Masevaux

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Masevaux
Une rue piétonne.
Une rue piétonne.
Blason de Masevaux
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Haut-Rhin
Arrondissement Thann
Canton Masevaux
Intercommunalité C.C. de la Vallée de la Doller et du Soultzbach
Maire
Mandat
Laurent Lerch
2014-2020
Code postal 68290
Code commune 68201
Démographie
Population
municipale
3 338 hab. (2011)
Densité 144 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 46′ 28″ N 6° 59′ 47″ E / 47.7744444444, 6.9963888888947° 46′ 28″ Nord 6° 59′ 47″ Est / 47.7744444444, 6.99638888889  
Altitude Min. 392 m – Max. 1 191 m
Superficie 23,21 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.masevaux.fr

Masevaux (Masmünster en allemand) est une commune française située dans le département du Haut-Rhin, en région Alsace.

Ses habitants sont appelés les Masopolitains.

Géographie[modifier | modifier le code]

Masevaux, avec ses 3 278 habitants, est le chef-lieu d'un canton qui compte 11 054 habitants. Avec les communes de Bourbach-le-Bas et Guewenheim, du canton de Thann, il est le pôle d'une unité urbaine de 12 793 habitants.

Situé en zone de montagne, à 23 km de Belfort, 16 km de Thann et 30 km de Mulhouse, Masevaux est ouverte à tous les grands axes routiers (D 83) et autoroutiers (A 36).

Hydrographie[modifier | modifier le code]

  • la Doller (rivière de 1re catégorie) et de nombreux ruisseaux (le Bourbach, le Sickertbach, l'Alfeld, l'Isenbach, le Seebach, le Soultzbach, Lachtelweiherbachechle, le Houppachbaechle pour en nommer quelques-uns).
  • le lac Bleu.

Relief[modifier | modifier le code]

  • Le Baerenkopf (1074 m), le Sudel (915 m), le Heidenkopf (653 m), l'Eichbourg (651 m).

Écarts et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Houppach, Stoecken

Quartiers[modifier | modifier le code]

Walliser, Quartier Mason, Libelulles

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Màsmìnschter en alsacien, Masmünster[1] en allemand.
  • Valus Masonis (823), Masonis monasterium/Mason-Mostier (870), Masunval/Masunual (1175), Masemunster (1333), Maszmünster (1338), Massevaux (1793).
  • La dénomination française de Masevaux était Massevaux jusqu'en 1920.

Histoire[modifier | modifier le code]

Masevaux est probablement dérivé de Mason, petit-fils du duc d'Alsace Etichon, qui habitait le château de Ringelstein aujourd'hui en ruines ; son fils unique âgé de huit ans s'étant noyé dans la Doller, il fonda en 720, près de la chapelle voisine de Saint Jean, où lui était apparu un cerf portant une croix entre les perches, une abbaye de dames nobles sous la règle de saint Benoît et en l'honneur de son parent saint Léger. Les biens de 25 villages furent affectés à l'entretien de 18 chanoinesses, de 6 chanoines et de 13 chapelains. L'église actuelle conserve un sarcophage avec une inscription latine disant : « Ci-gît enterré le fils du roi Mason, fondateur de ce couvent. L'anniversaire de ce fils se célébrait le 3 novembre et en même temps l'on distribuait du pain et des fèves. »

Pendant la première guerre mondiale, Masevaux fait partie des villages alsaciens libérés par l'armée française.

Liste des abbesses de Masevaux[modifier | modifier le code]

L'ancienne chapelle abbatiale Saint-Léger.
L'église Saint-Martin.
L'ancienne cloche d'église Saint-Martin, détruite par un incendie en 1966.
La mairie (ou l'hôtel de ville).
La Place des Alliés.

Le monastère une dépendance des comtes de Ferrette[modifier | modifier le code]

L'advocatie du monastère appartenait aux comtes de Ferrette ; ceux-ci exerçaient la juridiction au nom du chapitre, qui se vit peu à peu frustré de ses droits et fut obligé en 1241 de consentir à une transaction, qui mit entre les mains de la famille de Ferrette les tiers des revenus de la justice. Les archiducs, héritiers des comtes de Ferrette, achevèrent cette usurpation et ne laissèrent à l'abbaye que le patronage et la perception des dîmes, tandis que la seigneurie devint la propriété de Rodolphe, fils d'Albert, et fut engagée plus tard à une famille noble qui prit le nom de Massevaux.

Après l'extinction de cette famille, en 1572, l'investiture en fut donnée aux seigneurs de Bollwiller, puis aux comtes de Fugger, leurs héritiers. Dépossédés par les Suédois, les Fuggers furent rétablis par le traité de Munster et vendirent leurs droits, en 1680 au maréchal de camp Conrad de Rosen, avec le consentement de Louis XIV, qui convertit l'engagement en fief. Le même Conrad de Rosen vendit la seigneurie (1684) à son gendre Nicolas-Frédéric de Rothenbourg ; celui-ci eut pour successeur son fils, Conrad-Alexandre, qui fut ambassadeur de France près les cours d'Espagne et de Prusse, et mourut en 1735, après avoir acquis la seigneurie de Rougemont ; il laissa cet héritage à sa sœur, mariée à Nicolas-Joseph, comte de Vaudray et baron de Saint-Rémy, dont la fille, Jeanne-Octavie, épousa le marquis de Rosen et lui apporta ces domaines en dot.

