Apologie

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Ne doit pas être confondu avec Apologue.

Dans son sens originel, l'apologie est un genre littéraire visant à prendre la défense d'une personne ou d'une idée.

L'Apologie de Socrate est un exemple du genre, où Platon met en scène Socrate se défendant lui-même lors du procès qui déboucha sur sa condamnation à mort. Utilisée dans l'Antiquité par des orateurs et des avocats, l'apologie est aussi un moyen de réagir à des attaques publiques.

Les chrétiens y eurent recours pour défendre le christianisme contre les critiques des païens. Le plus ancien ouvrage dont nous disposons est celui présenté par Aristide à l'empereur Hadrien lors de la visite de ce dernier à Athènes en 125. Le terme "apologie" apparaît chez Tertullien qui écrit ainsi en 197 une Apologie du christianisme. Les apologistes chrétiens (Justin de Naplouse, Théophile d'Antioche, Clément d'Alexandrie...) visent par ce moyen à plusieurs buts : pas seulement la défense des communautés et de la doctrine, pas seulement la réfutation des croyances et des doctrines adverses, mais aussi la formation des fidèles, la fortification de leur foi et l'exhortation à la vertu[1].

Le terme a évolué pour désigner un écrit, un discours ou une prise de position destiné à faire l'éloge d'une personne, d'une idée ou d'une doctrine. En France, la loi sur la liberté de la presse du 29 juillet 1881 punit l'apologie des « crimes et délits, des crimes de guerre, des crimes contre l'humanité ou des crimes et délits d'intelligence avec l'ennemi »[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. B.Pouderon, op. cité.
  2. Loi n°1881-07-29 du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse

Étude[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :