1er régiment de hussards parachutistes
| 1er régiment de hussards parachutistes | |
Insigne régimentaire du 1er régiment de hussards parachutistes |
|
|
|
|
| Période | 1720 |
|---|---|
| Pays | |
| Branche | armée de terre |
| Type | régiment de hussards parachutistes |
| Rôle | Cavalerie blindée parachutiste Recherche du Renseignement de la Brigade |
| Fait partie de | 11e brigade parachutiste |
| Garnison | Tarbes |
| Surnom | Bercheny Houzards L'échelon blindé d'urgence 1er hussards |
| Couleurs | Rouge et bleu |
| Devise | Omnia si perdas, famam servare memento "Si tu as tout perdu, souviens-toi qu'il reste l'honneur" |
| Inscriptions sur l’emblème | Valmy 1792 Jemappes 1792 Castiglione 1796 Eylau 1807 Sébastopol 1855 La Mortagne 1914 La Serre 1918 AFN 1952-1962 |
| Anniversaire | Saint Michel Saint Georges |
| Équipement | 28 Engins Roues Canon de 90 mm ERC-90 Sagaie, 68 Véhicules Blindés Légers VBL, 39 véhicules légers tout terrain-radio-P4,14 Cagivas (motos), VAB (Véhicule d'Avant Blindé), 16 postes de tir pour missiles Milan, 3 canons de 20mm. |
| Guerres | Première Guerre mondiale Seconde Guerre mondiale Guerre d'Algérie Guerre du Golfe |
| Batailles | 1914 - Bataille de la trouée de Charmes |
| Décorations | Croix de guerre 1914-1918 une étoile de vermeil Croix de guerre 1939-1945 une palme croix de la Valeur Militaire une palme |
| modifier |
|
Le 1er régiment de hussards est un régiment français de cavalerie légère constitué à la fin de l'Ancien Régime (1720) et qui s'est notamment distingué pendant les guerres de la Révolution et de l'Empire notamment à Jemmapes (1792), Castiglione (1796), Eylau (1807) et Oporto (1809). Il est devenu en 1946 le 1er régiment de hussards parachutistes (ou 1er RHP).
De nos jours, le 1er RHP est le seul régiment blindé de la brigade parachutiste. On le surnomme ainsi "l'échelon blindé d'urgence". Le 1er régiment de hussards parachutistes accomplit au profit de la brigade parachutiste toutes les missions d’un régiment de cavalerie légère : reconnaissance au contact ou dans la profondeur, intervention antichar, sûreté des arrières ou des flancs. Son matériel peut être aérolargué, aéroporté ou transporté par toutes autres voies militaires.
Sa double spécialisation : cavalier et parachutiste, lui assure une polyvalence et une réactivité souvent mises à contribution sur les théâtres de projection actuels. Et comme le disait le général Bertrand de Montaudouïn : « Le 1er hussards se doit d'être le meilleur des cavaliers puisque parachutiste et le meilleur des parachutistes puisque cavalier »[1].
Création et différentes dénominations [modifier]
- 1719-1720 : les hussards de Bercheny sont levés, à la demande du Régent Philippe d'Orléans, à Constantinople par le comte de Bercheny, patriote hongrois proscrit par les Habsbourg[2].
- 1791 : les unités de l’armée française sont renommées d’après leur arme, et numérotées en fonction de leur ancienneté. Le régiment de Bercheny devient donc le 1er régiment de hussards
- 29 floréal an IV : reçoit la moitié des cavaliers du 13e hussards
- 1815 : dissous
- 1816 : création du 1er régiment de hussards du Jura
- 1824 : renommé 1er régiment des hussards de Chartres
- 1940 : dissout suite à l'armistice avec l'Allemagne
- 1945 : recréé par la Résistance sous le nom de régiment de reconnaissance de la 25e division
- 1946 : devient 1er régiment de hussards parachutistes au sein de la 25e division aéroportée à l'occasion de son départ pour l'Algérie.
Historique des garnisons, campagnes et batailles [modifier]
Garnisons successives [modifier]
- 1722 : Haguenau[2]
- 1725 : Vendôme
- …
- 1820 : Sélestat
- 1858 : Tarbes
- 1866 : Auch
- 1870 : Niort
- 1880 : Épinal
- 1904 : Valence
- 1919 : Tours
- 1921 : Tarascon
- …
- 1935 : Angers
- 1946 : Constantine
- 1949-1953 : Auch
- 1961 : Tarbes
Ancien Régime [modifier]
- 1720 : le comte de Bercheny lève en Turquie parmi les émigrés hongrois un régiment de cavalerie Houzards. C’est le plus ancien régiment de hussards français encore en activité[2].
