Claude Lecomte (général)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Claude Lecomte.
Claude Lecomte.

Claude-Martin Lecomte, né le 8 septembre 1817 à Thionville et fusillé le 18 mars 1871 à Montmartre, est un militaire français. C’est l’un des premiers morts de la Commune de Paris.

Biographie[modifier | modifier le code]

Nommé colonel le 13 août 1865, il commandait en second, en 1869, le Prytanée militaire de la Flèche. Général de brigade en 1870, il fit partie de l’armée du Nord, commandée par Faidherbe, et prit part aux batailles d’Amiens, de Saint-Quentin et de Pont-Noyelles. Rentré à Paris après la capitulation, où il remplaça l’amiral Fleuriot de Langle dans le commandement du sixième secteur, il fut mis provisoirement à la tête d’une brigade de la nouvelle armée de Paris, puis nommé directeur de l’école de la Flèche.

Comme général de brigade il prend part au siège de Paris pendant la guerre franco-prussienne de 1870. Après la capitulation de la capitale, il est nommé commandant du 2e secteur. Il était sur le point de partir pour la province, lorsqu’éclata l’insurrection du 18 mars 1871. Le gouvernement d'Adolphe Thiers le charge de récupérer les canons de Montmartre que la Garde nationale y avait amenés au moment de l’entrée des Prussiens aux Champs-Élysées. Il attendit vainement les attelages, destinés à l’enlèvement des pièces. Il fut cerné par une foule qui s'opposait au départ des canons, sur laquelle il donna l'ordre de tirer. Ses soldats mirent la crosse en l'air, fraternisèrent avec les habitants, le firent prisonnier et le menèrent au Château Rouge. En fin d’après midi, il fut conduit avec le général Clément-Thomas dans un jardin de la rue des Rosiers[1] où ils furent fusillés.

Selon Histoire de la Commune de 1871 (1876) de Lissagaray, lorsque le général Lecomte fut fait prisonnier par sa troupe, le Comité de vigilance de Montmartre, en particulier Ferré, Jaclard et Bergeret, émit un ordre au commandant de la Garde nationale chargé de la garde du général à Château-Rouge afin d’assurer sa protection en vue de son jugement[2]. L’ordre arriva juste après que Lecomte avait changé d’endroit [2]. Le général fut ainsi fusillé par ses soldats, malgré les efforts, sur place, du maire du 18e arrondissement, Clemenceau lui-même.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Cette voie a été supprimée en 1885 et remplacée par la rue du Chevalier-de-La-Barre.
  2. a et b Chapitre III (en anglais) de l'Histoire de la Commune de 1871 de Lissagaray.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]