1er régiment de hussards parachutistes

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1er régiment de hussards parachutistes
Insigne régimentaire du 1er régiment de hussards parachutistes
Insigne régimentaire du 1er régiment de hussards parachutistes

Période 1720
Pays Drapeau de la France France
Branche armée de terre
Type Régiment de hussards
parachutistes
Rôle - Cavalerie blindée parachutiste

- Recherche du Renseignement de la brigade

Fait partie de 11e brigade parachutiste
Garnison Tarbes
Surnom "Bercheny Houzards"
"L'échelon blindé d'urgence"
"1er hussards"
Couleurs Rouge et bleu
Devise "Omnia si perdas, famam servare memento"
("Si tu as tout perdu, souviens-toi qu'il reste l'honneur")
Inscriptions
sur l’emblème
Valmy 1792
Jemappes 1792
Castiglione 1796
Eylau 1807
Sébastopol 1855
La Mortagne 1914
La Serre 1918
AFN 1952-1962
Anniversaire Saint Michel
Saint Georges
Équipement - 28 Engins Roues Canon de 90 mm ERC-90 Sagaie

- 68 Véhicules Blindés Légers VBL

- 39 véhicules légers tout terrain-radio-P4

- 14 motos 350 cm³ Cagiva

- VAB (Véhicule d'Avant Blindé)

- 16 postes de tir pour missiles Milan

- 3 canons de 20 mm.

Guerres Première Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale
Guerre d'Algérie
Guerre du Golfe
Batailles 1914 - Bataille de la trouée de Charmes
Décorations Croix de guerre 1914-1918
une étoile de vermeil
Croix de guerre 1939-1945
une palme
croix de la Valeur militaire
une palme

Le 1er régiment de hussards est un régiment français de cavalerie légère constitué à la fin de l'Ancien Régime (1720) et qui s'est notamment distingué pendant les guerres de la Révolution et de l'Empire notamment à Jemmapes (1792), Castiglione (1796), Eylau (1807) et Oporto (1809). Il est devenu en 1946 le 1er régiment de hussards parachutistes ou 1er RHP en abréviations.

De nos jours, le 1er RHP est le seul régiment blindé de la brigade parachutiste. On le surnomme ainsi "l'échelon blindé d'urgence". Le 1er régiment de hussards parachutistes accomplit au profit de la brigade parachutiste toutes les missions d’un régiment de cavalerie légère : reconnaissance au contact ou dans la profondeur, intervention antichar, sûreté des arrières ou des flancs. Son matériel peut être aérolargué, aéroporté ou transporté par toutes autres voies militaires.

Sa double spécialisation : cavalier et parachutiste, lui assure une polyvalence et une réactivité souvent mises à contribution sur les théâtres de projection actuels. Et comme le disait le général Bertrand de Montaudouïn : « Le 1er hussards se doit d'être le meilleur des cavaliers puisque parachutiste et le meilleur des parachutistes puisque cavalier. »[1]

Création et différentes dénominations[modifier | modifier le code]

Régiment de Bercheny sous l'Ancien Régime
  • 1719-1720 : les hussards de Bercheny sont levés, à la demande du Régent Philippe d'Orléans, à Constantinople par le comte de Bercheny, patriote hongrois proscrit par les Habsbourg[2].
  • 1791 : les unités de l’armée française sont renommées d’après leur arme, et numérotées en fonction de leur ancienneté. Le régiment de Bercheny devient donc le 1er régiment de hussards
  • 29 floréal an IV : reçoit la moitié des cavaliers du 13e hussards
  • 1815 : dissous
  • 1816 : création du 1er régiment de hussards du Jura
  • 1824 : renommé 1er régiment des hussards de Chartres
  • 1940 : dissout suite à l'armistice avec l'Allemagne
  • 1945 : recréé par la Résistance sous le nom de régiment de reconnaissance de la 25e division
  • 1946 : devient 1er régiment de hussards parachutistes au sein de la 25e division aéroportée à l'occasion de son départ pour l'Algérie.

Historique des garnisons, campagnes et batailles[modifier | modifier le code]

Garnisons successives[modifier | modifier le code]

Ancien Régime[modifier | modifier le code]

  • 1720 : le comte de Bercheny lève en Turquie parmi les émigrés hongrois un régiment de cavalerie Houzards. C’est le plus ancien régiment de hussards français encore en activité[2].
  • 1720 : le régiment, qui n’a pas encore reçu ses chevaux, est utilisé pour former le cordon sanitaire dans les Cévennes et à Cette, pour contrer l’épidémie de peste de Marseille[2].
  • 1728 : le régiment comprend 4 escadrons à 2 compagnies et compte 50 officiers et 800 sous-officiers et houzards.

