AMX-30

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AMX-30
AMX-30B
AMX-30B
Caractéristiques de service
Service 1966-2011
Utilisateurs France, Espagne, Grèce, Chili, Bosnie-Herzégovine, Chypre, Qatar, Arabie saoudite, Émirats arabes unis, Venezuela
Conflits Guerre du Golfe
Production
Concepteur Direction des Études et Fabrications d'Armements & Atelier de Construction d'Issy-les-Moulineaux
Année de conception 1963
Constructeur Atelier de Construction de Roanne
Production 3 571 exemplaires avec les dérivés
Caractéristiques générales
Équipage 4 hommes pilote, chef de char, tireur et radio chargeur
Longueur 6,59 m (caisse)
Largeur 3,10 m
Hauteur 2,50 m
Masse au combat AMX-30B : 36 tonnes

AMX-30B2 : 37,7 tonnes
AMX-30B2 Brenus : 39,3 tonnes[1]

Blindage (épaisseur/inclinaison)
Type de 15 à 80 mm d'acier homogène laminé[2]

AMX-30 Brenus : ajout de 112 briques réactives BS G2

Armement
Armement principal un canon CN 105 F1 de 105 mm Modèle F1 (47 obus)
Armement secondaire Une mitrailleuse AANF1 de 7,62 mm commandée depuis l'intérieur sur la coupole du chef de char (2 070 coups).

Un canon-mitrailleur M693 de 20 mm (480 obus) monté à gauche de l'armement principal.

Mobilité
Moteur AMX-30B : Hispano-Suiza HS-110 (polycarburant)

AMX-30 B2 : Hispano-Suiza HS-110-2
AMX-30 Brenus : MACK E9-750

Puissance AMX-30B : 680 ch (510 kW) à 2400 tr/min

AMX-30B2 : 720 ch (529 kW) à 2600 tr/min
AMX-30 Brenus : 750 ch (559 kW) à 2400 tr/min

Transmission AMX-30B : AMX 5-SD-200D (manuelle)

AMX30B2 : Minerva ENC 200 (semi-automatique)

Suspension à barres de torsion
Vitesse sur route 65 km/h sur route (40 km/h en tout terrain)
Puissance massique De 18 à 19 ch/t
Réservoir 970 ℓ
Autonomie 550 km

L'AMX-30 est la deuxième génération de char de combat principal qui équipa l'armée française pendant plus de 30 ans. Ce char de deuxième génération a été construit à environ 3 500 exemplaires à partir de 1966 (dont la moitié exportée), son châssis a été utilisé pour développer d'autres systèmes blindés tels le char de dépannage AMX-30D ou le véhicule d'emport du missile Pluton.

Présentation[modifier | modifier le code]

Conçu par les Ateliers de construction d'Issy-les-Moulineaux (AMX), l'AMX-30 est un assemblage d'acier coulé et corroyé, la tourelle est coulée d'une seule pièce. L'équipage se compose de 4 hommes. Le pilote est assis à l'avant gauche du châssis, les 3 autres membres de l'équipage (le chef de char et le tireur à droite, le chargeur à gauche) sont installés dans la tourelle.

L'AMX-30B est mis en service à partir de 1967. Le premier régiment à en être équipé est le 503e régiment de chars de combat à Mourmelon, suivi du 501e à Rambouillet. Les régiments blindés des forces françaises en Allemagne sont équipés par les séries suivantes sorties des ateliers de Roanne. Au début des années 1980, environ 1 210 AMX-30 étaient en ligne en compagnie de 1 010 AMX-13[3]. Au 1er janvier 1989, 1 217 chars AMX-30 sont en service dans l'armée de terre française en France et les Forces françaises en Allemagne soit 802 AMX 30B2 et 415 AMX 30 de première génération; 1 108 sont dans des formations d'active et 109 dans unités « école ». Ils sont répartit dans les 19 régiments de chars de combat et dans les escadrons blindés des régiments d'infanterie mécanisé des trois corps d'armée de la 1re armée française, 41 autres AMX 30B2 sont affecté aux forces françaises à Berlin, soit un total de 1 258 chars[4]. Les AMX-30B sont retiré en 1997.

Son armement principal est un canon GIAT CN-105 F-1 à âme rayée d'un calibre de 105 mm, opéré par le tireur ou le chef de char (qui a une commande prioritaire), et la télémétrie optique est opérée par le chef de char qui définit la cible, calcule la distance et transmet les informations verbalement au tireur. L'AMX30B est reconnaissable de l'AMX30-B2 par les optiques de télémétries de part et d'autre de la tourelle.

L'AMX-30 dispose en armement secondaire d'un canon automatique coaxial de 20 mm, en remplacement de la mitrailleuse de 12,7 mm d'origine, et armant également l'AMX-10 P. Celui-ci a pour particularité de pouvoir être sur-pointé en site, indépendamment du canon principal, pour servir de DCA légère. Une mitrailleuse de 7,62 mm couplée à un projecteur (pouvant recevoir un filtre infrarouge pour la vision de nuit) est fixée sur le tourelleau et commandée depuis l'intérieur par le chef de char. Des lance-pots fumigènes disposés de part et d'autre de l'arrière de la tourelle complètent la défense rapprochée de l'engin blindé.

Comme d'autres blindés, il peut être équipé d'un schnorchel pour franchir les voies d'eau. Il fut modernisé en AMX-30B2 (canon, conduite de tir, télémètre laser, suspension, groupe motopropulseur, caméra thermique). l'AMX30-B2 avec sa conduite de tir automatisée (COTAC) et télémètre laser se différencie physiquement de l'AMX30B par l'absence des optiques de télémétrie de part et d'autre de la tourelle et par la présence d'une protubérance contenant la lunette chef au sommet de la tourelle, au-dessus du tireur.

L'ultime évolution est l'AMX-30 Brennus, qui est un AMX-30B2 recouvert de briques de blindage réactif. À partir de 1998, les différentes déclinaisons de l'AMX-30 commencent à être remotorisées après l'achat de 500 Renault Mack E9 fabriqué aux États-Unis.

Il est aujourd'hui remplacé dans l'Armée de terre française par le char AMX Leclerc depuis le début des années 2000 et est resté en service jusqu'en 2011 en France. Quelques versions dérivés dont l'automoteur AUF-F1, l'Engin Blindé du Génie (42 exemplaire valorisés entre 2006 et 2014[5]), le char de dépannage (58 exemplaire en 2011)[6], le SDPMAC, un châssis équipé de système de déminage pyrotechnique pour mines antichars (12 en 2013[7]) et dix AMX-30 B2 DT (char télécommandé, équipé d'outils de déminage pour permettre la création de brèches)[8] demeurent dans l'arsenal de l'Armée de Terre.

