Plafond de verre
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Le plafond de verre (de l'anglais glass ceiling) est une expression apparue aux États-Unis à la fin des années 1970. Elle reprend une notion présente dans le film d'Elia Kazan, Le Mur invisible (1947). Elle s'est fait connaître en 1986 suite à un article publié dans le Wall Street Journal ; elle désigne le fait que, dans une structure hiérarchique, les niveaux supérieurs ne sont pas accessibles à certaines catégories de personnes. Bien que dans cet article, l'expression était utilisée pour souligner la difficulté d'accès des femmes aux postes supérieurs, elle est utilisée depuis pour d'autres catégories de personnes.
Exemples dans le monde [modifier]
- Pour les chercheuses du CNRS, les critères d'évaluation pour une ascension hiérarchique semblent seulement prendre en compte les travaux théoriques et les dossiers. Les tâches de gestion de groupe et la logistique sont, selon elles, à intégrer dans lesdits critères[1].
- La firme Ernst & Young au Canada remarqua en 2003 que 50 à 60 % de leurs professionnels de niveau junior étaient des femmes. Au niveau supérieur (dit associé), ce pourcentage descendait à 16 %[2].
- Aux États-Unis, en 2009, 17 % des sièges parlementaires (75 sur 435) et 14 % des postes de gouverneur (7 sur 50) étaient occupés par des femmes. Les États-Unis n'ont pas encore élu de femme à la tête de leur gouvernement[3]. La première femme candidate à la vice-présidence dans un grand parti fut Geraldine Ferraro en 1984.
- En France, Arlette Laguiller est la première femme, en 1974, à se présenter aux élections présidentielles, 30 ans après l'ordonnance du 21 avril 1944 instaurant le droit de vote des femmes. Ségolène Royal est en 2007 la première et à ce jour (2012) unique femme à être présente au second tour de cette élection. Au total, 12 femmes ont été candidates : Arlette Laguiller (1974, 1981, 1988, 1995, 2002 et 2007), Huguette Bouchardeau (1981), Marie-France Garaud (1981), Dominique Voynet (1995, 2007), Corinne Lepage (2002), Christiane Taubira (2002), Christine Boutin (2002), Marie-George Buffet (2007), Ségolène Royal (2007), Nathalie Arthaud (2012), Eva Joly (2012) et Marine Le Pen (2012) contre 68 hommes sur la période 1947-2012. Dans le domaine de l'enseignement, Claudine Hermann a été la première femme à avoir été nommée professeur à l'École polytechnique, en 1992 [4] [5].
Les militantes du groupe La Barbe « remettent en cause le plafond de verre qui cantonne les femmes, et même les plus brillantes, à des positions subalternes »[6].
Voir aussi [modifier]
- Le film Le Plafond de verre, les défricheurs (2005) de Yamina Benguigui qui reprend l'expression dans son titre.
Notes et références [modifier]
- Les mille visages de l'inconscient, in Journal du CNRS, N°194 Mars 2006
- Salez, Nicole. Briser le "plafond de verre". ToutPourLesFemmes.com. 19 avril 2008
- Dannheisser, Ralph. Des politiciennes retracent leur chemin vers le succès. Bureau des programmes d'information internationale (IIP). 11 mars 2009
- Site de l'École Polytechnique
- Azar Khalatbari, Claudine Hermann, La cause des femmes, www.larecherche.fr
- « La Barbe… du plafond de verre, dossier par Charlotte Arce, Lilia Blaise, Quentin Molinier et Pierre Testard, 07/03/11, sur le site de nonfiction.fr, consulté le 11 /01/2013