- 1720 : le régiment, qui n’a pas encore reçu ses chevaux, est utilisé pour former le cordon sanitaire dans les Cévennes et à Cette, pour contrer l’épidémie de peste de Marseille[2].
- 1728 : le régiment comprend 4 escadrons à 2 compagnies et compte 50 officiers et 800 sous-officiers et houzards.
Il se définit ainsi : « Eclaireur de l’armée, placé à l’avant et à l’arrière-garde, il escortait les convois, partait en tirailleur, était préféré aux autres pour son coup de main… ».
- 1733-1736 : les hussards de Bercheny font leurs premières armes au cours de la guerre de Succession de Pologne : siège de Kehl, Ettingen, siège de Philippsburg, combat de Klausen[2]
- 1741-1748 : le régiment de Bercheny participe à la guerre de Succession d'Autriche où, opposé à ses homologues hussards austro-hongrois, il prend le dessus à chaque fois[3]. Il se distingue notamment au siège de Prague, à la bataille de Dettingen, à la campagne d’Alsace en 1744, au passage du Rhin de l’armée de Conti, aux batailles de Raucoux et de Lauffeld[2]
- 1756-1763 : au cours de la guerre de Sept Ans, le régiment se voit confier pour missions d'éclairer les avants et les flancs des armées, de couvrir les arrières et d'opérer des coups de main.
Révolution [modifier]
Le régiment perd officiellement son appellation de Bercheny pour devenir le 1er régiment de hussards.
- 1792 :
- Après les Batailles de Valmy, le régiment effectue une charge héroïque le 6 novembre et se couvre de gloire à Jemmapes, il combat également à Anderlecht.
- 1793 :
- 1794 :
- 1796 : 1re Campagne d'Italie
- 1797 :
- 1799 :
- 1800 :
1er Empire [modifier]
Napoléon Bonaparte résumera ainsi cette période : « Ce régiment n’a cessé de combattre soit en totalité, soit en partie. Il a été renouvelé presque jusqu’à 5 ou 6 fois, mais une vérité digne d’être affirmée par les Généraux, c’est qu’officiers, sous-officiers et hussards ont tous fait leur devoir. De 1792 à 1801, il a assisté à 37 batailles, 168 combats, 1 310 affaires et fait pendant le même temps 26 300 prisonniers, pris 40 drapeaux, 303 bouches à feu »[3].
- 1805 : Campagne d'Autriche
- 1806 : Campagne de Prusse,
- 1807 :
- les campagnes de l’Empire s’achèvent le8 février sur la victoire d’Eylau, où les hussards chargèrent afin de dégager l'Empereur et dont le nom est inscrit sur l'étendard,
- Bataille d'Heilsberg
- Bataille de Friedland.
- 1808 : le 1er hussards quitte les steppes glacées de l’Europe Centrale, pour aller se battre en Espagne puis en Italie et en Allemagne.
- 1809 : Campagne de Portugal et du Nord de l'Espagne
- 1811 : Invasion du Portugal
- 1812 :
- 1813 : Campagne d'Allemagne
- Juterbock - Bataille de Bautzen
- Bataille de Gross Beeren
- 16-19 octobre : Bataille de Leipzig
- Hanau (1er escadron seulement).
- 1814 : Campagne de France
- 1815 : Campagne de Belgique
Restauration [modifier]
Sous la Restauration, le 1er régiment de hussards prendra successivement les noms de hussards du Roi, hussards du Jura, puis de Chartres.
1830-1848 [modifier]
En 1831 le régiment participe à la campagne de Belgique.
Second Empire [modifier]
- 1854 : le régiment participe à la Guerre de Crimée où il reçoit des missions de reconnaissance qu'il remplit avec brio. Le souvenir du siège de Sébastopol est inscrit sur son Étendard.
- 1858 : le 1er régiment de hussards prend pour la première fois garnison à Tarbes.
- 1870 : À la bataille de Sedan, le régiment va connaitre l’heure la plus tragique et la plus glorieuse de son histoire. Sous les charges répétées, le régiment, sur un effectif de 490, perdra 11 officiers et 316 sous-officiers et hussards.
1870-1914 [modifier]
1870-1871 : le régiment subit de très lourde pertes au cours de la guerre franco-prussienne.
1871 : Affecté en Algérie, le régiment participe aux opérations d’assainissement de la Kabylie.
Il rentre en France en 1882 où il mènera pendant 30 ans la vie de garnison.
À la veille de la Première Guerre mondiale, le régiment compte un effectif de 35 officiers, 63 sous-officiers et 677 cavaliers.
