François de Jaucourt

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François de Jaucourt
Arnail-François de Jaucourt
Le comte François-Arnail de Jaucourt, par Jacques-Louis David
Le comte François-Arnail de Jaucourt, par Jacques-Louis David

Naissance 14 novembre 1757
Paris
Décès 5 février 1852 (à 94 ans)
Presles (Seine-et-Marne)
Origine Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Allégeance Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Drapeau français Royaume de France
Royaume de France Royaume de France
Arme Cavalerie
Grade Lieutenant général
Commandement Régiment de Condé-Dragons (1788-1792)
Distinctions Légion d'honneur
(Grand cordon)
Chevalier du Mérite militaire

Arnail-François, comte puis marquis de Jaucourt, né à Paris (ou Tournan[1]), le 14 novembre 1757, mort à Presles (Seine-et-Marne), le 5 février 1852 est un militaire et homme politique français des XVIIIe et XIXe siècles.

Chevalier du Mérite militaire, colonel du 2e régiment de dragons (« ci-devant » régiment de Condé-Dragons, 1788-1792), vice-président du directoire de Seine-et-Marne en 1791, Jaucourt fut l'un des amis du comte de Vaublanc. Sous la Restauration il est pair de France[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Issu d'une famille noble protestante, François de Jaucourt débuta à seize ans dans la carrière militaire sous les auspices du prince de Condé, protecteur de sa famille.

Jaucourt était colonel du régiment de Condé-Dragons en 1792, et avait adopté, non sans réserves[1], les idées nouvelles.

Membre de la société des Feuillants, président de l'administration du département de Seine-et-Marne, sa résidence politique, il écrivit en cette qualité, le 4 juillet 1791, à l'Assemblée, pour prêter le serment à la fois comme administrateur et comme militaire.

L'enthousiasme que lui avait inspiré la Révolution de 1789 se refroidit tout d'abord, lorsqu'il vit ses soldats lui refuser obéissance, et il offrit sa démission à l'Assemblée[3]. Accusé de désertion par la cour et la noblesse, et en particulier par son cousin le marquis de Jaucourt[réf. nécessaire], qui venait d'émigrer avec les princes, il était, d'autre part, taxé de modération excessive par les réformateurs les plus avancés.

Assemblée législative[modifier | modifier le code]

François de Jaucourt
Le marquis de Jaucourt, pair de France.
Le marquis de Jaucourt, pair de France.
Fonctions
Député de Seine-et-Marne à l'Assemblée législative
1er octobre 179130 juillet 1792
(Démissionnaire)
Élection 31 août 1791
Monarque Louis XVI, roi des Français
Coalition Minorité
Successeur Jacques Claude Florimond Ségretier
Membre du Tribunat
4 nivôse an VIII8 brumaire an XII (25 décembre 1799 - 31 octobre 1803)
Président Napoléon Bonaparte
Président du Tribunat
an XI (octobre 1802) –
Membre du Sénat conservateur
8 brumaire an XII (31 octobre 1803)avril 1814
Monarque Napoléon Ier
Membre du gouvernement provisoire Page d'aide sur l'homonymie
1er avril 18142 mai 1814
Lieutenant-gouverneur Charles-Philippe de France, comte d'Artois
Président du gouvernement Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord
Gouvernement Gouvernement provisoire de 1814
Membre de la Chambre des pairs
4 juin 1814février 1848
Monarque Louis XVIII
Charles X
Louis-Philippe Ier
Ministre de la Marine et des Colonies
9 juillet 181526 septembre 1815
Monarque Louis XVIII
Gouvernement Gouvernement Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord
Prédécesseur Denis Decrès
Successeur François Joseph de Gratet, vicomte Dubouchage
Biographie
Nationalité Drapeau de la France Française
Parti politique Royaliste constitutionnel
Profession Militaire
Religion Protestant
Résidence Château de Presles

François de Jaucourt François de Jaucourt
Liste des députés de Seine-et-Marne
Liste des membres de l'Assemblée législative
Liste des membres du Tribunat
Liste des membres du Sénat conservateur
Liste des ministres français de la Marine et des Colonies

Les électeurs du département de Seine-et-Marne l'envoyèrent[4], le 31 août 1791, le 5e sur 11, siéger à l'Assemblée législative. Il prit place au côté droit de l'Assemblée[3].

