Plafond de verre

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Plafond.

Le plafond de verre (de l'anglais glass ceiling) est une expression apparue aux États-Unis à la fin des années 1970. Elle reprend une notion présente dans le film d'Elia Kazan, Le Mur invisible (1947). Elle s'est fait connaître en 1986 à la suite d'un article publié dans le Wall Street Journal ; elle désigne le fait que, dans une structure hiérarchique, les niveaux supérieurs ne sont pas accessibles à certaines catégories de personnes. Bien que dans cet article, l'expression était utilisée pour souligner la difficulté d'accès des femmes aux postes supérieurs, elle est utilisée depuis pour d'autres catégories de personnes. Cette expression est maintenant répandue pour désigner tout cas où un individu est confronté à un réseau de pouvoir tacite, implicite, voire occulte, qui l'écarte d'un niveau de pouvoir ou de rémunération ou hiérarchique auquel il pourrait prétendre.

Exemples dans le monde[modifier | modifier le code]

  • Pour les chercheuses du CNRS, les critères d'évaluation pour une ascension hiérarchique semblent seulement prendre en compte les travaux théoriques et les dossiers. Les tâches de gestion de groupe et la logistique sont, selon elles, à intégrer dans lesdits critères[1].
  • La firme Ernst & Young au Canada remarqua en 2003 que 50 à 60 % de leurs professionnels de niveau junior étaient des femmes. Au niveau supérieur (dit associé), ce pourcentage descendait à 16 %[2].
  • L'étude de la composition des conseils d'administration des entreprises du CAC 40 démontre en outre qu'en 2013 les femmes ne représentent que 27% des représentants des conseils d'administration[3].
  • Aux États-Unis, en 2009, 17 % des sièges parlementaires (75 sur 435) et 14 % des postes de gouverneur (7 sur 50) étaient occupés par des femmes. Les États-Unis n'ont pas encore élu de femme à la tête de leur gouvernement[4]. La première femme candidate à la vice-présidence dans un grand parti fut Geraldine Ferraro en 1984.

Les militantes du groupe La Barbe « remettent en cause le plafond de verre qui cantonne les femmes, et même les plus brillantes, à des positions subalternes »[7].

On peut aussi considérer la discrimination cachée envers les personnes issues de la "diversité", ou encore les handicapés.

Dans l'entreprise, le plafond de verre peut prendre des formes diverses : notamment le diplôme d'origine (grandes écoles contre université, telle grande école réputée contre d'autres grandes écoles), appartenance à un cercle, à une obédience ou loge ou encore un parti politique.

Le plafond de verre peut être très localisé, un corporatisme, un cercle d'ami régionaux, être de la bonne vallée, etc.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

  • Le plafond de Terre ou mur visible. Expression utilisée pour la première fois le 9 février 2014 par Reine Essobmadje sur le plateau de Scènes de Presse, émission de débat en direct sur le CRTV chaine nationale camerounaise dans le cadre d'une émission relative aux obstacles socio-professionnels des jeunes.

Le plafond de terre est ce mur visible qui empêche l'insertion des jeunes dans une société vieillissante et empêche à l'Afrique de tirer le meilleur avantage du dividende démographique. Il s'agit d'un ensemble d'obstacles connus et reconnus socialement qui inhibent l'accès à l'emploi et accroissent le chômage des jeunes. Ces obstacles étant essentiellement liés à l'âge (d'où l'expression populaire " attends ton tour" ), au milieu social, aux réseaux et aux cumuls de postes des plus âgés qui restent de surcroit très longtemps aux affaires.

  • Principe de Dilbert : c'est grâce au plafond de verre que les compétents restent à un poste productif, et que le travail s'effectue.

Notes et références[modifier | modifier le code]