Première Guerre mondiale [modifier]
Engagé avec le 2e Corps d’Armée en Lorraine, il y déborde d’activités, éclairant, freinant, couvrant.
1914 [modifier]
La Mortagne est inscrit sur l'Étendard. le régiment combat également à Kemmel dans la plaine flamande.
1915 [modifier]
Perthes, Beauséjour dans le Soissonnais
1916 [modifier]
l'Argonne.
1917 [modifier]
la guerre s’enlise et c’est à pied, à la bataille de Verdun notamment, que les hussards continuent la lutte, partageant le même sort que leurs camarades fantassins. le régiment combat au Mort-Homme.
1918 [modifier]
le retour à l’offensive les voit de nouveau à cheval et se terminera par les opérations sur La Serre.
Entre-deux-guerres [modifier]
1935 : le régiment change et modernise ses équipements. Il se motorise en partie, notamment avec une section de motocyclistes. Néanmoins, le 1er hussards reste l'un des derniers régiments à cheval de l'armée française, il est stationné à Angers.
Seconde Guerre mondiale [modifier]
Le 10 mai 1940 au sein de la première brigade de cavalerie (1er RHC et 8e Chasseur), il pénètre en Belgique puis couvre la retraite, en mai et en juin, au prix de lourdes pertes. Il combat au Mont Dieu où 400 hussards stoppent pendant 3 jours l'avancée de 5 bataillons allemands. L’armistice contraint le régiment à déposer les armes. Son tribut a encore été lourd : 190 tués, blessés ou disparus.
Dissous après l'armistice, il est recréé par la Résistance en 1945, sous l'appellation de régiment de reconnaissance de la 25e division.
De 1945 à nos jours [modifier]
- Opérations extérieures de 1945 à 1978
En 1946, la 25e division devient 25e division aéroportée et le 1er hussards devient, à la suite d’une inspection du Maréchal de Lattre de Tassigny, le 1er régiment de hussards parachutistes. En mars 1946, le régiment est envoyé en Algérie à Constantine (Quartier Gallifet). À cette époque il est commandé par le colonel De Gastines (gendre du maréchal Louis Franchet d'Espèrey).
Le 1er Régiment de Hussards Parachutistes à Constantine - Algérie
À partir de 1948, un de ses escadrons combat en Indochine. 1949:Retour à Auch.
En 1956, il participe aux opérations du RIF Marocain puis d'Algérie. Le 1er juin 1956,intégré à la 25e D.P
Le 11 juillet 1961 le régiment quitte l'Algérie et débarque deux jours plus tard à Marseille, s'installe provisoirement le 14 juillet au camp de Mourmelon. Le 30 août, le 1er RHP part à Sedan au quartier Fabert. Le 6 novembre, le régiment retrouve Tarbes et le quartier Larrey. Il est alors articulé en 3 escadrons de reconnaissance sur jeeps et un escadron d'instruction.
- Opérations extérieures depuis 1978
Depuis 1978 il a été présent dans les opérations d'Afrique, du Moyen-Orient, de l'Ex-Yougoslavie.
- 1978 : au Sud-Liban dans le cadre de la FINUL (Forces Internationales des Nations unies pour le Liban)
- 1979 : intervention au Tchad dans le cadre de l'opération Tacaud
- 1983 : intervention au Liban
- 1984 : intervention au Tchad dans le cadre des opérations Manta puis Épervier
- 1990 : intervention dans le cadre de la guerre du Golfe
- 1993 : intervention en ex-yougoslavie dans la poche de Bihac, FORPRONU
- 1994 : intervention au Rwanda dans le cadre de l'opération Turquoise
- 1995 : mission d'assistance militaire au Tchad et en Centre-Afrique
- 1995 : intervention en ex-Yougoslavie à Sarajévo, FORPRONU (Force de Protection des Nations unies)
- 1996 : intervention en ex-yougoslavie à Sarajevo, IFOR (Force d'Interposition)
- 1996 : intervention en ex-yougoslavie à Rajlovac, (banlieue de Sarajevo)IFOR (Division Salamandre)