Jancourt appartint au comité militaire et au comité diplomatique, où il fit plus d'une fois prévaloir ses avis. En politique, il vota le plus souvent avec la minorité, de même que Dumas, Ramond, Beugnot, etc. Il se montra opposé aux lois contre l'émigration, à et l'admission à la barre des soldats de Châteauvieux, envoyés aux galères par suite de l'insurrection de Nancy[5].

Le 6 février 1792, il fut promu maréchal-de-camp.

« Royaliste constitutionnel, il avait le courage de son opinion, la défendait avec énergie, souvent même avec emportement ; ne se laissait jamais intimider.[3], » Un jour[3], pendant la discussion si orageuse concernant le licenciement de la Garde du Roi, une conversation particulière et fort animée s'établit entre M. de Jaucourt et Chabot ; des expressions blessantes furent échangées, et le premier menaça celui-ci de le châtier à coups de bâton. Chabot, furieux, s'écria que son bâton, pas plus que son épée, ne l'effrayait et qu'il n'en continuerait pas moins de soutenir la mesure proposée. Un membre de l'Assemblée, révolté de l'inconvenance d'un pareil incident, demanda l'arrestation immédiate de M. de Jaucourt et son envoi à l'Abbaye. M. de Jaucourt se justifia en disant, qu'ayant provoqué des explications à propos de certaines proies équivoques de Chabot, celui-ci lui avait répondu qu'il pourrait bien avoir quelque chose à dire contre lui au comité de surveillance, et que, partant, la première menace venait de son adversaire. Cela était vrai. Chabot répliqua qu'il aurait pu épargner cette scène scandaleuse à l'Assemblée, « Mais, ajouta-t-il, j'ai cru qu'il était bien lâche de la part d'un colonel de proposer des coups de canne à un capucin. »

« Constant dans ses principes et ses convictions[3] », M. de Jaucourt s'opposa à la formation d'un camp de 24 000[1] fédérés dans les environs de Paris, et resta le défenseur du roi et de la prérogative royale.

Le 20 avril 1792, il essaya de détourner l'Assemblée de déclarer la guerre à l'empereur ; plus tard il prit la parole en faveur du ministre de Lessart.

Son attitude l'ayant rendu des plus suspects à la majorité, il crut devoir, le 30 juillet 1792[1], donner sa démission de député : il fut remplacé, le 2 novembre de la même année, par M. Ségretier.

Cependant « la municipalité de Paris » s'était emparée de sa personne, tandis que l'Assemblée, sur la motion de Delacroix, refusait de l'entendre à sa barre. Grâce à l'influence de Madame de Staël auprès de Manuel, alors procureur de la Commune, et à la « bienveillance » de Panis[3], Jaucourt put quitter la prison de l'Abbaye, où il était enfermé, la veille même des massacres de septembre 1792.

Toujours en péril, il s'éloigna de France avec Talleyrand, comme attaché à la mission française en Angleterre. Après le 21 janvier 1793 (jour de l'exécution de Louis XVI), il reçut ses passeports du gouvernement anglais, rentra en France.

Dans la séance de la Convention, du 1er fructidor an III (août 1795), Louis Legendre dénonça Jaucourt comme intrigant contre le gouvernement avec Malouet et autres constitutionnels qui se réunissaient chez Mme de Staël, soupçonnée de correspondre avec les émigrés[3]. Il se retira alors en Suisse, sur les bords du lac de Bienne, et de là en Allemagne[3].

Pour certains[2], Jaucourt aurait combattu dans l'armée des émigrés ; d'après d'autres[3], il passa plusieurs années en émigration, sans toutefois prendre les armes contre sa patrie.

Consulat et Empire[modifier | modifier le code]

Ce ne fut qu'après le coup d'État du 18 brumaire an VIII (9 novembre 1799), et au bénéfice de l'amnistie accordée, que Jaucourt fut rappelé aux affaires sur la recommandation de Talleyrand.

Nommé, le 4 nivôse an VIII, membre du Tribunat, il fut chargé, en avril 1802, avec Lucien Bonaparte, de défendre le Concordat près du Corps législatif, et songea surtout aux intérêts du culte protestant[1].

Président du Tribunat en l'an XI (octobre 1802), Jaucout fut présenté par le collège électoral de la Nièvre comme candidat au Sénat conservateur, où il fut appelé, l'année d'après (8 brumaire an XII).

Membre de la Légion d'honneur du 4 frimaire an XII, il fut, le 25 prairial suivant, promu commandant de l'Ordre.

