Gentioux-Pigerolles

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Gentioux-Pigerolles
Mairie-école à Gentioux
Mairie-école à Gentioux
Blason de Gentioux-Pigerolles
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Creuse
Arrondissement Aubusson
Canton Felletin
Intercommunalité C.C. Creuse Grand Sud
Maire
Mandat
Dominique Simoneau
2014-2020
Code postal 23340
Code commune 23090
Démographie
Population
municipale
416 hab. (2014)
Densité 5,2 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 47′ 07″ nord, 1° 59′ 42″ est
Altitude Min. 653 m – Max. 929 m
Superficie 79,29 km2
Localisation

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Gentioux-Pigerolles (Genciòus e Pijairòu en occitan) est une commune française située dans le département de la Creuse en région Nouvelle-Aquitaine. Sous l'Ancien Régime, le village appartenait au Comté de la Marche.

Avec une superficie de 79,29 km2, elle est la commune la plus étendue de la Creuse.

Elle abrite également une petite station de ski de fond (90 km de pistes)[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Gentioux-Pigerolles est située au Sud-Ouest du département de la Creuse, au point culminant de la route reliant Limoges à Felletin et à peu près à mi-chemin de cette dernière et d'Eymoutiers. Gentioux a donné son nom au plateau de Gentioux, pendant septentrional du plateau de Millevaches.

Un ancien dicton local affirme qu'entre la Jasse et Pigerolles, « jamai lo cocut l'i a chantat, mas de bravas oelhas l'i an benlat » (« entre la Jasse et Pigerolles, le coucou n'a jamais chanté - ce qui signifie qu'il n'y avait pas d'arbre pour qu'il puisse se percher - mais de bons moutons y ont bêlé » ). Mais l'environnement de Gentioux-Pigerolles évolue comme l'ensemble du paysage du plateau de Millevaches. Les landes disparaissent peu à peu au profit des plantations des résineux. L'agriculture est en déclin laissant les prairies envahies par des friches.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le lac de Lavaud-Gelade
  • La Maulde prend sa source dans la commune de Gentioux-Pigerolles. Elle alimente notamment le lac de Vassivière, vaste mer intérieure de 1100 hectares, créé entre 1947 et 1952. Elle se jette dans le lac vers la presqu'île de Broussat, puis ressort au niveau du barrage de Vassivière dans la commune de Royère-de-Vassivière. Mais la Maulde alimente également d’autres barrages sur son parcours : le barrage du Mont Larron, le barrage de Saint Julien le Petit, puis suit le lac de Sainte-Hélène à Bujaleuf. C'est juste après avoir accueilli les eaux du Langladure que la Maulde devient la cascade des Jarrauds dans la commune de Saint-Martin-Château. En bas de la cascade qui s'étend sur 3,2 kilomètres avec une dénivellation de 14 mètres, il y a une usine qui a permis d'électrifier Bourganeuf en 1889. Après un parcours de 35 km, La Maulde se jette dans la Vienne.

Climat[modifier | modifier le code]

La Creuse est soumise à un climat océanique plus ou moins dégradé à l'image de son relief qui varie de 200 à 900 mètres du nord au sud.

Pour le plateau des Millevaches où est situé Gentioux-Pigerolles c'est un climat humide dégradé par des reliefs de moyenne montagne qui sont le premier obstacle aux perturbations venant de l'Atlantique. Les précipitations sont très abondantes, avec une moyenne pluviométrique à Royères-de-Vassivière de 1 550 mm/an[2]. Les chutes de neige sont significatives et tiennent au sol. Les températures basses sont régies par le relief. La moyenne annuelle journalière est de 8° centigrade. Le plateau connaît néanmoins de belles journées tièdes (grâce à une inversion de température), alors qu'elles sont médiocres ailleurs dans les vallées[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Depuis le Moyen Âge, comme dans toutes les villages du département, beaucoup d'hommes partaient tous les ans dans les grandes villes sur les chantiers du bâtiment pour se faire embaucher comme maçon, charpentier ou encore couvreur. C'est ainsi que les maçons de la Creuse devinrent bâtisseurs de cathédrales. En 1624 ils construisirent la digue de La Rochelle. Au XIXe siècle ils participèrent aux transformations de Paris par le baron Haussmann.

Initialement temporaire de mars à novembre, l'émigration devint définitive. Ainsi la Creuse a perdu la moitié de sa population entre 1850 et 1950. On retrouve dans le livre de Martin Nadaud, Mémoires de Léonard, la description de cet exode qui marqua si fortement les modes de vie.

En 1847 la commune comptait 1 489 habitants et 153 migrants soit 10,3 % de la population. Parmi ces 153 migrants, 143 étaient maçons[4].

Gentioux et Pigerolles ont fusionné en 1972 mais il existe toujours deux mairies.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La région[modifier | modifier le code]

Le Limousin est une des 26 régions françaises composée des trois départements Corrèze, Creuse et Haute-Vienne. Situé presque en totalité sur le Massif central, au 1er janvier 2005, il regroupait 724 243 habitants sur près de 17 000 km². Ses habitants sont appelés les Limousins.

