Brigade franco-allemande

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47° 48′ 59″ N 7° 37′ 16″ E / 47.8163, 7.62119

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Brigade franco-allemande
Deutsch-Französische Brigade
Image illustrative de l'article Brigade franco-allemande

Période 12 janvier 1989(source BFA)
Pays Flag of France.svg France
Flag of Germany.svg Allemagne
Allégeance Logo de la République française.svg Armée française
Bundeswehr Logo.svg Bundeswehr
Branche Armée de terre
Bundeswehr Logo Heer with lettering.svg Heer
Type Armée de terre
Effectif environ 5 500 personnes
Composée de Jägerbataillon 292 (Flag of Germany.svg)
Artilleriebataillon 295 (Flag of Germany.svg)
Panzerpionierkompanie 550 (Flag of Germany.svg)
Bataillon de commandement et de soutien (Flag of Germany.svg Flag of France.svg)
3e régiment de hussard (Flag of France.svg)
110e régiment d'infanterie de ligne (Flag of France.svg)
Garnison Müllheim, Immendingen, Donaueschingen, Illkirch-Graffenstaden, Sigmaringen, Stetten am kalten Markt, Messteten, Villingen.
Devise « Le devoir d'excellence »
« Dem Besten verpflichtet »
Anniversaire 02 octobre
Commandant Général de brigade Gert-Johannes Hagemann

La brigade franco-allemande (BFA) ou Deutsch-Französische Brigade (en allemand) est une unité militaire interarmes binationale (française et allemande), créée le 2 octobre 1989. Son état-major est stationné à Müllheim (Land de Bade-Wurtemberg en Allemagne) mais il y a également des garnisons placées à Donaueschingen, Villingen, Metz, Illkirch-Graffenstaden et Immendingen. Elle fait partie du Corps européen et est la seule grande unité interarmes placée dès le temps de paix sous son commandement opérationnel, dont elle constitue la capacité de réaction initiale. Elle totalise 5 000 hommes dans ses rangs et ses capacités sont sensiblement identiques à celles des brigades interarmes légères blindées. Depuis juillet 2010, elle comprend également le 291e Jägerbataillon (bataillon d'infanterie et de reconnaissance allemand), stationné en Alsace à Illkirch-Graffenstaden.

Elle comprend des unités françaises, des unités allemandes et des unités mixtes. Elle participe aux efforts de rapprochement franco-allemands tant aux niveaux des hommes, que des équipements ou des règlements.

Général de Brigade GERT-JOHANNES HAGEMANN, commandant la BFA (07/2012)
Colonel WALLERAND DE MADRE, Commandant en 2nd de la BFA (07/2012)

Sommaire

Effectifs de la Brigade franco-allemande [modifier]

Elle comprend, coté français, des unités des anciennes forces françaises en Allemagne.

Composition [modifier]

  • L’État-major de la Brigade Franco-allemande (EM-BFA) qui a été transféré le 1er octobre 1992 à Müllheim.
  • VersBtl DF-Brig.jpg Bataillon de commandement et de soutien (franco-allemand/Müllheim)
    • Bataillon de logistique (franco-allemand)
      • 1 escadron de commandement et de logistique (franco-allemand / Müllheim)
      • 1 escadron de réparation (franco-allemand / Donaueschingen)
      • 1 escadron de soutien (franco-allemand / Müllheim)
      • 1 escadron de transport (allemand / Müllheim)
      • 1 groupe de soutien (G.S.) géré par la
        Insigne de poitrine BdD désiné par Arthus Bertrand (N° d'Homologation : G 5222
        Base de Défense de Strasbourg (BdD de Strasbourg) (français / Müllheim)
      • StKp DEU-FRA Brig.png Compagnie d'état-major (franco-allemand / Müllheim)
  • JgBtl-291.jpg Jägerbataillon 291 (allemand / Illkirch-Graffenstaden)
    • 1 compagnie de commandement et de logistique (Illkirch-Graffenstaden depuis avril 2010, transfert depuis l'Allemagne jusqu'en 2012[1])
    • 3 compagnies de chasseurs (Illkirch-Graffenstaden)
    • 1 compagnie d'éclairage et de reconnaissance (Illkirch-Graffenstaden)
  • JgBtl 292..jpgJägerbataillon 292 (allemand / Donaueschingen)
    • 1 compagnie de commandement et de logistique (Donaueschingen)
    • 3 compagnies de chasseurs (Donaueschingen)
    • 1 compagnie de chasseurs blindés (Stetten, puis Donaueschingen)
    • 1 compagnie de déploiement et de soutien (Meßstetten, puis Donaueschingen)
  • PzArtBtl295.jpg Artilleriebataillon 295 (allemand / Immendingen)
    • 1 batterie de commandement et de logistique
    • 2 batteries d'artillerie légère
    • 1 batterie d'artillerie lourde
    • 2 batteries d'instruction (Sigmaringen)
  • PzPiKp550.png Panzerpionierkompanie 550 (allemand / Immendingen)
  • Insigne régimentaire du 3e Régiment de Hussards.jpg 3e régiment de hussards (français / Metz)
    • 1 escadron de commandement et de logistique
    • 3 escadrons blindés de reconnaissance
    • 1 escadron de recherche et d'intervention antichar
    • 1 escadron de base et d'instruction
  • Insigne régimentaire du 110° Régiment d’Infanterie, Arthus.jpg 110e régiment d'infanterie (français / Donaueschingen)
    • 1 compagnie de commandement et de logistique
    • 3 compagnies d'infanterie
    • 1 compagnie d'éclairage et d'appui
    • 1 compagnie d'administration et de soutien