- 1999 : intervention en Macédoine (opération TRIDENT), en Albanie, en Guyane Française (Section de Recherche et Reconnaissance), au Tchad (mission EPERVIER), au Kosovo…
- 2000 : force prépositionnée en République de Côte d'Ivoire
- 2001 : mission KFOR au Kosovo
- 2001 : force prépositionnée en République de Côte d'Ivoire
- 2002 : mission EPERVIER au Tchad
- 2002 : mission KFOR au Kosovo
- 2002 : mission LICORNE en République de Côte d'Ivoire
- 2003 : mission ARTEMIS en République démocratique du Congo
- 2003 : mission BOALI en République centrafricaine
- 2003 : mission SFOR en Bosnie-Herzégovine
- 2003 : mission KFOR au Kosovo
- 2003 : mission PAMIR en Afghanistan
- 2003 : mission EPIDOTE en Afghanistan
- 2004 : mission LICORNE en République de Côte d'Ivoire
- 2004 : mission CARBET en Haïti
- 2004 : Forces prépositionnées au Sénégal
- 2004 : mission TRIDENT au Kosovo
- 2005 : mission LICORNE en République de Côte d'Ivoire
- 2006 : mission PAMIR en Afghanistan (PAMIR XIII)
- 2006 : mission LICORNE en République de Côte d'Ivoire
- 2006 : mission TRIDENT au Kosovo
- 2007 : mission PAMIR en Afghanistan (PAMIR XV)
- 2007 : mission TRIDENT au Kosovo
- 2007 : mission EPERVIER au Tchad
- 2008 : mission PAMIR en Afghanistan (PAMIR XX)
- 2008 - 2009 : mission EUFOR au Tchad
- 2010 : 1er escadron au Kosovo - 2e escadron en Afghanistan - 4e escadron au Sénégal - 5e escadron au Sénégal
- 2011 : mission LICORNE en République de Côte d'Ivoire
- 2013 : Opération Serval au Mali
Traditions [modifier]
Après être passé du cheval au blindé et au parachute, le régiment a su prouver que l’esprit demeure si les formes changent.
Devise [modifier]
Un temps Aultre ne veult, puis le régiment reprendra la devise du comte de Bercheny, fondateur du régiment : Omnia si perdas, famam servare memento.
Ce qui signifie, selon les traductions :
Si tu as tout perdu, souviens-toi qu'il te reste l'honneur,
ou
Même si tout est perdu, sache qu'il reste l'honneur à sauver
Insignes [modifier]
- Insigne régimentaire
Créé en 1935, l’insigne reprend pour le 1er RHP, posées sur un brevet parachutiste, les armes du comte Ladislas de Bercheny.
Description héraldique : « Parti, au un de gueules à la croix pattée d’argent, cantonnée de quatre croisettes de même, au deux d’azur à la licorne d’argent hissante d’une couronne tréflée d’or, posée sur deux montagnes en figure de cœurs entrelacés d’argent et mouvantes de la pointe à l’écu. »
- Écusson de la 11e brigade parachutiste (surnommé "le charognard")
- Brevet parachutiste
Sa signification : Le parachute te porte, les ailes du grand Saint Michel te supportent, l’étoile te guide, les lauriers te rappellent la gloire des anciens, la couronne de chêne, la force qui caractérise les parachutistes, mais la mort te guette, elle est représentée par le noir entre les suspentes.
Le 1er RHP possède son propre béret : l'amarante parachutiste (le "béret rouge") est associé à l'insigne de béret des parachutistes de métropole (le "macaron des TAP métro") mais celui-ci est porté sur une "hongroise" (signe distinctif des hussards qui symbolise les rangées de brandebourgs en fil blanc disposées sur le dolman et la pelisse de l'uniforme des hussards de l'Ancien Régime).
Uniformes [modifier]
Étendard [modifier]
Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes[4],[5]
Décorations [modifier]
Sa cravate est décorée de :
- La Croix de guerre 1914-1918 avec une étoile de vermeil (Citation à l'ordre du corps d'armée).

- La croix de guerre 1939-1945 avec une palme (citation à l'ordre de l'armée).

- La croix de la Valeur Militaire avec une palme en 2012 suite à l'action du régiment en Afghanistan (opération Pamir)[6].

