Banize

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Banize
Banize
Le bourg de Banize.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Creuse
Arrondissement Guéret
Canton Ahun
Intercommunalité Communauté de communes Creuse Sud-Ouest
Maire
Mandat
Luc Escoubeyrou
2014-2020
Code postal 23120
Code commune 23016
Démographie
Gentilé Banizois, Banizoises
Population
municipale
189 hab. (2016 en augmentation de 11,18 % par rapport à 2011)
Densité 12 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 55′ 55″ nord, 1° 59′ 51″ est
Altitude Min. 471 m
Max. 653 m
Superficie 15,24 km2
Localisation

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Banize est une commune française située dans le département de la Creuse, en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Généralités[modifier | modifier le code]

La Banize au sud du bourg.

Dans la moitié sud du département de la Creuse, en Haute-Creuse, la commune de Banize s'étend sur 15,24 km2. Elle est bordée à l'ouest sur plus de deux kilomètres par le Thaurion et est arrosée par son affluent la Banize.

L'altitude minimale avec 471 mètres se trouve localisée à l'extrême ouest, au nord du lieu-dit le Meigneau, là où le Thaurion quitte la commune et entre sur celle de Chavanat. L'altitude maximale avec 653 mètres est située au nord-est, au puy de l'Arbre[1].

À l'intersection des routes départementales (RD) 10 et 16, le bourg de Banize est situé, en distances orthodromiques, quatorze kilomètres à l'ouest d'Aubusson, la sous-préfecture, et vingt-huit kilomètres au sud-sud-est de Guéret, la préfecture.

Le territoire communal est également desservi par les RD 36 et 940, cette dernière marquant les limites nord et nord-est de la commune.

En provenance de la commune de Chavanat, le GR 4 traverse le territoire communal, passe dans le bourg de Banize et rejoint à l'est du bourg le GR 46 qui continue vers le sud et la commune de Vallière, passant au lieu-dit la Mouline. Au nord-est, sur trois kilomètres, un tronçon commun à ces deux chemins de randonnée passe au lieu-dit la Vallade.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Carte de Banize et des communes avoisinantes.

Banize est limitrophe de cinq autres communes.

Au nord-ouest, son territoire est distant de moins de 400 mètres de celui de Saint-Georges-la-Pouge.

Communes limitrophes de Banize
Chavanat Saint-Sulpice-les-Champs Saint-Michel-de-Veisse
Le Monteil-au-Vicomte Banize
Vallière

Histoire[modifier | modifier le code]

Banize est une commune de maçons-migrants essentiellement vers Paris et Lyon et leurs régions, dans la tradition des maçons de la Creuse (mouvement qui concernait au XIXe siècle 12 % de la population creusoise, et 17 % dans le canton de Saint-Sulpice-les-Champs dont faisait partie la commune), phénomène qui au cours des derniers siècles a façonné la physionomie actuelle du département et bien sûr de la commune. D'un côté, les simples ouvriers-maçons qui investissaient cependant le gain de leurs campagnes dans l'achat d'un lopin de terre pour s'installer et gagner ainsi leur indépendance. D'un autre côté, ceux plus ambitieux, voire opportunistes, qui sont devenus entrepreneurs en bâtiment, dont certains ayant pignon sur rue encore aujourd'hui. La politique de réforme de l'urbanisme du baron Haussmann et les reconstructions post-guerres mondiales leur ont été très favorables : des contemporains de Martin Nadaud, pour citer le plus célèbre d'entre eux, ont créé de véritables dynasties toujours très influentes dans les coulisses du pouvoir, tant la matière est cruciale. Terre ingrate et pauvre, la Creuse a atteint ses lettres de noblesse grâce à la maçonnerie qui est devenue une spécialité creusoise au cours des siècles. On peut parler de véritable ascenseur social, et Banize en est un exemple flagrant au travers des familles Despagnat, Georges, Mazet, Delavallade, Fiallon, Desgranges, Delouis, Chabanaud, etc.[interprétation personnelle][2],[3]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie en 2018.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1791 an II (1793) François Boyer   Prêtre jureur ; officier public
an II (1793) an II (1793) Léonard Desgranges   Maçon laboureur
an II (1793) an III (1800) Joseph Delavallade   Entrepreneur en bâtiment
an III (1800) 1814 Étienne Jarrijon   Juge de paix
1814 1848 Étienne Jarrijon (fils)   Juge de paix
1848 1854 Pierre Desgranges   Maçon propriétaire
1854 1865 Jean-Antoine-François Despagnat   Entrepreneur en bâtiment
1865 1880 François-Toussaint Mazet   Entrepreneur en bâtiment
1880 1881 Antoine Dubrujeaud   Tuilier rentier
1881 1892 François Jamot   Maçon propriétaire
1892 1900 Victor Dubrujeaud   Propriétaire rentier
1900 1919 Victor Chabanaud   Négociant en vins
1919 1925 Gustave Cathy   Propriétaire cultivateur
1925 1935 Joseph Therrine   Ébéniste
1935 1945 Lucien Dizier   Ingénieur agronome
1945 1959 Adrien Pacaud   Cultivateur
1959 1969 Henri Gloumeaud   Filateur
1969 1989 Roger Bord   Ébéniste
1989 1995 Marcel Bouard   Agriculteur
1995 1998 Didier Peyne   Instituteur
1998 2007 Georges Coudert   Agriculteur retraité
2007 2014 Benno Servazeix   Entrepreneur en travaux publics retraité
2014 En cours Luc Escoubeyrou SE Agent d'État (DGDDI)