Historique[modifier | modifier le code]

Programme et études[modifier | modifier le code]

Contexte d'études[modifier | modifier le code]

Bien que l'occupation de la France pendant la Seconde Guerre mondiale a interrompu temporairement la recherche française en termes de recherche et développement de véhicules blindés de combat, la recherche clandestine a permis aux Français de récupérer rapidement le terrain perdu après la libération à la mi-1944. Pendant l'occupation, les Français avaient secrètement travaillé sur un programme de blindage qui fut repris en 1944 par l'atelier étatique : Atelier de Construction de Rueil (ARL), le projet résultant étant la conception et la production de l'ARL 44, qui a été produit à partir de 1946. Ce modèle était équipé d'un moteur Maybach HL 230 de 575 chevaux (429 kW), et armé d'un canon de 90 millimètres. Bien que ce véhicule de 48 tonnes fut comparable aux chars de combat contemporains en termes de puissance de feu et de puissance moteur, il avait certaines faiblesses constitutives principalement en termes de roulement. Un total de 600 unités étaient prévus, mais seuls 60 ont finalement été produits en 1950. Ils furent livrés au 503e régiment de chars de combat de l'armée de terre française. Étant donné que l'ARL 44 a été considérée comme un véhicule bouche-trou pour les forces blindées de l'armée française depuis le début de sa création, le travail sur un nouveau char avait commencé dès mars 1945.

Étude de base[modifier | modifier le code]

Le développement du nouveau char a été proposé à cinq fabricants distincts, l'Atelier de Construction d'Issy-les-Moulineaux (AMX), les Forges et Chantiers de la Méditerranée (FCM), la société Renault, la Société Lorraine de Dietrich (SLD-Lorraine) et la Société d'Outillage Mécanique et d'Usinage d'Artillerie (SOMUA). Le nouveau véhicule a été basée sur les nouvelles exigences d'après-guerre pour un seul char de combat. Le nouveau véhicule a reçu pour nom de baptème AMX-50, sa coque et la suspension étaient semblables à celles du char allemand Panther, qui avait été utilisé par l'armée française immédiatement après-guerre. Les spécifications du gouvernement français pour le nouveau char ont été fortement influencés à la fois par le Panther et le char lourd Tiger I ; spécifiquement l'armée française était à la recherche d'un char avec la protection du Panther et la puissance de feu du Tiger I. Bien que la conception fut emprunté aux chars allemands, y compris le moteur Maybach 1000 chevaux (750 kW), basé sur un modèle antérieur, et les roues avec un système de ressort à barre de torsion, l'AMX 50 a également inclus un certain nombre de caractéristiques uniques. Par exemple, il a inclus une tourelle rotative, monté sur un tourillon, ce qui était une première en son genre. La tourelle oscillante composée de deux parties, dont l'une était montés sur les tourillons de la partie inférieure, l'ensemble attachés à l'anneau de la tourelle. Le canon principal est fixé à la partie supérieure, afin de faciliter l'élévation des armes à feu et la dépression, de plus cela permet la simplification de l'équipement de lutte contre l'incendie et l'installation du système de chargement automatique. Parmi les trois entrepreneurs, Renault se retire du programme, au tout début de 1946, le gouvernement français sélectionne AMX et SOMUA afin de poursuivre le développement. Les prototypes furent désignés, et AMX termina son prototype en 1949, tandis que SOMUA ne terminera le sien que juste avant 1956. Le premier prototype d'AMX était armé d'un canon de 90 millimètres, mais un second prototype fut équipé d'un canon de 100 millimètres en juillet 1950. Bien qu'il vise à mettre l'AMX 50 en production en tant que le char moyen standard de la future Union de l'Europe occidentale, des raisons financières et l'arrivée de l'aide militaire des États-Unis sous la forme de 856 chars M47 Patton livré à la France à partir de 1953 qui resteront en service jusqu'en 1970[9] cause l'abandon du programme original. En 1951, il fut décidé de transformer le programme dans un projet de char lourd avec un canon de 120 millimètres ; trois prototypes ont été construits, mais ce projet fut aussi abandonnée en 1956, principalement en raison d'une défaillance de conception et de grandes difficultés à produire un moteur suffisamment puissant.

Création de l'AMX-13[modifier | modifier le code]

Avec la disparition du programme AMX 50 en version canon de 100 millimètres en 1951, la France a officiellement abandonné l'idée de produire un char moyen. Il était prévu que l'Allemagne de l'Ouest serait bientôt autorisé à se réarmer, or les Allemands était apparu comme souhaitant équiper leurs forces avec une foule de projet à faible coût, mais avec des chars puissamment armés, leur quantité devant compenser un manque de polyvalence en termes d'armement à l'inverse des derniers chars moyens. La perspective de la présence de milliers de chars allemands induit les Français à adopter l'idée et envisagent de créer un char léger "Type 67" pour ses divisions blindées, pour lesquels l'AMX-13 a été spécialement conçu. Une conception d'une entreprise privée visant à répondre aux mêmes exigences fut le Char Batignolles-Châtillon. Un prototype dérivé de char intermédiaire, fait en 1955, a prouvé qu'il était possible de produire un char avec une arme de premier ordre et frontalement protégé par 80 millimètres de blindage en acier ceci permettant une contrainte de poids de 30 tonnes. Ceci ramena un regain d'intérêt pour le concept de char moyen.

Primo projets Europa-Panzer[modifier | modifier le code]

En 1956, l'UEO crée le groupe de travail de la défense FINBEL (nommé d'après les pays adhérent : la France, l'Italie, les Pays-Bas, la Belgique et le Luxembourg), celui ci avait été fondé en 1953 et était composé de représentants des différents états-majors, afin de rédiger un cahier des charges pour un nouveau char moyen pour éventuellement remplacer leurs chars de conception américaine et britannique. Cette même année, l'Allemagne de l'Ouest a rejoint le groupe de travail, le transformant en FINABEL (l'ajout du "A" debout pour "Allemagne" en français) et le 27 octobre 1956, à Colomb-Béchar un accord bilatéral fut conclu entre la France et l'Allemagne afin de collaborer à la construction d'un char. Bien que les autres nations FINABEL n'ait pas toutes participé officiellement, ce type de char fut appelé Europa-Panzer pour indiquer sa nature européenne commune, et des experts de tous les pays ont été impliqués dans le processus de conception.

La spécification (FINABEL 3A5) pour le nouveau char fut un char de combat léger et mobile, avec un réglage de la limite de poids à 30 tonnes ceci afin de permettre un compromis entre la capacité du blindage et la vitesse du char. Les ingénieurs français et allemands, lors d'une conférence à Bonn le 12 février 1957, ont défini les exigences pour l'avenir de ce char. Cela comprenait une largeur maximale de 3,15 mètres, une hauteur de 2,15 mètres et un canon de 105 millimètres, et il commença à être mis au point par l'institut de recherche militaire franco-allemand à Saint Louis. Le nouveau char devait avoir un moteur à essence refroidi par air, une suspension à barre de torsion avec amortisseurs hydrauliques, un rapport puissance-poids d'au moins 30 chevaux (22 kW) / tonne et une autonomie d'au moins 350 km.

En mai, l'Italie rejoint le projet, sans aucune contribution matérielle, parce que, après la guerre, il n'avait pas de bureau de conception de char. Cette même année, le 28 novembre à Paris, les ministères français et allemand de la Défense ont convenu d'un contrat qui permettrait aux deux pays de produire deux prototypes séparément. L'année suivante, cependant, le projet a subi un premier revers lorsque Charles de Gaulle pris le pouvoir en France et avec la création de la Cinquième République. Le traité de Paris avait pour point principal le développement d'une arme nucléaire commune et le 17 juin 1958, de Gaulle décida de refuser à l'Allemagne de l'Ouest et à l'Italie l'accès à la bombe atomique, pour éviter de s'opposer aux États-Unis et au Royaume-Uni. De ce fait l'Allemagne perdit l'intérêt du projet de char commun.