Au XXe siècle[modifier | modifier le code]

Masevaux a été libérée le 26 novembre 1944 par le général de Lattre de Tassigny. Avant d'évacuer la ville, les Allemands font sauter les deux ponts sur la Doller, ce qui provoque l'incendie de l'hôpital[2].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Masevaux

Les armes de Masevaux se blasonnent ainsi :
« De gueules à la ville d'argent fortifiée et maçonnée de sable. »[3]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Mandat Identité Parti Qualité
Depuis 2008 Laurent Lerch UDI Conseiller général depuis 2011
1983 - 2008 Paul Kachler
1971 - 1983 Antoine Weiss
1966 - 1971 Charles Roth
1960 - 1966 Émile Wioland
1959 - 1960 Charles Walliser
1953 - 1959 Paul Brunstein
1945 - 1953 Joseph Ast
1945 - 1945 Charles Ast
1944 - 1945 Charles Haenning
1943 - 1944 Albert Studer
1942 - 1943 Karl Weltz
1935 - 1942 Bernard Hincky
1929 - 1935 Martin Jobin
1921 - 1929 Jules Ast
1920 - 1921 Xavier Rusterholtz
1915 - 1920 Jules Hincky
1913 - 1915 Henri Ansel
1892 - 1913 Eugène Boehm
1887 - 1892 Henri Cunibert
1872 - 1887 Victor Erhard
1864 - 1872 Napoléon Koechlin
1852 - 1864 François Gasser
1849 - 1852 Xavier Gebel
1848 - 1849 Jean-Baptiste Koehl
1847 - 1848 Xavier Gebel
1834 - 1847 François-Xavier Girol
1830 - 1834 Mathieu Koechlin
1830 - 1830 Joseph Antoine Erhard
1822 - 1830 Thiébaut Joseph Gendre
1821 - 1822 Charles Bontemps
1817 - 1821 Germain Girol
1813 - 1817 Thiébaut Joseph Gendre
1810 - 1813 Germain Girol
1806 - 1810 Thiébaut Joseph Gendre
1800 - 1806 Pierre Jaeger
1798 - 1800 Laurent Garnier
1796 - 1798 Jacques Göpfert
1795 - 1796 Pierre Jaeger
1794 - 1795 Alexandre Soult
1794 - 1794 Jean-Pierre Crave
1793 - 1794 Alexandre Soult
1791 - 1793 Pierre Jaeger
1790 - 1791 Laurent Garnier

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 338 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 097 2 181 2 214 2 859 3 053 3 356 3 244 3 290 3 155
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
2 915 3 230 3 570 3 315 3 307 3 299 3 373 3 512 3 603
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 987 3 676 3 657 3 426 3 329 3 103 3 005 2 933 3 114
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
3 326 3 385 3 601 3 328 3 267 3 329 3 238 3 232 3 300
2011 - - - - - - - -
3 338 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La ville de Masevaux a un collège public d'enseignement secondaire, le collège Alexandre Gérard.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Martin. On y trouvait les orgues les plus importantes d'Alsace détruites par un incendie en 1966. Les grandes orgues Kern ont été construites en remplacement des orgues historiques Callinet détruites. La sonnerie de l'église comporte actuellement 5 cloches et est l'une des plus belles d'Alsace. Quatre cloches de 1969 coulées par Schilling (Heidelberg), un bourdon Lab2 de 5 070 kg, Do3, Mib3, Lab3 ainsi qu'une cloche plus ancienne Fa3 en provenance d'Oranie (Algérie) ;
  • Bâtiment du cercle Saint-Martin (route Joffre). Haut lieu théâtral avec le spectacle du Jeu de la Passion du Christ, donné en langue allemande, tous les ans, les 5 dimanches précédent Pâques ;
  • Théâtre de la Grange ;
  • Bains municipaux ;
  • Cours du Chapitre et abbaye ;
  • Château du Schimmel ;
  • Statue de sainte Odile ;
  • Maison de Noël ;
  • Place Gayardon (références aux anciens seigneurs).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Conrad Alexandre Gérard est certainement le plus illustre Masopolitain. Il est né à Masevaux le 12 décembre 1729, d’un père originaire des Vosges et d’une mère native de Burnhaupt-le-Bas, Marie France Wetzel. Il devient le premier ambassadeur de France auprès des États-Unis.

L'écrivain et homme de radio Jean-Paul Gunsett est né à Masevaux en 1925.

Article connexe[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Dictionnaire topographique du département du Haut-Rhin - Georges Stoffel (1868)
  2. Pierre Schlund, Souvenirs de guerre d'un Alsacien, Éditions Mille et une vies, 2011, (ISBN 978-2-923692-18-0)
  3. Archives Départementales du Haut-Rhin
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011


Liens externes[modifier | modifier le code]