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[5].

En 2016, la commune comptait 189 habitants[Note 1], en augmentation de 11,18 % par rapport à 2011 (Creuse : -2,5 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
780706710691689732700702686
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
640635573594586618594641612
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
622578623554398354346334307
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
290225172174149134159160182
2016 - - - - - - - -
189--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Sulpice : l'église du XIVe siècle de type « austère » au plan simple et chevet plat, dont l'intérieur est couvert de fresques (dont la restauration est à l'étude) dissimulées sous un badigeon blanc et un autel en pierre lui aussi recouvert de boiseries pour ne pas faillir à la mode en vogue au XVIIIe et XIXe siècles. Elle a subi de très gros dégâts lors de la tempête de décembre 1999 qui ont occasionné de gros travaux de restauration[réf. nécessaire]. L'édifice est classé au titre des monuments historiques en 2007[8]. La châsse en émail champlevé classée au titre des monuments historiques depuis 1889 est en dépôt au musée de Guéret[9].
  • La chapelle mortuaire de la place de Banize[10] : cette chapelle est celle de la famille Georges de Rebéry, hameau de Banize. Si comme en témoigne encore une petite tombe dans le fond de la place, à l'origine le cimetière entourait l'église comme cela était de mise partout en France jusqu'à une disposition de la fin du XVIIIe siècle qui les fit éloigner des centres-bourgs pour des raisons d'hygiène ; le terrain où est élevé cette chapelle appartenait quant à lui à ladite famille, laquelle a voulu l'édifice regardant leur propriété. Elle fit par la suite don de la parcelle, assorti d'une soulte en or à la commune de Banize, moyennant que la municipalité s'engage à entretenir leur dernière demeure pour leur postérité.[réf. nécessaire]
  • Le canon de Banize : la commune de Banize a la particularité de posséder sur sa place un canon de siège de calibre 120, fabriqué à Liège en 1892 pour l'Armée royale belge, pris par l'Armée allemande lors de l'invasion de la France via la Belgique et mis en batterie par celle-ci, puis abandonné sur les champs de batailles des Ardennes après l'armistice de la Première Guerre mondiale, pour être enfin offert par le président Gaston Doumergue en 1924 en ornement du monument aux morts de la guerre de 1914-1918, par l'intermédiaire de son ami Eugène Despagnat (1863-1925), entrepreneur en bâtiment à Paris, président de la Fédération nationale du bâtiment et des travaux publics. C'est cependant tout à fait par hasard qu'il s'est retrouvé à côté de la chapelle de la famille Georges sur la place. En effet, à l'origine placé face à la mairie, à gauche du monument aux morts auquel il est lié, il fut caché en 1944 de la vue de l'aviation alliée dans le bois de Lamand, aujourd'hui disparu, lors des opérations de libération de la France, afin que celle-ci ne l'assimile pas à de la DCA lors des repérages aériens et ne bombarde pas le bourg de Banize par erreur. Il y reste près d'une trentaine d'années jusqu'à ce qu'un régiment en manœuvre le pensant abandonné ne tente de se l'approprier vers 1973. C'est alors qu'à la suite de cet épisode, l'agriculteur du hameau de Lamant, désireux de défricher l'endroit en profita pour le déménager et, ne sachant qu'en faire le déposa à cet emplacement.[réf. nécessaire]

