Brigade franco-allemande
| Brigade franco-allemande Deutsch-Französische Brigade |
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| Période | 12 janvier 1989(source BFA) |
|---|---|
| Pays | |
| Allégeance | |
| Branche | Armée de terre |
| Type | Armée de terre |
| Effectif | environ 5 500 personnes |
| Composée de | Jägerbataillon 292 ( Artilleriebataillon 295 ( Panzerpionierkompanie 550 ( Bataillon de commandement et de soutien ( 3e régiment de hussard ( 110e régiment d'infanterie de ligne ( |
| Garnison | Müllheim, Immendingen, Donaueschingen, Illkirch-Graffenstaden, Sigmaringen, Stetten am kalten Markt, Messteten, Villingen. |
| Devise | « Le devoir d'excellence » « Dem Besten verpflichtet » |
| Anniversaire | 02 octobre |
| Commandant | Général de brigade Gert-Johannes Hagemann |
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La brigade franco-allemande (BFA) ou Deutsch-Französische Brigade (en allemand) est une unité militaire interarmes binationale (française et allemande), créée le 2 octobre 1989. Son état-major est stationné à Müllheim (Land de Bade-Wurtemberg en Allemagne) mais il y a également des garnisons placées à Donaueschingen, Villingen, Metz, Illkirch-Graffenstaden et Immendingen. Elle fait partie du Corps européen et est la seule grande unité interarmes placée dès le temps de paix sous son commandement opérationnel, dont elle constitue la capacité de réaction initiale. Elle totalise 5 000 hommes dans ses rangs et ses capacités sont sensiblement identiques à celles des brigades interarmes légères blindées. Depuis juillet 2010, elle comprend également le 291e Jägerbataillon (bataillon d'infanterie et de reconnaissance allemand), stationné en Alsace à Illkirch-Graffenstaden.
Elle comprend des unités françaises, des unités allemandes et des unités mixtes. Elle participe aux efforts de rapprochement franco-allemands tant aux niveaux des hommes, que des équipements ou des règlements.
Sommaire |
Effectifs de la Brigade franco-allemande [modifier]
Elle comprend, coté français, des unités des anciennes forces françaises en Allemagne.
Composition [modifier]
- L’État-major de la Brigade Franco-allemande (EM-BFA) qui a été transféré le 1er octobre 1992 à Müllheim.
Bataillon de commandement et de soutien (franco-allemand/Müllheim)
- Bataillon de logistique (franco-allemand)
- 1 escadron de commandement et de logistique (franco-allemand / Müllheim)
- 1 escadron de réparation (franco-allemand / Donaueschingen)
- 1 escadron de soutien (franco-allemand / Müllheim)
- 1 escadron de transport (allemand / Müllheim)
- 1 groupe de soutien (G.S.) géré par la Base de Défense de Strasbourg (BdD de Strasbourg) (français / Müllheim)
Compagnie d'état-major (franco-allemand / Müllheim)
- Bataillon de logistique (franco-allemand)
Jägerbataillon 291 (allemand / Illkirch-Graffenstaden)
- 1 compagnie de commandement et de logistique (Illkirch-Graffenstaden depuis avril 2010, transfert depuis l'Allemagne jusqu'en 2012[1])
- 3 compagnies de chasseurs (Illkirch-Graffenstaden)
- 1 compagnie d'éclairage et de reconnaissance (Illkirch-Graffenstaden)
Jägerbataillon 292 (allemand / Donaueschingen)
- 1 compagnie de commandement et de logistique (Donaueschingen)
- 3 compagnies de chasseurs (Donaueschingen)
- 1 compagnie de chasseurs blindés (Stetten, puis Donaueschingen)
- 1 compagnie de déploiement et de soutien (Meßstetten, puis Donaueschingen)
Artilleriebataillon 295 (allemand / Immendingen)
- 1 batterie de commandement et de logistique
- 2 batteries d'artillerie légère
- 1 batterie d'artillerie lourde
- 2 batteries d'instruction (Sigmaringen)
3e régiment de hussards (français / Metz)
- 1 escadron de commandement et de logistique
- 3 escadrons blindés de reconnaissance
- 1 escadron de recherche et d'intervention antichar
- 1 escadron de base et d'instruction
110e régiment d'infanterie (français / Donaueschingen)
- 1 compagnie de commandement et de logistique
- 3 compagnies d'infanterie
- 1 compagnie d'éclairage et d'appui
- 1 compagnie d'administration et de soutien
Bataillon de commandement et de soutien [modifier]
Le bataillon de commandement et de soutien est le seul bataillon complètement mixte de la brigade franco-allemande. Il est commandé en alternance et tous les deux ans par un chef de corps allemand ou français. Mis sur pied à Stetten en 1989, le bataillon de commandement et de soutien, après un stationnement provisoire d'un an sur la base aérienne de Bremgarten, a rejoint le 1er juillet 1993 sa garnison définitive de Müllheim.
