Bataille de Neerwinden (1693)

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Bataille de Neerwinden (1693)
Informations générales
Date 29 juillet 1693
Lieu Neerwinden
Issue Victoire française
Belligérants
Drapeau du Royaume de France Royaume de France Drapeau de l'Angleterre Royaume d’Angleterre
Provinces-Unies Provinces-Unies
Commandants
Maréchal de Luxembourg Patrick Sarsfield Guillaume d'Orange
Forces en présence
75 000 hommes 50 000 hommes
Pertes
9 000 hommes 19 000 hommes
Guerre de la Ligue d'Augsbourg
Batailles
Philippsburg · Sac du Palatinat · Baie de Bantry · Mayence · Walcourt · Fleurus · Cap Béveziers · Boyne · Staffarda · Coni · Mons · Leuze · Aughrim · La Hougue · Namur (1692) · Steinkerque · Lagos · Neerwinden · La Marsaille · Charleroi · Saint-Malo · Rivière Ter · Texel · Camaret  · Bruxelles · Namur (1695) · Dogger Bank · Carthagène · Barcelone · Baie d'Hudson
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Coordonnées 50° 46′ 00″ N 5° 03′ 00″ E / 50.76667, 5.05 ()50° 46′ 00″ Nord 5° 03′ 00″ Est / 50.76667, 5.05 ()  

Géolocalisation sur la carte : Belgique

(Voir situation sur carte : Belgique)
 Différences entre dessin et blasonnement : Bataille de Neerwinden (1693).

La bataille de Neerwinden ou de Landen eut lieu dans le cadre de la guerre de la Ligue d'Augsbourg le 29 juillet 1693 entre l'armée française sous le commandement du maréchal de Luxembourg et les forces alliées sous les ordres de Guillaume d'Orange.

75 000 hommes (quelque 190 escadrons de cavalerie, 90 bataillons d'infanterie et 2 régiments d'artillerie) composent l'armée française.

50 000 hommes (142 escadrons de cavalerie et 64 bataillons d'infanterie où il y avait au moins deux bataillons espagnols provenant des Tercios de Zúñiga et Mancheño) pour les alliés.

Guillaume est installé sur une bonne position défensive et décide d'attendre l'attaque française qui porte d'abord sur le centre. La Maison militaire du roi se montre décisive : ce sont les gardes-françaises qui ouvrent une brèche dans le dispositif anglo-hollandais, et c’est la cavalerie de la Maison du roi qui est envoyée en urgence pour résister à la contre-attaque de la cavalerie des ailes anglo-hollandaises. La résistance de cette cavalerie d’élite permet au reste des cavaliers français, plus lents, d’arriver et d’exploiter cette brèche[1], et de déborder les ailes, mettant leurs adversaires en déroute mais ils ne suivent pas car leurs pertes sont lourdes avec 9 000 morts. Les alliés ont perdu 18 000 hommes.

Jeton de la Bataille de Neerwinden frappé en 1693. Cette dernière fut une grande victoire française sur les alliés remportée par le duc de luxembourg qui commandait l’armée de Louis XIV. La déroute de l’ennemi, qui perdit ici plus de vingt mille hommes tués, était complète. De ce champ de bataille, le maréchal prit et envoya à Paris tant de drapeaux qu’on l’appela “le tapissier de Notre-Dame”. Description revers : Un trophée d’armes, des munitions et des drapeaux, surmontés d’une couronne vallaire et d’une couronne de laurier

Pendant son exil, Patrick Sarsfield a commandé la Brigade irlandaise pour le compte du roi Louis XIV. À la bataille de Neerwinden en 1693, il commandait l'aile gauche de l'armée du maréchal de Luxembourg, lorsqu'il a été mortellement blessé. Il est mort à Huy quelques jours plus tard.

C'est au cours de cette bataille que Guilaume III, furieux que les Français ne reculent pas face au feu des forces alliés, s'écria : « Oh ! l'insolente nation ! »

la bataill de Neerwinde; les français en haut en noir.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Frédéric Chauviré, « Le problème de l’allure dans les charges de cavalerie du XVIe au XVIIIe siècle », Revue historique des armées, 249 | 2007, mis en ligne le 1er août 2008. Consulté le 16 août 2010.