Il se définit ainsi : « Eclaireur de l’armée, placé à l’avant et à l’arrière-garde, il escortait les convois, partait en tirailleur, était préféré aux autres pour son coup de main… ».

  • 1756-1763 : au cours de la guerre de Sept Ans, le régiment se voit confier pour missions d'éclairer les avants et les flancs des armées, de couvrir les arrières et d'opérer des coups de main.

Révolution[modifier | modifier le code]

Le régiment perd officiellement son appellation de Bercheny pour devenir le 1er régiment de hussards.

1er Empire[modifier | modifier le code]

Charge du 1er hussards sous le 1er Empire

Napoléon Bonaparte résumera ainsi cette période : « Ce régiment n’a cessé de combattre soit en totalité, soit en partie. Il a été renouvelé presque jusqu’à 5 ou 6 fois, mais une vérité digne d’être affirmée par les Généraux, c’est qu’officiers, sous-officiers et hussards ont tous fait leur devoir. De 1792 à 1801, il a assisté à 37 batailles, 168 combats, 1310 affaires et fait pendant le même temps 26 300 prisonniers, pris 40 drapeaux, 303 bouches à feu »[3].

Restauration[modifier | modifier le code]

Sous la Restauration, le 1er régiment de hussards prendra successivement les noms de hussards du Roi, hussards du Jura, puis de Chartres.

1830-1848[modifier | modifier le code]

Lieutenant du 1er hussards vers 1840.

En 1831 le régiment participe à la campagne de Belgique.

Second Empire[modifier | modifier le code]

  • 1854 : le régiment participe à la Guerre de Crimée où il reçoit des missions de reconnaissance qu'il remplit avec brio. Le souvenir du siège de Sébastopol est inscrit sur son Étendard.
  • 1858 : le 1er régiment de hussards prend pour la première fois garnison à Tarbes.
  • 1870 : À la bataille de Sedan, le régiment va connaitre l’heure la plus tragique et la plus glorieuse de son histoire sous les ordres du Colonel de Baufremont. Il est un des rares régiments à revêtir le nouvel uniforme de hussard de la réforme de 1868, à savoir une tunique et dolman bleu ciel 6 brandebourgs blancs. Intégré à la division du Général Marguerite au côté des 1er, 3e, 4e chasseurs d'Afrique où il forme brigade sous le commandement du général Tallard au côté du 6e chasseur à cheval, il est engagé à la bataille de Sedan. Soumis le 1er septembre 1870 à proximité du plateau de Floing à des bombardements il y connait des pertes sensibles sous le feu de 7 puis de 26 batteries de campagne des XIe et Ve corps allemands à partir de 8 heures du matin. Lors du repli de la division qui s'effectue après l’échec de la charge du 3e chasseur d'Afrique le régiment subit un nouveau bombardement en se repliant au travers du bois de Garenne où est tué le général Tallard fauché par un obus. Le régiment prend alors position aux sorties du bois au côté des restes du 3e chasseurs d’Afrique, du 1er chasseur d'Afrique et du 6e chasseur à cheval sous les ordres du Général Margueritte qui transfère le commandement de la brigade du Génèral Tallard au Colonel commandant le 1er Hussard. À deux heures de l’après-midi, après avoir de nouveau souffert des effets des tirs de l'artillerie allemande le régiment est engagé dans une charge en échelon contre la 22e division du Général Sckopp du XIe corps allemand de Donchery se dirige vers les prairies qui dominent la Meuse pour y consolider l’encerclement de l'Armée de Mac Mahon. Avant même le départ de la charge le Lieutenant Colonel de Gantès, adjoint du Colonel de Baufremont, est mortellement blessé la jambe emportée par un obus. Il est remplacé par le Commandant Bissaut qui reçoit l'ordre de mener la charge avec le 2e escadron qui doit être suivi des quatre escadrons du régiment. Charge qui va s'effectuer sous le tir de près de 60 pièces de campagne Krupp. Dès le début de la charge le cheval du colonel de Beaufremont est tué et celui-ci bien que contusionné parvient à se remettre en selle sur une monture d'un cavalier qui vient d'être fauché par un éclat d'obus. Le colonel de Beaufremont voit de nouveau son cheval tué sous lui quelques instants plus tard. En quelque minutes le 1er hussard se voit réduit à 150 hommes.