Premiers prototypes communs[modifier | modifier le code]

Les prototypes français ont été développés et produits par l'Atelier de construction d'Issy-les-Moulineaux, sous la direction du général Joseph Molinié de la Direction des Études et Fabrications d'Armements (DEFA, la Direction Technique des Armements Terrestres) et et de l'ingénieur en chef AMX Heissler, le premier prototype fut achevé en septembre 1960 et testé en février 1961, le deuxième, avec un télémètre amélioré et un système de roulement de meilleur qualité, en juillet 1961. Ces premiers véhicules avaient une tourelle très arrondie, dans une imitation délibérée du T-54 soviétique, et étaient équipés des moteurs à essence SOFAM. D'autre prototypes, avec une amélioration de la tourelle en fonte lisse, ont été fabriqués entre 1961 et 1963. Les travaux sur les prototypes allemands ont été réalisés par deux équipes, dont l'équipe A composée de Porsche, Maschinenbau Kiel, Luther & Jordan et Jung-Jungenthal et l'équipe B composée par Ruhrstahl, Rheinstahl-Hanomag et Henschel. Des maquettes en bois ont été réalisées en 1959, tandis que les deux premiers prototypes terminés par l'équipe A ont été achevés en 1961.

Fin des accords franco-allemands[modifier | modifier le code]

De Gaulle ayant décidé que la France, tout en restant membre de l'Alliance Atlantique, ne participerait plus à l'organisation militaire de l'OTAN. Cela provoqua une rupture entre la France et l'Allemagne de l'Ouest, qui a alors commencé à mettre l'accent sur une normalisation avec l'achat de matériel américain, en particulier dans l'armement, afin de suivre la nouvelle politique de l'OTAN d'utiliser des moteurs diesel multicombustibles. Le ministre allemand de la Défense Franz Josef Strauss a commencé à s'opposer au projet commun de char. En juillet 1963, le comité de défense du Bundestag allemand décida de se procurer un char de production purement nationale. En réponse, le même mois, le gouvernement français a décidé de même.

Des essais comparatifs ont néanmoins été maintenus à Mailly-le-Camp, Meppen, Bourges et Satory entre cinq prototypes français et cinq prototypes allemands entre août et octobre 1963 en présence de délégation néerlandaise, belge et italienne sous la supervision américaine. Le char de type français avait reçu une désignation nationale distincte : AMX 30. Les essais ont indiqué que le modèle de char de type allemand, qui obtient son nom de Leopard le 1er octobre, avait une meilleure mobilité et une meilleure accélération. Le gouvernement français décida qu'il ne pourrait pas se procurer un nouveau char jusqu'en 1965, tandis que les Allemands ont refusé d'adopter le canon de 105 millimètres franco-allemand (4,1 in), au lieu du calibre Royal Ordnance L7, dont ils avaient déjà ordonné l'achat de 1 500 pièces à l'automne 1962, leur plan ayant échoué pour faire produire en Allemagne par Rheinmetall un type de munitions commune d'une qualité suffisante. Les suggestions pour arriver à un compromis en combinant la tourelle français avec le châssis allemand échoua. En conséquence, le programme fut annulé et les Français et les Allemands ont définitivement adopté leurs deux chars distincts.

Premiers prototypes AMX-30[modifier | modifier le code]

Les prototypes de l'AMX-30 pèse 32,5 tonnes, et étaient compacts, avec une largeur de 3,1 mètres comparable seulement au Panzer 61 (en) suisse, et une hauteur de 2,28 mètres, comparable seulement au modèle soviétique T-55. Contrairement à l'AMX 50, l'AMX-30 dispose d'une tourelle conventionnelle, car il a été constaté que c'était plus difficile de sceller les tourelles oscillantes contre les poussières radioactives et contre l'eau lorsque le char était submergé. Les tourelles oscillantes ont également une plus grande faiblesse balistiques au niveau de l'anneau de la jupe et de la tourelle. À l'origine, les deux premiers prototypes ont été propulsés par un moteur à allumage commandé de 720 chevaux (540 kW), qui fut nommé SOFAM 12 GS. Plus tard, un moteur diesel multi-combustible a été adopté, il fut développé par Hispano-Suiza. Les sept prototypes de l'AMX-30 seront reconstruits plus tard avec le nouveau moteur diesel. Deux autres prototypes, censés être des véhicules de préproduction, ont été livrés en novembre 1965. Outre les moteurs diesel, ils changèrent le blindage, la tourelle et ajoutèrent des mantelets pour différentes armes à feu ; ces derniers seront de nouveau modifiés dans les véhicules qui seront produits.

Les premières versions produites de l'AMX 30B, nommé ainsi pour les distinguer des prototypes AMX 30A, ont été achevés en juin 1966, fabriqués avec une version soudée de la coque et une tourelle entièrement coulée. À la production, la coque avait un poids de 36 tonnes. La capacité de survie de l'AMX-30 était fondée sur sa mobilité. Les ingénieurs français croyaient à l'époque que la mobilité du char aurait été compromise s'ils avaient ajouté suffisamment de tôle d'acier pour protéger contre les menaces anti-chars modernes, y compris des ogives antichars hautement explosives. En conséquence l'AMX 30 a eu le plus mince blindage de tous les chars de combat principal produits à l'époque. La tourelle a une épaisseur de blindage d'un maximum de 50 millimètres, la pente du blindage est à 70 degrés sur la plaque avant et de 23 degrés sur le côté, offrant ainsi une protection contre 20 millimètres de projectiles perforants. Les cotes du blindage sont : 79 millimètres pour l'avant de la coque ; 59 millimètres pour les côtés avant de la coque ; 30 millimètres pour les côtés arrière et à l'arrière de la coque ; 15 millimètres pour la partie supérieure de la coque et inférieure ; 80,8 millimètres pour l'avant de la tourelle ; 41,5 millimètres pour les côtés de la tourelle ; 50 millimètres pour l'arrière de la tourelle et de 20 millimètres pour le haut de la tourelle. Une protection supplémentaire est offerte par un système de protection radiologique, nucléaire, biologique et chimique, y compris un système de ventilation autonome.

