laquelle aucune religion ne serait supérieure à toutes les autres.

«  (Pour le franc-maçon), la ferme adhésion à la vérité de Dieu révélée dans l'Église devient une simple appartenance à une institution considérée comme une forme particulière d'expression, à côté d'autres formes d'expression, plus ou moins également possibles et valables par ailleurs, de l'orientation de l'homme vers ce qui est éternel[52]. »

La première condamnation de la franc-maçonnerie par l'Église catholique tombe en 1738 avec la bulle du pape Clément XII In eminenti apostolatus specula . Elle est reprise par plusieurs de ses successeurs: par le pape Benoît XIV dans l'encyclique Providas, dans la Lettre apostolique Quo graviora de Léon XII (1826), dans l'encyclique Qui pluribus de Pie IX (1846), par Léon XIII dans l'encyclique Humanum Genus, dans l'encyclique Vehementer nos (1906) et Une fois encore (lettre à la France) de saint Pie X (1907), dans la Constitution apostolique Servatoris Jesu Christi de Pie XI (1925), la Constitution apostolique Per annum sacrum de Pie XII (1950), les Actes du Synode romain promulgué par le Pape de Jean XXIII (1963).

Couverture d'un des fascicules de Léo Taxil.

Par ailleurs, quelques auteurs catholiques du XIXe siècle, se fondant sur l'existence de pratiques théurgiques dans quelques rites rares de la franc-maçonnerie et imaginant peut-être que ces pratiques étaient représentatives, ont également condamné l'ensemble de la franc-maçonnerie à ce motif. C'est dans le même contexte qu'est apparu la célèbre affaire Léo Taxil, dont certains[53] continuent aujourd'hui à penser qu'il disait, en fait, la vérité ou au contraire que Léo Taxil avait été manipulé par les maçons eux-mêmes pour discréditer l'anti-maçonnisme[n 2].

En 1917, le code de droit canonique déclare explicitement que l'appartenance à une loge maçonnique entraîne l'excommunication automatique. Et si, sous le pape Jean XXIII une tentative de compréhension du phénomène maçonnique est entreprise, elle ne lui survit pas. Le code révisé de 1983 ne cite plus explicitement la franc-maçonnerie parmi les sociétés secrètes condamnées par la loi canonique. Toutefois, le 26 novembre 1983, une déclaration de la Congrégation pour la doctrine de la foi alors dirigée par Joseph Ratzinger (devenu depuis le pape Benoît XVI) a réaffirmé l'interdiction faite aux catholiques de rejoindre la maçonnerie sous toutes ses formes ou tendances. Cette déclaration a été approuvée par le pape de l'époque, Jean-Paul II, et elle est toujours valable à ce jour.

En mars 2007, Mgr Gianfranco Girotti, un franciscain, a redit l'incompatibilité qu'il y a à être dans l'Église catholique et dans la Franc-maçonnerie. Il a rappelé la critique de la conception mystique de celle-ci et dénoncé le naturalisme rationaliste qui inspire ses projets et ses activités contre l'Église, tout en mettant en garde contre le climat de secret qui la caractérise et que les frères s'exposent à devenir les instruments d'une stratégie qu'ils ignorent. Il a encore rappelé que la congrégation pour la doctrine de la foi interdit l'adhésion à une loge et que les catholiques qui passent outre sont en état de péché grave et ne peuvent avoir accès à l'eucharistie[54].

En Italie, le rôle important joué par les francs-maçons, notamment Garibaldi, dans l'annexion des États pontificaux renforça considérablement la condamnation catholique de la franc-maçonnerie. En France, la ferme opposition de l'Église catholique à la franc-maçonnerie s'explique également par le soutien de cette dernière à la Troisième République: En effet, suite aux excommunications répétées, les catholiques étaient progressivement devenus minoritaires dans la franc-maçonnerie française qui se mobilisa en faveur de la laïcisation de l’enseignement et de la séparation de l'Église et de l'État.