Quatre officiers perdent la vie: le Lieutenant-Colonel de Gantés, le Capitaine Albaret commandant le 5e escadron, le Capitaine de Bullet capitaine en second et le sous-lieutenant de Saint-Georges. Sept Officiers sont blessés : le capitaine de Pressac qui commande le 3e escadron, le Capitaine de Tussac atteint de deux balles, ainsi que les Lieutenants de Mulheneim, Button, de Senneville et le Sous-Lieutenant de Chaleon. Sous les charges répétées, le régiment, sur un effectif de 490, perdra 11 officiers et 316 sous-officiers et hussards.

1870-1914[modifier | modifier le code]

Hommes du 1er hussards vêtus du dolman à tresse (1905)

1870-1871 : le régiment subit de très lourde pertes au cours de la guerre franco-prussienne.

1871 : Affecté en Algérie, le régiment participe aux opérations d’assainissement de la Kabylie.
Il rentre en France en 1882 où il mènera pendant 30 ans la vie de garnison.

À la veille de la Première Guerre mondiale, le régiment compte un effectif de 35 officiers, 63 sous-officiers et 677 cavaliers.

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Engagé avec le 2e Corps d’Armée en Lorraine, il y déborde d’activités, éclairant, freinant, couvrant.

1914[modifier | modifier le code]

La Mortagne est inscrit sur l'Étendard. le régiment combat également à Kemmel dans la plaine flamande.

1915[modifier | modifier le code]

Perthes, Beauséjour dans le Soissonnais

1916[modifier | modifier le code]

l'Argonne.

1917[modifier | modifier le code]

la guerre s’enlise et c’est à pied, à la bataille de Verdun notamment, que les hussards continuent la lutte, partageant le même sort que leurs camarades fantassins. le régiment combat au Mort-Homme.

1918[modifier | modifier le code]

le retour à l’offensive les voit de nouveau à cheval et se terminera par les opérations sur La Serre.

Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

1935 : le régiment change et modernise ses équipements. Il se motorise en partie, notamment avec une section de motocyclistes. Néanmoins, le 1er hussards reste l'un des derniers régiments à cheval de l'armée française, il est stationné à Angers.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Article connexe : Seconde Guerre mondiale.

Drôle de guerre[modifier | modifier le code]

Le 1er régiment de hussards forme la 1re brigade de cavalerie (1re BC) avec le 8e régiment de chasseurs à cheval. La 1re BC fait partie de la 1re division de cavalerie lorsqu'en février 1940 les divisions de cavalerie sont transformées en divisions légères de cavalerie (DLC). La 1re BC n'est alors plus endivisionnée et dépend désormais directement de la 2e armée[4]. En cas d'intervention en Belgique, la 1re BC doit participer à la manœuvre retardatrice en Ardenne en s'alignant sur la Vierre, en liaison entre la 5e DLC à gauche et la 2e DLC à droite[5].

Bataille de France[modifier | modifier le code]

Le 10 mai 1940 le régiment pénètre ainsi en Belgique puis couvre la retraite, en mai et en juin, au prix de lourdes pertes. Il combat au Mont-Dieu où 400 hussards stoppent pendant 3 jours l'avancée de 5 bataillons allemands. L’armistice contraint le régiment à déposer les armes. Son tribut a encore été lourd soit 190 tués, blessés ou disparus.

Dissous après l'armistice, il est recréé par la Résistance en 1945, sous l'appellation de régiment de reconnaissance de la 25e division.

De 1945 à nos jours[modifier | modifier le code]

Certificat du service militaire (26 juillet 1978) du 1er RHP
Opérations extérieures de 1945 à 1978

En 1946, la 25e division devient 25e division aéroportée et le 1er hussards devient, à la suite d’une inspection du Maréchal de Lattre de Tassigny, le 1er régiment de hussards parachutistes. En mars 1946, le régiment est envoyé en Algérie à Constantine (Quartier Gallifet). À cette époque il est commandé par le colonel De Gastines, gendre du maréchal Louis Franchet d'Espèrey).

Le 1er régiment de hussards parachutistes à Constantine - Algérie

À partir de 1948, un de ses escadrons combat en Indochine. 1949 : Retour à Auch.

En 1956, il participe aux opérations du RIF Marocain puis d'Algérie. Le 1er juin 1956, intégré à la 25e D.P..

Le 11 juillet 1961 le régiment quitte l'Algérie et débarque deux jours plus tard à Marseille, s'installe provisoirement le 14 juillet au camp de Mourmelon. Le 30 août, le 1er RHP part à Sedan au quartier Fabert. Le 6 novembre, le régiment retrouve Tarbes et le quartier Larrey. Il est alors articulé en 3 escadrons de reconnaissance sur jeeps et un escadron d'instruction.

