2e régiment de dragons – nucléaire, biologique et chimique

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
2e régiment de dragons
Période 1556
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de terre
Type régiment de Dragons
Rôle cavalerie
Garnison Fontevraud-l'Abbaye
Ancienne dénomination Régiment d'Anguien-Cavalerie
Condé-Cavalerie
Condé-Dragons
2e Régiment de Dragons
Devise Da materiam splendescam
Donnez-moi l'occasion et je resplendirai
Inscriptions
sur l’emblème
Valmy 1792
Zurich 1799
Hohenlinden 1800
Austerlitz 1805
Iéna 1806
La Mortagne 1914
Ypres 1914
Flandres 1918
Champagne 1918
Autun 1944
Forêt-Noire 1945
AFN 1952-1962
Équipement Le VAB de reconnaissance NBC, VLRA et SDA NBC.
Guerres Première Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale
Guerre d'Algérie
Décorations Croix de guerre 1914-1918
2 palmes et 2 étoiles vermeil
Croix de guerre 1939-1945
2 palmes
Médaille des évadés fourragère croix de guerre 1914-1918 avec olive croix de guerre 1939-1945
Commandant Lieutenant-Colonel LION
Commandant historique Colonel Pierre Ismert

Le 2e régiment de dragons (ou 2e RD) est un régiment de l'arme blindée cavalerie de l'armée de terre française constitué sous la Ve République et basé à Fontevraud-l'Abbaye (Maine-et-Loire).

Depuis juillet 2005, ce régiment est spécialisé dans la défense NRBC à la suite de la fusion du 2e régiment de dragons et du groupe de défense DNRBC[1]. Il reprend les traditions du premier et se spécialise en tant que régiment de reconnaissance et dans la lutte contre les armes nucléaires, biologiques et chimiques (NBC), et dans ce cadre, dans la lutte contre le terrorisme.

Étant donné la jeunesse du régiment dans sa configuration actuelle, l'historique qui suit est en fait essentiellement celui de sa période "cavalière", avant de basculer en unité NRBC. Ce régiment est le plus ancien régiment de cavalerie de France.

Création et différentes dénominations[modifier | modifier le code]

  • 1556 : existence d'une compagnie de cavalerie de la maison de Condé
  • 1635 : création à partir de cette compagnie du régiment d'Anguien-Cavalerie (le fils aîné de la maison de Condé étant duc d'Enghien)
  • 26 décembre 1646 : renommé Condé-Cavalerie (le duc d'Enghien ayant hérité du titre de prince de Condé, le régiment changea de nom en conséquence)
  • 25 mai 1776 : renommé Condé-Dragons
  • Au 1er janvier 1791, les régiments sont renommés par ordre d'ancienneté, Condé-Dragons reçoit le numéro 2, et devient le 2e régiment de dragons
  • En 1814, le 2e régiment de dragons incorpore les 25 survivants de la Compagnie des Guide-interprètes (ancêtres des Interprètes Militaires) formée à Boulogne en 1803 en prévision de l'invasion de la Grande-Bretagne.
  • 4 décembre 1815 : dissous (par ordre du 16 juillet)
  • 29 décembre 1815 : reformé (avec les mêmes hommes et officiers), devient le régiment de dragons du Doubs (2e régiment de l'arme)
  • Années 1930 : devient une unité mécanisée (avec compagnies de side-cars, motocyclistes, et auto-chenilles), et est renommé 2e bataillon de dragons portés
  • 1er décembre 1939 : redevient le 2e régiment de dragons
  • 29 novembre 1942 : dissous sur ordre du général Bérard, commandant la 17e Région Militaire (XVIIe R.M.) après, investissement de la zone Sud (zone libre) par l'armée allemande
  • 1er décembre 1942 : reformé à Sfax (Tunisie) (P.V. no 419 Intendance militaire de Gabes-Sous)
  • 7 novembre 1943 : devient régiment de chars destroyer (télégramme du 7 décembre 1943)
  • 1er juillet 2005 : fusion avec le GD-NBC et renommé 2e régiment de dragons - nucléaire, biologique et chimique (2e RD-NBC). "Condé-Dragons" est l'unique régiment de l'armée de Terre organisé pour faire face aux menaces nucléaires, radiologiques, biologiques et chimiques.

