Spécisme

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On appelle spécisme (du mot speciesism, en anglais) la discrimination fondée sur le critère d’espèce. Le spécisme conduit à accorder moins d’importance aux intérêts des animaux non humains par rapport à ceux des humains. On peut aussi ranger sous ce terme la préférence pour certains animaux (les animaux de compagnie) par rapport à d’autres (les animaux d’élevage) qui conduit par exemple à manger du cochon mais pas du chien.

Ce mot a été forgé au début des années 1970 par analogie au racisme (discrimination arbitraire fondée sur la notion race) et au sexisme (discrimination fondée sur le sexe). Il a été popularisé à la fois par des universitaires réfléchissant au statut moral des animaux et par des militants animalistes. Les opposants au spécisme, les antispécistes, soutiennent que l’espèce n’a en tant que telle aucune pertinence morale. Les spécistes soutiennent le contraire, sur différentes base (religieuse, anthropocentrique...). Certains défendent explicitement la discrimination spéciste au motif que nous devons faire preuve de loyauté envers les membres de notre espèce. D’autres affirment qu’il existe des différences moralement pertinentes entre les humains et les animaux, comme le langage ou l'autonomie. Enfin, certaines religions affirment que les humains sont supérieurs aux animaux car possédant une âme ou ayant été créés à l’image de Dieu, et que Dieu a donné aux humains le droit de dominer les animaux.

Origine du terme[modifier | modifier le code]

Le spécisme est fort ancien. Paul Waldau écrit qu’on a traditionnellement justifié de ne pas prendre en compte, ou secondairement en compte, les intérêts des animaux non-humains par le fait qu’ils existeraient pour notre usage ; Aristote l’affirma au 4e siècle avant J.-C., tout comme Ciréron au 1er siècle ap. J.-C., et les auteurs chrétiens par la suite.

Richard Ryder forgea le terme "spécisme" en 1970.

Le terme “spécisme” et l’idée corrélative qu’il s’agissait d’un préjugé est apparu en 1970 dans un pamphlet du psychologue Richard Ryder intitulé Speciesism. Ryder avait écrit au Daily Telegraph en avril et mai 1969 trois lettres critiquant l’expérimentation animale, fondées sur des incidents qu’il avait observés dans des laboratoires. Par la suite il rejoignit un groupe d’intellectuels et d’écrivains à Oxford connu aujourd’hui sous le nom de “groupe d’Oxford”, qui remettait en cause le statut et le traitement des animaux. L’une des activités de ce groupe était d’écrire et de distribuer des pamphlets, tel que “Speciesism”, sur l’expérimentation animale.

Ryder explique dans son article que :

« Depuis Darwin, les scientifiques admettent qu’il n’y a aucune différence essentielle “magique” entre les humains et les autres animaux, biologiquement parlant. Pourquoi, dès lors, faisons-nous moralement une distinction radicale ? Si tous les organismes sont sur un seul continuum biologique, nous devrions aussi être sur ce même continuum. »

Il écrivit que, au même moment au Royaume-Uni, 5 millions d’animaux étaient utilisés chaque année pour l’expérimentation, et que cette façon de tirer bénéfice, pour notre propre espèce, de mauvais traitements infligés aux autres n’est rien d’autre que du spécisme et, en tant que tel, n’est qu’un argument émotionnel égoïste plutôt qu’un argument rationnel.

Ryder réemploya le terme dans “Expérimentations sur les animaux” dans Animals, Men and Morals (1971), un recueil d’essais sur les droits des animaux édité par trois autres membres du groupe d’Oxford, Stanley et Roslind Godlovitch et John Harris. Il y écrit :

« Les mots “race” et “espèce” sont des termes aussi vagues l’un que l’autre que l’on utilise pour classifier les êtres vivants principalement sur la base de leur apparence. On peut faire une analogie entre les deux. La discrimination sur la base de la race, bien que tolérée presque universellement il y a deux siècles, est maintenant largement condamnée. De la même façon, il se pourrait qu’un jour les esprits éclairés abhorreront le spécisme comme ils détestent aujourd’hui le racisme. L’illogisme dans ces deux formes de préjugés est du même type. Si nous acceptons comme moralement inacceptable de faire souffrir délibérément des êtres humains innocents, alors il est logique de trouver inacceptable de faire souffrir délibérément des êtres innocents d’autres espèces. Le temps est venu d’agir selon cette logique ».