Chant [modifier]
|
Sur la mélodie du chant révolutionnaire soviétique La Varsovienne :
|
|
|
Décorations de hussards en service dans ce régiment [modifier]
Armes d'honneurs (1799 à 1802) [modifier]
- Pierre Didiot, Maréchal des Logis : Sabre d'Honneur
- Celestin Filleul, Maréchal des Logis : Mousqueton d'Honneur
- Francios Fritz, Brigadier : Mousqueton d'Honneur
- Charles Lahaye Maréchal des Logis : Sabre d'Honneur
- Joseph Michel hussard : Mousqueton d'Honneur
- Philippe Poncet hussard : Mousqueton d'Honneur
- Gaspard Scherer hussard : Mousqueton d'Honneur
Chefs de corps du 1er régiment de hussards [modifier]
Ancien Régime [modifier]
- 1720 : de Bercheny
- 1722 : de Bonnaire
- 1744 : de Nordmann
- 1749 : de Totte
- 1751 : de Bercheny (2)
- 1762 : de Polleretsky
- 1762 : de Bercheny (3)
- 1762 : de Sombreuil
- 1771 : de Humbert
- 1776 : de Thumery
- 1785 : de Pange
- 1789 : Turpin de Crissé
Révolution et Premier Empire [modifier]
- 1792 : Henri Christian Michel Stengel-Colonel (**)
- 1792 : Joseph Armand Nordman-Colonel
- 1793 : Philippe Glad-Chef de brigade
- 1795 : Louis Jean Charles Bougon-Duclos-Chef de brigade
- 1796 : Antoine Henri de Carowe-Chef de brigade
- 1797 : Joseph Picard-Chef de brigade (*)
- 1803 : Philippe Augustin Rouvillois-Colonel
- 1807 : Jacques Begougne de Juniac-Colonel
- 1810 : Eugène Antoine François Merlin-Colonel (*)
- 1813 : François Joseph Marie Clary-Colonel
- 1814 : Nicolas Charles Victor Oudinot-Colonel
- 1815 : François Joseph Marie Clary-Colonel
- Colonels tués et blessés alors qu'ils commandaient le 1er de hussards pendant cette période
- Colonel Stengel, blessé le 21 avril 1796 à la bataille de Mondovi, mort des suites de ses blessures le 28 avril.
- Chef de brigade Bouglon-Duclos, mort de fièvres.
- Chef de brigade Carrowe tué à la bataille de Rovero le 6 septembre 1796.
- Colonel Rouvillois, blessé le 19 décembre 1806.
- Colonel Juniac, blessé le 6 février 1807.
- Officiers tués et blessés pendant qu'ils servaient dans le 1er régiment de hussards (entre 1805 et 1815)
- Officiers tués : 5
- Officiers morts des suites de leurs blessures : 6
- Officiers blessés : 57
L'uniforme du 1er hussards lors de la campagne de 1806
Première et Seconde Restauration [modifier]
- État-major du régiment vers 1815 :
- Colonel Auguste-Ambroise-Joselin de Verdière
- Lieutenant-colonel : Armand-Louis, chavalier de l'Orme
- Chefs d'escadrons : M. Vidal de Léry et Jacques-Victor de Suzainnecourt
- Major: Joseph-Antoine, vicomte de Lodin du Mauvoic
- Capitaines adjoint-majors : Pierre de Vigneras et Alexandre Pothée
- Lieutenant-trésorier : François Vial
- Capitaine d'habillement : Jean-Pierre Carmignac
- Sous-lieutenant porte-étendard : Michel-Rémi Renaud
- Aumônier : Jean Didier
- Chirurgien major : Jean-Baptiste Hermaut
- Chirurgien aide-major : Antoine-Claude Marchal, dit Lafontaine
- 1824-1830 :
- Colonel : Ferdinand-Philippe d'Orléans, duc de Chartres, futur duc d'Orléans
1830-1848 : Monarchie de Juillet [modifier]
- 1830-1832 :
- Colonel : Le Prince Royal de France, duc d'Orléans
- Lieutenant-colonel Lanthonnet
- Chef d'escadron de Suremain
- Chef d'escadron Lestocquoy
- 1845 : colonel Berryer
Second Empire [modifier]
- 1854 : colonel comte Lion
- 1856 : colonel Moucheton de Gerbrois
- 1864 : colonel de la Jaille
- 1867 : colonel prince de Bauffremont
1870-1914 [modifier]
- 1870 : colonel prince de Bauffremont
- 1872 : colonel d'Agoult
- 1884 : colonel Poulard
- 1889 : colonel Buffet
- 1892 : colonel Geslin de Bourgogne
- 1894 : colonel Lageon
- 1897 : colonel de Quinemont
- 1907 : colonel Simon de la Mortière
- 1912 : colonel Renaudeau d'Arc
Première Guerre mondiale [modifier]
Entre-deux-guerres [modifier]
Seconde Guerre mondiale [modifier]
- 1939 : colonel Rabany
- 1940 : colonel de Groulard (blessé en 1940, il décédera de suites de ses blessures en 1947)
De 1945 à nos jours [modifier]
- …
- 1946-xxxx : colonel De Gastines
- …1952-1953: colonel Teyssou
- 1954-1956 : colonel Bertrand Huchet de Quénetain **
- 1956-1958 : lieutenant-colonel Hebrard