Unité unique au monde, où soldats français et allemands servent quotidiennement côte à côte et remplissent ensemble leur devoir, le BCS remplit les missions incombant à sa vocation logistique au profit des unités françaises et allemandes de la brigade franco-allemande en temps de paix, de crise et de guerre dans les domaines du ravitaillement, du maintien en condition, du transport et du soutien santé.
En temps de paix, le BCS assure les fonctions suivantes :
- soutien logistique partiel d'unités françaises des FFECSA ⇒ Forces Françaises Et Civils Stationnées en Allemagne (ravitaillement carburant, réparation de certains armements).
- soutien logistique des unités territoriales allemandes WBKW/10. Panzerdivision et Eurocorps + BQG (partie allemande).
- soutien administratif et technique de la Compagnie d'état-major (CIEM) et de l'escadron d'éclairage de brigade (dissous en 1998).
- participation aux nombreuses manœuvres nationales et interalliées dans le cadre de la préparation du BCS à sa mission guerre.
Actuellement réparti sur deux emprises majeures (Müllheim et Donaueschingen), le bataillon de commandement et de soutien comprend 4 compagnies mixtes, commandées biannuellement par des officiers français ou allemands. Il compte également 2 compagnies nationales.
En tant que grande unité binationale, la Brigade :
- couvre tout l'éventail des missions de l'UE et de l'OTAN
- constitue le noyau de la force d'entrée en premier du Corps européen, en application des concepts validés;
- sert de noyau à la force de réaction rapide de l'OTAN dans le cadre de la NRF ⇒ "Nato Respons Force (en anglais)" et au sein du Corps européen en tant que PC HRF(T)
- participe au système de réaction rapide de l'UE, dans le cadre du projet de << EU-Battlegroup >>
- est engagée sous le commandement d'un état-major national
- évolue vers une grande unité numérisée à l’interopérabilité maximale, modèle proposé aux autres nations européennes.
Par ailleurs, afin de faciliter L’emploi groupé de la BFA. les nations confirment son retrait des planifications nationales en matière d'engagement opérationnel, la priorité donnée à L’engagement en binational et le renforcement du lien de subordination OPCOM envers le général commandant le Corps européen.
La Brigade verra donc ses textes de base adaptés pour satisfaire à ces nouvelles exigences.
Commandants de brigade [modifier]
| N° | Nom | Pays | Début | Fin |
|---|---|---|---|---|
| 12 | Brigadegeneral Gert-Johannes Hagemann | Allemagne | 1er juillet 2011 | - |
| 11 | Général Philippe Chalmel | France | 24 septembre 2009 | 30 juin 2011 |
| 10 | Brigadegeneral Andreas Berg | Allemagne | 20 septembre 2007 | 24 septembre 2009 |
| 9 | Général Bruno Pinget | France | 22 septembre 2005 | 20 septembre 2007 |
| 8 | Brigadegeneral Walter Spindler | Allemagne | 12 septembre 2003 | 22 septembre 2005 |
| 7 | Général Bernard Oberto | France | 28 septembre 2001 | 12 septembre 2003 |
| 6 | Brigadegeneral Georg Nachtsheim | Allemagne | 24 octobre 1999 | 28 septembre 2001 |
| 5 | Général Alain Lefèvre | France | 29 septembre 1997 | 24 octobre 1999 |
| 4 | Brigadegeneral Hans-Otto Budde | Allemagne | 1995 | 1997 |
| 3 | Général Bernard Friedrich | France | 1993 | 1995 |
| 2 | Brigadegeneral Helmut Neubauer | Allemagne | 1991 | 1993 |
| 1 | Général Jean Sengeisen | France | 1989 | 1991 |
Historique de la brigade de 1963 à 2012 [modifier]
Les états-majors des deux parties arrêtent, au sein des organismes mixtes de coopération militaire, les décisions relatives à l'emploi, à la planification opérationnelle, à l'entraînement, à l'instruction et aux relations publiques de la brigade.