Antimaçonnisme protestant[modifier | modifier le code]

Certaines Églises protestantes s'opposent également à la franc-maçonnerie. L'une des raisons avancées par les fondateurs d'une nouvelle Église, l'Église méthodiste libre en 1860, était qu'ils soupçonnaient l'Église méthodiste d'être influencée par les francs-maçons et les membres d'autres sociétés secrètes. L'Église méthodiste libre continue d'ailleurs à interdire à ses membres d'en faire partie. Récemment encore, la Southern Baptist Convention, la plus importante association baptiste des États-Unis, a déclaré elle aussi que l'appartenance à la franc-maçonnerie était incompatible avec ses croyances.

Antimaçonnisme musulman[modifier | modifier le code]

Les critiques musulmanes à l'encontre de la franc-maçonnerie sont rares et historiquement récentes. Mais elles n'en demeurent pas moins épisodiquement virulentes. À ce titre, le 15 juillet 1978, une fatwa[n 3] est prononcée en Égypte par le Collège islamique de l'université El-Azahar du Caire. Celle-ci prohibe formellement l'initiation aux musulmans.

Antimaçonnisme politique[modifier | modifier le code]

Antimaçonnisme nazi[modifier | modifier le code]

Si les principales victimes des exterminations nazies furent les juifs, les tziganes, les handicapés, les homosexuels et les chrétiens (protestants, catholiques), les témoins de Jéhovah, et plus généralement les opposants à leur régime, les archives actuelles du Reichssicherheitshauptamt (RSHA, bureau du haut commandement des services de sécurité), démontrent que des persécutions de francs-maçons furent spécifiquement organisées contre eux.

Monument à la mémoire de la loge clandestine « Liberté chérie » dans le camp de concentration d'Esterwegen

Le nombre de francs-maçons tués à l'époque nazie n'est pas connu actuellement, mais il est estimé entre 80 000 et 200 000[55].

Toutefois, les historiens estiment que la plupart de ceux pour lesquels les persécutions allèrent jusqu'à la déportation furent envoyés à la mort pour un ensemble de motifs (dont le plus souvent leur engagement dans les mouvements de résistance ou leur appartenance aux peuples exterminés par les nazis), et très rarement seulement au motif exclusif de leur appartenance maçonnique[56].

La loge belge « Liberté chérie » est connue pour avoir été fondée à l'intérieur du camp de concentration d'Esterwegen et y avoir fonctionné pendant environ un an.

En 1948, le myosotis, cette petite fleur bleue appelée en anglais forget-me-not (« ne m'oubliez pas ») fut adoptée comme emblème par la Grande Loge Unie d'Allemagne à l'occasion de sa première conférence annuelle. Souvent représentée sous la forme d'un pictogramme, elle rappelle dans ce contexte particulier le souvenir de tous ceux qui ont souffert au nom de la franc-maçonnerie, spécialement durant la période nazie[57].

Antimaçonnisme bolchevique[modifier | modifier le code]

La « vingt-deuxième » condition de Moscou (absente du texte adopté en 1920), réservée aux dirigeants de l’Internationale communiste, interdisait la double appartenance à la franc-maçonnerie.

Pour Léon Trotski, les temples maçonniques favorisent la collaboration de classe, qu'il juge nécessairement contre-révolutionnaire : « La franc-maçonnerie est une plaie sur le corps du communisme français, qu'il faut brûler au fer rouge »[58]. Il demande à la direction du Parti communiste français de donner l'ordre à ses adhérents maçons de quitter leurs loges : « La dissimulation par quiconque de son appartenance à la franc-maçonnerie sera considérée comme une pénétration dans le parti d'un agent de l'ennemi et flétrira l'individu en cause d'une tache d'ignominie devant le prolétariat »[59]. C’est ainsi que Marcel Cachin et André Marty quittent le Grand Orient en 1922.

Critique de la maçonnerie par des maçons[modifier | modifier le code]

Le maçon de haut grade Albert Lantoine critiqua le matérialisme maçonnique, sa mentalité fermée et sa finalité à engendrer de l'arrivisme et des collusions[60]. En 2008, en France, des maçons voulurent protester en prenant pour référence la valeur de l'égalité contre la ségrégation féminine en vigueur au Grand Orient de France en initiant la première femme au sein de l'obédience. Le principal opposant fut l'objet d'une procédure disciplinaire maçonnique[61].

L’antimaçonnisme aujourd’hui[modifier | modifier le code]

"L'œil qui voit tout!"

