1er régiment de hussards parachutistes

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1er régiment de hussards parachutistes


Insigne régimentaire du 1er RHP.
Période 1720
Pays France France
Branche armée de terre
Type Régiment de hussards
Parachutistes
Fait partie de 11e brigade parachutiste
Garnison Tarbes
Surnom Bercheny Houzards
L'échelon blindé d'urgence
1er Hussards
Couleurs Rouge et bleu
Devise Omnia si perdas, famam servare memento
Inscriptions sur l’emblème VALMY 1792
JEMAPPES 1792
CASTIGLIONE 1796
EYLAU 1807
SÉBASTOPOL 1855
LA MORTAGNE 1914
LA SERRE 1918
AFN 1952-1962
Anniversaire Saint Michel
Saint Georges
Équipement 36 Engins Roues Canon de 90 mm ERC-90 Sagaie, 68 Véhicules Blindés Légers VBL, 84 véhicules légers tout terrain - radio - P4, Cagivas (motos), VAB (Véhicule d'Avant Blindé), 24 postes de tir pour missiles Milan, 6 canons de 20mm.
Guerres Première Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale
Guerre d'Algérie
Guerre du Golfe
Décorations Croix de guerre 1914-1918 avec étoile de vermeil
Croix de guerre 1939-1945 avec palme.

Le 1er régiment de hussards, devenu en 1946 le 1er régiment de hussards parachutistes (1er RHP), est un régiment de cavalerie légère constitué à la fin de l'Ancien Régime (1720). Il se distingua pendant les guerres napoléoniennes notamment à Jemmapes (1792), à Castiglione (1796), à Eylau (1807) et à Oporto (1809).

De nos jours, le 1er RHP est le seul régiment blindé de la brigade parachutiste. On le surnomme ainsi "l'échelon blindé d'urgence". le 1er Régiment de Hussards Parachutistes accomplit au profit de la brigade parachutiste toutes les missions d’un régiment de cavalerie légère : reconnaissance au contact ou dans la profondeur, intervention antichar, sûreté des arrières ou des flancs... Son matériel peut être aérolargué, aéroporté ou transporté par toutes autres voies militaires.

Sa double spécialisation : cavalier et parachutiste, lui assure une polyvalence et une réactivité souvent mises à contribution sur les théâtres de projection actuels. Et comme le disait le Général Bertrand de Montaudouïn : « Le 1er Hussards se doit d'être le meilleur des cavaliers puisque parachutiste et le meilleur des parachutistes puisque cavalier » .

Sommaire

[modifier] Création et différentes dénominations

Régiment de Bercheny sous l'ancien régime

[modifier] Historique des garnisons, campagnes et batailles

[modifier] Garnisons successives

[modifier] Ancien Régime

1720 : Le comte de Bercheny lève en Turquie parmi les émigrés hongrois un régiment de Cavalerie Houzards. Le premier régiment régulier de hussards de l’Armée française est officiellement mis au service de Louis XV.

1728 : Le régiment comprend 4 escadrons à 2 compagnies et compte 50 officiers et 800 sous-officiers et houzards. Il se définit ainsi : « Eclaireur de l’armée, placé à l’avant et à l’arrière-garde, il escortait les convois, partait en tirailleur, était préféré aux autres pour son coup de main… ».

1733 - 1736 : Les Hussards de Bercheny font leurs premières armes au cours de la Guerre de Succession de Pologne.

1741 - 1748 : Le régiment de Bercheny participe à la Guerre de Succession d'Autriche où, opposé à ses homologues hussards austro-hongrois, il devait chaque fois prendre le dessus.

1756 - 1763 : Au cours de la Guerre de Sept Ans, le régiment se voit confier pour missions d'éclairer les avants et les flancs des armées, de couvrir les arrières et d'opérer des coups de main.

[modifier] Révolution

Le régiment perd officiellement son appellation de Bercheny pour devenir le 1er régiment de hussards.

[modifier] 1er Empire

Charge du 1er Hussards sous le 1er Empire

Napoléon Bonaparte résumera ainsi cette période : « Ce régiment n’a cessé de combattre soit en totalité, soit en partie. Il a été renouvelé presque jusqu’à 5 ou 6 fois, mais une vérité digne d’être affirmée par les Généraux, c’est qu’officiers, sous-officiers et hussards ont tous fait leur devoir. De 1792 à 1801, il a assisté à 37 batailles, 168 combats, 1 310 affaires et fait pendant le même temps 26 300 prisonniers, pris 40 drapeaux, 303 bouches à feu ».