Poste du tireur dans la tourelle d'un AMX-30B2

Une des caractéristiques uniques de l'AMX-30 était l'obus Charge Creuse de 105 mm Modèle F1 (Obus G), celui-ci était tiré par un canon en acier monobloc de 105 millimètres. Ces obus souffrait de fortes contraintes lorsqu'il était stabilisé par rotation dans les canons rayés, cela entraîna le développement de l'Obus G. Ce projectile était composé de deux grandes parties, dont la coque extérieure et une coque intérieure en suspension, suspendu par des roulements à billes. Cela a permis la stabilisation du projectile par rotation, et donc plus précis qu'un obus explosif avec un empennage normal, en effet tandis que la coque intérieure ne bougeait pas, cela permettait à l'ogive de travailler avec une efficacité maximale. L'ogive, contenant 780 grammes d'hexolite, pourrait pénétrer jusqu'à 400 millimètres de blindage en acier et était efficace contre les chars à une distance maximale de 3 000 mètres. Comme il combinait une bonne précision avec une pénétration qui était indépendante de l'angle du blindage, il a été considéré comme un «coup idéal». L'AMX-30 a également été conçu pour tirer la OCC Mle.60, le BSCC F1 pour la formation et de l'OFUM PH-105 F1. Le canon principal a été couplé à un frein de bouche sans recul de 380 millimètre, qui avait une extension maximale de 400 millimètres, et avait un débattement de -8 degrés à 20 degrés. La puissance de feu de la tourelle a été complétée par une mitrailleuse Browning de 12,7 millimètres coaxial. Le chef de char peut également faire usage d'une mitrailleuse de 7,62 millimètres anti-aérienne sur le toit de la tourelle. Le véhicule transportait 50 coups de 105 millimètres, 748 munitions de 12,7 millimètres et 2 050 munitions de 7,62 millimètres. Le chef de char avait son poste de pilotage dans la coupole qui offrait dix épiscopes permettant une vision directe à 360°, et un télescope binoculaire avec un grossissement de 10x. Le chef de char a également un viseur optique large spectre. Le tireur a pour sa part un viseur pour le canon et deux périscopes d'observation.

La version de production de l'AMX-30 a été équipée d'un moteur diesel HS-110 de Hispano-Suiza, situé à l'arrière du char. Les 28,8[Quoi ?] litres dans le réservoir pouvaient être remplis sur le terrain en 45 minutes, et ce moteur produit 720 chevaux (540 kW), offrant une vitesse maximale de 65 kilomètres par heure sur les routes. Le quantité totale de carburant de 970 litres, donne à l'AMX-30 une autonomie sur route de 600 km. La boîte de vitesses est un modèle AMX 5-SD-200D, avec cinq vitesses avant et cinq vitesses arrière. Cette transmission a été fortement influencée par celle du char allemand Panther et reposait sur un projet qui avait commencé en 1938. La transmission a été l'un des principaux défauts de l'AMX-30 et a causé une grande variété de problèmes mécaniques, y compris le fait que le pilote a besoin de changer les vitesses manuellement à certains moments précis, même si le char se déplaçait sur un terrain accidenté. Le poids du char est répartie sur cinq double roues de chaque côté, reposant sur une chenille de 570 millimètres. Le char pouvait traverser des obstacles d'1,3 mètres d'eau sans préparation, jusqu'à 2 mètres avec une préparation mineure, et jusqu'à 4 mètres avec une préparation complète. La préparation complète pour les opérations amphibies était composée de l'ajout d'un tuba, de l'installation de plaques d'obturation, posé sur l'avant de la coque, sur les grilles d'entrée d'air du compartiment moteur et l'installation d'équipements de conduite infra-rouge, y compris un projecteur. En 1969, un seul véhicule de formation de plongée spéciale a été adapté, surnommé l'AMX 30 Gloutte (du l'expression faire glouglou), sans moteur ni chenilles, qui sur une rampe pouvant rapidement être abaissée dans un réservoir par un treuil ; il était équipé d'un tube d'évacuation.

Production[modifier | modifier le code]

La production de l'AMX-30 à lieu à l'Atelier de Construction de Roanne dans la ville de Roanne. Cette usine de fabrication lourde a été construit pendant Première Guerre mondiale pour produire des obus d'artillerie, mais à partir de 1952 l'usine a commencé à produire des véhicules de combat blindés. Avant de produire l'AMX-30, par exemple, il produisit 1 900 AMX-13 et ses variantes. L'usine de Roanne était responsable de l'assemblage final, la plupart des composants ont été produits ailleurs: le groupe motopropulseur par l'Atelier de Construction de Limoges, toutes les armes construite par l'Ateliers et Forges de la Loire, la tourelle par l'Atelier de Construction de Tarbes, le canon par l'Atelier de Construction de Bourges, la coupole et la mitrailleuse en superstructure par la Manufacture d'armes de Saint-Étienne et l'optique par les Atelier de Construction de Puteaux ; ces nombreux sous-traitants à nouveau utilisés aboutirent à une série de fusions de sociétés sous une direction de l'État, la plupart de ces entreprises seront finalement concentrés dans GIAT.

À l'origine, 300 AMX-30 ont été commandés par l'armée française, et en 1971 l'ordre fut donné d'augmenter à 900, répartis entre huit lots, y compris toutes les variantes sur la base du châssis. À partir de 1966, dix AMX-30 ont été assemblés par mois, et les cinq premiers ont été livrées en août 1966 aux 501e RCC. La production mensuelle est passée à 15-20 chars et de nouvelles usines ont commencé à fabriquer des composants du véhicule, de plus les usines existantes ont augmenté leur potentiel de production[10]. Cependant, en avril 1969, la production a de nouveau été réduite à dix par mois[11]. En 1971, environ 180 véhicules étaient en service; en 1975 a commencé la livraison des 143 dernières unités du huitième lot final de l'ordonnance initiale. En 1985, le nombre d'AMX-30 était passé à 1173[12]. À la fin de la production, la France avait accepté 1 355 AMX-30 en service[10], y compris 166 AMX-30 B2 flambant neufs. Un autre lots de 493 chars ont été réaménagés et modernisés aux normes AMX-30 B2[13]; à l'origine 271 véhicules neufs et 820 réaménagés avaient été planifiées[14]. L'armée française a également accepté un grand nombre de variantes, y compris 195 obusiers automoteurs (AUF1), 44 AMX-30 Pluton lanceurs tactiques de missiles nucléaires, 183 AMX-30R, 134 AMX-30D et 48 véhicules du génie (AMX-30EBG )[15]. Les dernier 35 chars de combat ont été commandés en 1989 par Chypre et les dernières nouvelles variantes de véhicules, un lot de vingt GCT, en 1994 par la France[16].

À la fin des années 1990, l'armée française a commencé à accepter le nouveau char Leclerc pour remplacer le désuet AMX-30[17]. Les premières unités à être équipés avec le nouveau char étaient les 501e et 503e régiments de chars de combat , suivis par les 6e et 12e régiments de cuirassiers.

Amélioration durant la production[modifier | modifier le code]

Pendant la campagne de production de nombreuses améliorations ont été apportées. La stabilisation des armes à feu est incluse sur les modèles à partir de 1971, et à partir de 1972, on remplace la mitrailleuse lourde coaxiale par un double autocanon de 20 mm afin d'augmenter la puissance de feu contre les blindés légers et les hélicoptères, avec la possibilité d'avoir un débattement de -8 degrés à 40 degrés. Tous les véhicules de l'armée française ont finalement été amenés à cette nouvelle norme; la désignation est resté AMX 30B.