Bataillon de commandement et de soutien [modifier]

Le bataillon de commandement et de soutien est le seul bataillon complètement mixte de la brigade franco-allemande. Il est commandé en alternance et tous les deux ans par un chef de corps allemand ou français. Mis sur pied à Stetten en 1989, le bataillon de commandement et de soutien, après un stationnement provisoire d'un an sur la base aérienne de Bremgarten, a rejoint le 1er juillet 1993 sa garnison définitive de Müllheim.

Unité unique au monde, où soldats français et allemands servent quotidiennement côte à côte et remplissent ensemble leur devoir, le BCS remplit les missions incombant à sa vocation logistique au profit des unités françaises et allemandes de la brigade franco-allemande en temps de paix, de crise et de guerre dans les domaines du ravitaillement, du maintien en condition, du transport et du soutien santé.

En temps de paix, le BCS assure les fonctions suivantes :

  • soutien logistique partiel d'unités françaises des FFECSA ⇒ Forces Françaises Et Civils Stationnées en Allemagne (ravitaillement carburant, réparation de certains armements).
  • soutien logistique des unités territoriales allemandes WBKW/10. Panzerdivision et Eurocorps + BQG (partie allemande).
  • soutien administratif et technique de la Compagnie d'état-major (CIEM) et de l'escadron d'éclairage de brigade (dissous en 1998).
  • participation aux nombreuses manœuvres nationales et interalliées dans le cadre de la préparation du BCS à sa mission guerre.

Actuellement réparti sur deux emprises majeures (Müllheim et Donaueschingen), le bataillon de commandement et de soutien comprend 4 compagnies mixtes, commandées biannuellement par des officiers français ou allemands. Il compte également 2 compagnies nationales.

En tant que grande unité binationale, la Brigade :

  • couvre tout l'éventail des missions de l'UE et de l'OTAN
  • constitue le noyau de la force d'entrée en premier du Corps européen, en application des concepts validés;
  • sert de noyau à la force de réaction rapide de l'OTAN dans le cadre de la NRF ⇒ "Nato Respons Force (en anglais)" et au sein du Corps européen en tant que PC HRF(T)
  • participe au système de réaction rapide de l'UE, dans le cadre du projet de << EU-Battlegroup >>
  • est engagée sous le commandement d'un état-major national
  • évolue vers une grande unité numérisée à l’interopérabilité maximale, modèle proposé aux autres nations européennes.

Par ailleurs, afin de faciliter L’emploi groupé de la BFA. les nations confirment son retrait des planifications nationales en matière d'engagement opérationnel, la priorité donnée à L’engagement en binational et le renforcement du lien de subordination OPCOM envers le général commandant le Corps européen.

La Brigade verra donc ses textes de base adaptés pour satisfaire à ces nouvelles exigences.