[modifier] Restauration

Sous la Restauration, le 1er Régiment de Hussards prendra successivement les noms de Hussards du Roi, Hussards du Jura, puis de Chartres.

[modifier] 1830 - 1848

Lieutenant du 1er hussards. Vers 1840.

En 1831 le régiment participe à la campagne de Belgique.

[modifier] Second Empire

  • 1854 : Le régiment participe à la Guerre de Crimée où il reçoit des missions de reconnaissance qu'il remplit avec brio. Le souvenir du siège de Sébastopol sera inscrit sur son Étendard.
  • 1858 : Le 1er Régiment de Hussards prend pour la première fois garnison à Tarbes.
  • 1870 : A la bataille de Sedan, le régiment va connaitre l’heure la plus tragique et la plus glorieuse de son histoire. Sous les charges répétées, le régiment, sur un effectif de 490, perdra 11 officiers et 316 sous-officiers et hussards.

[modifier] 1870 - 1914

Hommes du 1er Hussards vêtus du dolman à tresse, 1905

1870 - 1871 : Le régiment subit de très lourde pertes au cours de la guerre franco-prussienne.

1871 : Affecté en Algérie, le régiment participe aux opérations d’assainissement de la Kabylie.
Il rentre en France en 1882 où il mènera pendant 30 ans la vie de garnison.

A la veille de la première guerre mondiale, le régiment compte un effectif de 35 officiers, 63 sous-officiers et 677 cavaliers.

[modifier] Première Guerre mondiale

Engagé avec le 2e Corps d’Armée en Lorraine, il y déborde d’activités, éclairant, freinant, couvrant.

  • 1914 : La Mortagne sera inscrit sur l'Étendard. le régiment combat également à Kemmel dans la plaine flamande.
  • 1915 : Perthes, Beauséjour dans le Soissonnais.
  • 1916 : l'Argonne.
  • 1917 : La guerre s’enlise et s’est à pied, à la bataille de Verdun notamment, que les hussards continuent la lutte, partageant le même sort que leurs camarades fantassins. le régiment combat au Mort-Homme.
  • 1918 : le retour à l’offensive les verra de nouveau à cheval et se terminera par les opérations sur La Serre et par une ultime charge à l’heure même du cessez-le-feu.

[modifier] Entre-deux-guerres

1935 : Le régiment change et modernise ses équipements. Il se motorise en partie, notamment avec une section de motocyclistes. Néanmoins, le 1er Hussards reste l'un des derniers régiments à cheval de l'armée française.

[modifier] Seconde Guerre mondiale

  • Le 10 mai 1940, il pénètre en Belgique puis couvre la retraite, en mai et en juin, au prix de lourdes pertes. Il combat au Mont Dieu où 400 hussards stoppent pendant 3 jours l'avancée de 5 bataillons allemands. L’Armistice contraint le régiment à déposer les armes. Son tribut a encore été lourd : 190 tués, blessés ou disparus.
  • Dissous après l'armistice, il sera recréé par la Résistance en 1945, sous l'appellation de régiment de reconnaissance de la 25e division.

[modifier] De 1945 à nos jours

certificat du service militaire (26 juillet 1978) du 1er RHP
Opérations extérieures de 1945 à 1978

En 1946, la 25e division devient 25e division aéroportée et le 1er Hussards devient, à la suite d’une inspection du Maréchal de Lattre de Tassigny, le 1er régiment de hussards parachutistes. En mars 1946, le régiment est envoyé en Algérie à Constantine (Quartier Gallifet). A cette époque il est commandé par le Colonel De Gastines (Gendre du Maréchal Louis Franchet d'Espèrey).

À partir de 1948, un de ses escadrons combat en Indochine.

En 1956, il participe aux opérations du RIF Marocain puis d'Algérie.

Le 11 juillet 1961 le régiment quitte l'Algérie et débarque deux jours plus tard à Marseille, s'installe provisoirement le 14 juillet au camp de Mourmelon. Le 30 août, le 1er RHP part à Sedan au quartier Fabert. Le 6 novembre, le régiment retrouve Tarbes et le quartier Larrey. Il est alors articulé en 3 escadrons de reconnaissance sur jeeps et un escadron d'instruction.

Opérations extérieures depuis 1978

Depuis 1978 il a été présent dans les opérations d'Afrique, du Moyen-Orient, de l'Ex-Yougoslavie.

