Indrois

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l'Indrois
Illustration
L'Indrois à Villeloin-Coulangé, en 2010.
Caractéristiques
Longueur 59,5 km [1]
Bassin 480 km2
Bassin collecteur Bassin de la Loire
Débit moyen 2,29 m3/s (Genillé) [2]
Régime Pluvial
Cours
Source source
· Localisation Villegouin
· Altitude 185 m
· Coordonnées 46° 59′ 55″ N, 1° 21′ 10″ E
Confluence Indre
· Localisation Azay-sur-Indre
· Altitude 65 m
· Coordonnées 47° 12′ 37″ N, 0° 56′ 47″ E
Se jette dans Indre
Géographie
Principaux affluents
· Rive gauche Frillère et Aubigny
· Rive droite Tourmente et Olivet
Pays traversés Drapeau de la France France
Départements Indre, Indre-et-Loire
Arrondissements Châteauroux, Loches
Cantons Écueillé, Montrésor, Loches
Régions traversées Centre
Principales localités Loché-sur-Indrois, Villeloin-Coulangé, Genillé et Chédigny

Sources : SANDRE:« K74-0300 », Géoportail, Banque Hydro

L'Indrois est une rivière française, qui coule dans les départements de l'Indre et d'Indre-et-Loire, en région Centre-Val de Loire, et un affluent de Indre, donc un sous-affluent de la Loire.

Hydronymie[modifier | modifier le code]

Le nom de l'Indrois est un dérivé en -iscus (suffixe diminutif) du nom de l'Indre ; il apparaît dans un cartulaire de l'abbaye de Cormery en 850 (Andriscus)[3]. C'est Grégoire de Tours qui, le premier, cite l'Indre au VIe siècle sous le nom de fluvium Angerem dans La Vie des Pères (chap. XVIII)[4]. Ce nom est souvent attribué à une évolution du francique anger (prairie herbeuse) d'après la racine ang- ou angr-[5].

Géographie[modifier | modifier le code]

Longue de 59,5 km[1], elle prend sa source dans le département de l'Indre[1], à 185 m d'altitude, vers Villegouin[1]. Son confluent avec l'Indre[1], se trouve près de la commune d'Azay-sur-Indre[1], dans le département d'Indre-et-Loire.

Le confluent avec l'Indre, à Azay-sur-Indre, en 2011.
Le confluent avec l'Indre, à Azay-sur-Indre, en 2011.

Communes et cantons traversés[modifier | modifier le code]

Dans les deux départements de l'Indre et d'Indre-et-Loire, l'Indrois traverse douze communes et deux cantons :

Soit en termes de cantons, l'Indrois prend source sur le canton d'Écueillé, puis poursuit son cours et conflue sur le canton de Loches, le tout dans les arrondissements de Châteauroux et Loches.

Toponymes[modifier | modifier le code]

L'indrois a donné son hydronyme aux trois communes de Loché-sur-Indrois, Chemillé-sur-Indrois et Saint-Quentin-sur-Indrois.

Affluents[modifier | modifier le code]

L'Indrois a vingt-huit tronçons affluents référencés[1] dont :

  • l'Aubigny (rg), 11,7 km sur les deux communes de Loché-sur-Indrois et Chemillé-sur-Indrois[6].
  • La Juberdière (rg), 2,5 km sur la seule commune de Loché-sur-Indrois.
  • le Calais (rd), 9,8 km sur les quatre communes de Loché-sur-Indrois, Villedômain, Préaux et Écueillé.
  • le Roche (rd) 7 km sur les trois communes de Loché-sur-Indrois, Villeloin-Coulangé et Nouans-les-Fontaines.
  • la Tourmente (rd), 20,5 km sur quatre communes avec sept tronçons affluents.
  • l'Olivet (rd), 14,6 km sur trois communes avec trois tronçons affluents.
  • la Frillière (rg) (rg), 3,7 km sur la seule commune de Genillé.

Hydrologie[modifier | modifier le code]

L'Indrois est une rivière moyennement abondante.

