Taurion

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le Taurion
Le pont de Sénoueix (romain) sur le Thaurion.Le Taurion sur Commons
Le pont de Sénoueix (romain) sur le Thaurion.
le Taurion en Haute-Vienne
le Taurion en Haute-Vienne
Caractéristiques
Longueur 107,5 km [1]
Bassin 1 030 km2 [2]
Bassin collecteur Loire
Débit moyen 18,9 m3/s (Saint-Priest-Taurion) [2]
Organisme gestionnaire SI des Vallées Banize et Thaurion
Régime pluvial océanique
Cours
Source sur le flanc du Puy de Groscher
· Localisation Gentioux-Pigerolles
· Altitude 785 m
· Coordonnées 45° 47′ 12″ N 2° 02′ 35″ E / 45.7868, 2.0431 (Source - le Taurion)
Confluence la Vienne
· Localisation Saint-Priest-Taurion
· Altitude 232 m
· Coordonnées 45° 53′ 01″ N 1° 23′ 39″ E / 45.8835, 1.3941 (Confluence - le Taurion)
Géographie
Principaux affluents
· Rive gauche Vige
· Rive droite Gosne, Leyrenne
Pays traversés Drapeau de la France France
département Creuse, Haute-Vienne
Arrondissements Aubusson, Guéret, Limoges
Cantons Felletin, Ahun, Bourganeuf, Grand-Bourg, Ambazac, Saint-Léonard-de-Noblat
Régions traversées Limousin (Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes)
Principales localités Bourganeuf, Ambazac

Sources : SANDRE:« L0--0150 », Géoportail, Banque Hydro

Le Taurion ou Thaurion est une rivière française, qui traverse les départements de la Creuse et de la Haute-Vienne, en région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes. C'est un affluent de la Vienne en rive droite, donc un sous-affluent de la Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Pont du Dognon qui enjambe le le Taurion à Saint-Laurent-les-Églises.

Il prend sa source à environ 785 m d'altitude sur le Plateau de Millevaches, sur le flanc du Puy de Groscher, à 2 kilomètres et demi à l’est de Gentioux (commune de Gentioux-Pigerolles), près du lieu-dit Paillier, dans le département de la Creuse.

Il passe sous le pont de Sénoueix, puis il alimente le Lac de Lavaud-Gelade, avant de traverser la Rigole du diable. Li passe son le pont du Dognon à Saint-Laurent-les-Églises. Son cours est long de 125 kilomètres[1].

Il se jette dans la Vienne en rive droite, à Saint-Priest-Taurion, à 232 mètres d'altitude, après avoir été plusieurs fois utilisé dans des barrages hydro-électriques, (La Roche Talamy, l'Étroit, Saint-Marc, Chauvan).

Le Thaurion devient Taurion à son passage du département de la Creuse vers le département de la Haute-Vienne.

Communes et cantons traversés[modifier | modifier le code]

Dans les deux département de la Creuse et la Haute-Vienne, le Taurion traverse les ving-neuf communes suivantes, de l'amont vers l'aval, de Gentioux-Pigerolles (source), La Nouaille, Saint-Marc-à-Loubaud, Royère-de-Vassivière, Le Monteil-au-Vicomte, Saint-Yrieix-la-Montagne, Vallière, Banize, Chavanat, La Pouge, Vidaillat, Saint-Hilaire-le-Château, Soubrebost, Pontarion, Thauron, Bosmoreau-les-Mines, Mansat-la-Courrière, Masbaraud-Mérignat, Bourganeuf, Saint-Dizier-Leyrenne, Châtelus-le-Marcheix, Saint-Pierre-Chérignat, Saint-Martin-Sainte-Catherine, Les Billanges, Saint-Laurent-les-Églises, Le Châtenet-en-Dognon, Saint-Martin-Terressus, Ambazac, Saint-Priest-Taurion (confluence).

Soit en termes de cantons, le Taurion prend source dans le canton de Felletin, traverse les canton d'Ahun, canton de Bourganeuf, canton du Grand-Bourg, canton d'Ambazac, conflue dans le canton de Saint-Léonard-de-Noblat, le tout dans les arrondissement d'Aubusson, arrondissement de Guéret et arrondissement de Limoges.

Toponymes[modifier | modifier le code]

Le Taurion a donné son hydronyme à la commune de confluence Saint-Priest-Taurion et son hydronyme alternatif Thaurion est presque homophone à celui de la commune de Thauron.

Bassin versant[modifier | modifier le code]

Le Taurion traverse les dix zones hydrographiques suivantes L014, L020, L021, L022, L023, L024, L030, L031, L032, L040, pour une superficie totale de 2 300 km2[1]. Ce bassin versant est constitué à 53,59 % de « forêts et milieux semi-naturels », à 43,74 % de « territoires agricoles », à 1,63 % de « territoires artificialisés », à 0,97 % de « surfaces en eau », à 0,04 % de « zones humides »[1].

Organisme gestionnaire[modifier | modifier le code]

L'organisme gestionnaire est le SI des Vallées Banize et Thaurion. Le Thaurion fait partie du SAGE de la Vienne[3].