Jean-Paul Denanot est Président du Conseil régional du Limousin depuis 2004.

La circonscription[modifier | modifier le code]

Avant le redécoupage des circonscriptions législatives françaises de 2010, Gentioux-Pigerolles appartenait à la 2e circonscription de la Creuse. Celle-ci était composée des cantons de : Ahun, Aubusson, Auzances, Bellegarde-en-Marche, Boussac, Chambon-sur-Voueize, Châtelus-Malvaleix, Chénérailles, La Courtine, Crocq, Évaux-les-Bains, Felletin, Gentioux-Pigerolles, Jarnages, Pontarion, Royère-de-Vassivière, Saint-Sulpice-les-Champs. Depuis cette réforme la Creuse ne comporte plus qu'une seule circonscription qui comporte tous les cantons de la Creuse.

Le député de cette circonscription était M. Jean Auclair de l'UMP jusqu'en 2012. Il est par ailleurs Maire de Cressat et membre du Conseil général de la Creuse (canton d'Ahun).

Aux élections législatives françaises de 2012 où il n'y avait plus qu'une circonscription pour la Creuse c'est Michel Vergnier (PS), maire de Guéret qui a été élu, battant M Auclair avec 52,55 % des voix [5].

À Gentioux-Pigerolles le score du deuxième tour a été le suivant [6]:

  • Michel Vergnier : 78,70 %
  • Jean Auclair : 21,30 %

Le département[modifier | modifier le code]

Le département a été créé à la Révolution française, le en application de la loi du , essentiellement à partir de l'ancienne province de la Marche. Ses habitants sont appelés les Creusois.

Les conseillers généraux sont élus dans le cadre des cantons pour une durée 6 ans. En Creuse, il y a 27 cantons et donc 27 conseillers généraux. Ces derniers élisent en leur sein le Président du Conseil Général de la Creuse. Depuis 2001, c'est Jean-Jacques Lozach, conseiller général de Bourganeuf, qui en est le Président.

Le Conseiller général actuel du canton, à la suite du décès de Pierre Gourdy (UMP) (2004-2005), c'est Jean-Luc Léger (PS) qui a été élu le 10 avril 2005 et réélu en 2011, il est le 5e vice président du conseil général.

La commune[modifier | modifier le code]

Lors des élections municipales des 9 et 16 mars 2008, les élus du premier tour sont les suivants : Denise Jeanblanc 128 voix, Bernard Cheype 126 voix, Pierre Simons 122 voix, Daniel Tarnaud 121 voix, Madeleine Germain 109 voix, Émilie Gianre 106 voix, Evelyne Faure 106 voix. Les élu(e)s au 2e tour sont : Dominique Simoneau 101 voix et Denise Leger 86 voix.[réf. nécessaire]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 2014 Pierre Simons
2014 en cours Dominique Simoneau PS Commerçante

maire dans les années 1970 : Raymond Marliac ; PCF ou apparenté.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[8],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 416 habitants, en augmentation de 8,62 % par rapport à 2009 (Creuse : -2,49 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 217 907 1 037 1 245 1 235 1 372 1 451 1 489 1 530
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 448 1 487 1 496 1 465 1 426 1 440 1 451 1 483 1 339
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 221 1 251 1 109 1 059 914 885 846 685 587
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
503 430 419 371 367 389 372 383 416
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Monuments remarquables[modifier | modifier le code]

Monument aux morts de Gentioux

Le monument aux morts de Gentioux[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts pacifiste de Gentioux est l'un des rares monuments pacifistes. Il n'a été inauguré officiellement qu'en 1985[11]. Comme tous les monuments aux morts de France, il comporte la longue liste des enfants de Gentioux morts pour la France (ils furent 58 en 14-18)[12]. Mais ce qui est original ici c'est l'inscription « Maudite soit la guerre » sous la liste et la statue d'un orphelin le poing levé au pied du monument. C'est plus un appel au pacifisme qu'un honneur rendu aux victimes de cette hécatombe que fut la guerre de 14-18. Il fut construit en 1922, à l'initiative du maire SFIO de l'époque Jules Coutaud et de son conseil municipal. Il est classé Monument historique et la plaque Maudite soit la guerre est inamovible[13].

Statue Notre-Dame-du-Bâtiment[modifier | modifier le code]

C'est une immense statue de lave volcanique, roche plus tendre que le granit local, dédiée aux maçons de la Creuse. On y monte par un sentier, autrefois au milieu des bruyères, aujourd'hui dans des forêts de sapins. La statue est installée sur un grand piédestal constitué de pierres en granit local taillées. Sur le socle en lave, partie intégrante de la statue, sont sculptés les outils des différents métiers du bâtiment. La statue a été inaugurée le 15 août 1901.