La première participation de la BFA à une opération extérieure date de 1996 à Sarajevo, au sein de la division multinationale Sud-Est. Son état-major était alors stationné au camp de Rajlovac, sur la commune de Novi Grad.
Des éléments français et allemands de la BFA ont été engagés fin 2002, sous les ordres de l'officier général français commandant la Brigade, au sein de la brigade multinationale Sud-Est de la Sfor en Bosnie-Herzégovine.
Des éléments français et allemands de la BFA ont été engagés du mois d'août 2004 jusqu'au 11 février 2005, au sein de la Kaboul multinational Brigade (KMNB) sous le commandement de l'Eurocorps dans le cadre du 6e mandat de l'ISAF.
La Cour des comptes française note dans son rapport de 2011 que « cette brigade a fourni le cœur combattant d’un Groupement tactique de l’Union européenne en 2008, puis elle a défilé sur les Champs-Elysées le 14 juillet 2009. Elle a participé au tour d’alerte de l’Eurocorps en 2010 et son engagement en Afghanistan pour la partie allemande se fera en septembre 2012 » et recommande la « refonte, la réorganisation, voire la suppression » des corps militaires européens permanents[2].
- 22 janvier 1963 :
Le chancelier Konrad Adenauer et le président de la République française Charles de Gaulle signent le traité de l'Élysée sur la coopération franco-allemande fondé sur quatre principes : réconciliation, solidarité, amitié et coopération.
- 19 juin 1987 :
Proposition de création d'une unité commune par le chancelier Helmut Kohl.
- 13 novembre 1987 :
Sommet de Karlsruhe prise de la décision de créer la Brigade franco-allemande.
Issue en 1987 d'une idée conjointe du chancelier Helmut Kohl et du président de la République française François Mitterrand, la brigade franco-allemande fut mise sur pied en 1988-1989 avec la création de l'état-major mixte et la subordination des premières formations. Le bataillon de commandement et de soutien compte parmi ces premières formations. Créé officiellement le 20 octobre 1989 à Stetten (Allemagne), le BCS est le seul bataillon mixte de la brigade franco-allemande. Il est commandé alternativement et tous les deux ans par un chef de corps allemand ou français.
- 3 octobre 1988 :
État-major mixte de montée en puissance à Böblingen.
- 2 octobre 1989 :
Création officielle de la brigade franco-allemande. La cérémonie officielle de création du Bataillon de commandement et de soutien a lieu à Stetten (D): le 14e régiment de commandement et de soutien prend pour appellation « bataillon de commandement et de soutien ».
- 4 septembre 1990 :
Le BCS reçoit les emblèmes nationaux : l'étendard du 14e RCS et le drapeau de la République fédérale d'Allemagne.
- octobre 1990
-
- 1er octobre 1990 :
Subordination des dernières unités.
-
- 17 octobre 1990 :
Mise en service solennelle.
- 14 juin 1991 :
Exercice de combat « ALB 91 ». La brigade franco-allemande fait pour la première fois la preuve de ses capacités opérationnelles.
- 28 octobre 1991 :
Première visite des ministres de la défense des deux nations.
- 1er octobre 1992 :
Transfert de l'état-major de la brigade franco-allemande à Müllheim.
- 21 janvier 1993 :
Trentième anniversaire du traité de l'Élysée. Visite des ministres de la défense des deux nations.
- 21 mai 1993 :
Baptême de la caserne à Müllheim [Caserne Robert-Schuman].
- 4 juin 1993 :
Le BCS quitte Stetten (D) pour rejoindre Bremgarten (D). Il y restera un an.
- 1er octobre 1993 :
La brigade franco-allemande est subordonnée au Corps européen.
- juillet 1994 :
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- Le BCS rejoint sa garnison définitive :
Müllheim (D).
-
- 14 juillet 1994 :
Défilé sur les Champs-Élysées au sein du Corps européen.
- 20 octobre 1994 :
Exercice trinational « Concordia » avec des militaires polonais (Mailly-le-Camp).
- 15 novembre 1994 :
Premier exercice « Pegasus » du Corps européen.
- 10 février 1995 :
Stage commando en forêt équatoriale en Guyane.
- 15 mai1995 :
Exercice « Eurotransitex » en Espagne et en France.
- 9 octobre 1995
Deuxième exercice trinational « Concordia » à Müllheim.
- 15 novembre 1995 :
Deuxième exercice « Pegasus » du Corps européen.
- 8 mai 1996 :
Cérémonie commune à Dampierre en France.
- 20 décembre 1996 :
Engagement de la Brigade franco-allemande en Bosnie-Herzégovine au sein de la Sfor.
Le BCS a été engagé au sein de la Sfor pour plusieurs mandats en Bosnie-Herzégovine. De plus, il participe à diverses missions dans lesquelles sont impliquées des forces françaises ou allemandes. Le bataillon de commandement et de soutien se prépare à être une force répondant au principe de « première force d'entrée » (initial entry force).
- 1997 à 1998 :
Engagement du BCS en Bosnie-Herzégovine, au sein de la Sfor (Force de stabilisation), pour cinq mandats successifs.
- Janvier 1997 :
La Brigade franco-allemande fournit : - l'état-major Brigade Centre ; - la compagnie d'état-major ; - 2 contingents du BATFRA ; - 1 contingent du BATGER ; - 1 contingent de la compagnie de génie.
- 29 septembre 1997 :
Passation de commandement de la brigade franco-allemande : Gal Lefevre.
- 4 octobre 1997 :
Stage commando en forêt équatoriale gabonaise.
- 5 novembre 1997 :
Troisième exercice trinational « Concordia » à Mailly-le-Camp.
- Janvier 1998 :
Participation du 110e Régiment d'infanterie au plan Vigipirate à Paris.
février 1998
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- 2 février 1998 :
Exercice « Goldener Schild » de la 10. Panzerdivision.
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- 26 février :
Engagement d'une compagnie du 110e Régiment d'infanterie en Guyane pour quatre mois.
- 23 mai 1998 :
Cérémonie à la mémoire de Robert Schuman.
- juin 1998
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- 20 juin 1998 :
Troisième portes ouvertes de la brigade franco-allemande.
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- 25 juin 1998 :
Dissolution de l'escadron d'éclairage de la Brigade.
- Mars 1999 :
-
- Une compagnie du 110e Régiment d'infanterie renfort Vigipirate à Paris pendant un mois.
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- 23 mars 1999 :
Une compagnie du Jägerbataillon 292 s'engage à Ohrid (Macédoine) pour six mois.
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- 29 mars 1999 :
Un escadron du 3° Régiment d'hussards s'engage en Nouvelle-Calédonie pour quatre mois.
- 7 avril 1999 :
Camp de brigade à Mourmelon (France).
- 5 mai 1999 :
Exercice « Active Lion » avec une division mec (BE) en Belgique.
- 23 juin 1999 :
Exercice OTAN « Cooperative Guard » en République tchèque.
- Août 1999 :
Une compagnie renforce le 110e Régiment d'infanterie en Guyane.
- 24 octobre 1999 :
10e anniversaire de la Brigade franco-allemande. Visite des ministres de la Défense allemand et français. Passation de commandement de la Brigade franco-allemande entre les généraux Lefevre et Nachtsheim.
- 19 novembre 1999 :
Sixième exercice « Concordia » en Pologne (Zagan).
- 24 janvier 2000 :
Intervention des unités de la Brigade franco-allemande dans le cadre du plan POLMAR en Loire-Atlantique.
- Mai 2000 :
Engagement des unités de la Brigade franco-allemande dans les Balkans pour une durée de six mois.
- 14 juillet 2000:
Défilé du 110e RI sur les Champs-Élysées à Paris.
- mai à décembre 2000 :
Mandat Sfor à Rajlovac Mostar.,
- novembre 2002 à mai 2003 :
Engagement du BCS en Bosnie (Mostar et Rajlovac).