De nouveaux liens l'attachèrent bientôt à la famille impériale : après s'être associé à la politique et à la fortune de Joseph Bonaparte au Sénat, Jaucourt devint un des principaux officiers de sa maison, en qualité de premier chambellan (1804), puis il l'accompagna à Naples.

Le 26 avril 1808, Jaucourt fut créé comte de l'Empire, et, en 1810, le Sénat le proposa pour la sénatorerie de Florence, dotée de 30 000 francs de rente ; mais l'Empereur lui préféra le général Ferino.

1814-1815[modifier | modifier le code]

À partir de ce moment, Jaucourt montra un éloignement de plus en plus marqué pour la monarchie militaire. Jusqu'en 1814, le nom de M. de Jaucourt n'avait plus figuré dans aucune circonstance importante.

A l'heure de l'invasion, il adhéra à la déchéance de l'Empereur.

Choisi par le Sénat, Jaucourt accepta de faire partie du Gouvernement provisoire de 1814. Dans la séance du 1er avril, il signa l'adresse à l'année, et proclama, au nom de la France, les soldats français déliés de leur serment de fidélité envers le grand capitaine déclin. Il signa encore cette autre adresse qui invitait les Français à se réunir à la « véritable monarchie, limitée par de sages lois ». Il signa enfin le décret du Sénat, du 6 avril, qui appelait au trône Louis XVIII, sous le titre de roi des Français, et renfermait les bases d'une constitution. Le 16 du même mois, le comte d'Artois, investi, par le roi son frère, de la lieutenance-générale du royaume, le nomma membre du conseil d'État provisoire.

Il fut nommé, le 13 mai, par Louis XVIII, ministre d'État, devint pair de France le 4 juin suivant et obtint, le 25 octobre, le brevet de lieutenant général. En décembre 1814, M. de Jaucourt fut nommé, par intérim, ministre des Affaires étrangères, en l'absence de Talleyrand, qui s'était rendu au congrès de Vienne.

Le 20 mars 1815 vint surprendre M. de Jaucourt dans ses fonctions, et il n'hésita pas à suivre Louis XVIII à Gand, où il continua de diriger les Affaires étrangères. Aussi se trouva-t-il excepté de l'amnistie générale accordée par l'Empereur à son retour de l'Île d'Elbe, et fut du petit nombre de ceux que Napoléon mit hors-la-loi : il est vrai de dire qu'il avait contribué à l'acte par lequel les biens de la famille impériale furent mis sur le séquestre peu de temps après la chute de Napoléon.

Il rentra à Paris avec le roi, reprit son siège à la Chambre des pairs et reçut, le 9 juillet 1815, le portefeuille de la Marine. Mais ayant refusé de signer la reddition de Landau, le cabinet dont il faisait partie fut obligé de se retirer, et fut remplacé le 26 septembre par le ministère Richelieu (I) : Jaucourt remit son portefeuille entre les mains du vicomte Dubouchage.

Chambre des pairs[modifier | modifier le code]

François Arnail de Jaucourt (1757-1852).jpg

Le 28 septembre suivant, il fut nommé grand'croix de la Légion d'honneur, ministre d'État, et, le 5 octobre, membre du conseil privé.

« Sa récusation dans le procès du maréchal Ney, devant la Cour des pairs, fut pleine de convenance et de dignité. Il ne voulut pas juger, comme pair, celui qu'il avait mis en accusation comme ministre.[3] »

Il présida, en 1817, le conseil général de Seine-et-Marne, et reçut du roi, le 31 août de la même année, l'hérédité de sa pairie, avec le titre de comte, qui l'année suivante fut changé en celui de marquis.

Ici se termine à peu près sa vie politique. Sa voix ne se fit plus guère entendre que sur la tombe de Gouvion-Saint-Cyr, son ami, auquel il voulut adresser en public un dernier et pénible adieu.

Rallié des premiers à la monarchie de Juillet, il fut un de ceux qui, après la révolution de Juillet 1830, vinrent déposer entre les mains du roi Louis-Philippe Ier les hommages et les serments de la Chambre des pairs. Jaucourt siégea au palais du Luxembourg jusqu'à la révolution de Février 1848, qui le rendit à la vie privée.

Il se retira alors dans son château de Combreux, et ne mourut qu'après avoir donné son vote à la présidence du prince L.-N. Bonaparte et son approbation au coup d'État du 2 décembre 1851.

Défense de la religion réformée[modifier | modifier le code]

Le marquis de Jaucourt, protestant, se consacra à la défense de la religion réformée et fut une figure emblématique du « réveil protestant ».