Opérations extérieures depuis 1978

Depuis 1978 il a été présent dans les opérations d'Afrique, du Moyen-Orient, de l'Ex-Yougoslavie.

Traditions[modifier | modifier le code]

Après être passé du cheval au blindé et au parachute, le régiment a su prouver que l’esprit demeure si les formes changent.

Devise[modifier | modifier le code]

Un temps "Aultre ne veult" puis le régiment reprendra la devise du comte de Bercheny, fondateur du régiment : "Omnia si perdas, famam servare memento".

Ce qui signifie, selon les traductions :
"Si tu as tout perdu, souviens-toi qu'il te reste l'honneur",
ou
"Même si tout est perdu, sache qu'il reste l'honneur à sauver".

Insignes[modifier | modifier le code]

Insigne régimentaire

Créé en 1935, l’insigne reprend pour le 1er RHP, posées sur un brevet parachutiste, les armes du comte Ladislas de Bercheny.

Insigne régimentaire du 1er régiment de hussards parachutistes.jpg

Description héraldique : Parti, au un de gueules à la croix pattée d’argent, cantonnée de quatre croisettes de même, au deux d’azur à la licorne d’argent hissante d’une couronne tréflée d’or, posée sur deux montagnes en figure de cœurs entrelacés d’argent et mouvantes de la pointe à l’écu.

Écusson de la 11e brigade parachutiste surnommé "le charognard"

Le 11e.B.P..jpg

Brevet parachutiste 

brevet parachutiste de l'armée française

Sa signification : "Le parachute te porte, les ailes du grand Saint Michel te supportent, l’étoile te guide, les lauriers te rappellent la gloire des anciens, la couronne de chêne, la force qui caractérise les parachutistes, mais la mort te guette, elle est représentée par le noir entre les suspentes".

Hongroise

Le 1er RHP possède son propre béret. L'amarante parachutiste (le "béret rouge") est associé à l'insigne de béret des parachutistes de métropole, le "macaron des TAP métro", mais celui-ci est porté sur une "hongroise" qui est le signe distinctif des hussards qui symbolise les rangées de brandebourgs en fil blanc disposées sur le dolman et la pelisse de l'uniforme des hussards de l'Ancien Régime.

béret du 1er RHP

Uniformes[modifier | modifier le code]

Étendard[modifier | modifier le code]

Étendard du 1er RHP

Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes[6],[7]

1er régiment de hussards parachutistes - drapeau.svg

Décorations[modifier | modifier le code]

Sa cravate est décorée de :

Chant[modifier | modifier le code]

Sur la mélodie du chant révolutionnaire polonais La Varsovienne :

  • Version originale :
Pour libérer le pays qu'on enchaîne,  
Briser ses liens, massacrer ses ennemis,  
Il est des gars endurcis à la peine  
Chacun pour tous et tous pour un réunis.  
Voyez, bonnes gens, largués sur la plaine,
Tombant du ciel et rampant seuls dans la nuit,
Ne craignant rien, ni la peur, ni la haine,  
Voyez, ce sont les hussards de Bercheny.    
Autour de nous, attendant l'esclavage,  
Les libéraux se vautrent dans leur veulerie.  
Pour eux la paix, mais pour nous le courage  
De risquer tout pour secourir la Patrie.  
Ô parachutiste, voilà l'orage,  
Montrons-nous fiers de nos anciens d'Algérie,  
Rien n'est trop dur pour un gars de notre âge,  
S'il est Para de Bercheny Cavalerie.
  • Version actuelle et officielle :
Pour libérer le pays qu'on enchaîne,
Prêts au combat pour repousser ses ennemis,
Il faut des gars endurcis à la peine,
Chacun pour tous et tous pour un réunis.
Voyez, braves gens, largués sur la plaine,
Tombant du ciel et progressant dans la nuit,
Ne craignant rien, ni la mort, ni la haine,
Voyez ce sont les hussards de Bercheny.
Autour de nous la bataille fait rage,
Si certains tombent sous les coups de l'ennemi,
Pour eux la paix et à nous le courage
De risquer tout pour secourir la Patrie.
Ô parachutiste, voilà l'orage,
Montrons nous fiers de nos anciens de Hongrie,
Rien n'est trop dur pour un gars de notre âge,
S'il est para de Bercheny Cavalerie
  • Le chant de Bercheny (en hongrois) :
Gyenge violának
Letörött az ága
Az én bánatomnak
Nincs vigasztalása
Refrain :
Suhog a szél
Késmárk felett
Édes rózsám
Isten veled
Nagy Bercsényi Miklós
Sirdogál magában
Elfogyott szegénynek
Minden katonája
Refrain :
Suhog a szél
Késmárk felett
Édes hazám
Isten veled
  • Prononciation du chant hongrois :
Dienne guen vi o la nack
Les teureute aze aga
Aze éne bana tome nack
Nintche vigas ta la cha
Refrain (bis) :
Chou hogue a sell
Kéchemark failette
Edeche ro jame
Ichtene velaide
Nadie Bertchényi Micloche
Chir do gal ma gabane
Elfodiote se guénie neck
Mine daine cato naya
Refrain (bis) :
Chou hogue a sell
Kéchemark failette
Edeche hazame
Ichtene velaide
  • Traduction du chant hongrois :
Giroflée frêle
A cassé sa branche
Ma tristesse
Reste sans consolation
Refrain (bis) :
Hurle le vent
Au-dessus de Késmark
Ma chère amie,
Adieu, Adieu !
Nicolas de Bercheny, le Grand,
Pleure en lui-même
Il a perdu, le pauvre,
Tous ses soldats
Refrain (bis) :
Hurle le vent
Au-dessus de Késmark
Ma chère patrie,
Adieu, Adieu !