L'Indrois à Genillé[modifier | modifier le code]

Son débit est suivi depuis 1977 à Genillé. À une quinzaine de kilomètres de son confluent, Le bassin versant collecté est de 396 km2, c'est-à-dire plus de 85 % du total (480 km2). Le module de la rivière y est de 2,22 m3/s, calculé sur 38 ans, mais les fluctuations saisonnières de débit sont très marquées. Les hautes eaux se déroulent en hiver avec un débit mensuel moyen situé entre 3,44 et 4,65 m3/s, de janvier à mars inclus, avec un maximum en janvier. Dès fin mars, le débit chute progressivement jusqu'aux basses eaux d'été, de juin à octobre ; le débit moyen mensuel peut alors descendre jusqu'à 0,56 m3/s au mois d'août[2].

Débit moyen mensuel (en m3/s)
Station hydrologique : K7433030 - L'Indrois à Genillé - pour un bassin versant de 396 km2[2]
(1977-2015 - données calculées sur 39 ans)
Source : Banque Hydro - MEDDE

Étiage ou basses-eaux[modifier | modifier le code]

À l'étiage, le VCN3 peut chuter jusque 0,18 m3, en cas de période quinquennale sèche, soit 180 litres par seconde, ce qui ne peut être considéré comme sévère, surtout pour un petit cours d'eau.

Crues[modifier | modifier le code]

Les crues peuvent être fort importantes compte tenu de la taille assez réduite du bassin. Les QIX 2 et QIX 5 valent en effet respectivement 53 et 85 m3. Le QIX 10 est de 110 m3/s, le QIX 20 de 130 m3. Quant au QIX 50, il se monte à 150 m3/s.

Le débit instantané maximal enregistré à Genillé a été de 127 m3/s le , tandis que la valeur journalière maximale était de 82,1 m3/s le même jour. Si l'on compare la première de ces valeurs à l'échelle des QIX exposée plus haut, on constate que cette crue était à peine d'ordre vicennal, et donc nullement exceptionnelle[7].

Lame d'eau et débit spécifique[modifier | modifier le code]

Au total, l'Indrois est une rivière irrégulière et moyennement abondante dans le contexte des rivières de plaine du bassin de la Loire. La lame d'eau écoulée dans son bassin est de 180 millimètres annuellement, ce qui est inférieur à la moyenne d'ensemble de la France tous bassins confondus, mais aussi à la moyenne du bassin de la Loire (plus ou moins 244 millimètres). Le débit spécifique de la rivière (ou Qsp) atteint 5,7 litres par seconde et par kilomètre carré de bassin.

Histoire[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

Loisirs[modifier | modifier le code]

Activités nautiques[modifier | modifier le code]

Pêche et poissons[modifier | modifier le code]

Le cours d'eau est de deuxième catégorie ; les poissons susceptibles d’être péchés sont : ablette, barbeau commun, black-bass à grande bouche, brème, brochet, carassin, gardon, goujon, perche, poisson-chat, rotengle, sandre, silure et tanche.

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Écologie et ZNIEFF[modifier | modifier le code]

Une ZNIEFF de type II est décrite depuis 2007 pour 5 067 hectares sur les dix communes de Chambourg-sur-Indre, Chédigny, Chemillé-sur-Indrois, Ferrière-sur-Beaulieu, Genillé, Loches, Loché-sur-Indrois, Saint-Quentin-sur-Indrois, Sennevières, Villeloin-Coulangé : ZNIEFF 240031220 - Massif forestier de Loches[8].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f et g Sandre, « Fiche cours d'eau - L'Indrois (K74-0300) » (consulté le 22 décembre 2011).
  2. a b et c Banque Hydro - MEDDE, « Synthèse de la Banque Hydro - l'Indrois à Genillé (K7433030) » (consulté le 9 mars 2015)
  3. Stéphane Gendron, L'origine des noms de lieux d'Indre-et-Loire : Communes et anciennes paroisses, Chemillé-sur-Indrois, Hugues de Chivré, , 301 p. (ISBN 978 2 91604 345 6), p. 89-90.
  4. (la) Georgius Florentius Gregorius, Ex vitis patrum (lire en ligne), p. 328.
  5. Stéphane Gendron, Les noms de lieux du Centre, Paris, éditions Bonneton, , 232 p. (ISBN 978 2 862 53226 4), p. 37.
  6. Sandre, « Fiche cours d'eau - L'Aubigny (K7434500) » (consulté le 15 février 2014)
  7. « L'Indrois à Genillé », sur le site de Vigicrues.
  8. ZNIEFF 240031220 - Massif forestier de Loches sur le site de l’INPN et sa carte sur le site de la DIREN.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]