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Joseph Delavallade (1792-1880), né à Banize, résident au hameau du Mas, est un médecin et un homme politique qui s'opposa à la politique du prince-président[11].
  • Eugène Despagnat, né à Meizoux, hameau de Banize, le et décédé à Paris en 1925, entrepreneur en bâtiment à Paris, président de la Fédération nationale du bâtiment et des travaux publics (FNBTP) de 1921 à 1925, mandat pendant lequel il sera à l'origine, de l'Office du BTP pour favoriser la reconstruction des régions dévastées par la guerre du nord-est[Quoi ?], de la Banque corporative du BTP, émanation des chambres syndicales de Paris et du département de la Seine, de l'Union technique du BTP, ainsi que de la Société corporative d'hygiène et de sécurité destinée à lutter contre les accidents du travail. Il est aussi un des pères-fondateurs de l'École nationale des métiers du bâtiment de Felletin. Il fit bâtir comme résidence un manoir style anglais fin XIXe siècle à Meizoux, commune de Banize, assorti d'un cloître dédié à son épouse, extrêmement pieuse.[réf. nécessaire]
  • Victor Despagnat, né à Paris (XVIIe) le et décédé à Meizoux, hameau de Banize, le , frère du précédent, artiste-peintre impressionniste[réf. nécessaire], élève de Tony Robert-Fleury (Académie Julian) et Jules Lefebvre, à qui l'on doit diverses œuvres, dont un tableau de 1897 dans l'église Saint-Sulpice de Banize intitulé « Les disciples de saint Jean-Baptiste ou l'Invention du chef de saint Jean-Baptiste et sa translation à Constantinople », classée au titre des monuments historiques en 2006[12].
  • Auguste Despagnat, dit Jules Despagnat, né le à Paris (XVe) et décédé à Paris en 1942, issu d'une lignée distincte de la famille Despagnat de Meizoux, entrepreneur en bâtiment à Paris, membre de la Chambre syndicale des entrepreneurs de maçonnerie en 1894, en devient vice-président en 1931 au moment où elle crée la Chambre d'apprentissage de la maçonnerie du béton armé et fournisseurs de matériaux de la région parisienne, et président de la nouvelle commission d'apprentissage de la chambre syndicale. Il est aussi un des pères-fondateurs de l'École nationale des métiers du bâtiment de Felletin, première du genre, inaugurée en 1911, financée par des fonds des organismes paritaires. Il était originaire de Lascaux, hameau de Banize, où d'ailleurs il résidait régulièrement.[réf. nécessaire]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Puy de l'Arbre » sur Géoportail (consulté le 18 septembre 2018)..
  2. Archives communales et minutes notariales de Banize
  3. Étude sur les migrations réalisées à partir des archives de Banize (minutes notariales).
  4. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  8. « Église Saint-Sulpice », notice no PA00100003, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 18 septembre 2018.
  9. « châsse dite de saint Sulpice », notice no PM23000102, base Palissy, ministère français de la Culture, consultée le 18 septembre 2018.
  10. Archives communales de Banize.
  11. Archives communales de Banize, archives départementales de la Creuse et archives de la Société archéologique de la Creuse.
  12. « tableau et cadre : les Disciples de saint Jean-Baptiste, ou l'Invention du chef de saint Jean-Baptiste et sa translation à Constantinople », notice no PM23000383, base Palissy, ministère français de la Culture, consultée le 18 septembre 2018.