Décorations de hussards en service dans ce régiment[modifier | modifier le code]

Armes d'honneurs (1799 à 1802)[modifier | modifier le code]

  • Pierre Didiot, Maréchal des Logis : Sabre d'Honneur
  • Celestin Filleul, Maréchal des Logis : Mousqueton d'Honneur
  • Francios Fritz, Brigadier : Mousqueton d'Honneur
  • Charles Lahaye Maréchal des Logis : Sabre d'Honneur
  • Joseph Michel hussard : Mousqueton d'Honneur
  • Philippe Poncet hussard : Mousqueton d'Honneur
  • Gaspard Scherer hussard : Mousqueton d'Honneur

Chefs de corps du 1er régiment de hussards[modifier | modifier le code]

Ancien Régime[modifier | modifier le code]

Révolution et Premier Empire[modifier | modifier le code]

Colonels tués et blessés alors qu'ils commandaient le 1er de hussards pendant cette période 
  • colonel Stengel, blessé le 21 avril 1796 à la bataille de Mondovi, mort des suites de ses blessures le 28 avril.
  • chef de brigade Bouglon-Duclos, mort de fièvres.
  • chef de brigade Carrowe tué à la bataille de Rovero le 6 septembre 1796.
  • colonel Rouvillois, blessé le 19 décembre 1806.
  • colonel Juniac, blessé le 6 février 1807.
Officiers tués et blessés pendant qu'ils servaient dans le 1er régiment de hussards (entre 1805 et 1815) 
  • Officiers tués : 5
  • Officiers morts des suites de leurs blessures : 6
  • Officiers blessés : 57

L'uniforme du 1er hussards lors de la campagne de 1806

Première et Seconde Restauration[modifier | modifier le code]

  • État-major du régiment vers 1815 :
    • colonel Auguste-Ambroise-Joselin de Verdière
    • lieutenant-colonel : Armand-Louis, chavalier de l'Orme
    • chefs d'escadrons : M. Vidal de Léry et Jacques-Victor de Suzainnecourt
    • major : Joseph-Antoine, vicomte de Lodin du Mauvoic
    • capitaines adjoint-majors : Pierre de Vigneras et Alexandre Pothée
    • lieutenant-trésorier : François Vial
    • capitaine d'habillement : Jean-Pierre Carmignac
    • sous-lieutenant porte-étendard : Michel-Rémi Renaud
    • aumônier : Jean Didier
    • chirurgien major : Jean-Baptiste Hermaut
    • chirurgien aide-major : Antoine-Claude Marchal, dit Lafontaine
Portrait du duc d'Orléans, par Dominique Ingres (1842)

1830-1848 : Monarchie de Juillet[modifier | modifier le code]

  • 1845 : colonel Berryer

Second Empire[modifier | modifier le code]

1870-1914[modifier | modifier le code]

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

  • 1914 : colonel Leps
  • 1914 : colonel d'Amade

Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

  • 1926 : colonel Robert
  • 1931 : colonel Aubry de la Noé
  • 1932 : colonel Malcor

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

  • 1939 : colonel Rabany
  • 1940 : colonel de Groulard (blessé en 1940, il décédera de suites de ses blessures en 1947)

De 1945 à nos jours[modifier | modifier le code]