À ce titre, il fut à l'origine avec les pasteurs Paul-Henri Marron de l'église réformée et Jean Jacques Goepp de l'église de la Confession d'Augsbourg, de la Société Biblique protestante de Paris (1818-1868), dont l'objectif était la plus large diffusion possible de la Bible, dont la lecture fut toujours considérée comme l'une des plus fortes exigences de la Réforme.

Après l'accord, en 1818, d'Élie Decazes alors ministre de la Police générale, faisant suite à la pétition menée par les grandes figures protestantes française de l'époque, un comité provisoire convoqua la première assemblée générale qui se tint au temple de l'Oratoire et qui nomma tous les membres du Comité définitif[6].

En 1829, il avait obtenu du gouvernement l'autorisation de fonder la Société d'encouragement de l'instruction primaire protestante, dont il conserva la présidence jusqu'à sa mort, arrivée le 5 février 1852.

Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (8e division)[7].

État de service[modifier | modifier le code]

Titres[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Légion d'honneur (grand cordon) Institution du Mérite militaire (« chevalier »)

Armoiries[modifier | modifier le code]

Figure Blasonnement
Blason de la famille de Montgoubert (Rouen).png Armes de la famille de Jaucourt

De sable, à deux léopards d'or, l'un sur l'autre.[10]

Orn ext comte sénateur de l'Empire ComLH.svg
Blason François de Jaucourt (1757-1852).svg
Armes du comte Jaucourt et de l'Empire

Bordure de gueules ; quartier des comtes-sénateurs, au second et au troisième bandé d'or et d'azur de six pièces à la bordure de gueules, au quatrième d'hermines à la bordure engrelée de gueules, sur le tout, de sable à deux léopards d'or.[11]

Ou 
Écu [bordé] de gueules, quartier des comtes sénateurs, au second bandé d'or et d'azur de six pièces à la bordure de gueules, au troisième de même, au quatrième d'hermines à la bordure engrelée de gueules, sur le tout de sable à deux léopards d'or.[11]
Orn ext Marquis et pair GCLH.svg
Blason François de Jaucourt (1757-1852) pair de France.svg
Armes du marquis de Jaucourt, pair héréditaire

Écartelé : au 1 d'hermine, à la bordure engrêlée de gueules, qui est d'Anlezy ; au 2 de gueules, à 3 léopards d'or l'un sur l'autre, qui est de Montal ; au 3 bandé d'or et d'azur, à la bordure de gueules, qui est de Bourgogne ancien ; au 4 d'azur, à 3 fleurs de lys d'or, au bâton de gueules péri en bande, qui est de Bourbon ; sur le tout de sable, à 2 léopards d'or, qui est de Jaucourt.[8],[12],[13]

Tenants 
Deux femmes nues[14].
Devise 
« Vertu me guide, Honneur me conduit[14]. »

Sa famille[modifier | modifier le code]

Petit-neveu de l'écrivain et philosophe Louis de Jaucourt (1704-1779), Arnail François est le fils né du premier mariage de Louis Pierre, comte de Jaucourt (1726-1813) avec Elizabeth Sophie Gilly de Montaud (1735-1774).

Le marquis épouse, le 20 nivôse an VII (9 janvier 1799) à Paris IIe, Marie Charlotte Louise Perrette Aglaé Bontemps (1762-1848), comtesse de La Châtre, fille de Louis Dominique Bontemps (1738-1766), premier valet de chambre du roi (1747-1766), gouverneur du Palais des Tuileries ; elle était divorcée, depuis janvier 1793, de Claude-Louis de La Châtre (1745-1824). De ce mariage naît (le 8 brumaire an VII (29 octobre 1798) à Paris IIe), Suzanne Calixte de Jaucourt.