La culture du secret et l’existence d’obédiences maçonniques de type ésotérique continuent d’alimenter les soupçons et l’imaginaire du complot, bien que les Constitutions (The Constitutions of Freemasons, 1723) de James Anderson - qui servent encore de référence aujourd’hui - insistent sur la fraternité, l’obéissance à la « loi morale » et la tolérance mais se sont vu infirmer par la participation des maçons à la vie politique sans obligation de révéler leur appartenance. Le concept de loi morale est aussi sujet à controverses puisqu'il est soutenu que la conception maçonnique de ce terme prime la loi écrite, le droit. La fraternité, elle, est vue comme étant dirigée envers ses frères maçons en priorité, ce qui ouvrirait les portes à toutes les collusions. Quant à la tolérance elle ne serait qu'un paravent, un décor Potemkine, dans un milieu très hiérarchisé et ordonné.

Moins virulent qu’avant, bien qu’ayant trouvé sur Internet un nouveau média de diffusion de masse, l’antimaçonnisme existe toujours aujourd’hui dans certains milieux :

Certains composants dans la société civile, inquiète des possibles collusions[62] au sein du pouvoir politique ou judiciaire[63] et d’une possible dérive sectaire[réf. souhaitée][64]. Ceci dans les loges ou au sein des fraternelles : il s’agit d’associations de francs-maçons d’une même profession ou ayant des intérêts entre eux, parfois soupçonnées de corruption[65]. Ces milieux critiquent le fait que la maçonnerie se déclare apolitique par définition mais laisse toute latitude à ses membres de s'y engager sans révéler publiquement leur appartenance.

On trouve également des critiques de la maçonnerie au sein de l’extrême gauche, en opposition avec sa position déiste, théiste ou initiatique[66] ou déplorant son idéologie colonialiste passée au prétexte d’universalisme des valeurs issues des Lumières, par exemple dans les propos et actes du frère maçon Jules Ferry.

Les milieux nationalistes prétendant faire passer les intérêts particuliers après les intérêts collectifs du peuple et de la Nation, le bien commun, dénoncent l’appartenance à la franc-maçonnerie, qui est secrète et constitue pour eux un intérêt particulier cherchant à primer l’intérêt général. Ces milieux critiquent le serment maçonnique qui, selon eux, prime tout autre serment fait par un de ces membres, y compris le fait de prêter serment devant un corps de l’État comme la magistrature, le parlement, la police ou l’armée, etc., une critique renforcée par le fait que les loges se réclament comme souveraines et feraient primer leur conception de la loi morale sur la loi écrite (le droit).

Dans les milieux conspirationnistes il se développe un discours affirmant que l’idéologie progressiste mise en avant ne serait qu’un prétexte fallacieux, une fausse fenêtre, visant à légitimer l’existence de réseaux d’influences fondamentalement anti-démocratiques car ultra-hiérarchisés et secrets, gnostiques car fondés sur un corpus idéologique hermétique et non-soumis à la critique ainsi que mondialistes de par sa prétention à l’universalisme. Ces critiques décrient et font rejoindre la franc-maçonnerie, parfois amalgamée avec les Illuminati, considérés comme représentant le pouvoir agissant au-delà des 33 degrés traditionnels de la maçonnerie, avec la mise en place supposée d’un gouvernement mondial ou global popularisée par le terme Nouvel ordre mondial, qui correspond à l’idée d’une communauté internationale de plus en plus puissante et avide de contrôle, qui se cacherait derrière les meilleures intentions au monde.

Ce concept trouverait son incarnation dans l’impérialisme américain utilisant le prétexte humaniste des droits de l’Homme et le prétexte universaliste de la démocratie représentative pour imposer un nouvel ordre mondial comme fond, avec l’ONU comme faire-valoir. À noter que cette organisation est vue comme une construction maçonnique, exemple en est habituellement donné de sa symbolique comme son emblème : la mappemonde partagée en 33 segments (33 étant un chiffre clé de la maçonnerie).

La critique des National-catholicisme provient de ce qui est généralement considéré comme l’antimaçonnisme traditionnel, puisqu’elle associe en les opposant le pape et le Vatican contre la franc-maçonnerie.

Celle des catholiques traditionalistes en revanche, amalgame pape et Vatican considérés comme infiltrés par la franc-maçonnerie (les « francs-macs ») dans un ensemble parfois même labellisé comme satanique depuis le concile Vatican II[67].