En français, le terme "espécisme" est parfois employé (Pascal Picq (anthropologue français) dans Il était une fois la paléoanthropologie, ou encore Jean-Yves Goffi dans Le philosophe et ses Animaux).

Diffusion de l’idée[modifier | modifier le code]

Peter Singer popularisa le concept de spécisme dans Animal Liberation (1975).

L’idée fut popularisée par le philosophe australien Peter Singer (qui a connu Ryder a Oxford) dans La libération animale (1975). Singer explique que le spécisme viole le principe d’égale considération des intérêts, qui découle du principe énoncé par Jeremy Bentham : “chacun compte pour un, et personne pour plus d’un”. Bien qu’il puisse y avoir de nombreuses différences entre les humains et les animaux non humains, nous partageons avec eux la capacité de souffrir. Aussi, dans la délibération morale, nous devons accorder le même poids à deux souffrances similaires, quel que soit l’individu qui souffre. Une théorie morale qui conduirait à traiter de façon dissemblable deux cas semblables ne serait pas une théorie morale valable. Singer écrit dans le 1er chapitre de La libération animale :

« Les racistes violent le principe d'égalité en donnant un plus grand poids aux intérêts des membres de leur propre race quand un conflit existe entre ces intérêts et ceux de membres d'une autre race. Les sexistes violent le principe d'égalité en privilégiant les intérêts des membres de leur propre sexe. De façon similaire, les spécistes permettent aux intérêts des membres de leur propre espèce de prévaloir sur les intérêts supérieurs des membres d'autres espèces. Le schéma est le même dans chaque cas »[1].

Le terme fit son entrée dans l’Oxford English Dictionary en 1985. En 1994, l’Oxford Dictionary of Philosophy le définit ainsi :

"Par analogie avec le racisme et le sexisme, l’attitude consistant à refuser indûment le respect envers la vie, la dignité, ou les besoins d’animaux appartenant à d’autres espèces que l’espèce humaine[2].

Arguments contre le spécisme[modifier | modifier le code]

Antispécisme[modifier | modifier le code]

L’argument principal contre le spécisme se fonde sur l’idée que l’appartenance à une espèce n’a, en tant que telle, aucune pertinence morale. Comme le note Singer :

« Le défunt philosophe Robert Nozick prétendait que le fait de n'avoir encore formulé aucune théorie sur l'importance morale de l'appartenance à une espèce ne prouve rien : "Personne n'y a encore passé beaucoup de temps, parce que le problème ne paraissait pas urgent[3]. Mais trente ans après, le commentaire de Nozick prend un sens différent. Depuis, beaucoup d'auteurs ont passé du temps à essayer de défendre l'importance de l'appartenance à l'espèce. Et l'échec persistant des philosophes à produire une théorie plausible de l'importance morale de l'appartenance à l'espèce montre, avec une probabilité croissante, qu'une telle théorie est impossible »[4].

Ainsi, selon l'antispécisme (mouvement philosophique et politique opposé à la discrimination spéciste), le spécisme est une idéologie condamnable. Un mouvement de libération animale est nécessaire pour mettre un terme à l'exploitation des animaux.

Peter Singer précise dans La Libération animale :

« Je soutiens qu'il ne peut y avoir aucune raison — hormis le désir égoïste de préserver les privilèges du groupe exploiteur — de refuser d'étendre le principe fondamental d'égalité de considération des intérêts aux membres des autres espèces ».

L'égalité que prône l'antispécisme concerne les individus, et non les espèces. Les intérêts des individus (à vivre une vie heureuse, à ne pas souffrir) doivent être pris en compte de manière égale, indépendamment de l'espèce de ces individus. L'espèce peut intervenir, mais uniquement dans la mesure où il en résulte quelque caractéristique pertinente pour la détermination des intérêts. C'est pourquoi il est moins grave, écrit Singer, de donner une claque (de même intensité) à un cheval qu'à un bébé humain ; car la peau du cheval est plus épaisse que celle du bébé, et sa souffrance effective sera donc moindre.