- 3 février 2009 : Paris et Berlin signent un accord sur l'installation d'un bataillon allemand dans l'Est de la France. Celui-ci sera stationné à Illkirch-Graffenstaden en Alsace, où il remplacera le 1er Régiment du génie, dissous dans le cadre de nouvelles restructurations.
- 14 juillet 2009 : Des unités allemandes et françaises de la brigade participent au défilé sur les Champs-Élysées
- 2 octobre 2009 : 20e anniversaire de la Brigade franco-allemande
- Avril 2010 : Installation des précurseurs du 291 bataillon de chasseurs à Illkirch-Graffenstaden.
- Août 2010 : Le 3e Régiment de hussards quitte l'Allemagne pour la garnison de Metz, où il remplace le 2e Régiment du génie, dissous[3].
- 23 septembre 2010 : „Dans ce pays quel prix accordons-nous vraiment à la sécurité?“, le ministre de la Défense zu Guttenberg rend visite aux chasseurs de Donaueschingen et fait un exposé sur l’avenir de la Bundeswehr.
- 28 septembre 2010 : Portes ouvertes de la BFA 2010.
- 10 décembre 2010 : Le Jägerbataillon 291 allemand (bataillon de chasseurs) a été mis en service en France
- 6 juillet 2011 : Départ de soldats de la Brigade franco-allemande en Afghanistan
- 1er février 2012 : Visite d'étudiants de Harvard (Massachusetts/USA)
- 8 juillet 2012 : 50e anniversaire de la « messe pour la paix » à Reims, la BFA met en place une formation d’honneur pour Madame Merkel et Monsieur Hollande.
- 13 juillet 2012 : Le Jägerbataillon 291 participe au défilé du 14 juillet à Paris
- 18 Juin 2012 : Dissolution de l'E.A.S. ⇒ Escadron d'Administration et de Soutien, il est appelé "Groupe de Soutien" de la BdD de Strasbourg GSBdD. La passation de commandement entre les 2 CDU ⇒ Commandant D'Unité, se fera le même jour.
Extrait du mot d'accueil du Brigadegeneral Gert-Johannes Hagemann [modifier]
"...Que vous soyez militaires, personnel civil travaillant au profit des forces armées ou membres de familles de militaires, que vous soyez un ami ou une personne intéressée du secteur civil, nous avons mis au point un certain nombre d’informations utiles ... pour vous présenter ... une brigade qui est unique en son genre en raison de sa binationalité, son histoire et sa géographie.
Après la signature du Traité de Élysée en 1963, lorsque le Président la République française, M. Charles de Gaulle, et le Chancelier fédéral, M. Konrad Adenauer, ont conclu un accord sur la coopération franco-allemande même les personnes les plus optimistes n’auraient pas pu prévoir l'évolution ultérieure des relations bilatérales entre la France et l'Allemagne, allant de la réconciliation à une profonde amitié. La décision prise en 1987 par le Chancelier fédéral, le Dr Helmut Kohl, et le Président de la République française, M. François Mitterrand, de créer une brigade commune était l’expression particulière de cette coopération franco-allemande. Elle a donné à la coopération militaire entre les deux nations une nouvelle dimension. Ce n’était que deux ans plus tard, en 1989, que la brigade franco-allemande a été mise en service.
Au cours des 22 ans de son existence elle est arrivée à maturité et devenue une grande unité pleinement opérationnelle ayant fait la preuve de son efficacité à plusieurs reprises en opérations et servant de modèle pour la coopération franco-allemande et multinationale. Au cours des dernières années elle a intégré dans son état-major quelques représentants des forces armées belges, espagnoles et luxembourgeoises tout en préservant son caractère binational.
Jusqu’en 2010, toutes les unités de la brigade franco-allemande étaient stationnées en Allemagne ce qui était un héritage de l’après-guerre. Au cours de la conférence sur la sécurité de Munich en 2009 la Chancelière de la République fédérale d'Allemagne, Mme Angela Merkel, et le Président de la République française, M. Nicolas Sarkozy, se sont mis d’accord pour stationner à l’avenir des unités allemandes de la brigade franco-allemande en France. Ainsi, ils ont donné une nouvelle impulsion à la politique européenne de sécurité et de défense dont la France et l’Allemagne ont toujours été le moteur.
