État du Viêt Nam
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Quốc gia Việt Nam(vi)
1949 – 1955
Drapeau et armoiries
Hymne : Thanh niên Hành Khúc
(« l’appel aux citoyens »)
| Statut | État associé à l'Union française, membre de la Fédération indochinoise |
|---|---|
| Capitale | Saigon |
| Langue | Vietnamien |
| Monnaie | Piastre |
| Superficie | 173 809 km² |
|---|
| 14 juin 1949 | Proclamation |
|---|---|
| 26 octobre 1955 | Proclamation de la République du Viêt Nam |
Entités précédentes :
Entités suivantes :
Les frontières de l’État du Viet-Nam furent tracées durant la conférence de Genève mais le gouvernement prétendait représenter l’intégralité du Viêt-Nam.[réf. nécessaire]
| Histoire du Viêt Nam |
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Voir aussi : |
L’État du Viêt Nam (vietnamien : Quốc gia Việt Nam) est un ancien état indépendant du Viêt-Nam (État associé de l'Union française) fondé le 14 juin 1949 et dont la capitale était Saïgon. Il fut dirigé par le chef d’État (Quốc Truong) Bao Dai, dernier empereur de la dynastie Nguyen.
[modifier] Armée nationale vietnamienne (1949-1955)
Dès 1949, l’État du Viêt Nam via son Armée nationale vietnamienne commandée par le général Nguyen Van Hinh, s’engagea dans la guerre d'Indochine aux côtés de l’Union française, du Laos et du Cambodge (tous deux indépendants en 1953) contre les forces communistes Viet Minh de Ho Chi Minh, qui avaient créée dès 1945 une République démocratique du Viêt Nam dans le nord du pays.
Grâce à l’expérience acquise au combat et à l’équipement lourd (artillerie et camions), les forces armées communistes de l'Armée populaire vietnamienne infligent une série de défaites aux troupes françaises dans la « haute région » de Cao Bang et Lang Son. C’est la « bataille des Routes coloniales » qui sème la panique dans l’état-major français en Indochine et au sein du gouvernement français à Paris. Celui-ci envoie le général de Lattre de Tassigny pour redresser la situation. Ce dernier choisit de protéger en priorité les régions les plus peuplées et les plus importantes économiquement : le delta du Fleuve Rouge et les grandes villes, afin d'isoler les communistes dans les montagnes, dont les populations thaïes, méo et hmong leur sont réputées hostiles. Mais l’Armée populaire vietnamienne dispose désormais de l'appui logistique, de plus en plus efficace, des pays d'Europe de l'Est et de la Chine, qui lui donne toute latitude pour manœuvrer, prendre des initiatives et mettre en place une administration parallèle dans les zones qu'elle contrôle, alors que le corps expéditionnaire français en Extrême-Orient ne bénéficie pas d'un soutien similaire des États de l'OTAN, plus engagés dans la guerre de Corée.
[modifier] La partition
La supériorité tactique du Vietminh mène à la défaite de Dien Bien Phu, qui conduit la France, le 20 juillet 1954, à conclure la paix au prix de la partition de l'État du Viêt Nam en deux zones de regroupement militaire de part et d'autre du 17e parallèle, suivant les Accords de Genève :
- au nord, la République démocratique du Viêt Nam par Ho Chi Minh est enfin reconnue ;
- au sud, l'État du Viêt Nam reste en place avec à sa tête l'ex-empereur Bảo Đại.
[modifier] La chute
Cependant, le 26 octobre 1955, un coup d’État fomenté par le premier ministre Ngô Đình Diệm, renverse Bảo Đại. La République du Viêt Nam (Viêt Nam Công Hoà) est proclamée.