Dès 1973, sept ans seulement après le début de la production, la France commence un programme de recherche pour une modification du char. Le projet devait aboutir à un AMX 30 Valorisé ("AMX-30") . En juin 1979, l'armée française décide à la fois la modernisation des AMX-30 existant en rajoutant un système de contrôle de tir amélioré et une nouvelle transmission, ils prirent pour nom AMX-30B2. Les premiers nouveaux véhicules ont été mis en service en janvier 1982. Les améliorations apportées au système de contrôle de tir M-508 COTAC APX incluent l'installation d'un télémètre laser et d'une télévision de faible luminosité (LLTV). La létalité du canon principal a été améliorée avec l'introduction d'un nouvel obus perforant stabilisé à sabot détachable (Pénétrateur à énergie cinétique). Le moteur d'origine a été changé contre une variante améliorée, connu sous le nom HS-110.2, produisant 680 chevaux (510 kW). La mauvaise transmission a été remplacée par une transmission semi-automatique SESM ENC200, avec un convertisseur de couple. La suspension a été améliorée par l'adoption de nouvelles barres de torsion et par un système de résistance aux chocs qui ont augmenté la gamme de débattement vertical des roues, ce qui améliore la mobilité hors route du char. Depuis 1998, l'armée française à remplacé les moteurs du restant des AMX-30 et de ses variantes avec 500 moteurs Renault Mack E9 de 750 ch construit aux États-Unis et remilitarisé par Renault VI à Limoges[18].

Dans les années 1990, un système de blindage réactif, nommé Brenus ou Brennus, a également été développé pour l'AMX-30B2, mais n'a été délivré qu'à deux régiments de chars, les 1er et 2e régiments de Chasseurs, au sein de la force d'action rapide; les deux autres régiments équipés en AMX-30, les 2e et 5e régiment de Dragons, n'avaient pour leurs part qu'une mise à niveau légère des chars afin de permettre une éventuelle mise à niveau rapide, en cas d'urgence. Le système Brenus utilisé 112 GIAT BS G2 (BS pour Brique de Surblindage qui est une boîte réactive à base d'explosifs) avec un poids total de 1,7 tonnes, offrant une protection équivalente à 400 millimètres d'acier à 60 °. Récemment, l'AMX-30 a également été utilisé comme un banc d'essai pour plusieurs technologies furtives, y compris le refroidissement par air des surfaces de la coque et l'utilisation de camouflage visuel. Ce prototype est connu sous le nom de Démonstrateur Furtif à Chenille. Sa coque et la tourelle sont entièrement couverts par une superstructure construite de plaques inclinées en matériau absorbant radar.

Comparaison avec les chars contemporains[modifier | modifier le code]

M60 Patton[19] Leopard 1[20] AMX-30[21] T-55[22] T-62[23] Chieftain
Poids 46000 kg (101200 lb) 42200 kg (92840 lb) 36000 kg (79200 lb) 36000 kg (79200 lb) 40000 kg (88000 lb) 56000 kg (123200 lb)
Canon 105 mm L7A3 rayé 105 mm L7A3 rayé 105 mm L/56 F1 rayé 100 mm D-10T2S rayé 115 mm U-5T lisse 120 mm L11 rayé
Calibre des munitions (mitrailleuse) 16,002 mm 13,97 mm 12,7 mm 10,922 mm 10,16 mm 15,748 mm
Autonomie (plein fait) 480 km 600 km 600 km 500 km 450 km 500 km
Puissance moteur 560 kW 620 kW 540 kW 430 kW 430 kW 560 kW
Vitesse maximum (sur route) 48 km/h 62 km/h 65 km/h 50 km/h 50 km/h 48 km/h
Blindage (frontal) 254 mm[24] 60 mm bombée[25] 80,8 mm[26] 203 mm[27] 242 mm[28] 195 mm à 62°.
Blindage (glacis) 266,7 mm LOS[29] 70 mm à 60°[25] 79 mm LOS[26] 97 mm à 58°[27] 102 mm à 60°[28] 172 mm à 72°

Dérivés[modifier | modifier le code]

Le prototype AMX 30 ACRA.

L'AMX-30 a un certain nombre de modèles dérivés, y compris un certain nombre d'autres véhicules blindés basés sur le même châssis. Une version simplifiée du char, sans le projecteur et le périscopes infra-rouges et une coupole chef moins complexe a été développée pour l'exportation, connue sous le nom "AMX-30 Basic". Cette version est également dépourvue de système de filtration d'air sous pression, et les mitrailleuses ont été déplacées : la mitrailleuse 7,62 millimètres a été mise en position coaxiale et la mitrailleuse de 12,7 millimètres Browning a été mise sur le toit de la tourelle. Une autre version a été prévue pour l'armée française, celui-ci comportait un canon de 142 millimètres capable de tirer l'ACRA supersonique (Anti-Char Rapide autopropulsé), un missile anti-char guidé ainsi que des projectiles explosifs. Un prototype a été terminé en 1967 avec une nouvelle tourelle moulée, assez large pour contenir un armement beaucoup plus imposant. Cependant, les coûts élevés des missiles ont forcé l'armée française à l'abandon du programme en 1972. Les véhicules basés sur le châssis comprennent un véhicule blindé de dépannage, un char de déminage, un véhicule antiaérien automoteur, un lanceur de missiles nucléaires tactiques et une pièce d'artillerie automotrice.

Coté droit d'un AMX-30D de l'Armée de terre française.

Le véhicule blindé de dépannage, connu sous le nom AMX-30D (AMX-30 Dépanneur-Niveleur), a été conçu pour récupérer ou aider à l'entretien des chars. Les travaux sur l'AMX-30D ont commencé en 1966, l'armée française cherchant à développer un véhicule de récupération pour aider à soutenir les unités ayant le char AMX-30. Un prototype a été produit et livré à l'expérimentation en 1971, et en février 1973, le premier d'une pré-série de cinq véhicules a été livré. Cette même année, 100 AMX-30DS ont été commandés, et la production a commencé en 1975. Le véhicule de récupération comprend un treuil alimenté par le moteur du véhicule, avec la possibilité de tirer un maximum de 35 tonnes. Le véhicule dispose également d'un câble de remorquage de 80 mètres, tandis qu'un treuil auxiliaire a un autre câble de remorquage de 120 mètres, capable de tracter jusqu'à 20 tonnes lorsque l'on travaille sur l'avant du AMX-30D. Dans ce dernier cas, le véhicule doit être soutenu par des étais amovibles, qui sont transportés sur le véhicule, et la lame de bulldozer doit être abaissée sur le sol. La grue peut soulever les 3,29 tonnes métriques du bloc d'alimentation et les 10 tonnes de la tourelle. Au lieu d'une tourelle, l'AMX-30D est équipé d'une superstructure, et pèse 36 tonnes, mais avec le module supplémentaire, il peut tracter jusqu'à 40 tonnes. Le véhicule peut se protéger avec une mitrailleuse de 7,62 millimètres. La visibilité du conducteur est facilitée par l'inclusion de trois épiscopes M-223. L'AMX-30D a une vitesse maximale sur route de 60 kilomètres par heure et une autonomie maximale sur route de 500 km. Son prix est de 13 051 040 francs l'exemplaire lors de son achat par le Venezuela.

L'AMX-30 poseur de travure, se compose du châssis de l'AMX-30 avec une superstructure en forme de boîte, qui soutient un pont de type ciseaux à base de travure pliante. La masse du char en ordre de marche sans la travure est de 34 t., avec celle ci, de 42,7 t. Le pont de 22 mètres peut s'étendre de 20 mètres sur une lagune. Le pont a une largeur de 3,1 mètres, mais qui peut être portée à 3,70 m à l'aide de panneaux supplémentaires. Il peut soutenir jusqu'à 46 tonnes. Le développement du poseur de travure a commencé dès avril 1963, bien que ce ne fut qu'en juin 1967, que le développement a commencé sur un prototype. Le prototype désigné AMX-30H a été terminé en 1968, ce n'est qu'en 1971 que le véhicule a été évalué. Celle-ci sont arrêté en septembre 1971 « en raison de l’état de vétusté du matériel et de son manque de mise au point », qui entraîna après une remise à niveau une nouvelle période d'évaluations à partir du 16 octobre 1972 par la section technique de l'armée de terre. A l'origine, il est prévu 20 AMX-30H pour l'armée française (10 commandes le 28 octobre 1969 et 10 le 22 octobre 1971) et 4 pour l'armée de terre vénézuélienne commandé le 14 février 1972. La commande française tombe à 6 unités dont le véhicule de pré-série en 1972, tous fabriqué par AMX-APX. Devant les retards et le pont automoteur d'accompagnement bien que non-blindé entrant en service, le 22 juillet 1975, l'état-major de l'Armée de terre française annonce l’arrêt du développement du programme et déclare qu'il ne verrait que des avantages à ce que les six chars fabriqués à son intention soit exporté. Fin 1975, l'Arabie Saoudite pré-commande 15 AMX-30H, celle étant finalement de 12 exemplaires pour un montant de 103,8 millions de francs français (char à 11 978 856 francs l'unité, maintenance et documentation) dans le cadre du contrat plus vaste Palmier IV. Le Venezuela accepte de remplacé les 4 AMX-30H de sa commande par des AMX-30D de dépannage supplémentaires plus cher à 13 051 040 francs l'exemplaire. L'Arabie donc reçoit donc les cinq véhicules de série français, les quatre vénézuéliens et trois autres spécifiquement construit pour elle, un total de treize AMX-30H ont finalement étaient construit. Les livraisons commencent le premier trimestre 1976 pour se terminer 30 mois plus tard[30]. Le Système de pose rapide de travures récupérera une partie des recherches pour son développement.

Le développement du char AMX-30 avec canon antiaérien a commencé en 1969, ce type de véhicule a été étudié pour l'armée française et pour l'exportation. Bien que finalement aucun n'a été commandé pour la France, en 1975 l'Arabie saoudite a commandé une version améliorée, libellée l'AMX-30SA. Développé pour se défendre contre les attaques à basse altitude, le système inclut deux canons automatiques Hispano-Suiza de 30 millimètres, couplés à un système de contrôle de tir nommé Œil-noir. Ce système avait déjà été installé sur l'AMX-13, en lieu et place d'un châssis lourd, en utilisant une tourelle appelé le S 401 A. Bien que la production de ce véhicule particulier a commencé en 1962, l'apparition de l'AMX-30 a offert un châssis plus large sur lequel la tourelle S 401 A pouvait être montée afin d'obtenir une mobilité supérieure. Le char AMX-30, étant plus lourd, il a également fourni une plate-forme plus stable pour l'armement et cela permettait aux système d'emporter beaucoup plus de munitions (1 200 coups par rapport aux 600 portés par la version AMX-13). Les armes à feu ont été conçues pour tirer en 5 ou 15 rafales, avec un taux cyclique de feu de 650 coups par minute. Elles étaient contrôlées par un ordinateur analogique, recevaient des informations à partir d'un radar Doppler, qui pouvait être plié dans un caisson blindé afin de le protéger contre les dommages durant le déplacement. Le radar dépendait d'un suivi visuel, et ainsi ne pouvait travailler que par temps clair.

Trois systèmes de missiles ont été développés pour être montés sur le châssis de l'AMX-30. Reconnaissant la nécessité d'avoir un lanceur mobile de missile nucléaire tactique, l'armée française a commencé à développer le missile Pluton en 1963. En 1964, le programme a été suspendu et à la place l'armée française a opté pour un missile d'une portée plus apte à être monté sur le AMX-30. Un contrat pour développer le système a été créé en 1968. Le premier prototype a été livré rapidement et les tests eurent lieu entre juillet et août 1970, suivis par la production d'un second prototype en 1971. Deux autres prototypes ont été fabriqués en 1972. L'année suivante, le véhicule a été mis en production de masse et le 1er mai 1974 quatre de ces véhicules avaient été livrés au 3e Régiment d'artillerie. Le missile lui-même pèse 2,4 tonnes et est d'une longueur de 7,6 mètres. Grâce à un système de guidage inertiel simplifié et un moteur fusée à propergol solide, le Pluton a une portée maximale de 120 km. Le deuxième système de missiles est l'AMX-30R (Roland) système de lancement sol-air, dont le développement a commencé en 1974. Cinq véhicules de pré-série ont été livrés en 1977 et ensuite évalués, ce qui déclenche l'achat de 183 véhicules la même année. Le Roland comprend une superstructure rectangulaire, plus grande que celle de l'AMX- 30D et du Pluton, qui abrite le système de radar et soutient deux tubes de lancement de chaque côté, avec un système de chargement automatique à partir d'une réserve de huit missiles à l'intérieur de la superstructure. Le radar du Roland dispose d'une gamme de détection de 16 km. Le troisième système de missile, appelé l'AMX-30SA, a été développé en 1975 pour l'Arabie saoudite, afin de tirer le SA-10 Shahine, développé et fabriqué par Thomson-CSF ; le véhicule de lancement a été fortement basée sur l'AMX-30R.

Un GCT en service en Arabie saoudite.

Le canon automoteur de 155 GCT (pour Grande Cadence de Tir) a été développé sur la base du châssis AMX-30 afin de fournir un soutien d'artillerie tactique aux unités de l'armée française, le nom français est l'AMX AuF1. L'obusier de 155 millimètres était chargé automatiquement permettant une cadence de tir de huit coups par minute, avec une portée maximale de 30 km à la ronde. La tourelle du canon permet d'avoir une élévation de 66 degrés, et lui permet de tourner à 360 degrés. Le véhicule transporte 42 obus de 155, avec des douilles combustibles. Les origines de la décision de concevoir un obusier automoteur remontent à 1969, avec le premier prototype achevé en 1972. En 1979, un total de sept prototypes avait été produit, et de six véhicules de pré-série, suivie par la production de 110 véhicules. Cette commande a été plus tard portée à 190.

Le premier prototype d'une amélioration de l'AMX-30 pour le marché d'exportation, connu comme l'AMX-32, a été dévoilé en juin 1979. Initialement conçu comme une alternative pour l'AMX-30B2, et en imitant délibérément le concept de blindage espacé que les Allemands avaient mis en œuvre avec succès sur le Leopard 1A3 et A4, l'AMX-32 avait un meilleur blindage ceci permettant une amélioration des chances de survie contre les missiles guidés antichars. Un autocanon de 20 millimètres a été inclus comme arme coaxiale, et une mitrailleuse de 7,62 millimètres en superstructure. Cependant, aucune vente n'a jamais eu lieu.