Affluents[modifier | modifier le code]

Le Taurion a quarante-sept tronçons affluents référencés[1] dont :

  • le Jarasse, (rd),
  • les Champs, (rd),
  • le Haute Faye, (rg),
  • la Banize, (rd),
  • le Mander, (rg),
  • le Sussac, (rd),
  • le Malaplanchas, (rg),
  • le Vidaillat, (rg),
  • la Gosne, (rd),
  • le Vavette, (rd),
  • les Vergnes, (rg),
  • le Marque, (rd),
  • le Grand Vaux, (rg),
  • le Verger, (rg)
  • la Gonge, (rd),
  • la Leyrenne, (rd),
  • le Grandrieux, (rd),
  • le Tourtouéroux, (rd),
  • le Beaumont, (rd)
  • la Vige, (rg),
  • les Egaux,
  • la Gane,
  • la Bobilance, (rg),
  • la Gasnerie, (rg)
  • le Coussac,
  • la Gane, (rd),
  • le Beuvreix ou Parleur, (rd),

Hydrologie[modifier | modifier le code]

Le Taurion à Saint-Priest-Taurion[modifier | modifier le code]

Le Taurion a été observé depuis le (36 ans), à la station L0321510 intitulée « Le Taurion à Saint-Priest-Taurion (Le Chauvan) », pour un bassin versant de 1 030 km2, à 237 m d'altitude[2]

Débit moyen mensuel (en m3/s)
Station hydrologique : L03321510 - Le Taurion à Saint-Priest-Taurion (Le Chauvan) pour un bassin versant de 1 030 km2 et à 237 m d'altitude[2]
(le 08-04-2016 - Données calculées sur 37 ans de 1980 à 2016)
Source : Banque Hydro - MEDDE

Étiage ou basses eaux[modifier | modifier le code]

À l'étiage, c'est-à-dire aux basses eaux, le VCN3, ou débit minimal du cours d'eau enregistré pendant trois jours consécutifs sur un mois, en cas de quinquennale sèche peut chuter jusque 2 m3/s[2], ce qui reste assez consistant.

Crues[modifier | modifier le code]

Les crues peuvent être importantes, mais relativement moindres que celles des cours d'eau occidentaux du département de Haute-Vienne, ou que ceux du nord de la Creuse. Le QIX 2 vaut 98 m3/s, tandis que le QIX 5 atteint 140 m3/s. Le QIX 10 vaut 180 m3/s, le QIX 20 vaut 290 m3/s et le QIX 50 se monte à 340 m3/s. En d'autres termes, tous les deux ans, le Taurion doit avoir une crue de l'ordre de 100 m3/s, et statistiquement, tous les dix ans, une crue de plus ou moins 180 m3/s doit survenir[2].

À titre de comparaison, le QIX 10 de la Petite Creuse à Fresselines atteint 160 m3/s, donc un volume presqu'équivalent, alors que son module est plus que moitié moindre. C'est aussi le cas de la Tardes, affluent du Cher. Quant à la Bouzanne, petit cours d'eau au module six fois moindre que celui du Taurion, son QIX 10 atteint pas moins de 130 m3/s, soit près des trois quart de celui du Taurion.

Le débit instantané maximal enregistré à la station de Saint-Priest-Taurion été de 228 m3/s le , tandis que la valeur journalière maximale était de 215 m3/s le [2]. En comparant la première de ces valeurs à l'échelle des QIX de la rivière, il ressort que cette crue était bien moins que vicennale, et donc nullement exceptionnelle.

Lame d'eau et débit spécifique[modifier | modifier le code]

Le Taurion est une rivière puissante et fort abondante, alimentée par les précipitations elles aussi abondantes de la "Montagne Limousine". La lame d'eau d'écoulement de son bassin versant vaut en effet 583 millimètres/an, ce qui est près de deux fois plus que celle de la France entière, tous bassins confondus, et aussi largement supérieur à la moyenne du bassin de la Vienne (319 millimètres/an à Nouâtre). Le débit spécifique de la rivière (ou Qsp) atteint de ce fait le chiffre robuste de 18,4 litres par seconde et par kilomètre carré de bassin[2].

Écologie et aménagements[modifier | modifier le code]

La vallée du Thaurion a onze ZNIEFF de type I et une ZNIEFF de type II de telle sorte qu'elle est aussi site Natura 2000[4].

Le Thaurion est un cours d'eau non domanial. le lit de la rivière ainsi que les berges appartiennent donc aux riverains. Le cours d'eau est classé en première catégorie et de seconde catégorie. Six AAPPMA sont implantés sur le site[4].

Galerie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e Sandre, « Fiche cours d'eau - Le Taurion (L0--0150) » (consulté le 23 avril 2016)
  2. a, b, c, d, e, f, g et h Banque Hydro - MEDDE, « Synthèse de la Banque Hydro - (L03321510) » (consulté le 23 avril 2016)
  3. « Sage - Bassin de la Vienne - Forces et faiblesses », sur www.gesteau.eaufrance.fr (consulté le 23 avril 2016)
  4. a et b « Vallée du Thaurion et ses affluents », sur www.limousin.developpement-durable.gouv.fr (consulté le 23 avril 2016)