[modifier] Traditions

Après être passé du cheval au blindé et au parachute, le régiment a su prouver que l’esprit demeure si les formes changent.

[modifier] Devise

Un temps Aultre ne veult, puis le régiment reprendra la devise du comte de Bercheny, fondateur du régiment : Omnia si perdas, famam servare memento.

Ce qui signifie, selon les traductions :
Si tu as tout perdu, souviens-toi qu'il te reste l'honneur,
ou
Même si tout est perdu, sache qu'il reste l'honneur à sauver

[modifier] Insignes

Insigne régimentaire

Créée en 1935 pour le 1er régiment de hussards parachutistes, l’insigne reprend, posées sur un brevet parachutiste, les armes du comte Ladislas de Bercheny.

Description héraldique : « Parti, au un de gueules à la croix pattée d’argent, cantonnée de quatre croisettes de même, au deux d’azur à la licorne d’argent hissante d’une couronne tréflée d’or, posée sur deux montagnes en figure de cœurs entrelacés d’argent et mouvantes de la pointe à l’écu. »


Écusson de la 11e brigade parachutiste (surnommé "le charognard")


Brevet parachutiste 

brevet parachutiste de l'armée française

Sa signification : Le parachute te porte, les ailes du grand Saint Michel te supportent, l’étoile te guide, les lauriers te rappellent la gloire des anciens, la couronne de chêne, la force qui caractérise les parachutistes, mais la mort te guette, elle est représentée par le noir entre les suspentes.

[modifier] Attribut spécifique

Hongroise

Le 1er RHP possède son propre béret : l'amarante parachutiste (le "béret rouge") est associé à l'insigne de béret des parachutistes de métropole (le "macaron des TAP métro") mais celui-ci est porté sur une "hongroise" (signe distinctif des hussards qui symbolise les rangées de brandebourgs en fil blanc disposées sur le dolman et la pelisse de l'uniforme des hussards de l'ancien régime).


béret du 1er RHP

[modifier] Étendard

Etendard du 1er RHP

Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes [1]-[2]

[modifier] Décorations

La cravate de l'étendard est décorée de :

[modifier] Chant

Sur la mélodie du chant révolutionnaire soviétique La Varsovienne :

  • Version originale :
Pour libérer le pays qu'on enchaîne,  
Briser ses liens, massacrer ses ennemis,  
Il est des gars endurcis à la peine  
Chacun pour tous et tous pour un réunis.  
Voyez, bonnes gens, largués sur la plaine,
Tombant du ciel et rampant seuls dans la nuit,
Ne craignant rien, ni la peur, ni la haine,  
Voyez, ce sont les hussards de Bercheny.    
Autour de nous, attendant l'esclavage,  
Les libéraux se vautrent dans leur veulerie.  
Pour eux la paix, mais pour nous le courage  
De risquer tout pour secourir la Patrie.  
Ô parachutiste, voilà l'orage,  
Montrons-nous fiers de nos anciens d'Algérie,  
Rien n'est trop dur pour un gars de notre âge,  
S'il est Para de Bercheny Cavalerie.


  • Version actuelle et officielle :
Pour libérer le pays qu'on enchaîne,
Prêts au combat pour repousser ses ennemis,
Il faut des gars endurcis à la peine,
Chacun pour tous et tous pour un réunis.
Voyez, braves gens, largués sur la plaine,
Tombant du ciel et progressant dans la nuit,
Ne craignant rien, ni la mort, ni la haine,
Voyez ce sont les hussards de Bercheny.
Autour de nous la bataille fait rage,
Si certains tombent sous les coups de l'ennemi,
Pour eux la paix et à nous le courage
De risquer tout pour secourir la Patrie.
Ô parachutiste, voilà l'orage,
Montrons nous fiers de nos anciens de Hongrie,
Rien n'est trop dur pour un gars de notre âge,
S'il est para de Bercheny Cavalerie
  • Le chant de Bercheny (en hongrois) :
Gyenge violának
Letörött az ága
Az én bánatomnak
Nincs vigasztalása
Refrain :
Suhog a szél
Késmárk felett
Édes rózsám
Isten veled
Nagy Bercsényi Miklós
Sirdogál magában
Elfogyott szegénynek
Minden katonája
Refrain :
Suhog a szél
Késmárk felett
Édes hazám
Isten veled
  • Prononciation du chant hongrois :
Dienne guen vi o la nack
Les teureute aze aga
Aze éne bana tome nack
Nintche vigas ta la cha
Refrain (bis) :
Chou hogue a sell
Kéchemark failette
Edeche ro jame
Ichtene velaide
Nadie Bertchényi Micloche
Chir do gal ma gabane
Elfodiote se guénie neck
Mine daine cato naya
Refrain (bis) :
Chou hogue a sell
Kéchemark failette
Edeche hazame
Ichtene velaide
  • Traduction du chant hongrois :
Giroflée frêle
A cassé sa branche
Ma tristesse
Reste sans consolation
Refrain (bis) :
Hurle le vent
Au-dessus de Késmark
Ma chère amie,
Adieu, Adieu !
Nicolas de Bercheny, le Grand,
Pleure en lui-même
Il a perdu, le pauvre,
Tous ses soldats
Refrain (bis) :
Hurle le vent
Au-dessus de Késmark
Ma chère patrie,
Adieu, Adieu !