Liste des noms des modèles[modifier | modifier le code]

Photo d'AMX 30, modèle engin blindé du génie, lors d'un défilé militaire.
AMX-30 Engin blindé du génie.
  • AMX-30 A : char prototype
  • AMX-30 B : char de bataille
  • AMX AuF1 : canon automoteur de 155 mm à 407 exemplaires ;
  • AMX-30 EBG (Engin blindé du génie) : version destinée au Génie ;
  • AMX-30 ROLAND : version anti-aérienne tirant des missiles sol-air Roland ;
  • AMX-30 PLUTON : lanceur du missile Pluton à tête nucléaire ;
  • AMX-30 H : poseur de travure (construction de pont) ;
  • AMX-30 B2 : remplacement de la télémétrie optique par une télémétrie laser et installation d'une conduite de tir analogique (les AMX30B2 n'ont plus les optiques de part et d'autre de la tourelle, mais une optique montée devant le tourelleau du chef de char). Amélioration de la puissance de feu, de la mobilité et de la protection ;
  • AMX-30 SA : avec canon antiaérien ;
  • AMX-30 D : char de dépannage ;
  • AMX-30 DT : char de déminage ;
  • AMX-30 BRENNUS : version améliorée avec un blindage réactif ;
  • AMX-30 FORAD : version modifiée visuellement pour jouer le rôle de char ennemi lors des entraînements ;
  • AMX-32 : version pour l'exportation comportant un blindage plus évolué (composite) et une capacité de tir en roulant.
  • AMX-30 SDPMAC : système de déminage pyrotechnique pour mines antichar monté sur châssis d'EBG (mise en service en 2008).
  • AMX-30E : version fabriquée sous licence en Espagne.

Exportation[modifier | modifier le code]

En février 1964, Israël a décidé de produire son propre char de combat, il s'agit de la première production d'AMX-30 sous licence. Privilégiant un blindage plus lourd sur la mobilité, le major-général Israël Tal abandonne les négociations avec la France lorsque le Royaume-Uni accepte de permettre la production sous licence du char Chieftain, en 1966[31].

La France a également échoué à obtenir des achats des deux autres nations FINABEL, la Belgique et le Pays-Bas : les Néerlandais n'ont même pas tester le modèle et les Belges ont commandé le Leopard lorsque la France a refusé d'autoriser la production de certains composants de l'AMX-30 en Belgique, craignant une augmentation du coût unitaire.

Moins cher et plus facile à entretenir, l'AMX-30 a été préféré au Leopard 1 par les nations les moins riches ou développés[32].

En 1969, la junte militaire grecque pris un contrat pour un total de 190 AMX-30 et 14 AMX-30D, rendant la Grèce la première nation étrangère à acheter le char français[33]. Tout au long des années 1960, l'Espagne avait examiné à la fois l'AMX-30 et le Leopard 1 pour compléter leur flotte existante de chars M47 et M48 Patton[34]. En fin de compte, l'Espagne opta pour l'AMX-30 pour une variété de raisons, y compris le refus britannique de vendre le canon de char L7 à un régime fasciste [35] et surtout grâce à l'offre française de permettre la production de l'AMX-30 en Espagne[36]. L'Espagne commande 19 chars en 1970, et plus tard convient d'en fabriquer 180 autres en Espagne. En 1979, l'Espagne commence la production d'un deuxième lot de 100 chars, complétant un total de 299 AMX-30 pour l'armée espagnole; ceux-ci prirent pour nom AMX-30E. L'Espagne a également acheté 10 AMX-30D et 18 AMX-30R[37]. La production de l'AMX-30E a pris fin en 1979, l'armée espagnole était déjà à la recherche d'un programme de modernisation pour améliorer la qualité et la mobilité du char[38]. En 1987, l'armée espagnole a lancé un programme de modernisation de six ans qui aboutit à 150 chars aux normes AMX-30EM2 et modifia encore 149 chars aux normes AMX-30EM1[39]. Le premier était une mise à jour beaucoup plus complète, qui a vu l'amélioration de la mobilité du char à travers l'adoption d'un nouveau moteur et d'une nouvelle boîte de vitesses, ainsi que de la puissance de feu du char, avec le développement d'une système permettant de renforcer l'énergie cinétique et l'introduction d'un système de contrôle de tir beaucoup plus complexe et précis pour le tireur du char, entre autres choses[40]. L'AMX-30EM1 a été qualifié du terme de «reconstruction» et a seulement vu des améliorations à la mobilité du char en adoptant une nouvelle transmission et la rénovation des plus usés des systèmes du véhicule, comme les freins, les indicateurs et les contrôles[41]. Ces AMX-30 ont été reconstruits puis rapidement remplacés par des chars M60 Patton achetés aux États-Unis au début des années 1990, tandis que sa flotte de AMX-30EM2 a ensuite été remplacé par le véhicule antichar Centauro B1.

En 1972, la France obtient un contrat avec l'Arabie saoudite sur l'achat de 190 AMX-30, conçu pour l'environnement désertique du Moyen-Orient. Nommé le contrat Palmier, les chars de l'Arabie saoudite ont été livrés entre 1973 et 1979, tandis que 59 AMX-30D ont été exportés entre 1975 et 1979, 12 AMX-30PS entre 1977 et 1979, et enfin 51 obusiers automoteurs, livrés entre 1979 et 1980. Entre 1979 et 1981, l'Arabie saoudite a également reçu 52 AMX-30SA et plus tard 50 AMX-30C1 Shanine-2 qui sont livré en deux lots, entre 1980 et 1989[42]. Dès le début du 21e siècle, 50% des AMX-30 de la flotte de l'Arabie saoudite prirent place dans un stockage longue durée[43], étant donné que l'AMX-30 n'avait pas les capacités pour faire face à des menaces plus modernes, comme contre les T-62 et les T-72 irakiens et les Merkava israéliens[44]. Ils ont été largement dépacé par une commande de 315 M1A2 en 1989, et l'acquisition de 450 M60A3[45]. Bien que l'Arabie saoudite avait prévu de se procurer plus de chars M1, il était incapable de le faire pour des raisons financières et l'AMX-30 n'a toujours pas été retiré du service[Quoi ?][46].

Le Venezuela a à l'origine placé une commande pour 142 chars en 1972, bien que ce fut plus tard réduit à 82 et quatre AMX-30D[33]. Dans le milieu des années 1980, le Venezuela a adopté un plan de modernisation de son obsolète AMX-30, optant pour un remplacement du moteur d'origine par un nouveau moteur diesel Continental AV1790 (en)-5A, produisant 908 chevaux et l'échange de la transmission existante par une Allison CD-850-6a. Le Venezuela a adapté de nouveaux réservoirs de carburant sur l'AMX-30 qui permis d'augmentait l'autonomie sur route du char jusqu'à 720 km, tandis que la puissance de feu a été améliorée grâce à l'adoption d'un système de contrôle de tir moderne Lansadot MkI et l'ajout d'un calculateur balistique de Elbit Systems. En 1977, la France et le Qatar ont signé un accord qui a abouti à l'achat à la France de 24 AMX-30 supplémentaires, qui élèvera le total à 54 car le Qatar avait commandé déjà 30 AMX -30B2 en 1987. Les Émirats arabes unis ont placé une commande en 1977 pour 64 chars et un seul véhicule blindé de dépannage, pour compléter une brigade blindée, en 1977. En 1982, Chypre acquis un total de 16 AMX-30B2 et un seul AMX-30D, et à plus tard commandé un autre 36 AMX-30B2. La production totale de l'AMX-30 et de ses variantes s'élève à 3 571 unités.