Composition actuelle[modifier | modifier le code]

Le régiment est actuellement armé par 849 personnels répartis en :

  • 5 escadrons mixtes de reconnaissance (à pied et sur véhicule de l'avant blindé) et de décontamination
  • 1 escadron de commandement et de logistique
  • 1 escadron de réserve
Matériel 

Chefs de régiment[modifier | modifier le code]

Ancien Régime 
  • 1635-1636 : mestre de camp lieutenant, de Mareuil
  • 1638-1644 : mestre de camp lieutenant, Nicolas Bouton, comte de Chamilly
  • 1644-1645 : mestre de camp lieutenant, Louis du Bermond, marquis de Toiras
  • 1645-1648 : mestre de camp lieutenant, Cléradius de Choiseul, marquis de Lanques
  • 1654-1658 : mestre de camp lieutenant, comte Herard Bouton II de Chamilly
  • 1660-1664 : mestre de camp lieutenant, Jean de Saligny, comte de Coligny
  • 1665-1667 : mestre de camp lieutenant, Gaspard-Alexandre de Saligny, comte de Coligny
  • 1667-1682 : mestre de camp lieutenant, Noël Bouton, comte de Chamilly
  • 1682-1694 : mestre de camp lieutenant, Jacques-François du Bermond marquis de Toiras
  • 1694-1705 : mestre de camp lieutenant, marquis de Cerisy
  • 1705-1708 : mestre de camp lieutenant, marquis de Montpipeau
  • 1708-1715 : mestre de camp lieutenant, chevalier de Montmorency
  • 171000000 : colonel titulaire, Monsieur le duc d’Enghien
  • 1715-1719 : mestre de camp lieutenant, le prince de Bournonville
  • 1719-1740 : mestre de camp lieutenant, marquis de Gouffier
  • 174000000 : colonel titulaire Monsieur le prince de Condé
  • 1740-1761 : mestre de camp lieutenant, chevalier de la Guiche
  • 1761-1784 : mestre de camp lieutenant, le comte de Toulouse-Lautrec
  • 1784-1788 : mestre de camp lieutenant, le comte de Baschi du Cayla
Révolution et Empire 
  • 1788-1792 : colonel de Jaucourt,
  • 1792-1792 : colonel Emmanuel de Grouchy[2]
  • 1792-1793 : colonel Pierre Colomb[3]
  • 179300000 : chef de brigade Louis Cloquet de Vrigny
  • 1793-1794 : chef de brigade Étienne Leclerc
  • 1794-1794 : chef de brigade Humbert Richer
  • 1794-1796 : chef de brigade François Macquart[4]
  • 179600000 : chef de brigade de Bonardy de Saint-Sulpice
  • 1796-1803 : chef de brigade Jacques Marguerite Étienne de Fornier (dit Fénérolles ou de Fénérols)[3]
  • 1803-1807 : colonel Ythier Sylvain Pryvé[3]
  • 1807-1813 : colonel Pierre Ismert[3]
  • 1813-1814 : colonel Laurent Hoffmayer
  • 181400000 : colonel François Marie Laval
  • 181400000 : colonel Bouquerot des Essarts
  • 1814-1815 : colonel François Marie Rapatel
  • 181500000 : colonel Jean-Baptiste Dubessy
Restauration 
  • 1815-1816 : colonel François-Joseph Planzeaux
  • 1816-1823 : colonel Rapatel, baron
  • 1823-1833 : colonel Châteaubodeau
Monarchie de Juillet 
IIe République et Second Empire 
  • 1850-1857 : Général Joachim Ambert, baron
  • 1857-1863 : colonel Decroix
  • 1863-1865 : colonel Bachelier
  • 1865-1873 : colonel Mercier du Paty de Clam
1870-1914 
  • 1873-1876 : colonel Gontier
  • 1876-1880 : colonel de Joybert
  • 1880-1885 : colonel Rozier de Linage
  • 1885-1890 : colonel Lichtenstein
  • 1890-1893 : colonel Cuny
  • 1893-1900 : colonel de Valentin de la Tour
  • 190000000 : colonel de Pontac
  • 190000000 : colonel Amanrich
  • 1900-1901 : colonel Desprez
  • 1901-1903 : colonel de Pontac
  • 1903-1906 : colonel Charlery de la Masselière
  • 1906-1907 : colonel Ferand-Giraud
  • 1907-1910 : colonel Fleury
Première Guerre mondiale 
  • 1910-1916 : colonel Schultz
  • 1916-1917 : colonel Théron
  • 191700000 : colonel Magnin
  • 1917-1920 : colonel Detroyat
Entre-deux-guerres 
  • 1920-1926 : colonel Donop
  • 1926-1927 : colonel Vignon
  • 1927-1929 : colonel Boscals de Réals
  • 1929-1930 : colonel Baruteau
  • 1930-1935 : colonel Revouy
  • 1935-1937 : colonel Boutaud de la Villéon
  • 1937-1938 : colonel Larréra de Morel
  • 1938-1940 : colonel Perraud
Seconde Guerre Mondiale 
  • 194000000 : lieutenant-colonel l’Hotte
  • 194000000 : lieutenant-colonel Watteau
  • 1940-1943 : colonel Schlesser
  • 1943-1944 : colonel Sauzey
  • 1944-1945 : colonel André Demetz
1945 à nos jours 
  • 1945-1947 : colonel de Clerck
  • 1947-1948 : colonel de Toulouse-Lautrec
  • 1948-1951 : colonel Sauve
  • 1951-1953 : colonel Dorange
  • 1953-1955 : colonel Loyseau
  • 1955-1957 : colonel Caravéo Paul
  • 1957-1959 : colonel Périn Jean
  • 1959-1961 : colonel de Tourquat de la Coulerie
  • 1961-1963 : colonel De Butler
  • 1963-1965 : colonel Lévesque
  • 1965-1967 : colonel Rozec
  • 1967-1969 : colonel Michaut
  • 1969-1971 : colonel d’Arras Xavier
  • 1971-1973 : colonel Lalande Henri
  • 1973-1975 : colonel Lauze
  • 1975-1977 : colonel Reclus
  • 1977-1979 : colonel Bazin René
  • 1979-1981 : colonel Lacoste Pierre
  • 1981-1983 : Général Renard Étienne
  • 1983-1985 : colonel de la Bourdonnaye Joseph
  • 1985-1987 : colonel Moreau Jean-Paul
  • 1987-1990 : colonel de Froissard de Broissia Flavien
  • 1990-1992 : lieutenant-colonel Issaverdens Michel
  • 1992-1994 : colonel de Dunoyer de Noirmont Charles-Henri
  • 1994-1996 : colonel Staub Jean-Paul
  • 1996-1997 : colonel Tavernier Jean-Sébastien
  • 1997-1999 : colonel Beaussant Marc
  • 1999-2001 : colonel Laporte-Many Henry
  • 2001-2003 : colonel Guy Nuyttens
  • 2003-2005 : colonel Doussau Hervé
  • 2005-2006 : colonel Doxin Michel
  • 2006-2008 : colonel Perrin Edouard
  • 2008-2010 : colonel Lefebvre Xavier
  • 2010-2012 : colonel Giot Laurent
  • 2012-2014: colonel Caudrillier Marc
  • 2014-20.. : lieutenant-colonel Lion Olivier