Ainsi, les auteurs antispécistes ne prônent pas nécessairement une égalité de traitement ou une égalité des droits[5] ; tout comme il serait absurde d'accorder (en l'état actuel des techniques biologiques) à un homme le droit à l'avortement, il est absurde d'accorder à une poule le droit de fréquenter l'université. Les différences de traitement ou de droits ne sont cependant justifiables qu'en fonction de caractéristiques individuelles, et non collectives. Si le mal qu'il y a à tuer un être dépend de la capacité qu'a cet être à se projeter dans l'avenir (thèse que défend Singer), il est plus grave de tuer un être humain adulte normal que de tuer une vache ; mais il est plus grave aussi de tuer une vache, qui possède cette capacité à un certain niveau, que de tuer un nouveau-né humain, qui ne la possède presque pas (en pratique, il est nécessaire de tenir compte aussi de la douleur éventuelle causée aux parents et aux proches, dans un cas comme dans l'autre).

L'antispécisme n'implique aucun discours sur les intérêts des espèces ; il n'apparaît pas du tout évident qu'une espèce, entité collective, ait en tant que telle un intérêt quel qu'il soit, y compris un intérêt à survivre. Ce sont les individus composant une espèce qui ont des intérêts.

Peter Singer est utilitariste, mais d'autres auteurs antispécistes rejettent l'utilitarisme, et se fondent sur des théories éthiques d'inspiration plus kantienne (Tom Regan, en particulier), et mettent en avant les droits des animaux. Paola Cavalieri, dans son article Combien les animaux comptent-ils ?[6], énumère cinq positions morales qui remettent en question la discrimination spéciste. De façon générale, cette remise en cause est principalement négative : quels que soient les fondements que l'on se donne pour une éthique, l'espèce, étant une simple caractéristique biologique, ne peut être une caractéristique pertinente, affirme-t-elle.

Biologie et théorie de l'évolution[modifier | modifier le code]

La théorie de l'évolution infirme l'idée selon laquelle les humains auraient une essence ou une nature spéciale et différente des autres animaux[7]. Plus généralement, la biologie nous apprend que la notion d'espèce est à la fois pauvre et floue : elle ne désigne qu'un pool génétique (un ensemble d'individus plus ou moins interféconds à un instant t)[8]. Toute conception essentialiste de l'espèce est donc scientifiquement infondée.

Dans La descendance de l'homme, Darwin affirmait qu'il n'y avait qu'une différence de degré, et non de nature, entre les humains et les autres mammifères, tant au plan physique que mental.

« Néanmoins la différence entre l'esprit de l'Homme et celui des animaux supérieurs, aussi grande soit-elle, est certainement une différence de degré et non de nature. Nous avons vu que les sentiments et les intuitions, les diverses émotions et facultés, tels que l'amour, la mémoire, l'attention, la curiosité, l'imitation, la raison etc., dont l'Homme se fait gloire, peuvent se trouver à l'état naissant, ou même parfois bien développé, chez les animaux inférieurs »[9].

Le biologiste de l'évolution Richard Dawkins critique le spécisme dans L'horloger aveugle (1986) et The God Dellusion (2006) (Pour en finir avec Dieu) sur la base de la théorie de l'évolution. Il compare les attitudes racistes du passé avec les attitudes spécistes actuelles. Dans un chapitre de L'horloger aveugle, intitulé "Le seul vrai arbre de la vie", il explique que la distinction que nous opérons entre les espèces n'est due qu'au fait que les formes intermédiaires sont mortes. Les êtres intermédiaires entre les humains et les chimpanzés, par exemple, sont tout simplement nos ancêtres et les leurs jusqu'à l'ancêtre commun entre nos deux espèces. C'est parce que nous n'avons pas sous les yeux ces êtres intermédiaires que nous pouvons raisonner selon un "esprit discontinuiste" (discontinuous mind) et pratiquer un "double standard" moral : par exemple condamner, au nom de la morale chrétienne, l'avortement d'une seule cellule œuf humaine tout en acceptant la vivisection d'un grand nombre de chimpanzés adultes intelligents.

Au cours d'une discussion avec Peter Singer en 2007, Richard Dawkins avoue qu'il continue de manger de la viande et dit : "C'est un peu la position qu'avaient beaucoup de gens il y a 200 ans à propos de l'esclavage. Beaucoup se sentaient mal à l'aise mais continuaient de le pratiquer"[10].

Le philosophe James Rachels estime que la théorie de l'évolution a pour implication éthique d'abandonner la morale traditionnelle, fondée sur la religion et l'essentialisme, et d'adopter une éthique fondée sur l'individualisme moral :

« Selon cette approche, la façon dont un individu doit être traité est déterminée, non pas en considérant son appartenance de groupe, mais en considérant ses propres caractères particuliers. Si A doit être traité différemment de B, la justification doit reposer sur les caractéristiques individuelles de A et sur les caractéristiques individuelles de B. On ne peut justifier de les traiter différemment en faisant valoir que l'un ou l'autre est membre d'un groupe privilégié »[11].

Arguments en faveur du spécisme[modifier | modifier le code]

Les arguments en faveur du spécisme se fondent principalement sur des croyances religieuses, des conceptions philosophiques anthropocentriques et le concept de loyauté au groupe (ici l'espèce).

Arguments religieux[modifier | modifier le code]

Certaines traditions religieuses affirment que les animaux ont été créés à l’usage de l’Homme, et qu’à l’inverse les humains sont des créatures spéciales. Par exemple, les religions abrahamiques enseignent que l’Homme a été créé à l’image et à la ressemblance de Dieu, contrairement aux animaux qui ont été créés pour servir l’Homme.

« Puis Dieu dit: "Faisons l'homme à notre image, selon notre ressemblance, et qu'il domine sur les poissons de la mer et sur les oiseaux du ciel, sur le bétail, sur toute la terre, et sur tous les reptiles qui rampent sur la terre". (Genèse 1:26) »

Bien que le bouddhisme reconnaisse aux animaux un statut moral d’êtres sensibles et bien que Bouddha ait prôné le végétarisme[12], le bouddhisme procède à une hiérarchie des êtres, certains étant plus avancés que d’autres dans le cycle des réincarnations[13]. Les animaux peuvent se réincarner en êtres humains, les humains peuvent être rétrogradés en animaux dans leur prochaine vie s’ils se sont mal comportés, et seuls les humains peuvent atteindre directement l’illumination (les animaux devant d’abord se réincarner en humains). Voir Réincarnation dans le bouddhisme.

On retrouve cette conception de progression dans les réincarnations dans l'hindouisme. Certains hindous sont végétariens, avec un profond respect pour les vaches en particulier (représentant la terre/mère, la figure centrale)[14].

Anthropocentrisme[modifier | modifier le code]

La défense philosophique du spécisme est l’anthropocentrisme. Elle se fonde sur l’idée que les humains, et les humains seuls, possèdent des capacités mentales moralement pertinentes, comme la raison, le langage, l’autonomie, l’intelligence, etc. Traditionnellement, depuis Aristote, il s’agit de la raison, de la conscience de soi et de la capacité à agir moralement qui sont considérées comme exclusives à l'espèce humaine.

Les auteurs antispécistes répondent à la conception anthropocentrique de l’éthique de trois façons[15]:

  1. Il n’y a pas toujours de lien logique entre la capacité en question et le statut moral. Par exemple, ils s'interrogent sur la raison pertinente qui ferait accorder moins d’importance aux intérêts, aux droits, à la dignité d’un individu au motif qu’il est moins intelligent qu’un autre. Ils considèrent que la souffrance d’un être ne devrait pas être ignorée au motif qu’il n’est pas un agent moral.
  2. L’éthologie nous apprend que de nombreux animaux possèdent, à des degrés divers, les capacités en question. Les primates, par exemple, sont des individus sociaux intelligents, doté d’une vaste gamme d’émotions, ayant une conscience de soi. Ils sont capables de comprendre la réciprocité, l’équité, et d’agir selon des motivations morales ou proto-morales (empathie, sympathie, sollicitude)[16]
  3. Il existe des humains qui sont dépourvus de ces capacités, ou les possèdent à un degré moindre que certains animaux, tels que les nouveaux-nés, les handicapés mentaux profonds, les séniles. Il s'agit de l’argument des cas marginaux, qui consiste à soutenir que si nous accordons de la considération morale à ces humains, la même considération morale doit être accordée aux animaux non humains dotés des mêmes capacités ou de capacités supérieures. 

Ces trois points permettent ainsi d'ouvrir un débat sur le positionnement anthropocentrique. On peut par exemple penser au cycle de l'élévation de David Brin qui introduit un monde où les chimpanzés, les dauphins, les gorilles et les chiens sont reconnus comme des êtres conscients doués d'autonomie et égaux aux humains (dans les limites de l'oeuvre de fiction).

La préférence pour le groupe[modifier | modifier le code]

Plusieurs auteurs[17] ont affirmé que les humains ont un devoir de préférence envers leur espèce et que ce devoir fondait le spécisme.

Singer a répondu[18] à cet argument qu’en toute logique cette préférence envers le groupe s'applique à tous les groupes auxquels nous appartenons : le groupe ethnique, la caste, le sexe, la nation, etc., et qu’en conséquence si nous acceptions l’argument de la préférence envers le groupe, nous devrions accepter qu’un individu pratique, voire ait le devoir de pratiquer, des discriminations en faveur de son propre sexe, groupe ethnique, groupe religieux, etc. nous devrions alors accepter et encourager le népotisme, le tribalisme, le nationalisme, etc. Le principe de préférence envers le groupe "espèce humaine" serait donc contraire au principe d'égale considération des intérêts défendu par Singer et contraire à l'universalisme (qui inspire par exemple la Déclaration universelle des droits de l'homme).

Films abordant le sujet du spécisme[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Peter Singer, La libération animale, Payot, 2012, p. 76-77
  2. Blackburn (1994), p. 358
  3. R. Nozick, "About Mammals and People", The New York Times Book Review, 27 novembre 1983
  4. P. Singer, Comment vivre avec les animaux, p. 109-110
  5. Voir J-B. Jangène-Vilmer (2008) chapitre 3.
  6. Paola Cavalieri, « Combien les animaux comptent-ils ? », http://www.cahiers-antispecistes.org,‎ jan 1992 (consulté le 4 oct 2012)
  7. Voir Rachels (1990)
  8. http://www.cahiers-antispecistes.org/spip.php?article81
  9. Darwin, La Filiation de l'homme et la sélection liée au sexe, 1871- Chap 4
  10. https://www.youtube.com/watch?v=GYYNY2oKVWU
  11. http://www.cahiers-antispecistes.org/spip.php?article111
  12. Dans le Mahâyâna Mahaparinirvana, le Bouddha déclare que "La consommation de viande éteint le germe de la suprême compassion". Voir Phelps, Norm (2004)
  13. Waldau, Paul (2001). The Specter of Speciesism: Buddhist and Christian Views of Animals. Oxford University Press, p. 5, 23–29.
  14. Waldau, 2001
  15. Voir Singer (1975), Regan (2004), Rachels (1990, 1998), Dombrowski (1997), Sapontzis (1987)
  16. F. de Waals, L’Âge de l’empathie. Paris: Éditions Les Liens qui libèrent, 2010
  17. Comme Nozick (1983) ou R. Posner dans Sunstein et Naussbaum (2004)
  18. P. Singer, Comment vivre avec les animaux ?, 2004, p. 108-109

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

En français[modifier | modifier le code]

  • Les Cahiers antispécistes, «revue de réflexion et d'action pour l'égalité animale». Paraît depuis 1991. Textes disponibles sur le site web.
  • Tom Regan, Les droits des animaux, 2013
  • James Rachels, "Darwin, espèce et éthique", Cahiers antispécistes n°15-16 (1998)
  • Peter Singer, La libération animale, Payot, 2012
  • Peter Singer, Comment vivre avec les animaux ?, Empêcheurs de penser en rond, 2004
  • Peter Singer, L'égalité animale expliquée aux humain-es, Tahin Party, 2000. Disponible en téléchargement sur le site de l'éditeur. Il s'agit d'un résumé des thèses de La libération animale.
  • J-B. Jangène-Vilmer, Éthique animale, PUF, 2008
  • J-B. Jangène-Vilmer, L'éthique animale, Que sais-je ?, PUF, 2011

