Bien-pensance

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Le terme péjoratif bien-pensance, dérivé de l'expression bien-pensant dont il désigne l'attitude intellectuelle, est utilisé pour qualifier une forme de pensée jugée conformiste ou moraliste, en ce qu'elle adopte un point de vue qui reprend les valeurs présumées de l'ordre établi ou les idées du milieu d'appartenance. L'expression, apparue dans les années 1970, s'est particulièrement répandue dans le vocabulaire politique dans les années 2000[1].

Le terme de bien-pensance peut être utilisé pour stigmatiser ou insinuer un politiquement correct supposé de certaines catégories d'intellectuels. Il peut également désigner un environnement social aliénant dans lequel régnerait une forme de pensée unique, voire de terrorisme intellectuel. Ainsi, on ne formerait plus son raisonnement (ou ses paroles, ses actes), en fonction de la vérité ou de la logique, mais on le pervertirait en fonction d'une morale incertaine.

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Georges Bernanos, La Grande peur des bien-pensants, Grasset
  • Robert Ménard, La Censure des bien-pensants, Albin Michel
  • Jean-Marc Chardon (dir.), La Tyrannie des bien-pensants : débat pour en finir, Economica
  • Claude Javeau, La Bienpensance : Thème et variations, Critique de la raison cosmétique, Broché

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Vincent Merle, « Débattre, le mot : «Bien-pensance» », sur lepoint.fr,‎ 12 mai 2011 (consulté le 15 sept. 2012)