Historique des garnisons, combats et batailles du 2e RD de ligne[modifier | modifier le code]

Guerres de la Révolution et guerres napoléoniennes (1792-1815)[modifier | modifier le code]

Dragon du 2e régiment durant les guerres napoléoniennes

Entre 1808 et 1814, le 2e RD eût 12 officiers tués au combat, 4 officiers morts de la suite de leurs blessures et 61 officiers blessés.

De 1815 à 1848[modifier | modifier le code]

Deuxième République[modifier | modifier le code]

Second Empire[modifier | modifier le code]

De 1871 à 1914[modifier | modifier le code]

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le 2e régiment de dragons est formé à Lyon.

1914
1915
1916
1917
1918

Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Article connexe : Seconde Guerre mondiale.

Drôle de guerre[modifier | modifier le code]

Le 2e régiment de dragons portés forme la 13e brigade légère mécanique avec le 3e régiment d'automitrailleuses. Lors de la transformation des divisions de cavalerie en février 1940, cette brigade est rattachée à la 3e division légère de cavalerie qui dépend de la 3e armée. En cas d'intervention au Luxembourg, cette division doit y entrer pour ralentir les Allemands et permettre l'exécution des destructions prévues. En attendant, le régiment stationne à Russange (Ier bataillon) et Rédange (IIe bataillon)[5].