Ces deux derniers courants déplorent la laïcité de notre société en général et critiquent cette valeur maçonnique en particulier. De plus ils dénoncent les rituels maçonniques comme des pratiques relevant de l’occultisme, ce qui est démenti par les loges qui parlent de pratiques relevant du spiritualisme.

Selon le maçonnologue Robert Cooper, les attaques contre la franc-maçonnerie seraient devenues aujourd'hui un passe-temps habituel pour de nombreuses personnes qui sont plus motivées par la haine des francs-maçons eux-mêmes que par la critique du mouvement maçonnique. C'est pourquoi il recommande de manière générale, mais particulièrement aux maçons, l'emploi du mot « maçonnophobie » au lieu d'antimaçonnisme[68].

Allégations ou accusations présumées ou avérées d'interventions maçonniques dans l'histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Théories du complot maçonnique.

La question d'une intervention maçonnique dans l'histoire ou les événements est posée quand deux parties ou les personnes les représentant, censées s'affronter de manière classique, quels que soient l’enjeu et les moyens à disposition, sont toutes 2 membres d'une obédience maçonnique ou quand la majorité d'une partie en opposition avec une autre est composée de membres de loges. Ces accusations constituent un part conséquente des théories du complot actuelles.

Urbanisme maçonnique secret ou discret et dénoncé comme tel[modifier | modifier le code]

Washington[modifier | modifier le code]

Carte du complexe des terrains du capitole, avec le hibou sur la pyramide formée par les chemins piétonniers dans les jardins des alentours

Vues du ciel, certaines rues de Washington (district de Columbia) dessinent un pentagramme inversé dont une extrémité touche la Maison-Blanche et on distingue un hibou dans les jardins derrière le capitole surplombant une pyramide formée par d'autres rues, ce qui aboutit à diverses théories sur une intervention maçonnique[69],[70] et mettant en relation maçonnisme, satanisme[71],[72] et extraterrestres[73]. Notamment par le fait que le hibou soit le signe du Bohemian Club.

L'aéroport de Denver[modifier | modifier le code]

L'Aéroport international de Denver (Denver International Airport, DIA) est mentionné dans plusieurs dizaines de blogs comme étant le lieu d'une conspiration maçonnique due à la présence d'une pierre commémorative maçonnique dans l'aéroport. Celui-ci cacherait entre autres une base souterraine secrète. De plus, ces auteurs conspirationnistes remarquent et critiquent la présence d'une peinture murale qui évoquerait symboliquement un changement d'ère ou le Nouvel ordre mondial ainsi que différentes gargouilles rappelant une sorte de cathédrale[74],[75],[76]. Ces théories peuvent être inspirées par le livre d'Alex Christopher[77] qui traite du thème.

L'auteur conspirationniste David Icke écrit dans plusieurs de ses livres[78] qu'une supposée conspiration maçonnique serait organisée par des extraterrestres reptiliens au nombre desquels figureraient George W. Bush, la reine Élisabeth II du Royaume-Uni et une partie des élites de la communauté juive. Selon lui, de nombreux esclaves humains travailleraient dans les sous-sols de l'aéroport sous le contrôle des reptiliens[76]. L'auteur conspirationniste Leonard Horowitz considère que c'est cette théorie des « extraterrestres juifs reptiliens » de Icke elle-même qui constitue un complot maçonnique destiné à détourner l'attention du public de la véritable conspiration.

Sandusky, Ohio[modifier | modifier le code]

Carte de Sandusky (Ohio) en 1898

La ville de Sandusky dans l'état américain de l'Ohio, comporte des rues en forme d'équerre et de compas, qui ont été mises en relation avec la franc-maçonnerie[79],[80]. Selon l'architecte William Pesson, spécialiste de l'architecture maçonnique, le tracé de ses rues comporte un plan maçonnique[81], soit une équerre et un compas entrelacés. Downtown Sandusky fut conçue d'après une plan quadrillé connu sous le nom de Kilbourne Plat d'après son concepteur, Hector Kilbourne, qui fut le premier président (Worshipful Master) de la loge maçonnique de Sandusky.