- 1958-1960 : lieutenant-colonel Compagnon
- 1960-1962 : colonel Gautier
- 1962-1963 : lieutenant-colonel Teule
- 1963-1964 : colonel Donnart
- 1964-1966 : colonel de Boifleury
- 1966-1968 : colonel Laflaquiere
- 1968-1970 : colonel Combette
- 1970-1972 : colonel Boissau
- 1972-1974 : colonel Delmotte**
- 1974-1976 : colonel Morel
- 1976-1978 : colonel Gouttenoire***
- 1978-1980 : colonel Berge
- 1980-1982 : colonel Varret
- 1982-1984 : colonel Genest
- 1984-1986 : colonel Gobillard ****
- 1986-1988 : colonel d'Astorg
- 1988-1990 : colonel Le Mière ***
- 1990-1992 : colonel Valentin *****
- 1992-1994 : colonel Hubin
- 1994-1996 : colonel Duhesme
- 1996-1998 : colonel Maes *
- 1998-2000 : colonel Duquesne *
- 2000-2002 : colonel de Bavinchove *** (CEM ISAF en Afghanistan )
- 2002-2004 : colonel Delort-Laval (directeur de l'enseignement de l'Ecole de guerre à compter du 1er août 2011.)** divisionnaire depuis 2012
- 2004-2006 : colonel de Marisy
- 2006-2008 : colonel de Lapresle
- 2008-2010 : colonel Villiaumey
- 2010-2012 : colonel Langlade de Montgros
- 2012-........: colonel Peltier
(*) Officier devenu par la suite général de brigade.
(**) Officier devenu par la suite général de division.
(***) Officier devenu par la suite général de corps d'armée.
(****) Officier devenu par la suite général d'armée.
Rayonnement du régiment [modifier]
- Européen avant l'heure, le régiment de Bercheny a conservé un recrutement franco-hongrois tout au long du XVIIIe siècle. Ses hussards sont notamment recrutés parmi des soldats immigrés hongrois, allemands, belges et polonais. Le régiment entretient toujours le souvenir de ses origines et il est jumelé avec le bataillon « Bercheny » de l’armée hongroise.
- En 1806, la réputation du régiment était si importante que l’Empereur Napoléon en personne demanda que l’honneur de remplacer la cavalerie impériale, absente pendant la Bataille d'Iéna, soit confié au 1er Hussards.
- C'est un détachement du 1er RHP qui s'est posé le premier (aux Émirats arabes unis) des troupes françaises envoyées dans le golfe au cours de la première guerre du Golfe de 1990/1991.
- Le 1er RHP possède une fanfare : celle-ci est l’ambassadrice du régiment et a acquis depuis des années une solide réputation nationale et internationale[réf. nécessaire]. Peloton de combat du régiment à part entière, la fanfare mène de front des activités musicales aussi nombreuses que diversifiées, et une instruction militaire poussée. Composé d’une trentaine d’exécutants, la fanfare de Bercheny assure de nombreux déplacements tant en France qu’à l’étranger, et a eu ainsi l’occasion de se produire devant les plus hautes personnalités civiles et militaires. La fanfare du 1er RHP est fréquemment projetée au cours des opérations extérieures du régiment (Balkans, Moyen-Orient, Afrique, …).
Personnalités ayant servi au sein du régiment [modifier]
- Le Prince Royal, Ferdinand-Philippe d'Orléans
- Général Jean-Antoine Marbot
- Général Baron de Marbot
- Général comte Frédéric Henri Walther (du grade de soldat à celui de capitaine)
- Général Nicolas-François Christophe (capitaine en 1793)
- Louis Bro (1781-1844), soldat, futur général de cavalerie,
- Colonel Nicolas Charles Victor Oudinot, fils du maréchal d'Empire Nicolas Charles Oudinot
- Le père de George Sand, Maurice Dupin, était officier au 1er régiment de hussards en 1806. (source : ouvrage Histoire de ma vie de George Sand).
- Général Regnaud de Saint-Jean d'Angély (en 1815, au grade de capitaine)
- Charles-Marie-Augustin, comte de Goyon (1803-1870), général de division, major au 1er hussards le 15 janvier 1839.
- Le célèbre espion Charles Louis Schulmeister
- Charles Théodore Ernest de Hédouville (1809-1890), homme politique français du XIXe siècle, sert au régimnt après 1829.
- Mgr Olivier de Germay, évêque d'Ajaccio.
Le régiment aujourd'hui [modifier]
Seul régiment de l'arme blindée cavalerie de la 11e brigade parachutiste. Son matériel peut être aérolargué, aéroporté ou transporté par toutes autres voies militaires.
