Lac de Lavaud-Gelade

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Lac de Lavaud-Gelade
(lac de Lavaud Gelade,
lac de la Vaud Gelade)
Le lac de Lavaud-Gelade et ses deux petites îles.
Le lac de Lavaud-Gelade et ses deux petites îles.
Administration
Pays France
Géographie
Coordonnées 45° 50′ 41″ nord, 1° 57′ 49″ est
Type Lac artificiel
Origine Barrage de Lavaud-Gelade
Superficie
 · Minimale
3 km2[1]
2,5 km2 [2]
Longueur 4 km
Largeur 1,5 km [3]
Altitude 671,3 m
Volume 21,4 millions de m3[4]
Hydrographie
Bassin versant 46 km2[2]
Alimentation Thaurion
Émissaire(s) Thaurion
Îles
Nombre d’îles 2

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Lac de Lavaud-Gelade (lac de Lavaud Gelade, lac de la Vaud Gelade)

Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Aquitaine

(Voir situation sur carte : Nouvelle-Aquitaine)
Lac de Lavaud-Gelade (lac de Lavaud Gelade, lac de la Vaud Gelade)

Géolocalisation sur la carte : Creuse

(Voir situation sur carte : Creuse)
Lac de Lavaud-Gelade (lac de Lavaud Gelade, lac de la Vaud Gelade)

Le lac de Lavaud-Gelade[5], ou de Lavaud Gelade[2], ou de la Vaud Gelade[6], est un lac artificiel français situé en région Nouvelle-Aquitaine dans le département de la Creuse, sur les communes de Royère-de-Vassivière et Saint-Marc-à-Loubaud. Il est alimenté par le Thaurion.

Géographie[modifier | modifier le code]

Sur le plateau de Millevaches, dans la moitié sud du département de la Creuse, le lac de Lavaud-Gelade est partagé entre les communes de Royère-de-Vassivière et de Saint-Marc-à-Loubaud. Long de quatre kilomètres pour un kilomètre et demi de large à son maximum[3], il est alimenté par le Thaurion — un affluent de la Vienne — ainsi que par une dizaine de ruisseaux[3]. Drainant un bassin versant de 46 km2[2], il s'étend sur 250[2] à 300 hectares[1]. Le volume d'eau stocké représente 17,4[2] à 21,4 hm3[4].

Historique[modifier | modifier le code]

Au XVIIe siècle, les registres paroissiaux mentionnent « Lavaud de Gelée » comme orthographe pour le village de la Vaud Gelade, qui donne son nom au lac.

Le lac artificiel de Lavaud-Gelade s'est créé consécutivement à la mise en service en 1944 du barrage de Lavaud-Gelade[2]. Il constitue une réserve d'eau pour alimenter à partir de 1950, par un aqueduc souterrain[7], le lac de Vassivière, en fonction des besoins en eau de celui-ci, pour la production d'énergie hydroélectrique. Cette eau détournée au sud-est du lac — et non pas au niveau du barrage — rejoint ainsi le bassin versant de la Maulde, un autre affluent de la Vienne.

Le lac a englouti le moulin de Lavaud-Gelade qui figurait sur la carte d'État-Major (1820-1866) [8].

Climat[modifier | modifier le code]

Le département de la Creuse est soumis à un climat océanique plus ou moins dégradé à l'image de son relief qui varie de 200 à 900 mètres du nord au sud.

Pour le plateau de Millevaches où est situé le lac de Lavaud-Gelade, c'est un climat très humide dégradé par des reliefs de moyenne montagne qui constituent le premier obstacle aux perturbations venant de l'océan Atlantique. Les précipitations sont très abondantes, avec une moyenne pluviométrique à Royère-de-Vassivière de 1 550 mm/an[9]. Les chutes de neige sont significatives et tiennent au sol.

Environnement[modifier | modifier le code]

Situé dans le parc naturel régional de Millevaches en Limousin, le lac fait partie d'un site inscrit depuis le qui s'étend sur 1 040 hectares[3], ainsi que de la zone Natura 2000 « Vallée du Taurion et affluents »[10] et d'une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de type 2, la « vallée du Taurion, des sources à la confluence avec la Vienne »[11].

L'environnement du lac évolue comme l'ensemble du paysage du plateau de Millevaches. Les landes disparaissent peu à peu au profit des plantations de résineux[3]. L'agriculture déclinante laisse les prairies se transformer en friches[3].

Photothèque[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b [PDF] Le risque Rupture de barrage en Haute-Vienne, p. 3, Préfecture de la Haute-Vienne, consulté le 8 août 2018.
  2. a, b, c, d, e, f et g Comité français des barrages et réservoirs, « Nouvelle Aquitaine : Barrage de Lavaud Gelade », sur www.barrages-cfbr.eu (consulté le 8 août 2018).
  3. a, b, c, d, e et f [[PDF] Le lac de Lavaud-Gelade, DREAL Nouvelle-Aquitaine, consulté le 8 août 2018.
  4. a et b [PDF] Les risques technologiques}, DDRM 23, octobre 2012, p. 85, consulté le 9 août 2018.
  5. Barrage de Lavaud-Gelade, Structurae, consulté le 8 août 2018.
  6. Géoportail, « Lac de la Vaud Gelade » (consulté le 8 août 2018)..
  7. Les cinq secrets du barrage hydroélectrique de Vassivière, le plus puissant du Limousin, La Montagne, consultée le 8 août 2018.
  8. Géoportail, « M.in de Lavaud-Gelade » (consulté le 8 août 2018)..
  9. Climat - Creuse, Météo Creuse, consulté le 8 août 2018.
  10. Vallée du Taurion et affluents, INPN, consulté le 8 août 2018.
  11. vallée du Taurion, des sources à la confluence avec la Vienne, INPN, consulté le 8 août 2018.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]