Plus tard, de nombreux véhicules d'occasion ont été revendus à d'autres pays: en 2005 Chypre avait 102 AMX-30 (obtenus à partir de la Grèce) et 52 AMX-30B2; la Bosnie-Herzégovine acheta 32 AMX-30 aux Émirats arabes unis. La force française avait diminué son stocks à environ 250 AMX-30B2.

Opérateurs[modifier | modifier le code]

[Quand ?]

  • Drapeau de la Bosnie-Herzégovine Bosnie-Herzégovine : 50 unités donné par les Émirats arabes unis[47].
  • Drapeau de Chypre Chypre : 52 unités.
  • Drapeau du Nigeria Nigeria : 16 unités.
  • Drapeau du Qatar Qatar : 30 unités, à terme sera remplacé par des Léopard 2[48].
  • Drapeau de la Tunisie Tunisie : Un certain nombre d'unités venant d'Arabie saoudite.
  • Drapeau du Venezuela Venezuela : 80 AMX-30V2 issue de la revalorisation de 82 AMX-30B acheté et 4 AMX-30D.

Anciens opérateurs[modifier | modifier le code]

  • Drapeau de la France France retiré du service seuls les modèles D (dépanneur), du génie et l'obusier AMX AuF1 sont toujours utilisés ainsi que les modèles FORAD de plus un certain nombre d'AMX 30 Brennus sont stockés dans les dépôts du Matériel.
  • Drapeau de l'Irak Irak : 5 AMX-30 D livrés en 1981 et 85 AMX AuF1 livrés entre 1983 et 1985. Actuellement non opérationnel et hors d'usage dans l'armée irakienne[49].
  • Drapeau de l'Arabie saoudite Arabie saoudite retiré du service.
  • Drapeau de l'Espagne Espagne retiré du service.
  • Drapeau des Émirats arabes unis Émirats arabes unis retiré du service[Note 1],[50].
  • Drapeau du Chili Chili retiré du service.
  • Drapeau de la Grèce Grèce retiré du service.

AMX-30 engagé aux combat[modifier | modifier le code]

Les AMX-30 quataris ont vu le combat durant la guerre du Golfe à la bataille de Khafji, où le 30 janvier 1991, ils contre-attaquent dans une tentative de reprendre la ville de Khafji des forces irakiennes qui l'avaient occupé la nuit précédente. Pendant l'action, les AMX-30 Quatarie ont détruit trois T-55 irakiens et capturé quatre de plus. Au moins un AMX-30 a été perdu pendant la bataille.

La participation française à la guerre du Golfe, le nom de code Opération Daguet, a vu le déploiement de la 6e Division Légère Blindée, appelé pour la durée du conflit, la division Daguet. La plupart de son élément blindé a été fourni par des AMX-10RC des régiments de reconnaissance de cavalerie, mais une unité blindée lourde, le 4e Régiment de Dragons a également été envoyée dans la région avec un effectif de 44 AMX-30B2. Expérimentalement, une nouvelle structure organisationnelle du régiment a été utilisé, avec trois escadrons de treize chars, un char de commandement et de six véhicules en réserve, au lieu d'une force normale de 52 unités. Ainsi six AMX-30B2 de plus ont été déployés, équipé avec des rouleaux anti-mines soviétiques fournies par les stocks de l'Allemagne de l'Est, et nommé AMX 30 Demin. Les véhicules étaient tous tenus par des équipages professionnels, sans conscrits. La Division Daguet a été positionné à l'ouest de forces de la coalition, pour protéger le flanc gauche de la XVIII Airborne Corps US. Cette disposition a donné aux commandant français une plus grande autonomie, et également diminué la probabilité de rencontrer des T-72 irakiens, qui étaient de qualité supérieure à la fois à l'AMX-10RC et à l'AMX-30B2. Avec le début de l'offensive terrestre du 24 février 1991, les forces françaises déplacés pour attaquer son premier objectif, Objectif Rochambeau, qui est défendu par une brigade de la 45e division d'infanterie irakienne. Un raid par des hélicoptères Gazelle a ouvert la voie à une attaque par le 4e Régiment de Dragons. Démoralisée par les lourds bombardements de la coalition, les défenseurs irakiens se sont rendus rapidement. Le lendemain, le 4e Dragons s'est déplacé sur son prochain objectif, "Chambord", où il détruit dix chars, trois véhicules de combat d'infanterie, quinze camions et cinq mortiers avec l'aide des A-10 de l'US Air Force, et capture de nombreux prisonniers. L'objectif final était la base aérienne As-Salman ("Objectif Blanc"), qui a été signalé capturé à 18h15, après une attaque sur plusieurs fronts, avec le 4e Dragons attaquant du Sud. En tout, les AMX-30 ont tiré 270 coups de 105 mm[51].

Galerie[modifier | modifier le code]

Culture populaire[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://i159.photobucket.com/albums/t121/zurich2rd/img011_edited.jpg
  2. http://i298.photobucket.com/albums/mm249/bojank92/amx-30.jpg
  3. Xavier Palson, La Guerre de demain : Est/Ouest Les forces en présence, Tallandier,‎ Avril 1984, 258 p. (ISBN 978-2-235-01600-1), p. 123.
  4. David Delporte, « Ordre de bataille de l’armée de terre au 1er janvier 1989 », sur Armée française en 1989,‎ 28 février 2015 (consulté le 5 mars 2015).
  5. Guillaume Belan, « Le génie reçoit son dernier EBG valorisé », sur http://forcesoperations.com/,‎ 5 février 2014
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Notes[modifier | modifier le code]

  1. 45 unités en stockage


Bibliographie allemande[modifier | modifier le code]

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Bibliographie anglaise[modifier | modifier le code]

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  • (en) Steven J. Zaloga, The M47 and M48 Patton Tanks, Oxford, Royaume-Uni, Osprey,‎ 1999 (ISBN 1-85532-825-9)
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Bibliographie espagnole[modifier | modifier le code]

  • (es) Javier de Mazarrasa, Blindados en España 2ª Parte: La Dificil Postguerra 1939–1960, Valladolid, Espagne, Quiron Ediciones,‎ 1994 (ISBN 84-87314-10-4)
  • (es) Javier de Mazarrasa, Carro de Combate AMX-30E, Aldaba Ediciones,‎ 1990 (ISBN 84-86629-29-2)

Bibliographie française[modifier | modifier le code]

  • Hubert Berthemy, « La Cavalerie Française en 2002 », Tank Museum News, Brussels: L'A.S.B.L. "Tank Museum", no N°60 third trimester,‎ 2000
  • Jean-Gabriel Jeudy, Chars de France, Boulogne, E.T.A.I.,‎ 1997 (ISBN 2-7268-8369-9)
  • Patrick H. Mercillon, Les Chars Français du Musée des Blindés, Saumur, Centre de Documentations sur les Engins Blindés
  • M.P. Robinson et Jonathan Cany, AMX 30 : L’épopée d’un char français, Editions Cany,‎ Décembre 2014 (ISBN 979-10-91948-04-3)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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