  • 1946-19?? : colonel De Gastines
  • 19??-19?? : ?
  • 19??-19?? : ?
  • ....-.... : ....
  • ....-.... : ....
  • 1952-1953: colonel Teyssou
  • 1954-1956 : colonel Bertrand Huchet de Quénetain**
  • 1956-1958 : lieutenant-colonel Hebrard
  • 1958-1960 : lieutenant-colonel Compagnon
  • 1960-1962 : colonel Gautier
  • 1962-1963 : lieutenant-colonel Teule
  • 1963-1964 : colonel Donnart
  • 1964-1966 : colonel de Boifleury**
  • 1966-1968 : colonel Laflaquiere
  • 1968-1970 : colonel Combette***
  • 1970-1972 : colonel Boissau
  • 1972-1974 : colonel Delmotte**
  • 1974-1976 : colonel Morel
  • 1976-1978 : colonel Gouttenoire***
  • 1978-1980 : colonel Berge
  • 1980-1982 : colonel Varret
  • 1982-1984 : colonel Genest
  • 1984-1986 : colonel Gobillard****
  • 1986-1988 : colonel d'Astorg
  • 1988-1990 : colonel Le Mière***
  • 1990-1992 : colonel Valentin*****
  • 1992-1994 : colonel Hubin
  • 1994-1996 : colonel Duhesme
  • 1996-1998 : colonel Maes*
  • 1998-2000 : colonel Duquesne***
  • 2000-2002 : colonel de Bavinchove*** (CEM ISAF en Afghanistan )
  • 2002-2004 : colonel Delort-Laval** (directeur de l'enseignement de l'École de guerre à compter du 1er août 2011)** divisionnaire depuis 2012
  • 2004-2006 : colonel de Marisy
  • 2006-2008 : colonel de Lapresle*
  • 2008-2010 : colonel Villiaumey
  • 2010-2012 : colonel Langlade de Montgros
  • 2012-2014 : colonel Peltier
  • 2014-.... : colonel Aumonier

(*) Officier devenu par la suite général de brigade.
(**) Officier devenu par la suite général de division.
(***) Officier devenu par la suite général de corps d'armée.
(****) Officier devenu par la suite général d'armée.

Rayonnement du régiment[modifier | modifier le code]

Le 1er RHP a eu l'honneur de défiler sur les Champs-Élysées les 14 juillet 2004 et 2009.
  • Européen avant l'heure, le régiment de Bercheny a conservé un recrutement franco-hongrois tout au long du XVIIIe siècle. Ses hussards sont notamment recrutés parmi des soldats immigrés hongrois, allemands, belges et polonais. Le régiment entretient toujours le souvenir de ses origines et il est jumelé avec le bataillon "Bercheny" de l’armée hongroise.
  • En 1806, la réputation du régiment était si importante que l’Empereur Napoléon en personne demanda que l’honneur de remplacer la cavalerie impériale, absente pendant la Bataille d'Iéna, soit confié au 1er Hussards.
  • C'est un détachement du 1er RHP qui s'est posé le premier (aux Émirats arabes unis) des troupes françaises envoyées dans le golfe au cours de la première guerre du Golfe de 1990/1991.
  • Le 1er RHP possède une fanfare : celle-ci est l’ambassadrice du régiment et a acquis depuis des années une solide réputation nationale et internationale[réf. nécessaire]. Peloton de combat du régiment à part entière, la fanfare mène de front des activités musicales aussi nombreuses que diversifiées, et une instruction militaire poussée. Composé d’une trentaine d’exécutants, la fanfare de Bercheny assure de nombreux déplacements tant en France qu’à l’étranger, et a eu ainsi l’occasion de se produire devant les plus hautes personnalités civiles et militaires. La fanfare du 1er RHP est fréquemment projetée au cours des opérations extérieures du régiment (Balkans, Moyen-Orient, Afrique, …).

Personnalités ayant servi au sein du régiment[modifier | modifier le code]

Le régiment aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Seul régiment de l'arme blindée cavalerie de la 11e brigade parachutiste. Son matériel peut être aérolargué, aéroporté ou transporté par toutes autres voies militaires.

La 11e brigade parachutiste (11e BP) étant surnommée "brigade de l'urgence" en raison de sa capacité de projection par aérolargage, le 1er RHP, régiment de l'Arme Blindée Cavalerie (ABC), est considéré comme "l'échelon blindé d'urgence" de l'armée de terre.