Commandants de brigade [modifier]

Nom Pays Début Fin
12 Brigadegeneral Gert-Johannes Hagemann Allemagne 1er juillet 2011 -
11 Général Philippe Chalmel France 24 septembre 2009 30 juin 2011
10 Brigadegeneral Andreas Berg Allemagne 20 septembre 2007 24 septembre 2009
9 Général Bruno Pinget France 22 septembre 2005 20 septembre 2007
8 Brigadegeneral Walter Spindler Allemagne 12 septembre 2003 22 septembre 2005
7 Général Bernard Oberto France 28 septembre 2001 12 septembre 2003
6 Brigadegeneral Georg Nachtsheim Allemagne 24 octobre 1999 28 septembre 2001
5 Général Alain Lefèvre France 29 septembre 1997 24 octobre 1999
4 Brigadegeneral Hans-Otto Budde Allemagne 1995 1997
3 Général Bernard Friedrich France 1993 1995
2 Brigadegeneral Helmut Neubauer Allemagne 1991 1993
1 Général Jean Sengeisen France 1989 1991

Historique de la brigade de 1963 à 2012 [modifier]

Les états-majors des deux parties arrêtent, au sein des organismes mixtes de coopération militaire, les décisions relatives à l'emploi, à la planification opérationnelle, à l'entraînement, à l'instruction et aux relations publiques de la brigade.

La première participation de la BFA à une opération extérieure date de 1996 à Sarajevo, au sein de la division multinationale Sud-Est. Son état-major était alors stationné au camp de Rajlovac, sur la commune de Novi Grad.

Des éléments français et allemands de la BFA ont été engagés fin 2002, sous les ordres de l'officier général français commandant la Brigade, au sein de la brigade multinationale Sud-Est de la Sfor en Bosnie-Herzégovine.

Des éléments français et allemands de la BFA ont été engagés du mois d'août 2004 jusqu'au 11 février 2005, au sein de la Kaboul multinational Brigade (KMNB) sous le commandement de l'Eurocorps dans le cadre du 6e mandat de l'ISAF.

La Cour des comptes française note dans son rapport de 2011 que « cette brigade a fourni le cœur combattant d’un Groupement tactique de l’Union européenne en 2008, puis elle a défilé sur les Champs-Elysées le 14 juillet 2009. Elle a participé au tour d’alerte de l’Eurocorps en 2010 et son engagement en Afghanistan pour la partie allemande se fera en septembre 2012 » et recommande la « refonte, la réorganisation, voire la suppression » des corps militaires européens permanents[2].

1989-2009 ... La BFA fête ses 20 ans en sortant ce livre
1989-2009 ... La "Garde aux Drapeaux"

Extrait du mot d'accueil du Brigadegeneral Gert-Johannes Hagemann [modifier]

"...Que vous soyez militaires, personnel civil travaillant au profit des forces armées ou membres de familles de militaires, que vous soyez un ami ou une personne intéressée du secteur civil, nous avons mis au point un certain nombre d’informations utiles ... pour vous présenter ... une brigade qui est unique en son genre en raison de sa binationalité, son histoire et sa géographie.

Après la signature du Traité de Élysée en 1963, lorsque le Président la République française, M. Charles de Gaulle, et le Chancelier fédéral, M. Konrad Adenauer, ont conclu un accord sur la coopération franco-allemande même les personnes les plus optimistes n’auraient pas pu prévoir l'évolution ultérieure des relations bilatérales entre la France et l'Allemagne, allant de la réconciliation à une profonde amitié. La décision prise en 1987 par le Chancelier fédéral, le Dr Helmut Kohl, et le Président de la République française, M. François Mitterrand, de créer une brigade commune était l’expression particulière de cette coopération franco-allemande. Elle a donné à la coopération militaire entre les deux nations une nouvelle dimension. Ce n’était que deux ans plus tard, en 1989, que la brigade franco-allemande a été mise en service.

Au cours des 22 ans de son existence elle est arrivée à maturité et devenue une grande unité pleinement opérationnelle ayant fait la preuve de son efficacité à plusieurs reprises en opérations et servant de modèle pour la coopération franco-allemande et multinationale. Au cours des dernières années elle a intégré dans son état-major quelques représentants des forces armées belges, espagnoles et luxembourgeoises tout en préservant son caractère binational.

