Cheikh El Haddad

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Cheikh El Haddad (en kabyle : Ccix Aḥeddad), de son vrai nom Muḥand Amezyan Aḥeddad (1790-1873) est l'un des principaux leaders des révoltes survenues en Algérie au XIXe siècle suite à la conquête française[1].

Biographie [modifier]

Muḥand Amezyan Aḥeddad était le chef de la confrérie Rahmania du village de Seddouk-Ouffella où son compagnon Aït Si Ali[Qui ?] est mort au combat (sa dépouille n'a jamais été retrouvé, bien que des recherches aient eu lieu[évasif]) (commune de Seddouk, wilaya de Béjaïa). Le 8 avril 1871, à l'âge de 80 ans il appelle à la révolte lors d'un rassemblement au souk de Mcisna (aujourd'hui Seddouk).

Cet appel a la lutte contre les colonisateurs français est marqué par une phrase célèbre dans toute l'Algérie: « Ad-nṭeyer irrumiyen ɣef ullel am ṭiyreɣ taεakkazt-agi ɣer wakkal », ce qui veut dire « Nous jetterons les français en mer comme je jette ce bâton par terre[2]! »

À la proclamation le 14 mars 1871 du soulèvement par El Mokrani, les révoltés menés par ses fils Aziz et M'hand donnent les premiers assauts[précision nécessaire].

Bilan : 100 000 Algériens morts[réf. nécessaire], saisie des terres, émigration de beaucoup d'Algériens[Combien ?] (surtout vers la Syrie) déportation d'une partie des révoltés, dont Aziz et M'hand au bagne de Nouvelle-Calédonie. (voir l'article : Algériens du Pacifique) et parution du code de l'indigénat (1881)

Suite à la défaite, Cheikh Aheddad est emprisonné et ses deux fils sont déportés en Nouvelle-Calédonie. Il meurt en détention le 29 avril 1873 à l'âge de 83 ans, après sa condamnation par la cour d'assises de Constantine à 5 ans de prison le 19 avril 1873. Il fut inhumé au cimetière de Constantine le 13 Juillet 1871, bien qu'il ait émis, avec insistance, le vœu d'être enterré dans son village natal, l'administration coloniale le priva de cette dernière volonté. Il fut enterré par la population locale et les adeptes de la Tarîqa Errahmania au cimetière central de Constantine.

Comme il l'avait souhaité avant sa mort, sa ré-inhumation et celle de ses fils Aziz et M'hand a eu lieu lors d'une cérémonie les 2 et 3 juillet 2009 à Seddouk-Ouffella.

Notes et Références [modifier]

  1. Histoire de l’insurrection de 1871: Réinhumation de cheikh Ahedad et cheikh Aziz sur le site officiel de la wilaya de Bordj Bou Arreridj
  2. (ar) Expression reprise et expliquée par Moufdi Zakaria dans son Iliade de l'Algérie.