Bataille de France[modifier | modifier le code]

  • 10 mai 1940 : entre au Luxembourg
  • 24-31 mai et 5-7 juin : batailles de la Somme ; combats en retraite jusqu'au 17 juin

De la reformation à la Libération[modifier | modifier le code]

  • septembre 1940 : reformation à Auch
  • 29 novembre 1942 : serment d'Auch : après l'invasion de la zone libre le 11 novembre, l'Allemagne exige la dissolution de l'armée le 27 ; la nuit du 29, lors de la cérémonie d'adieux au drapeau, le colonel Schlesser fait prêter serment aux dragons, réunis en civil dans la caserne, de se rassembler autour du drapeau à l'appel de la patrie. Une partie importante du régiment passe en Afrique du Nord, par l'Espagne (prisons de Pampelune, Saragosse, Lerida, Figueras, Miranda, Arnedillo). Le capitaine de Neuchèze reste pour organiser la résistance.
  • 29 septembre 1943 : évasion du capitaine de Neuchèze, avec l'étendard à bord du sous marin français Aréthuse à partir de la plage de Ramatuelle (Var) vers l'Afrique du Nord.
  • 30 août 1944 : débarquement de Provence
  • du 8 au 10 septembre 1944 : combats à Autun
  • 10 septembre 1944 : jonction à Saulieu avec le U.S. 86th Cavalry Reconnaissance Squadron (Mechanized)[6],[7].
  • 1944 : campagnes des Vosges, du Doubs, d'Alsace
  • 1er avril 1945 : Passage du Rhin à Germersheim, combats en Forêt-Noire
  • 1945 : progression en direction de Constance
  • 1945 : occupation de l'Autriche (Innsbruck, Schwaz)

De 1945 à nos jours[modifier | modifier le code]

insigne de la 8e DI
insigne de la 2e DB

Étendard[modifier | modifier le code]

Son étendard porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes[8],[9] :

2e régiment de dragons – nucléaire, biologique et chimique -drapeau.svg

Devise[modifier | modifier le code]

La devise du régiment du Grand Condé est la suivante : « Da materiam splendescam », qui peut se traduire par « Donne-moi les moyens et je resplendirai ». La formule est trop littérale, en fait il faudrait la traduire plutôt par : « Donnez (moi) l'occasion de briller », qui est plus dans l'esprit de la famille du Grand Condé. da materiam : « donne matière à… » et non « des moyens » ou « du matériel » comme il a souvent été dit, bien qu'à une certaine époque les moyens ont pu faire défaut à ce vénérable régiment, ce qui peut expliquer une certaine dérision dans la traduction de sa devise.

Décorations[modifier | modifier le code]

Sa cravate est décorée :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [1]
  2. Officier qui devint par la suite maréchal de France
  3. a, b, c et d Officier qui devint par la suite général de brigade.
  4. Officier qui devint par la suite général de division
  5. Jean-Yves Mary, La bataille des trois frontières : mai-juin 1940, Bayeux, Heimdal,‎ 2012, 471 p. (ISBN 978-2-84048-331-1), p. 144.
  6. Stéphane Simonnet, Atlas de la Libération de la France, éd. Autrement, Paris, 1994, réimp. 2004 (ISBN 2-7467-0495-1) , p 35
  7. www.super6th.org
  8. Décision n°12350/SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, n°27, 9 novembre 2007
  9. Arrêté relatif à l'attribution de l'inscription AFN 1952-1962 sur les drapeaux et étendards des formations des armées et services, du 19 novembre 2004 (A) NORDEF0452926A Michèle Alliot-Marie
  10. En novembre 1942, à l'instigation de leur chef, le colonel Shlesser, officiers et cavaliers du 2e dragons, en garnison à Auch, poursuivent la lutte. Les uns gagnent l'AFN, les autres entrent dans la Résistance. Le capitaine de Neuchèze, (chef d'escadron tué devant Autun en septembre 1944), parvient à rejoindre Alger porteur de l'étendard du régiment. En 1945, cet étendard se verra attribuer la médaille des évadés, décoration créée en 1926 pour sanctionner une évasion réussie ou au moins deux tentatives malheureuses.
  11. Histoire de l'armée française, Pierre Montagnon, Pygmalion 1997

Ouvrage de référence[modifier | modifier le code]

  • Capitaine(R) Giudicelli, Du poison au nucléaire, 2000 d’histoire, Angers, 2e régiment de Dragons,‎ juin 2012, 150 p.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :