Place Saint-Georges (Paris)

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48°52′42.24″N 2°20′15.16″E / 48.8784, 2.3375444

9e arrt
Place Saint-Georges
Position sur la carte
Carte de Paris
Arrondissements 9e arrondissement
Quartiers Quartier Saint-Georges
Début rue Saint-Georges
Fin Rue Notre-Dame-de-Lorette
Forme de la place circulaire
Création 1824
Place Saint-Georges.jpg
La place avec la statue de Gavarni et l'hôtel Thiers

(M) Ce site est desservi par la station de métro Saint-Georges. La place Saint-Georges se trouve au cœur du 9e arrondissement de Paris. Elle est au croisement des rues Saint-Georges et Notre-Dame-de-Lorette.

La place fut « lotie » en 1824 : les terrains furent alors découpés et construits de maisons. Il n'en subsiste que la grille arrondie qui enserre les jardinets car les immeubles sont postérieurs.

Sommaire

[modifier] Histoire

La fontaine centrale servait à l'origine à faire boire les chevaux. Elle a été tarie en 1906 par la construction du métro, puis remise en eau en 1995. Elle a été surmontée en 1911 d'un buste du dessinateur Paul Gavarni. Sur le socle figure en relief une scène du Carnaval de Paris, avec trois personnages, dont au milieu un débardeur. Gavarni s'était spécialisé dans la représentation de cette figure carnavalesque féminine. Il s'agit du seul monument parisien évoquant directement le Carnaval de Paris.

[modifier] Lieux remarquables

Source :[1]

  • no 27 : Hôtel Thiers : Alexis Dosne possédait des terrains dans le quartier. En 1824, il obtint de prolonger la rue Saint-Georges et de lotir et vendre ces terrains en réalisant une intéressante opération immobilière. Sur la place, il fit construire un hôtel que sa femme vendit pour 100 000 F à Adolphe Thiers quand celui-ci épousa sa fille, Élise Dosne.
    Le 2 décembre 1851, pendant le coup d'État de Napoléon III, on vint arrêter Adolphe Thiers dans sa chambre[2].
    Après le Second Empire, Adolphe Thiers fut élu président de la République et mena la lutte contre la Commune de Paris. Les communards détruisirent l'immeuble en 1871, mais Gustave Courbet en sauva les biens. L'immeuble fut reconstruit en 1873. Élise Thiers y décède, en 1880. La belle-sœur de Thiers, Félicie Dosne, le légua avec sa bibliothèque à l'Institut de France en 1905[3]. C'est aujourd'hui la Fondation Dosne-Thiers.
  • no 28 : hôtel de la marquise de Païva orné d'angelots, de lions, de statues de style Gothique et Renaissance (architecte Renaud, 1840). Installée ici en 1851, elle fit construire par la suite un nouveau luxueux hôtel portant son nom aux Champs-Élysées.

[modifier] Notes

  1. http://www.parisbalades.com/Arrond/9/9e.htm
  2. Anne Thoraval, Promenades sur les lieux d'histoire, Parigramme, novembre 2004, 205 p. (ISBN 978-2-84096-323-X) 
  3. Panneau Jean-Claude Decaux situé devant l'immeuble

[modifier] Références

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