Bercheny Houzards est un régiment à forte identité parachutiste. C’est d’abord un régiment de mêlée, de contact, réactif et volontaire. Il a pour vocation première l’intervention en premier échelon, dans un cadre généralement interarmes, au cœur des situations de crise. Son action est collective, marquée par l’esprit d’initiative, esprit nécessaire aux missions de renseignements mais aussi essentiel dans le cadre d’interventions à caractère humanitaire. Les soldats du 1er RHP se doivent d'allier la vivacité, l’ouverture d’esprit et l’intelligence de situation des hussards aux vertus de rusticité, de courage et de rigueur des parachutistes.

Seul régiment blindé apte à s'engager d'urgence par la 3e dimension, le 1er hussards procède au profit de la brigade parachutiste à toutes les missions d’un régiment de cavalerie légère : reconnaissance au contact ou dans la profondeur, intervention antichar, sûreté des arrières ou des flancs… Ses missions principales sont l'intervention blindée, le combat antichar et la recherche du renseignement.

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Subordinations[modifier | modifier le code]

Sur le plan opérationnel, le 1er régiment de hussards parachutistes est rattaché à la 11e brigade parachutiste, dont l’état-major se trouve à Toulouse. Son commandement territorial est la région militaire Terre Sud-Ouest (RTSO), dont l’état-major est situé à Bordeaux.

Composition[modifier | modifier le code]

Le 1er RHP est composé de :

  • 1 escadron de Commandement et de Logistique :
    • L'ECL ayant pour devise : "Servir sans subir"
  • 3 escadrons blindés sur ERC-90 Sagaie :
    • Le 1er escadron ayant pour devise : "Toujours plus oultre", commandé entre autres par le capitaine Peltier de 1999 à 2001
    • Le 2e escadron ayant pour devise : "Second de personne"
    • Le 4e escadron ayant pour devise : "Sans répit"
  • 1 escadron de Reconnaissance et d'Investigation Anti-Chars (ERIAC) sur VBL :
    • Le 3e escadron ayant pour devise : "Au-delà du possible"
  • 1 escadron de réserve opérationnelle :
    • Le 5e escadron ayant pour devise : "Toquey si gauses"

Depuis sa reformation en 1997 les commandants d'unité du 5e escadron ont été : le capitaine Armynot du Chatelet, le capitaine Suaud, le capitaine Villeminot, le capitaine Pla, le capitaine Pierquet, le lieutenant Ostré qui a notamment eu le grand honneur de se joindre au 4e escadron lors d'une MCD au 23e BIMa à Dakar, Sénégal et depuis le 4 novembre 2011 le capitaine BERNADET.

  • 1 escadron de formation et d'instruction, anciennement appelé URIAC : Unité de Recrutement d'Instruction d'Administration et de Camp :
    • Le 11e escadron ayant pour devise : "Toujours avant".
    • Le 11e escadron a été dissous le 14 janvier 2011. Le camp de GER où il était localisé appartient cependant toujours au 1er RHP, et continue d'être utilisé pour des tirs, manœuvres et sauts en parachute, zones de saut de "ger azet" et "ger riu tort".
  • 1 peloton de commando parachutistes.
    • Les GCP (anciennement appelés CRAP)

Missions[modifier | modifier le code]

Le 1er RHP a principalement pour missions :

  • Le renseignement
  • La reconnaissance
  • L'intervention antichars
  • L'appui des régiments d'infanterie parachutiste

Matériels[modifier | modifier le code]

VBL du 1er RHP en Afghanistan
Panhard ERC-90 Sagaie au Tchad

Véhicules[modifier | modifier le code]

  • 36 Engins roues canon de 90 mm ERC-90 Sagaie
  • AMX-10 RC
  • 68 Véhicules blindés légers VBL
  • 84 véhicules légers tout terrain-radio-p. 4
  • Cagivas (motos)
  • VAB

Armement[modifier | modifier le code]

  • 24 postes de tir pour missiles Milan
  • 36 canons 90 mm obus flèche, OCC et OFUM montés sur les ERC90 Sagaie
  • canons de 105 mm montés sur les AMX-10 RC
  • 6 canons 20 mm
  • LRAC 90 (Lance-Roquettes Anti-Char 90 mm)

Rayon d'action de l'armement[modifier | modifier le code]

  • Jour : 2 000 mètres
  • Nuit : 1 300 mètres

Monuments[modifier | modifier le code]