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N'ayant pas de descendant mâle, et voulant absolument transmettre son titre de marquis et pair, Jaucourt adopta, par acte du 26 avril 1821[15], Charles Lévisse de Montigny de Jaucourt (° 22 mai 1786 - Versailles24 février 1877 - Paris), maître des requêtes au conseil d'État, marié, dont postérité.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e « Jaucourt (Arnail-François, marquis de) », dans Robert et Cougny, Dictionnaire des parlementaires français,‎ 1889 [détail de l’édition] [texte sur Sycomore]
  2. a et b Antoine Antoine, Histoire des émigrés français, depuis 1789, jusqu'en 1828, L. F. Hivert, 1828, v.2, p.316.
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j D'Ec., « Jaucourt (Arnail-François, marquis de) », dans A. Lievyns, Jean Maurice Verdot, Pierre Bégat, Fastes de la Légion d'honneur, biographie de tous les décorés accompagnée de l'histoire législative et réglementaire de l'ordre, vol. III,‎ 1844 [détail de l’édition] (lien notice BnF?, [%5Bhttp://books.google.fr/books?id=w-ILi6zGgeoC&pg=PA12&dq=Le+marquis+de+Jaucourt+se+voua+de+tr%C3%A8s+bonne+heure+%C3%A0+la+carri%C3%A8re+militaire+et+passa+par+tous+les+grades&hl=fr#v=onepage&q&f=true lire en ligne%5D lire en ligne]), p. 12-13 lire en ligne
  4. Par 258 voix (374 votants).
  5. Lorsqu'en 1792 les soldats suisses du régiment de Châteauvieux, graciés de la peine des galères prononcée contre eux à la suite de l'insurrection de Nancy, sollicitèrent la permission de présenter leurs hommages à l'Assemblée législative, M. de Jaucourt dit qu'« il ne s'opposait aucunement à ce que les soldats vinssent remercier l'Assemblée de la grâce qu'ils en avaient reçue, mais qu'il s'opposait de toutes ses forces à ce qu'on admît, aux honneurs de la séance, des hommes qui s'étaient mis en révolte contre la loi et qui avaient versé le sang français. »
    Source 
    A. Lievyns, Jean Maurice Verdot, Pierre Bégat, Fastes de la Légion d'honneur, biographie de tous les décorés accompagnée de l'histoire législative et réglementaire de l'ordre,‎ 1842 [détail de l’édition] (lien notice BnF?)
  6. La composition du Comité définitif voyait bien entendu : Président : Le marquis de Jaucourt ; Vice-présidents : le comte Boissy d'Anglas, pair de France, les pasteurs Marron et Goepp, et Georges Cuvier conseiller d'État ; Secrétaires : Les pasteurs Boissard de l'église de la confession d'Augsbourg et Juillerat-Chasseur de l'église réformée (pasteur à Paris), ainsi que Vinvens Saint Laurent (Devillas) et le comte Pelet de la Lozère ; Trésorier : Le banquier Jean Frédéric, baron Bartholdi (1794-1839) ; Censeurs : Le célèbre professeur orientaliste Jean François Kieffer, Philippe Albert Stapfer (1766-1840), le libraire Treuttel, les pasteurs Jean Monod et son fils Frédéric Monod, André-Daniel Laffon de Ladebat, le baron Maurice, maître des requêtes, Wilder, François Delessert, l'ancien pasteur Soulier, Charles Vernes et Willm, le pasteur émérite Rabaut-Pommier, Müller-Soehnée et le baron Benjamin Delessert.
  7. Paul Bauer, Deux siècles d'histoire au Père Lachaise, Mémoire et Documents,‎ 2006 (ISBN 978-2914611480), p. 433-434
  8. a, b et c François Velde, « Armory of the French Hereditary Peerage (1814-30) », Lay Peers, sur www.heraldica.org,‎ 27 septembre 2005 (consulté le 18 juin 2011)
  9. « Notice no LH/1357/15 », base Léonore, ministère français de la Culture
  10. Armorial de l'ancien duché du Nivernais, Georges de Soultrait, 1847
  11. a, b et c « BB/29/974 page 77. », Titre de comte accordé à François Jaucourt. Bayonne (mai 1808)., sur chan.archivesnationales.culture.gouv.fr, Centre historique des Archives nationales (France) (consulté le 4 juin 2011)
  12. Jean Baptiste Pierre Jullien de Courcelles, Histoire généalogique et héraldique des pairs de France : des grands dignitaires de la couronne, des principales familles nobles du royaume et des maisons princières de l'Europe, précédée de la généalogie de la maison de France, vol. 7, L'auteur,‎ 1826 (lire en ligne)
  13. Ex-libris du XVIIIe siècle.
  14. a et b Jean-Baptiste Rietstap, Armorial général, t. (tome 1 et 2), Gouda, G.B. van Goor zonen,‎ 1884-1887 Armorial de J.B. RIETSTAP - et ses Compléments sur www.euraldic.com
  15. « Charles Lévisse de Montigny », sur roglo.eu (consulté le 27 août 2011)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Chronologies[modifier | modifier le code]