En anglais[modifier | modifier le code]

  • Bekoff, Marc (2 April 2012). "The Superior Human? Who Do We Think We Are?", Psychology Today.
  • Best, Steven (2 April 2012). "Now Online! Debut of New Anti-Speciesist Film, The Superior Human?", drstevebest.wordpress.com.
  • Blackburn, Simon (1994). "Speciesism", Oxford Dictionary of Philosophy. Oxford University Press.
  • Cohen, Carl. (1986). "The case for the use of animals in biomedical research", The New England Journal of Medicine, Vol. 315, No. 14.
  • Cohen, Carl and Regan, Tom (2001). The Animal Rights Debate. Rowman & Littlefield Publishers.
  • Diamond, Cora (2004). "Eating Meat and Eating People", in Cass Sunstein and Martha Nussbaum. Animal Rights: Current Debates and New Directions. Oxford University Press.
  • Daniel Dombrowski, Babies and Beasrs : the argument from marginal cases, University of Illinois Press, 1997
  • Frey, R. G. (1983). Rights, Killing and Suffering. Blackwell.
  • Graft, D. (1997). "Against strong speciesism", Journal of Applied Philosophy, Vol.14, No. 2.
  • Gray, J. A. (1990). "In defense of speciesism", Behavioral and Brain Sciences, Vol. 13 No. 1.
  • Karcher, Karin (2009) [1998]. "Great Ape Project", in Marc Bekoff. Encyclopedia of Animal Rights and Animal Welfare. Greenwood.
  • Lafollette, Hugh and Shanks, Niall. "The Origin of Speciesism", Philosophy, Vol. 71, No. 275 (Jan., 1996), p. 41-61; courtesy link.
  • Lee, Richard B. and Daly, Richard Heywood. The Cambridge Encyclopedia of Hunters and Gatherers.
  • Noddings, Nel (Winter 1991). "Comment on Donovan's 'Animal Rights and Feminist Theory'", Signs, Vol. 16, No. 2, p. 418-422.
  • Robert Nozick « About Mammals and People », The New York Times Book Review, 27 novembre 1983, p. 29.
  • Perry, Constance K. (June 2001). "A Compassionate Autonomy Alternative to Speciesism", Theoretical Medicine and Bioethics, Volume 22, Number 3.
  • Phelps, Norm. (2004). The Great Compassion: Buddhism and Animal Rights. Lantern Books.
  • Ryder, Richard D. (1971). "Experiments on Animals", in Stanley and Roslind Godlovitch and John Harris. Animals, Men and Morals. Victor Gollanz, p. 41–82.
  • James Rachels, Created from animals, 1990
  • Ryder, Richard D. (2000) [1989]. Animal Revolution. Berg.
  • Ryder, Richard D. (2009) [1998]. "Speciesism", in Marc Bekoff. Encyclopedia of Animal Rights and Animal Welfare. Greenwood.
  • Ryder, Richard D. (2010). "Speciesism Again: The Original Leaflet", Critical Society, Spring, Issue 2.
  • Scully, Matthew (2003). Dominion: The Power of Man, the Suffering of Animals, and the Call to Mercy. St. Martin's Griffin.
  • Steve Sapontzis, Morals, Reason, and Animals. Temple University Press, 1987
  • Cass Sunstein et Martha Nussbaum, Animal Rights : current debate and new directions, 2004
  • Waldau, Paul (2001). The Specter of Speciesism: Buddhist and Christian Views of Animals. Oxford University Press, p. 5, 23–29.
  • Waldau, Paul (2009) [1998]. "Speciesism: Historical Views", in Marc Bekoff. Encyclopedia of Animal Rights and Animal Welfare. Greenwood.
  • Wise, Steven M. (2004). "Animal Rights, One Step at a Time", in Cass Sunstein and Martha Nussbaum. Animal Rights: Current Debates and New Directions. Oxford University Press.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]