[modifier] Décorations de hussards en service dans ce régiment

[modifier] Armes d'honneurs (1799 à 1802)

  • Pierre Didiot, Maréchal des Logis : Sabre d'Honneur
  • Celestin Filleul, Maréchal des Logis : Mousqueton d'Honneur
  • Francios Fritz, Brigadier : Mousqueton d'Honneur       
  • Charles Lahaye   Maréchal des Logis : Sabre d'Honneur
  • Joseph Michel  hussard : Mousqueton d'Honneur
  • Phillipe Poncet hussard : Mousqueton d'Honneur
  • Gaspard Scherer hussard : Mousqueton d'Honneur           

[modifier] Chefs de corps du 1er Régiment de Hussards :

[modifier] Ancien Régime

[modifier] Révolution et Premier Empire

Colonels tués et blessés alors qu'ils commandaient le 1er de hussards pendant cette période 
  • Colonel Stengel, blessé le 21 avril 1796 à la bataille de Mondovi, mort des suites de ses blessures le 28 avril.
  • Chef de brigade Bouglon-Duclos, mort de fièvres.
  • Chef de brigade Carrowe tué à la bataille de Rovero le 6 septembre 1796.
  • Colonel Rouvillois, blessé le 19 décembre 1806.
  • Colonel Juniac, blessé le 6 février 1807.
Officiers tués et blessés pendant qu'ils servaient dans le 1er régiment de hussards (entre 1805 et 1815) 
  • Officiers tués : 5
  • Officiers mort des suite de leur blessures : 6
  • Officiers blessés : 57

L'uniforme du 1er hussards lors de la campagne de 1806

[modifier] Première et Seconde Restauration

  • État-major du régiment vers 1815 :
    • Colonel Auguste-Ambroise-Joselin de Verdière
    • Lieutenant-colonel : Armand-Louis, chavalier de l'Orme
    • Chefs d'escadrons : M. Vidal de Léry et Jacques-Victor de Suzainnecourt
    • Major: Joseph-Antoine, vicomte de Lodin du Mauvoic
    • Capitaines adjoint-majors : Pierre de Vigneras et Alexandre Pothée
    • Lieutenant-trésorier : François Vial
    • Capitaine d'habillement : Jean-Pierre Carmignac
    • Sous-lieutenant porte-étendard : Michel-Rémi Renaud
    • Aumônier : Jean Didier
    • Chirurgien major : Jean-Baptiste Hermaut
    • Chirurgien aide-major : Antoine-Claude Marchal, dit Lafontaine
Portrait du duc d'Orléans, par Dominique Ingres, 1842.