La 11e brigade parachutiste (11e BP) étant surnommée "brigade de l'urgence" en raison de sa capacité de projection par aérolargage, le 1er RHP, régiment de l'Arme Blindée Cavalerie (ABC), est considéré comme "l'échelon blindé d'urgence" de l'armée de terre.
Bercheny Houzards est un régiment à forte identité parachutiste. C’est d’abord un régiment de mêlée, de contact, réactif et volontaire. Il a pour vocation première l’intervention en premier échelon, dans un cadre généralement interarmes, au cœur des situations de crise. Son action est collective, marquée par l’esprit d’initiative, esprit nécessaire aux missions de renseignements mais aussi essentiel dans le cadre d’interventions à caractère humanitaire. Les soldats du 1er RHP se doivent d'allier la vivacité, l’ouverture d’esprit et l’intelligence de situation des hussards aux vertus de rusticité, de courage et de rigueur des parachutistes.
Seul régiment blindé apte à s'engager d'urgence par la 3e dimension, le 1er hussards procède au profit de la brigade parachutiste à toutes les missions d’un régiment de cavalerie légère : reconnaissance au contact ou dans la profondeur, intervention antichar, sûreté des arrières ou des flancs… Ses missions principales sont l'intervention blindée, le combat antichar et la recherche du renseignement.
Subordinations [modifier]
Sur le plan opérationnel, le 1er régiment de hussards parachutistes est rattaché à la 11e brigade parachutiste, dont l’état-major se trouve à Toulouse. Son commandement territorial est la région militaire Terre Sud-Ouest (RTSO), dont l’état-major est situé à Bordeaux.
Composition [modifier]
Le 1er RHP est composé de :
- 1 Escadron de Commandement et de Logistique :
- L'ECL ayant pour devise : Servir sans subir.
- 3 escadrons blindés sur ERC-90 Sagaie :
- Le 1er escadron ayant pour devise : Toujours plus oultre (commandé entre autres par le capitaine Peltier de 1999 à 2001)
- Le 2e escadron ayant pour devise : Second de personne
- Le 4e escadron ayant pour devise : Sans répit
- 1 Escadron de Reconnaissance et d'Investigation Anti-Chars (ERIAC) sur VBL :
- Le 3e escadron ayant pour devise : Au-delà du possible
- 1 escadron de réserve opérationnelle :
- Le 5e escadron ayant pour devise : Toquey si gauses
Depuis sa reformation en 1992 les commandants d'unité du 5e escadron ont été : le capitaine Armynot du Chatelet, le capitaine Suaud, le capitaine Villeminot, le capitaine Pla, le capitaine Pierquet et le lieutenant Ostré. Il a notamment eu le grand honneur de se joindre au 4e escadron lors d'une MCD au 23e BIMa à Dakar, Sénégal
- 1 escadron de formation et d'instruction (anciennement appelé URIAC : Unité de Recrutement d'Instruction d'Administration et de Camp) :
- Le 11e escadron ayant pour devise : Toujours avant.
- Le 11e escadron a été dissous le 14 janvier 2011. Le camp de GER où il était localisé appartient cependant toujours au 1°RHP, et continue d'être utilisé pour des tirs, manœuvres et sauts en parachute (zones de saut de "ger azet" et "ger riu tort").
- 1 peloton de commando parachutistes.
- Les GCP (anciennement appelés CRAP)
Missions [modifier]
Le 1er RHP a principalement pour missions :
- Le renseignement
- La reconnaissance
- L'intervention antichars
- L'appui des régiments d'infanterie parachutiste
Matériels [modifier]
Véhicules [modifier]
- 36 Engins roues canon de 90 mm ERC-90 Sagaie
- AMX-10 RC
- 68 Véhicules blindés légers VBL
- 84 véhicules légers tout terrain-radio-p. 4
- Cagivas (motos)
- VAB
Armement [modifier]
- 24 postes de tir pour missiles Milan
- 36 canons 90 mm obus flèche, OCC, OFUM, montés sur les ERC90 Sagaie
- canons de 105 mm, montés sur les AMX-10 RC
- 6 canons 20 mm
- LRAC 90 (Lance-Roquettes Anti-Char 90 mm)
Rayon d'action de l'armement [modifier]
- Jour : 2 000 mètres
- Nuit : 1 300 mètres
Monuments [modifier]
- En 1977, un monument avec une plaque à la mémoire des combats de mai 1940 a été érigé et inauguré au Mont-Dieu par les autorités civiles et militaires de Sedan en présence du lieutenant-colonel Gouttenoire chef de corps du 1er RHP de Tarbes, du maire du Mont-Dieu, monsieur Faucheron et des membres de l'amicale des anciens officiers, sous-officiens et soldats du 1er régiment de hussards à cheval en 1940 (amicale aujourd'hui dissoute faute de participants). Ce monument en pierre de granit gris est visible de la route dans le virage à droite avant l'entrée dans la commune. Lors de la dernière assemblée générale, portant sur la dissolution de l'amicale des anciens le 6 juillet 2000 à Tarbes, au quartier Larrey, sous la présidence du général (CR) de Torquat de la Coulerie président d'honneur, et en présence des derniers membres, il a été décidé que les fonds de l'amicale seraient remis au maire du Mont-Dieu. Le monument est inscrit au domaine public départemental du Conseil général des Ardennes, conjointement entretenu par la commune du Mont-Dieu et pour le dépôt régulier d'une gerbe aux fêtes commémoratives.