Paris[modifier | modifier le code]

Dominique Setzepfandt a décrit dans ses livres plusieurs monuments d'inspiration maçonnique dans la ville de Paris, par exemple la pyramide du Louvre[82].

Bruxelles[modifier | modifier le code]

Les livres de Paul de Saint-Hilaire[83] et d'Adolphe Cordier[84] relèvent un caractère urbanistique maçonnique en plusieurs endroits de Bruxelles, ce qu'a contredit l'auteur Jean van Win[85].

Symbologie et numérologie maçonnique discrète ou secrète et dénoncée comme telle[modifier | modifier le code]

Le drapeau des nations unies avec ses 33 segments, le nombre de grades dans le rite écossais ancien et accepté
Selon les théories du complot, le billet de 1 dollar américain est riche en allusions maçonniques, ici le mot mason ("maçon") serait volontairement rendu discrètement reconnaissable.

Plusieurs auteurs[86],[87], par exemple David Icke[73], ont signalé que certaines entreprises utilisent une symbolique ou une numérologie maçonnique secrète ou discrète dans leur logo. L'emblème des Nations unies et ses 33 segments a été rapprochée du nombre de degrés dans le rite écossais ancien et accepté[87].

L’antimaçonnisme dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Caricatures, chansons, films, littérature… l'antimaçonnisme; au fur et à mesure qu'il se répandait dans le corps social, a engendré de nombreuses réactions culturelles.

  • Meurtre par décret de Bob Clark, film reprenant les théories de Stephen Knight sur l'appartenance de Jack l'Éventreur à la maçonnerie.
  • From Hell bande dessinée d'Alan Moore reprenant en partie la thèse du complot royalo-maçonnique de Stephen Knight dans l'affaire Jack l'Éventreur. Dans une postface intitulée Dance of the Gull Catchers, Moore précise avoir choisi cette thèse pour sa valeur littéraire plutôt qu'historique.
  • From Hell, inspiré du roman graphique d’Alan Moore, ce film explore l’arrière-plan psychologique de la légende de Jack l'Éventreur et la thèse d’un complot ourdi par les plus hautes instances du pouvoir impliquant la Franc-maçonnerie.
  • Ride the Goat, chanson satirique américaine ayant la forme d'une comptine enfantine où l'on décrit des enfants se moquant de leur père récemment introduit en loge.
  • La nouvelle Mon oncle Sosthène de Guy de Maupassant, contant la conversion d'un franc-maçon par un jésuite.
  • Le roman Les Hommes de bonne volonté : la recherche d'une église par Jules Romains.
  • Le « jeu de la casserole » est un dessin humoristique antimaçonnique, prenant la forme d'un jeu de l'oie en 33 cases, qui fut publié en 1905[88]. Il fait référence au scandale de l'affaire des fiches qui éclata en 1904.
  • The Freemasons: An Hudibrastick Poem[89] était un poème antimaçonnique publié en 1723 et mettant en scène un ancien franc-maçon délivré de son serment par un prêtre catholique qui se répand en propos antimaçonniques[90].
  • Le roman Le Franc-maçon de la Vierge, de Florent Bouhours, paru en 1888, raconte l'histoire d'un jeune tombant sous l'influence de 2 franc-maçon, il fut une des meilleures ventes à l'époque[91].
  • Le roman Le Juif franc-maçon, de l'abbé Henri Desportes, paru en 1890, raconte l'histoire d'un franc-maçon juif régnant sur tout un village, il fut également meilleures ventes à l'époque[91].
  • Le roman Le Péril franc-maçon et le péril juif, paru en 1895 de Georges Romain, pseudonyme de Georges Kestler[91].
  • L'antimaçonnisme fait partie de la trame du roman d'Umberto Eco, Le Cimetière de Prague.