[modifier] 1830 - 1848 : Monarchie de Juillet

  • 1845 : Colonel Berryer

[modifier] Second Empire

[modifier] 1870 - 1914

[modifier] Première Guerre mondiale

  • 1914 : Colonel Leps
  • 1914 : Colonel d'Amade

[modifier] Entre-deux-guerres

  • 1926 : Colonel Robert

[modifier] Seconde Guerre mondiale

  • 1939 : Colonel Rabany
  • 1940 : Colonel de Groulard

[modifier] De 1945 à nos jours

  • ...
  • 1946 - xxxx : Colonel De Gastines
  • ...
  • 1956 - 1956 : colonel Huchet de Quenetain
  • 1956 - 1958 : lieutenant-colonel Hebrard
  • 1958 - 1960 : lieutenant-colonel Compagnon
  • 1960 - 1962 : colonel Gautier
  • 1962 - 1963 : lieutenant-colonel Teule
  • 1963 - 1964 : colonel Donnart
  • 1964 - 1966 : colonel de Boifleury
  • 1966 - 1968 : colonel Laflaquiere
  • 1968 - 1970 : colonel Combette
  • 1970 - 1972 : colonel Boissau
  • 1972 - 1974 : colonel Delmotte
  • 1974 - 1976 : colonel Morel
  • 1976 - 1978 : colonel Gouttenoire
  • 1978 - 1980 : colonel Berge
  • 1980 - 1982 : colonel Varret
  • 1982 - 1984 : colonel Genest
  • 1984 - 1986 : colonel Gobillard ***
  • 1986 - 1988 : colonel d'Astorg
  • 1988 - 1990 : colonel Lemiere
  • 1990 - 1992 : colonel Valentin ****
  • 1992 - 1994 : colonel Hubin
  • 1994 - 1996 : colonel Duhesme
  • 1996 - 1998 : colonel Maes *
  • 1998 - 2000 : colonel Duquesne *
  • 2000 - 2002 : colonel de Bavinchove *
  • 2002 - 2004 : colonel Delort-Laval
  • 2004 - 2006 : colonel de Marisy
  • 2006 - 2008 : colonel de Lapresle
  • Depuis 2008 : colonel Villiaumey


(*) Officier devenu par la suite général de brigade.
(**) Officier devenu par la suite général de division.
(***) Officier devenu par la suite général de corps d'armée.
(****) Officier devenu par la suite général d'armée.

[modifier] Anecdotes faisant honneur au régiment

  • Européen avant l'heure, le régiment de Bercheny a conservé un recrutement franco-hongrois tout au long du XVIIIe siècle. Ses hussards sont notamment recrutés parmi des soldats immigrés hongrois, allemands, belges et polonais. Le régiment entretient toujours le souvenir de ses origines et il est jumelé avec le bataillon « Bercheny » de l’armée hongroise.
  • C'est un détachement du 1er RHP qui s'est posé le premier (aux Émirats Arabes Unis) des troupes françaises envoyées dans le golfe au cours de la première guerre du Golfe de 1990/1991.
  • Le 1er RHP peut s’enorgueillir de posséder une fanfare : celle-ci est l’ambassadrice incontestée du régiment et a acquis depuis des années une solide réputation nationale et internationale. Peloton de combat du régiment à part entière, la fanfare mène de front des activités musicales aussi nombreuses que diversifiées, et une instruction militaire poussée. Composé d’une trentaine d’exécutants, aux ordres de l’Adjudant PASTORI, aussi fiers de porter la glorieuse tenue des hussards du Premier Empire que le béret rouge des parachutistes, la fanfare de Bercheny assure de nombreux déplacements tant en France qu’à l’étranger, et a eu ainsi l’occasion de se produire devant les plus hautes personnalités civiles et militaires. La fanfare du 1er RHP est fréquemment projeté au cours des opérations extérieures du régiment (Balkans, Moyen-Orient, Afrique, …). Ainsi, rentrée en mars 2009 après 5 mois de mission au Tchad dans le cadre de l’opération EUFOR, la fanfare ou peloton de protection et d’intervention régimentaire (PPIR) est d’ores et déjà désignée pour être projetée en Afghanistan au cours de l’année 2010.

[modifier] Personnalités ayant servi au sein du régiment

[modifier] Le régiment aujourd'hui

Seul régiment de l'Arme Blindée Cavalerie de la 11e brigade parachutiste, sa principale mission est la reconnaissance et l'appui au profit des régiments d'infanterie ainsi que le combat antichar. Son matériel peut être aérolargué, aéroporté ou transporté par toutes autres voies militaires.

La 11e brigade parachutiste (11e BP) étant surnommée "brigade de l'urgence" en raison de sa capacité de projection par aérolargage, le 1er RHP, régiment de l'Arme Blindée Cavalerie (ABC), est considéré comme "l'échelon blindé d'urgence" de l'Armée de Terre.

Seule régiment blindé apte à s'engager d'urgence par la 3e dimension, le 1er Hussards procède au profit de la brigade parachutiste à toutes les missions d’un régiment de cavalerie légère : reconnaissance au contact ou dans la profondeur, intervention antichar, sûreté des arrières ou des flancs... Ses missions principales sont l'intervention blindée, le combat antichar et la recherche du renseignement.