- Le 9 juillet 2008 au quartier Larrey (lieu d'implantation du 1er RHP à Tarbes) s'est déroulé l'inauguration du monument du souvenir du 1er régiment de hussards parachutistes, « mémorial destiné à honorer les hommes et les femmes du régiment qui servent leur pays et qui sont prêts à tout donner, et à ne jamais oublier ceux qui sont morts en service, dont les noms sont recensés sur les plaques de marbre du monument ». Le dévoilement du monument s'est fait sous la présidence de l'ancien chef de corps du régiment et actuel président du Comité de La Flamme sous l'Arc de Triomphe, le général Combette. Symboliquement, ce sont deux cavaliers en tenue empire et deux parachutistes équipés pour un saut qui eurent l'honneur de dévoiler ce monument avant que ne soit allumée la flamme du souvenir.
- Le lieu d'implantation du monument se veut particulièrement accessible et visible de jour comme de nuit, au milieu de la zone vie des escadrons de combat. Le colonel de Lapresle, alors chef de corps du 1er RHP et instigateur de la construction du monument l'a qualifié ainsi : « Espace solennel mais ouvert devant lequel chacun passe dans la journée, ce monument a vocation à rappeler aux hussards parachutistes leurs devoirs de chaque instant ». Sur le fronton de cet édifice est inscrit « hussard parachutiste souviens toi ». La première plaque de marbre, sur la face gauche du monument reprend la devise régimentaire. Les autres plaques reportent, par continent et dans la chronologie des engagements, les noms des hussards parachutistes morts au combat ou en service commandé. En façade, sur les deux piliers centraux, s’affichent les deux saint patrons du régiment, Saint Georges (patron des cavaliers) et Saint Michel (patron des parachutistes) censés veiller sur le 1er RHP.
Sources et bibliographie [modifier]
- Livre historique du 1er RHP
- Historique sommaire du 1er régiment de hussards, Bléré, 1919
- Les hussards français, Tome 1, De l'Ancien régime à l'Empire édition Histoire et collection
- Général Raymond Boissau, Les officiers de hussards de Louis XV, tapuscrit original, Paris, 2006
- Abbé Staub, Histoire des régiments de hussards, Lavauzelle, 2008, 344p, (ISBN 978-2-7025-0991-3)
- Collectif, Histoire des parachutistes français, Société de Production Littéraire, 1975
Notes er références [modifier]
- Fiche signalétique du 1er Régiment de Hussards Parachutistes publiée par la Délégation Militaire Départementale des Hautes-Pyrénées
- Raymond Boissau, « La levée de Bercheny-hussards », Revue historique des armées, 255 | 2009, mis en ligne le 15 mai 2009. rha.revues.org, consulté le 22 août 2009
- coffret 3 tomes : “BERCHENY, TROIS SIECLES D’HISTOIRE”
- Décision n°12350/SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, n°27, 9 novembre 2007
- Arrêté relatif à l'attribution de l'inscription AFN 1952-1962 sur les drapeaux et étendards des formations des armées et services, du 19 novembre 2004 (A) NORDEF0452926A Michèle Alliot-Marie
- Site de la 11e BP
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
- 11e brigade parachutiste (11e BP)
- Groupement des commandos parachutistes (GCP)
- hussards de Bercheny
- Les hussards dans la cavalerie
- Brigade de renseignement
Voir également :
- Liste des régiments français
- Liste des grades dans l'armée française
- Pertes militaires françaises en Afghanistan (2001-2011)
Liens externes [modifier]
- Le site officiel du 1er régiment de hussards parachutistes
- La page officielle de présentation du 1er RHP sur le site de l'Armée de Terre
- Le 1er RHP a fêté saint Michel
- Le 3e Escadron (Renseignement tactique)
- Photos


