Armistice franco-allemand (1871)

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L’armistice franco-allemand est conclu le 28 janvier 1871 entre le Gouvernement de la Défense nationale et le gouvernement impérial allemand. Il met fin aux combats de la Guerre franco-prussienne de 1870.

Historique[modifier | modifier le code]

Après l'échec sanglant de la sortie militaire de Buzenval, le 19 janvier, la situation de Paris est désespérée. Le gouvernement de la Défense nationale vivement mais vainement attaqué par les Parisiens lors de la journée du 22 janvier, parvient à rester en place et choisit de réprimer ses opposants. Le général Louis Trochu tout en restant président du gouvernement cède son poste de gouverneur militaire de Paris au général Joseph Vinoy. Ce dernier ferme les clubs politiques parisiens, interdit 17 journaux hostiles au gouvernement et fait arrêter des chefs républicains comme Charles Delescluze. Partisan d'arrêter les combats le gouvernement demande l'armistice aux Allemands.

Le 23 janvier Jules Favre, ministre des Affaires étrangères du gouvernement de la Défense nationale, rencontre le chancelier allemand Bismarck à Versailles. Les exigences allemandes sont importantes :

  • La France doit procéder à des élections pour la formation d'une assemblée devant ratifier la paix.
  • Les forts qui entourent la capitale doivent être livrés au vainqueur.
  • Les soldats défendant Paris doivent être désarmés.
  • Les Allemands peuvent entrer dans Paris (qui vient de subir plus de 4 mois de siège).
  • La ville doit verser une rançon, selon le mot de Bismarck, de 200 (deux cents) millions de francs.
  • L'armistice est prévu pour une durée de trois semaines, pendant lesquelles seront négociés les préliminaires de paix.

Jules Favre obtient quelques concessions. L'équivalent d'une division militaire est autorisé pour maintenir l'ordre. La Garde nationale n'est pas désarmée.
L'entrée des Allemands dans la capitale est repoussée au début mars. En revanche, la zone d'opérations de l'Armée de l'Est se trouve exclue de l'armistice et Jules Favre omet d'en informer la délégation gouvernementale de Bordeaux et donc l'armée en question. Cette-ci est attaquée par surprise, subit de lourdes pertes (près de 15 000 hommes) et doit se réfugier en Suisse, où les soldats sont internés.

Le 25 janvier le gouvernement français donne son accord sur les conditions de l'armistice, qui est signé par Jules Favre le 26 janvier.
Le 28 janvier le Journal officiel annonce l'armistice. Ce même jour le dernier ballon monté Général-Cambronne s'envole de la gare de l'Est à Paris alors assiégé par les prussiens portant à la France la triste nouvelle de l'armistice. Il termine sa course à Sougé-le-Ganelon dans la Sarthe, après avoir parcouru 253 kilomètres[1].

Les clauses de l'armistice sont publiées le lendemain.

Gambetta qui propose de continuer la guerre contre l'avis d'Arago, de Garnier-Pagès et de Pelletan démissionne du gouvernement le 6 février.

La France se retrouve en campagne électorale et s'apprête, le 8 février, à plébisciter les partisans de la paix.

L'armistice, qui se termine le 19 février, est prolongé jusqu'au 26 février, date à laquelle le nouveau gouvernement signe le traité préliminaire de paix. Le traité définitif (le traité de Francfort), est signé le 10 mai.

Convention d'armistice[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes, sources et références[modifier | modifier le code]

  1. Ballon no 69 : « Le Général-Cambronne »