Théoriciens de l'antimaçonnisme[modifier | modifier le code]

Théoriciens de l'antimaçonnisme
Siècle Image Nom Orientation idéologique Type de théories sur la maçonnerie Ouvrage principal
XVIIIe siècle Augustin Barruel Augustin Barruel Jésuite Conspiration politique
Infiltration par les Illuminés de Bavière
Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme
XVIIIe siècle John Robison.png John Robison Franc-maçon Conspiration politique
Infiltration par les Illuminés de Bavière
Preuves d'une conspiration contre toutes les religions et gouvernements d'Europe
XIXe siècle Léo Taxil Léo Taxil Humoriste Conspiration religieuse Le Diable au XIXe siècle
XXe siècle Nesta Webster Nesta Webster Nationaliste Conspiration mondiale World revolution. The plot against civilization
XXe siècle William Guy Carr Catholique[réf. nécessaire] Conspiration mondiale Pawns in the game
XXe siècle Walton Hannah Catholique Influence contre-religieuse Darkness Visible : A Christian Appraisal of Freemasonry
XXe siècle Stephen Knight Société civile Conspiration politique The Brotherhood:The Explosive Expose of the Secret World of the Freemasons

Personnalités antimaçonniques[modifier | modifier le code]

Événements antimaçonniques[modifier | modifier le code]

Organisations antimaçonniques[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. "Vous manquez cruellement du devoir de réserve que vous devez respecter et vous n'êtes pas sans savoir que parmi nos membres plusieurs d'entre eux appartiennent à des loges maçonniques. À notre connaissance il n'y a rien de déshonorant à être franc-maçon d'autant plus que ce genre d'activités est plus ouvert qu'il y a quelques années", cité dans Noyautées par les francs-maçons?, Genève Home Informations, 25-26 février 2004
  2. Il s'agit d'un ouvrage intitulé Le Mystère de Léo Taxil et la vraie Diana Vaughan, publié en 1930 par la Revue internationale des sociétés secrètes (RISS) en 1930, dont l'existence est mentionnée par Jack Chaboud in La Franc-maçonnerie, Librio, p. 36
  3. selon l'article de C.LAYIKTEZ Freemasonry in islamic world

Références[modifier | modifier le code]