Avec le Jägerbataillon 291, une unité de mêlée allemande est stationnée de manière permanente sur le sol français pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Ce n’est pas pour rien que nous considérons ce nouveau stationnement comme un tournant dans l'histoire franco-allemande tourmentée et souvent douloureuse. Grâce à la décision politique de transfert du 3e régiment de hussards d’Immendingen sur Metz en Lorraine la dissolution de ce régiment riche de traditions a été évitée. Ce transfert achève la nouvelle orientation géographique de la brigade stationnée désormais des deux côtés du Rhin.
L’évolution des deux dernières années a ainsi renforcé la brigade dans sa composition car elle est maintenant stationnée de manière équilibrée. Sur la base de cette volonté politique des deux nations de bâtir un avenir commun, la brigade est désormais prête à ouvrir une nouvelle page de son histoire.
Depuis sa création la brigade franco-allemande a, à maintes reprises, démontré de manière remarquable ses capacités opérationnelles au service de nos deux nations. Les deux pays développent la brigade de manière à ce qu’elle devienne l’élément principal, le noyau d’une capacité d’entrée en premier de l’Union européenne, son « fer de lance » en permanence disponible et projetable à n’importe quel endroit du monde. Dès aujourd'hui elle dispose de personnel et de matériel lui permettant d’être engagée dans tout l’éventail des missions de l’OTAN et de l’UE.
Nous fournissons en permanence non seulement des groupements plus importants de nos bataillons et régiments pour tous les contingents opérationnels français et allemands mais aussi du personnel parfois très spécialisés dans le cadre de détachements individuels qui sont projetés partout dans le monde. Cette année près de 2 000 militaires, hommes et femmes, de notre brigade accomplissent leur service loin de leur pays d'origine.
Notre capacité de vivre et de combattre ensemble est un acquis précieux car les engagements d’aujourd’hui se déroulent presque exclusivement dans un cadre multinational. Pratiquer en permanence cette coopération, l’entretenir et la renforcer s’avèrent toujours un atout majeur hors du commun et tourné vers l’avenir pour la brigade franco-allemande.
Face à cette nouvelle orientation et avec le soutien politique, la brigade franco-allemande assumera, aussi dans la troisième décennie depuis sa création, les défis complexes inhérents aux futurs engagements, toujours fidèle à sa devise "Devoir d’excellence – Dem Besten verpflichtet."[4].
Emblèmes [modifier]
L'étendard français du Bataillon de commandement et de soutien est l'étendard du 14e régiment de commandement et de soutien (RCS) qui se trouvait à Lyon et dont le BCS a hérité des traditions. Il porte dans ses plis les inscriptions « Russie 1812 » et « Grande Guerre 1914-1918 ».
Le drapeau allemand du BCS est celui de la Bundeswehr (avec l'aigle), il porte deux cravates. Sur la première est brodée l'inscription suivante: « D/F Versorgungsbataillon » ainsi que l'insigne de la BFA. L'autre, remise en 2001 par le président du Land, porte l'inscription : « Der Ministerpräsident des Landes Baden Württemberg dem Deutsch-Französischen Versorgungsbataillon »
Notes et références [modifier]
- (fr) Willkommen bei uns !, Jean-Dominique Merchet, Secret-Défense
- (fr) Rapport public annuel 2011, Paris, 17 février 2011 [lire en ligne (page consultée le 17 février 2011)], p. La participation de la France aux corps militaires européens permanents
- La décision de conserver le 3ème Régiment de hussards « vise à rétablir la parité dans le cadre de la Brigade franco-allemande » selon Karl-Theodor zu Guttenberg. La disparition du 3ème Régiment de hussard aurait entrainé un déséquilibre dans la composition de la Brigade franco-allemande.Entretien entre le nouveau ministre de la défense allemand et Hervé Morin (source :www.defense.gouv.fr)
- http://www.df-brigade.de/wortf.htm
Voir aussi [modifier]
- Élève officier en formation initiale en Allemagne
- Élève français en formation à l'École navale allemande
- Site officiel (français) : [1]
- Site officiel (allemand) : [2]