Relaps

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Un relaps est un catholique retombé dans ce que l'Église catholique considère comme une hérésie alors qu'il y avait solennellement renoncé.

Signification[modifier | modifier le code]

Le terme est issu du latin médiéval relapsus : « retombé dans l'hérésie » (littéralement, « tombé en arrière »)[1].

La question du relaps ne peut se comprendre sans rapport avec le pardon et la réconciliation.[réf. nécessaire] Au IIe siècle du christianisme, nombre d'hétérodoxies furent qualifiées d'hérésies parce que jugées trop dures face aux relaps ou aux simples apostats dont ils refusaient absolument le retour dans la communion de l'Eglise[pas clair], tels les novatiens (Syrie), les mélétiens (Égypte) ou encore les donatistes (Maghreb).

Au Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Jacques de Molay, dernier grand maître de l'Ordre du Temple, fut exécuté comme relaps après être revenu sur les aveux qu'il avait consentis sous la torture[2].

Jérôme de Prague, après avoir abjuré la doctrine de Wyclif et de Hus en , déclara qu'il avait menti et se repentit le devant ses juges. Il fut brûlé vif comme relaps le .

Jeanne d'Arc fut exécutée le comme relaps pour avoir — malgré sa promesse — porté des vêtements d'homme, bien que ses vêtements féminins lui eussent été retirés.

Henri IV, protestant qui se convertit au catholicisme puis revint au protestantisme, fut traité de « laps et relaps »[1].

D'une façon générale, l'Inquisition soupçonnait les conversos d'être relaps et de « judaïser en secret ».

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Définitions lexicographiques et étymologiques de « relapse » du Trésor de la langue française informatisé, sur le site du Centre national de ressources textuelles et lexicales.
  2. BARBER Malcolm (trad. de l'anglais), Le Procès des Templiers, Paris, Tallandier, , 493 p. (ISBN 978-2-84734-429-5).

Voir aussi[modifier | modifier le code]