  1. *Alain Bernheim, Une certaine idée de la franc-maçonnerie, Dervy,‎ 2008 (ISBN 9782844545640) p. 285-305
  2. L’Histoire, 2001, p. 70.
  3. Michel Cugnet, Qui se cache derrière la franc-maçonnerie ?, les éditions de l'Hèbe, p. 65
  4. Henri Bernard, La Ligue de l'enseignement : histoire d'une conspiration maçonnique à Montréal, Notre-Dame-des-Neiges-Ouest, 1903 (p. xiii)
  5. Desjardins, Rita (2001) Ces médecins montréalais en marge de l'orthodoxie. Canadian Bulletin of Medical History / Bulletin canadien d'histoire de la médecine, 18 (2). p. 334. ISSN 08232105
  6. Voir : À bas la haine, Adrien Arcand, 1965.
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  8. José A. Ferrer-Benimeli Université de Saragosse, La franc-maçonnerie face aux dictatures L’Obsession Antimaçonnique des totalitarismes La Franc-Maçonnerie face auxdictatures
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  11. Texte sur le site du Vatican
  12. Christian Jacq, La franc-maçonnerie, Robert Laffont, 1975, p. 213
  13. Ghislaine Ottenheimer et Renaud Lecadre : Les Frères invisibles, Albin Michel, 2001, p. 77
  14. Ghislaine Ottenheimer et Renaud Lecadre, Les Frères invisibles, 2002.
  15. Georges Virebeau (Henry Coston), Prélats et francs-maçons, P.H.C., 1978, p. 48-49 (ouvrage auto-édité)
  16. (L’Histoire, 2001, p. 71.)
  17. Archives
  18. Éric Montgolfier, le devoir de déplaire
  19. Bernard Mery : les nouveaux parrains, interview au journal français Rivarol (revue), par Jérôme Bourbon
  20. 26 février 2003, Nouvelle de l'Agence France-Presse
  21. Commentaires sur l'arrêt de la Cour d’appel de Versailles par Bernard Méry sur son site.
  22. Christian Cotten, Mafia ou Démocratie
  23. Me Bernard MÉRY Les dessous de l'affaire..., extraits du livre de Christian Cotten, Mafia ou Démocratie
  24. Enregistrement de l'émission sur Youtube
  25. Alec Mellor, Dictionnaire de la Franc-maçonnerie et des francs-maçons, page 65, Belfond 2005, ISBN 2-7144-4158-0
  26. "House of Commons Hansard Written Answers for 21 Jul 2005 (pt 69) ", Royaume-Uni House of Commons, 21 juillet 2005, (en) accédé le 2 octobre 2007
  27. Encyclopédie de la franc-maçonnerie, Le Livre de poche, article "Antimaçonnisme", p. 39
  28. Les Frères invisibles, p. 419
  29. Georges Virebeau (Henry Coston), Prélats et francs-maçons, P.H.C., 1978, p. 57
  30. "Saddam to be formally charged", The Washington Times, 2004, retrieved March 1, 2006
  31. Amnesty International
  32. (it) Chiesa Viva, A Paolo VI un monumento massonico
  33. (it) VareseNews, Al Sacro Monte un monumento massonico e satanico, 07/06/2007
  34. (it) Le catene di Giove
  35. [Masonic activities banned in Jordan, ArabicNews, Sep 6/99]
  36. Article sur le Hamas
  37. a, b et c Encyclopédie de la franc-maçonnerie ; article Russie XIXe siècle, Le Livre de poche, p. 774 et 775
  38. http://www.helsinki.org.yu/authors_singletext.php?lang=sr&idteksta=340
  39. Plaquette "Le Genevois, journal radical", Radicaux, francs-maçons et vieux-grenadiers, p. 31, par Bernard Cuénod, août 2005
  40. Encyclopédie de la franc-maçonnerie, Le Livre de poche, article "Russie, XIXe siècle", p. 838
  41. Zurich's freemasons go public, Katalin Fekete, 10.12.2004, consulté le 16.3.2008
  42. a et b Appel-au-Peuple
  43. Gerhard Ulrich, Martyre, www.swissjustice.net
  44. Élection complémentaire dans le canton de Vaud
  45. Site internet de M-É. Burdet
  46. Règles fondamentales pour préserver l'État de Droit et la Démocratie, lors d'élections ...
  47. "Projet pour deux initiatives"
  48. a et b la résistance aux corruptions
  49. Coup de barre à droite - L'Express
  50. Noyautées par les francs-maçons?, Genève Home Informations, 25-26 février 2004
  51. cité dans Noyautées par les francs-maçons ?, Genève Home Informations, 25-26 février 2004
  52. Osservatore Romano, traduction : La documentation catholique, 5 mai 1985
  53. Par exemple certains groupes proches de la Fraternité Saint Pie X
  54. http://www.golias.fr/spip.php?article1330 Église/Franc-maçonnerie : le retour des vieux démons, 9 mars 2007.
  55. Christopher Hodapp, Freemasons for Dummies, Wiley Publishing Inc., Indianapolis, 2005, p. 85, sec. « Hitler and the Nazi ».
  56. Dominique Rossignol, Vichy et les Francs-Maçons, J.C. Lattès, Paris, 1981
  57. The True Story Behind This Beloved Emblem of the Craft in Germany (en), consulté 28/08/2007
  58. Texte «les Cahiers Communistes» du 25 novembre 1922.
  59. texte extraite des «Quatre Premiers congrès de l'I.C.» [p. 195-198, republié en russe et en anglais dans «Les Cinq premières années de l'I.C.»., 2 décembre 1922
  60. Histoire de la Franc-maçonnerie Française, chapitre: La Franc-maçonnerie chez Elle]
  61. http://www.lesquotidiennes.com/moeurs/pol%C3%A9mique-apr%C3%A8s-quotl039initiation-sauvagequot-d039une-femme-au-grand-orient-de-france.html Le Matin (Suisse), Polémique après "l'initiation sauvage" d'une femme au Grand Orient de France, 1.7.2008, liens sur le site de l'éditeur du Matin, Edipresse
  62. Site de Swiss corruption
  63. Justice
  64. La Franc-maçonnerie, une secte pas comme les autres ?
  65. DENONCIATION.com : Franc maçonnerie, Franc maçon : dénonciation civique.
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  90. Encyclopédie de la franc-maçonnerie, Le Livre de poche, article "Antimaçonnisme", p. 38
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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) David Icke, The Biggest Secret: The Book That Will Change the World, Bridge of Love Publications,‎ 1999 (ISBN 0-9526147-6-6)
  • Alain Dierkens (éd.), Les courants antimaçonniques hier et aujourd'hui, Université de Bruxelles, collection « Problèmes d'histoire des religions », 1993, (ISBN 978-2800410753).

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