Jusqu’en 2010, toutes les unités de la brigade franco-allemande étaient stationnées en Allemagne ce qui était un héritage de l’après-guerre. Au cours de la conférence sur la sécurité de Munich en 2009 la Chancelière de la République fédérale d'Allemagne, Mme Angela Merkel, et le Président de la République française, M. Nicolas Sarkozy, se sont mis d’accord pour stationner à l’avenir des unités allemandes de la brigade franco-allemande en France. Ainsi, ils ont donné une nouvelle impulsion à la politique européenne de sécurité et de défense dont la France et l’Allemagne ont toujours été le moteur.

Avec le Jägerbataillon 291, une unité de mêlée allemande est stationnée de manière permanente sur le sol français pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Ce n’est pas pour rien que nous considérons ce nouveau stationnement comme un tournant dans l'histoire franco-allemande tourmentée et souvent douloureuse. Grâce à la décision politique de transfert du 3e régiment de hussards d’Immendingen sur Metz en Lorraine la dissolution de ce régiment riche de traditions a été évitée. Ce transfert achève la nouvelle orientation géographique de la brigade stationnée désormais des deux côtés du Rhin.

L’évolution des deux dernières années a ainsi renforcé la brigade dans sa composition car elle est maintenant stationnée de manière équilibrée. Sur la base de cette volonté politique des deux nations de bâtir un avenir commun, la brigade est désormais prête à ouvrir une nouvelle page de son histoire.

Depuis sa création la brigade franco-allemande a, à maintes reprises, démontré de manière remarquable ses capacités opérationnelles au service de nos deux nations. Les deux pays développent la brigade de manière à ce qu’elle devienne l’élément principal, le noyau d’une capacité d’entrée en premier de l’Union européenne, son « fer de lance » en permanence disponible et projetable à n’importe quel endroit du monde. Dès aujourd'hui elle dispose de personnel et de matériel lui permettant d’être engagée dans tout l’éventail des missions de l’OTAN et de l’UE.

Nous fournissons en permanence non seulement des groupements plus importants de nos bataillons et régiments pour tous les contingents opérationnels français et allemands mais aussi du personnel parfois très spécialisés dans le cadre de détachements individuels qui sont projetés partout dans le monde. Cette année près de 2 000 militaires, hommes et femmes, de notre brigade accomplissent leur service loin de leur pays d'origine.

Notre capacité de vivre et de combattre ensemble est un acquis précieux car les engagements d’aujourd’hui se déroulent presque exclusivement dans un cadre multinational. Pratiquer en permanence cette coopération, l’entretenir et la renforcer s’avèrent toujours un atout majeur hors du commun et tourné vers l’avenir pour la brigade franco-allemande.

Face à cette nouvelle orientation et avec le soutien politique, la brigade franco-allemande assumera, aussi dans la troisième décennie depuis sa création, les défis complexes inhérents aux futurs engagements, toujours fidèle à sa devise "Devoir d’excellence – Dem Besten verpflichtet."[4].

Emblèmes [modifier]

En 2012 à Reims commémorant les 50 ans de l'Entente Franco-Allemande.

L'étendard français du Bataillon de commandement et de soutien est l'étendard du 14e régiment de commandement et de soutien (RCS) qui se trouvait à Lyon et dont le BCS a hérité des traditions. Il porte dans ses plis les inscriptions « Russie 1812 » et « Grande Guerre 1914-1918 ».

Le drapeau allemand du BCS est celui de la Bundeswehr (avec l'aigle), il porte deux cravates. Sur la première est brodée l'inscription suivante: « D/F Versorgungsbataillon » ainsi que l'insigne de la BFA. L'autre, remise en 2001 par le président du Land, porte l'inscription : « Der Ministerpräsident des Landes Baden Württemberg dem Deutsch-Französischen Versorgungsbataillon »

Notes et références [modifier]

  1. (fr) Willkommen bei uns !, Jean-Dominique Merchet, Secret-Défense
  2. (fr) Rapport public annuel 2011, Paris, 17 février 2011 [lire en ligne (page consultée le 17 février 2011)], p. La participation de la France aux corps militaires européens permanents 
  3. La décision de conserver le 3ème Régiment de hussards « vise à rétablir la parité dans le cadre de la Brigade franco-allemande » selon Karl-Theodor zu Guttenberg. La disparition du 3ème Régiment de hussard aurait entrainé un déséquilibre dans la composition de la Brigade franco-allemande.Entretien entre le nouveau ministre de la défense allemand et Hervé Morin (source :www.defense.gouv.fr)
  4. http://www.df-brigade.de/wortf.htm

Voir aussi [modifier]