Victimisation

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La victimisation est le fait d'être considéré comme étant particulièrement sensible à devenir victime d'un acte ou d'un phénomène donné (agression, terrorisme, catastrophe naturelle, racisme, rejet social, etc.). Par extension, le terme désigne la tendance à conférer aux victimes un statut social et une attention exagérée, proche de la sacralisation.

Sociologie[modifier | modifier le code]

De nombreuses associations de victimes (Aide aux parents d'enfants victimes, SOS-Attentats,...) ont permis en France de faire évoluer la législation, afin qu'elle leur soit plus favorable. Le statut de victime est considéré par ces associations comme temporaire, le but de leurs actions devant permettre à la victime de se reconstruire. Dans le cas contraire, il peut se présenter des risques de dérives.

Lorsque la victimisation devient trop importante dans une société, la victime gagne un statut social prestigieux, proche du sacré[réf. nécessaire]. La perversité du phénomène réside dans l'attrait que suscite alors ce statut, ce qui mène à des dérives dangereuses [non neutre] comme de fausses accusations d'agressions faites par des personnes souhaitant y accéder (par exemple, toujours en France, la fausse agression antisémite dans le RER parisien en juillet 2004, ou les mensonges de la principale accusée dans l'affaire d'Outreau en juin 2004).

Par ailleurs, une personne peut se considérer comme victime de cause extérieures à soi (rejet social, etc.) afin de ne pas avoir à assumer ses propres échecs de vie. Aux États-Unis, à la fin des années 90, est apparu un phénomène dit de faux souvenirs induits : des personnes, aidées voir manipulées par quelques psychanalystes peu scrupuleux, se sont « souvenus » d'abus sexuels dans leur enfance qu'ils auraient refoulés - souvenirs qui se sont finalement révélés entièrement faux[réf. souhaitée].

Psychologie[modifier | modifier le code]

Dans les cas pathologiques extrêmes, la victimisation peut être associée à des troubles psychologiques comme la paranoïa.

Un des dangers de la sacralisation de la victime est qu'elle empêche à la personne concernée de sortir de cet état psychologique de victime. Par exemple, dans les cas de victimes d'agressions sexuelles, il est souvent entendu dire que les dommages subis sont irréparables et définitifs - position jugée dangereuse par certains professionnels car elle n'encourage pas la victime à effectuer un travail sur soi afin de sortir de cet état et retrouver une vie normale[réf. souhaitée].

Aussi, la victimisation peut, dans certain cas comporter un comportement malsain, abusif, conscient ou non, répétitif, où la personne s’en sert comme un moyen pour obtenir, avec manipulation, un avantage sur un autre en utilisant l’image d’une fausse victime, utilisant l’autorité en place et/ou l’approbation de son entourage qu’elle utilise pour obtenir quelque chose et parvenir à ses fins [pas clair].

Auto-victimisation[modifier | modifier le code]

L'auto-victimisation est la conception d'une victimisation dans un voisinage pour une variété de raisons, telles que justifier l'abus d'autres voisins, la manipulation par les autres, ou par un besoin d'attention.

Politique[modifier | modifier le code]

La victimisation est aussi utilisée comme arme médiatique en politique, par exemple en se déclarant victime de diabolisation[réf. nécessaire].

Typologie[modifier | modifier le code]

La victimologie distingue deux types de victimisation[réf. souhaitée] :

  • La victimisation primaire qui englobe les conséquences directes d'un acte
  • La victimisation secondaire applicable lorsque des conséquences négatives découlent du traitement de la victime par les autorités, c'est le cas par exemple lorsque la victime n'arrive pas à se faire reconnaître en tant que tel (i.e. traitement judiciaire d'une éventuelle plainte)

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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