Pont de Senoueix

Le pont de Senoueix[modifier | modifier le code]

Le petit pont de Senoueix dit pont romain, véritable image d'Épinal du département de la Creuse, est situé à 5 km au nord de Gentioux-Pigerolles. Il enjambe, par son unique arche faite de gros blocs de granit mal dégrossis, le Thaurion ou Taurion qui n'est à cet endroit qu'un petit ruisseau au milieu de la lande du plateau de Millevaches.

Villemoneix[modifier | modifier le code]

Petit hameau situé à 5 km au nord de Gentioux. On peut y admirer une chapelle ainsi qu'une croix similaire à la croix de Pallier (voir ci-dessous).

La Lézioux[modifier | modifier le code]

Petit hameau comportant également une croix fleuronnée avec le Christ d'un côté et la Vierge Marie de l'autre. Le nom de « La Lézioux » (La Légiou au XVIIIe siècle) viendrait du nom d'un territoire paroissial (en occitan L'Agleasia).

L'église Saint-Martial[modifier | modifier le code]

Ancienne dépendance de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem (commanderie de Charrière), dotée d'un clocher carré au siècle dernier, c'est une église d'origine romane, revoûtée d'ogives au XVe siècle. À l'intérieur, deux bas-reliefs dont un représente Dieu le père surmontant un écusson de la famille d'Aubusson soutenu par Adam et Ève.

La chapelle Ste Madeleine de Pallier, photographiée depuis la Maison du notaire. À gauche, un ancien bâtiment agricole. L'escalier permettait d'accéder à la grange, l'étable étant située en bas

.

La chapelle de Pallier et la Maison de notaire royal[modifier | modifier le code]

L'église Sainte-Madeleine de Pallier[14] tout comme la maison de notaire royal sont situés à 3 km à l'est de Gentioux vers Pigerolles. L'emplacement est celui d'une ancienne dépendance de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem rattachée à la commanderie de Charrières et qui a peut-être auparavant appartenu aux templiers. Le bâtiment actuel fut construit à l'initiative d'Alexis Jabouille, notaire royal, en 1760[15]. Il a connu une vocation agricole jusqu'aux années quatre-vingt (XXe siècle)[16].

Située juste au-dessus, la chapelle date du XIIIe siècle, elle se trouve à côté du cimetière où l'on peut voir des dalles funéraires gravées de la croix de Malte. Elle est dédiée à sainte Madeleine. On peut y voir aussi une croix avec le Christ d'un côté et la Vierge Marie de l'autre.

On peut aussi visiter à proximité une reconstitution d'un jardin médiéval, avec ses plantes aromatiques et médicinales, ses roses, son « arbre de vie ».

Aux environs[modifier | modifier le code]

La chapelle du Rat[modifier | modifier le code]

Cette petite chapelle, a été construite au XVIIe siècle sur une hauteur à proximité immédiate de mégalithes naturels. Une croix en granit a été disposée sur le bloc le plus élevé d'où s'offre un très large point de vue, notamment vers Gentioux. Le jour de la Saint-Roch, la chapelle du Rat servait de lieu de bénédiction. Son chemin de croix, dont il ne reste que quelques croix, a été indulgencié par l'un des papes limousins au XIVe siècle. Elle se situe sur la commune de Peyrelevade en Corrèze.

Les éoliennes de Gentioux-Peyrelevade[modifier | modifier le code]

Mises en service en janvier 2005, ces 6 éoliennes sont situées près du village de Neuvialle à mi-chemin entre Pigerolles et Peyrelevade.

Éoliennes de Gentioux-Peyrelevade

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Photothèque[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. La station de ski
  2. http://www.meteo-mc.fr/climat-Creuse.html Météo Creuse
  3. http://www.meteofrance.com/FR/climat/tmd/23/zcdm24.jsp La creuse sur Météo France
  4. Source : Quand Martin Nadaud maniait la truelle… La vie quotidienne des maçons limousins, 1830-1849, de Pierre Urien, Felletin, Association les Maçons de la Creuse, 1998, 143 pages, préface de Pierre Riboulet Page 135.
  5. http://www.interieur.gouv.fr/sections/a_votre_service/resultats-elections/LG2012/023/02301.html
  6. http://www.interieur.gouv.fr/sections/a_votre_service/resultats-elections/LG2012/023/02301090.html
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  11. Annette Becker Les Monuments aux morts : patrimoine et mémoires de la grande guerre, Paris, Ed. Errance, 1988, Page 76
  12. Source:GenWeb
  13. Source : Patrimoine de France
  14. Notice no PA00100078, base Mérimée, ministère français de la Culture, 45° 47′ 16,4″ N, 2° 01′ 50,3″ E.
  15. Notice no PA23000001, base Mérimée, ministère français de la Culture
  16. Société des sciences naturelles et archéologiques de la Creuse, Mémoires de la Société des sciences naturelles et archéologiques de la Creuse, vol. 35, Le Cante, (présentation en ligne), p. 677-692
  17. Source site de l'assemblée nationale : [1]


Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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