Saint-Simon (Cantal)

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Saint-Simon
Saint-Simon (Cantal)
Fontaine du centre-bourg.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Cantal
Arrondissement Aurillac
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Bassin d'Aurillac
Maire
Mandat
Nathalie Gardes
2020-2026
Code postal 15130
Code commune 15215
Démographie
Gentilé Saint-Simoniens
Population
municipale
1 127 hab. (2018 en diminution de 1,4 % par rapport à 2013)
Densité 41 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 57′ 50″ nord, 2° 29′ 27″ est
Altitude 670 m
Min. 655 m
Max. 1 031 m
Superficie 27,27 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Aurillac
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Vic-sur-Cère
Législatives Première circonscription
Localisation
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Liens
Site web http://www.saintsimon15.fr

Saint-Simon est une commune française située dans le département du Cantal, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Saint-Simon est traversée par la Jordanne. La commune est composée des hameaux de Belliac, Boussac, Lasvergnes, Rouffiac, Saint-Jean-de-Dône et Oyez.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Simon est une commune rurale[Note 1],[1]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Aurillac, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 85 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (78,9 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (79,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (45,4 %), prairies (33,5 %), forêts (16,4 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (2,7 %), zones urbanisées (1,9 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Habitat et logement[modifier | modifier le code]

En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de 602, alors qu'il était de 580 en 2013 et de 553 en 2008[I 1].

Parmi ces logements, 79,9 % étaient des résidences principales, 13,8 % des résidences secondaires et 6,3 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 97,3 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 2,5 % des appartements[I 2].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Saint-Simon en 2018 en comparaison avec celle du Cantal et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (13,8 %) inférieure à celle du département (20,4 %) mais supérieure à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 86,5 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (84,5 % en 2013), contre 70,4 % pour le Cantal et 57,5 pour la France entière[I 3].

Le logement à Saint-Simon en 2018.
Typologie Saint-Simon[I 1] Cantal[I 4] France entière[I 5]
Résidences principales (en %) 79,9 67,7 82,1
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 13,8 20,4 9,7
Logements vacants (en %) 6,3 11,9 8,2

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

L'ancien nom de Saint-Simon était saint Sigismond, saint patron de l'église paroissiale qui comportait un cloître et qui appartenait à l'abbaye d'Aurillac, comme faisant partie du patrimoine du comte Géraud d'Aurillac.

L'abbé d'Aurillac possédait trois hautes justices, celle de la ville, celle du Bex et celle de Belliac qui ont été réunies à la fin du XVIIIe siècle à la justice royale du présidial d'Aurillac.

Dans le village de Belliac l'abbaye possédait un bois nommé Gerbert et une terre appelée del Pontifex que la tradition considère comme témoignages que Gerbert d'Aurillac est originaire de ce lieu[8]. Cette localisation n'est pas reprise dans sa biographie par Pierre Riché qui se limite en 1987 à rapporter que Sylvestre II était un Aquitain[9], et qu'il avait été instruit dans l'école interne du monastère d'Aurillac. En 817, Louis le Pieux avait réservé aux oblats l'accès aux écoles internes des monastères, instituant pour les autres enfants des écoles externes. Dans son Histoire de Gerbert, pape de l'An Mil publiée en 2000, Florence Trystam montre l'invraisemblance de la légende de Gerbert, petit pâtre gardant les troupeaux qui aurait été remarqué par l'abbé d'Aurillac. Elle présente Gerbert comme un oblet, et rappelle que selon les usages du temps, il « était le fils d'une famille libre de la région », « ses parents le confièrent au monastère le plus proche », vers dix ans pour y être instruit et devenir moine, « nanti d'une dot, sans doute une terre qui assurait son entretien »[10], et ce sont ces terres données par les parents de Gerbert dont l'abbaye aura conservé le nom.

En 1821, le paroisse de Saint-Jean-de-Donne, ancienne commanderie de l'Ordre de Malte, a été réunie à la commune de Saint-Simon.

En 1874, Velzic est détachée de Saint-Simon et érigée en commune indépendante.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
avant 1981 ? Bernard Veyrat    
mai 1929 mai 1933 Barthélémy Galéry Radical Socialiste Pâtissier
mars 1959 mars 1971 Pierre Moussarie   Receveur principal
mars 2001 mars 2008 Jean-Louis Coudon    
mars 2008 mai 2020 Daniel Fabre DVD Représentant de commerce
mai 2020 En cours Nathalie Gardes[11] SE  

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[13].