Bercheny Houzards est un régiment à forte identité parachutiste. C’est d’abord un régiment de mêlée, de contact, réactif et volontaire. Il a pour vocation première l’intervention en premier échelon, dans un cadre généralement interarmes, au cœur des situations de crise. Son action est collective, marquée par l’esprit d’initiative, esprit nécessaire aux missions de renseignements mais aussi essentiel dans le cadre d’interventions à caractère humanitaire. Les soldats du 1er RHP se doivent d'allier la vivacité, l’ouverture d’esprit et l’intelligence de situation des hussards aux vertus de rusticité, de courage et de rigueur des parachutistes.

[modifier] Subordinations

Sur le plan opérationnel, le 1er régiment de hussards parachutistes est rattaché à la 11e brigade parachutiste, dont l’état-major se trouve à Toulouse. Son commandement territorial est la région militaire Terre Sud-Ouest (RTSO), dont l’état-major est situé à Bordeaux.

[modifier] Composition

Le 1er RHP est composé de :

  • 1 Escadron de Commandement et de Logistique :
    • L'ECL ayant pour devise : Servir sans subir.
  • 3 escadrons blindés sur ERC-90 Sagaie :
    • Le 1er escadron ayant pour devise : Toujours plus oultre (commandé entre autres par le capitaine Peltier de 1999 à 2001 et actuellement dirigé par le capitaine Lafontaine)
    • Le 2e escadron ayant pour devise : Second de personne
    • Le 4e escadron ayant pour devise : Sans répit
  • 1 Escadron de Reconnaissance et d'Investigation Anti-Chars (ERIAC) sur VBL :
    • Le 3e escadron ayant pour devise : Au-delà du possible
  • 1 escadron de réserve operationnelle :
    • Le 5e escadron ayant pour devise : Toquey si gauses

Depuis sa reformation en 1992 les commandants d'unité du 5e escadron ont été : le capitaine Armynot du Chatelet, le capitaine Suaud, le capitaine Villeminot, le capitaine Pla et le capitaine Pierquet.

  • 1 escadron de formation et d'instruction (anciennement appelé URIAC : Unité de Recrutement d'Instruction d'Administration et de Camp) :
    • Le 11e escadron ayant pour devise : Toujours avant.
  • 1 peloton de commando parachutistes.
    • Les GCP (anciennement appelés CRAP)

[modifier] Missions

Le 1er RHP a principalement pour missions :

  • Le renseignement
  • La reconnaissance
  • L'intervention antichars
  • L'appui des régiments d'infanterie parachutiste

[modifier] Matériels

VBL du 1er RHP en Afghanistan
Panhard ERC-90 Sagaie au Tchad

[modifier] Véhicules

  • 36 Engins Roues Canon de 90 mm ERC-90 Sagaie
  • 68 Véhicules Blindés Légers VBL
  • 84 véhicules légers tout terrain - radio - P4
  • Cagivas (motos)
  • VAB(Véhicule d'Avant Blindé)

[modifier] Armement

  • 24 postes de tir pour missiles Milan
  • 36 canons 90 mm obus flèche, OCC, OFUM, monté sur les ERC90 Sagaie
  • 6 canons 20 mm
  • LRAC 90 (Lance-Roquettes Anti-Char 90 mm)

[modifier] Rayon d'action de l'armement

  • Jour : 2 000 mètres
  • Nuit : 1 300 mètres

[modifier] Stationnement

[modifier] Notes et références

  1. Décision n°12350/SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, n°27, 9 novembre 2007
  2. Arrêté relatif à l'attribution de l'inscription AFN 1952-1962 sur les drapeaux et étendards des formations des armées et services, du 19 novembre 2004 (A) NORDEF0452926A Michèle Alliot-Marie

[modifier] Voir aussi

[modifier] Articles connexes


Voir également :

[modifier] Liens externes


Voir également :

[modifier] Sources et bibliographie

  • Livre historique du 1er RHP.
  • Historique sommaire du 1er Régiment de Hussards, Bléré, 1919.
  • Les Hussards français, Tome 1, De l'Ancien régime à l'Empire édition Histoire et collection.
  • Général Raymond BOISSAU, Les officiers de hussards de Louis XV, tapuscrit original, Paris, 2006.
  • Abbé Staub, Histoire des régiments de hussards, Lavauzelle, 2008, 344p, (ISBN 978-2702509913).
  • Collectif, Histoire des parachutistes français, Société de Production Littéraire, 1975.
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