  • En 1977, un monument avec une plaque à la mémoire des combats de mai 1940 a été érigé et inauguré au Mont-Dieu par les autorités civiles et militaires de Sedan en présence du lieutenant-colonel Gouttenoire chef de corps du 1er RHP de Tarbes, du maire du Mont-Dieu, monsieur Faucheron et des membres de l'amicale des anciens officiers, sous-officiens et soldats du 1er régiment de hussards à cheval en 1940 (amicale aujourd'hui dissoute faute de participants). Ce monument en pierre de granit gris est visible de la route dans le virage à droite avant l'entrée dans la commune. Lors de la dernière assemblée générale, portant sur la dissolution de l'amicale des anciens le 6 juillet 2000 à Tarbes, au quartier Larrey, sous la présidence du général (CR) de Torquat de la Coulerie président d'honneur, et en présence des derniers membres, il a été décidé que les fonds de l'amicale seraient remis au maire du Mont-Dieu. Le monument est inscrit au domaine public départemental du Conseil général des Ardennes, conjointement entretenu par la commune du Mont-Dieu et pour le dépôt régulier d'une gerbe aux fêtes commémoratives.
  • Le 9 juillet 2008 au quartier Larrey (lieu d'implantation du 1er RHP à Tarbes) s'est déroulé l'inauguration du monument du souvenir du 1er régiment de hussards parachutistes, « mémorial destiné à honorer les hommes et les femmes du régiment qui servent leur pays et qui sont prêts à tout donner, et à ne jamais oublier ceux qui sont morts en service, dont les noms sont recensés sur les plaques de marbre du monument ». Le dévoilement du monument s'est fait sous la présidence de l'ancien chef de corps du régiment et actuel président du Comité de La Flamme sous l'Arc de Triomphe, le général Combette. Symboliquement, ce sont deux cavaliers en tenue empire et deux parachutistes équipés pour un saut qui eurent l'honneur de dévoiler ce monument avant que ne soit allumée la flamme du souvenir.
  • Le lieu d'implantation du monument se veut particulièrement accessible et visible de jour comme de nuit, au milieu de la zone vie des escadrons de combat. Le colonel de Lapresle, alors chef de corps du 1er RHP et instigateur de la construction du monument l'a qualifié ainsi : « Espace solennel mais ouvert devant lequel chacun passe dans la journée, ce monument a vocation à rappeler aux hussards parachutistes leurs devoirs de chaque instant ». Sur le fronton de cet édifice est inscrit « hussard parachutiste souviens toi ». La première plaque de marbre, sur la face gauche du monument reprend la devise régimentaire. Les autres plaques reportent, par continent et dans la chronologie des engagements, les noms des hussards parachutistes morts au combat ou en service commandé. En façade, sur les deux piliers centraux, s’affichent les deux saint patrons du régiment, Saint Georges (patron des cavaliers) et Saint Michel (patron des parachutistes) censés veiller sur le 1er RHP.

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Livre historique du 1er RHP
  • Historique sommaire du 1er régiment de hussards, Bléré, 1919
  • Les hussards français, Tome 1, De l'Ancien régime à l'Empire édition Histoire et collection
  • Général Raymond Boissau, Les officiers de hussards de Louis XV, tapuscrit original, Paris, 2006
  • Abbé Staub, Histoire des régiments de hussards, Lavauzelle, 2008, 344p, (ISBN 978-2-7025-0991-3)
  • Collectif, Histoire des parachutistes français, Société de Production Littéraire, 1975

Notes er références[modifier | modifier le code]

  1. Fiche signalétique du 1er Régiment de Hussards Parachutistes publiée par la Délégation Militaire Départementale des Hautes-Pyrénées
  2. a, b, c, d, e et f Raymond Boissau, "La levée de Bercheny-hussards", Revue historique des armées, 255 | 2009, mis en ligne le 15 mai 2009. rha.revues.org, consulté le 22 août 2009
  3. a et b coffret 3 tomes : “BERCHENY, TROIS SIECLES D’HISTOIRE”
  4. Jean-Yves Mary, Le corridor des Panzers : Par delà la Meuse 10 - 15 mai 1940, t. I, Bayeux, Heimdal,‎ 2009, 462 p. (ISBN 2-84048-270-3), p. 37.
  5. Mary 2009, p. 37.
  6. Décision n°12350/SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, n°27, 9 novembre 2007
  7. Arrêté relatif à l'attribution de l'inscription AFN 1952-1962 sur les drapeaux et étendards des formations des armées et services, du 19 novembre 2004 (A) NORDEF0452926A Michèle Alliot-Marie
  8. Site de la 11e BP
  9. Source : Service historique de la Défense et Archives nationales. Voir également, l'ouvrage Histoire de ma vie de George Sand.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Voir également :

Liens externes[modifier | modifier le code]