En 2018, la commune comptait 1 127 habitants[Note 3], en diminution de 1,4 % par rapport à 2013 (Cantal : −1,54 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 5381 3211 6171 4601 5631 5051 6231 5751 493
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 5311 4871 5401 5011 4511 4351 4801 4271 351
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 3561 2511 2201 1491 1131 0691 053880878
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
8468421 0079599891 0181 0711 0791 086
2013 2018 - - - - - - -
1 1431 127-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Rugby à XV

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Plusieurs bâtiments sont classés au titre des monuments historiques[16] :

  • Aigueparses ;
  • Belair, hameau sur le plateau ;
  • Belliac, village où se trouvait jusqu'à la fin du XVIIIe siècle une chapelle à l'invocation de Notre-Dame avec en dessous une source et un moulin à papier. Le Puy Gerbert, où se trouve une stèle commémorant la naissance en 947[17] de Gerbert, pourrait être le site d'un ancien castrum ; un bois Gerbert est attesté dès le XVIe siècle dans un acte.
  • Boussac, village situé sur la montagne vers Polminhac et ancien fief qui possédait une chapelle desservie tous les jours sauf à Noël et Pâques ;
  • Caluche, hameau ;
  • La Bastide, domaine avec ancien château ruiné, construit fin XVe siècle par Guy de Marcenat marié à Anthoinette du Cheylar, dame en partie de Labeau en 1508 ; possédé au XIXe siècle par la famille Esquirou de Parieu ;
  • Le Bourg, où se trouvent l'église, la mairie, le tilleul Sully, le vieux pont, le terrain de sport ;
  • Le château de Clavières (XVIIIe siècle) ISMH et gros village sur la rive gauche de la Jordanne ;
  • La Carrière, hameau au bord de la Jordanne ;
  • La Croix-de-l'Arbre, citée en 1452, sur le bord de la route des crêtes allant d'Aurillac au château de l'ancien château de Lapeyre qui appartenait à une branche de la famille de Tournemire ;
  • Dône, ancien oppidum qui figurait dans le codicille du testament de saint Géraud d'Aurillac, appartenait ensuite au célerier de l'abbaye d'Aurillac;
  • Fontrouge, hameau ;
  • Le château de la Force ruiné (XVIe siècle) ;
  • Le château de Labeau (XVIIe siècle);
  • Le château de Lalaubie (XVe siècle-XVIIIe siècle) (site classé et bâtiment ISMH) ;
  • La Réginie ;
  • La Sagne ;
  • La Veyrine, petit château situé entre Nozerolles et Dône, relevait pour moitié du célerier de l'abbaye et pour moitié de la commanderie de Saint-Jean ;
  • Las Granges, hameau ;
  • Las Rialles ;
  • Las Vergnes ;
  • Lestrade ;
  • Marcou, hameau cité dans le codicille du testament de Saint Géraud, appartenait ensuite au célerier de l'abbaye ;
  • Le Martinet, ancien moulin à cuivre, ou Martinet, qui a fonctionné jusqu'au XIXe siècle, grange à abside du XVIIIe siècle (ISMH), château du XIXe siècle avec parc remarquable sur les bords de la Jordanne ;
  • Mazeirac ;
  • Mazic, fief et petit château qui a donné son nom à une branche de la famille Cambefort, orangerie construite en 1852 ;
  • Mirabel ;
  • Nozerolles ;
  • Le château d'Oyez motte (XIIe siècle) et logis (XVIe siècle) (ISMH) ainsi que son jardin botanique ;
  • Pont en pierre, place de l'église. Il desservait la route qui remontait la vallée passant sur la rive gauche de la Jordanne qui a été abandonnée au début du XVIIIe siècle pour une nouvelle route passant rive droite ;
  • Roudadou, hameau proche de Labeau avec domaine dominant le vallon de Reilhaguet ;
  • Rouffiac ;
  • Sagergues ;
  • Salesse ;
  • La commanderie de Saint-Jean-de-Donne, village avec une chapelle entourée de son cimetière,
  • L'église de Saint-Sigismond, devenue Saint-Simon, qui possédait un cloître, a été fortement restaurée au XIXe siècle. Elle englobe la tour Saint-Géraud du XIIe siècle. Un ensemble de fresques réalisées en 2005 par le peintre hongrois Gabor Szinte retrace en douze tableaux la vie et les œuvres du pape Sylvestre II, natif de la paroisse. Plusieurs éléments mobiliers sont classés[18]:

ainsi que diverses pièces d'orfèvrerie.

  • Le tilleul Sully place de l'Église.

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Gerbert d'Aurillac
  • D'après la tradition, Belliac est le village natal de Gerbert d'Aurillac, pape sous le nom de Sylvestre II (de 999 à 1003).
  • Jean-Baptiste Veyre, (1798-1876) instituteur à Saint-Simon, écrivain et poète en langue d'Oc, est l'auteur des Piaoulats d'un reïpetit, recueil de poésies patoises, publié en 1860, à Aurillac, imprimerie Picut. Une fontaine est érigée en son hommage Place de la Pradelle (vers 1908).
  • Pierre Moussarie (1910-1978), poète, receveur principal des P.T.T., maire de Saint-Simon

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

Site de l'Insee[modifier | modifier le code]

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. Dictionnaire statistique et historique du Cantal, article Saint-Simon.
  9. Riché 1987, p. 19
  10. Florence Trystam, Histoire de Gerbert, pape de l'An Mil, 2000, Le Regain Éditeur, pages 14-15.
  11. « Nathalie Gardes élue maire », sur La Montagne, (consulté le )
  12. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  16. Saint-Simon dans la base Mérimée
  17. Gerbert d'Aurillac était âgé de 20 ans en 967, lorsqu'il quitte l'abbaye d'Aurillac avec le comte de Barcelone pour aller continuer ses études en Catalogne.
  18. Saint-Simon dans la base Palissy

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]