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Canche (rivière)

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Canche
Illustration
Le haut des gorges de la Canche.
Caractéristiques
Longueur 15,2 km
Bassin collecteur Loire
Régime pluvial
Cours
Confluence Celle
· Localisation La Celle-en-Morvan
· Altitude 325 m
· Coordonnées 47° 00′ 41″ N, 4° 11′ 37″ E
Géographie
Pays traversés Drapeau de la France France
Départements Saône-et-Loire
Régions traversées Bourgogne-Franche-Comté
Principales localités Roussillon-en-Morvan, La Celle-en-Morvan

La Canche est une rivière française qui coule dans le nord du département de Saône-et-Loire, dans le parc naturel régional du Morvan. Elle rejoint la Chaloire à La Celle-en-Morvan pour former la Celle, qui est elle-même un affluent de l'Arroux, qui se jette dans la Loire[1],[N 1].

On ne la confondra pas avec la Canche, fleuve côtier du Pas-de-Calais.

Géographie

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Pont sur la route D 179, au-dessous du barrage.

La Canche prend sa source dans la forêt domaniale de Saint-Prix, sur les pentes du Haut Folin, point culminant du Morvan, à près de 800 m d'altitude. Rejointe par le Méchet au lieu-dit la Croisette, elle s'écoule d'abord en direction du nord-est jusqu'à Roussillon-en-Morvan où elle oblique vers l'est. Sa longueur totale est de 15,2 km[2].

Au-dessus de Roussillon-en-Morvan, son cours est absorbé par un barrage hydro-électrique, après quoi elle se faufile dans le massif granitique par des gorges forestières pittoresques (les gorges de la Canche) sur deux kilomètres environ, jusqu'à la centrale EDF. La cascade dite du Saut de la Canche se situe vers la mi-parcours. Dans la partie inférieure, on trouve des marmites de géant creusées par les tourbillons.

Le cours supérieur de la Canche est longé par la route départementale D 179. Un sentier de randonnée (assez « sportif ») parcourt le fond des gorges. À partir de Roussillon, c'est la D 978 qui l'accompagne jusqu'à La Celle.

Le confluent avec la Chaloire se situe à 330 m d'altitude environ.

Les gorges de la Canche sont classées réserve biologique domaniale, et font partie des sites Natura 2000[3],[4]. Les eaux de la rivière abritent le chabot de rivière et la truite fario, caractéristiques des eaux froides et très oxygénées. Le cincle plongeur s'y rencontre à proximité immédiate, et la vallée est fréquemment survolée par le circaète Jean-le-Blanc. En amont du barrage, on trouve des tourbières dues au sol acide et aux conditions climatiques particulières.

Communes traversées

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La Canche traverse, successivement, le territoire de deux communes :

Le barrage de la Canche

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Retenue et barrage de la Canche, à Roussillon-en-Morvan.

Le barrage et l'usine d'hydroélectricité, construits de 1919 à 1921 par la Compagnie d'électricité de la Grosne, ont été nationalisés et transférés à EDF en 1946. Les installations sont d'origine à l'exception des organes de commande, de transformation et d'évacuation du courant. Le barrage a une hauteur de 7,5 m et une longueur de 72,5 m. Il retient un volume d'eau de 23 600 m3. La puissance maximale de l'usine, fournie par trois groupes turbo-alternateurs, est de 2 500 kW. La production annuelle est d'environ 3,2 millions de kWh.

L'eau circule dans une conduite de 1 657 m de long pour un dénivelé de 106 m. Le courant produit est désormais évacué par une ligne souterraine. L'usine est pilotée depuis la centrale de Bois de Cure, dans l'Yonne[N 2].

Littérature

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Les gorges de la Canche ont été évoquées en ces termes par l'archéologue et écrivain Joseph Bard qui, à l'occasion d'une excursion dans le Morvan, les visita vers 1840 : « La vallée de la Canche est si étroite, qu’aucun passage n’est praticable à son bas-fond : il faut, dès l’entrée, gravir et toujours gravir au milieu des blocs de granit et des ramures incultes de la montagne. Le grand mérite de ce paysage, c’est la variété : à chaque pas, le site change ; l’aspect devient plus solennel et plus étrange à mesure que l’on s’enfonce dans la gorge aux abrupts contours, aux horizons anguleux et heurtés. Ce que j’aime à la Canche, c’est ce mélange de verdure et de rochers, ces dents de granit qui surgissent au milieu des arbres, ces pentes rapides, imprévues, cette absence de toute empreinte du pied de l’homme, ce calme, cette solitude, ce silence qui n’est troublé que par une brise légère, pleine de senteurs végétales, par le murmure du ruisseau qui coule dans le bas-fond de la gorge, et par le chant plus libre, plus fier, plus puissant des oiseaux qui, n’ayant rien à craindre de l’homme dans ce site exceptionnel, agissent ici dans la plénitude de leurs moyens mélodiques. Et puis, la lumière, en jouant à travers ces arbres, au faîte de ces rochers, se décompose et donne les plus surprenants effets. Tout cela est merveilleux d’harmonie l’été […]. Ce qui manque à cette nature, c’est l’étendue. Tout ce paysage est étroit et borné : il n’a point les grandes lignes des sites alpestres, le type druidique d’Uchon, la suavité de Brisecou ; il est attachant, toutefois, et il exalte dans l’âme de ses visiteurs ce sentiment de poésie native et d’indépendance primitive, qui suffit pour donner à l’homme un instant de félicité. »[5]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. Selon une autre interprétation, la Canche se jette dans la Celle (parfois orthographiée Selle) à La Celle-en-Morvan ; la Chaloire étant considérée comme la section médiane de la Celle.
  2. Panneaux d'information installés en 2003 à proximité du barrage.

Références

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  1. Carte IGN au 1:100 000 n° 36 Nevers - Autun, 8e éd. (1996)
  2. SANDRE, « Fiche rivière la canche (K1288000) » (consulté le )
  3. Fiche FR2600982 sur le réseau Natura 2000
  4. Forêts, landes, tourbières de la vallée de la Canche sur le site du Parc naturel régional du Morvan
  5. Texte que l'ancien diplomate publia dans son Journal d’un pèlerin, tome I, Paysages, monuments, récits (ouvrage paru en 1845). Source : Alain Dessertenne, « Une excursion en Morvan avec Joseph Bard en 1845 », revue Images de Saône-et-Loire, n° 220 (novembre 2025), pp. 5-10.