Giou-de-Mamou

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Giou-de-Mamou
Manoir de Falhiès à Giou de Mamou
Manoir de Falhiès à Giou de Mamou
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Cantal
Arrondissement Aurillac
Canton Vic-sur-Cère
Intercommunalité Communauté d'agglomération du bassin d'Aurillac
Maire
Mandat
Frédéric Godbarge
2014-2020
Code postal 15130
Code commune 15074
Démographie
Population
municipale
762 hab. (2014)
Densité 54 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 55′ 58″ nord, 2° 30′ 53″ est
Altitude Min. 616 m – Max. 966 m
Superficie 14,23 km2
Localisation

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Giou-de-Mamou

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Giou-de-Mamou est une commune française située dans le département du Cantal, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Giou de Mamou appartient à la partie de l'Auvergne-Rhône-Alpes anciennement connue sous le nom de Haute-Auvergne. Les Habitants de Giou-de-Mamou sont appelés les Mamouviens[réf. souhaitée].

Giou-de-Mamou est situé à 6 km au nord-est d'Aurillac. Le village est entouré par les communes de Yolet, Saint-Simon et d'Arpajon-sur-Cère.

Giou-de-Mamou est situé à 746 mètres d'altitude, le ruisseau le Mamou est le principal cours d'eau qui traverse la commune. Il est divisé en branches : l'une traversant le village principal et l'autre traversant le lieu-dit de Mamou. Ce ruisseau prend sa source sur le Plateau du Coyan.

Le parc naturel régional des volcans d'Auvergne se situe à environ 10 km de Giou-de-Mamou.

Les principaux hameaux de Giou-de-Mamou sont Carnéjac, Cavanhac, Espériès et Mamou[1].

Vue hivernale d'Espériès, Giou-de-Mamou, Cantal

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestée sous la forme Jovis en 1378.
Le nom même de Giou-de-Mamou serait d'une origine antique et indiquerait que Jupiter (Jovis) y était adoré.[réf. nécessaire]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le rocher de Giou-de-Mamou a probablement été occupé dès l'époque celtique. Il reste ainsi quelques vestiges mégalithes sur le plateau de l'Hôpital - situé a quelques kilomètres du bourg. Le nom même de Giou-de-Mamou serait d'une antique origine et indiquerait que Jupiter (Jovis) y était adoré. L'église et le bourg actuels ont vraisemblablement été fondés sur un ancien sanctuaire roman.

Les vestiges du château-fort de Giou sont encore visibles en amont de l'église[2].

La Maison de Giou est une ancienne et illustre Maison de la Haute Auvergne, dont plusieurs de ce nom ont rendu de grands services à l'Etat et à Malte et ont toujours servi avec distinction . Il est rapporté par Bozio en 1643 qu'il y eut plusieurs chevaliers de la Maison de Giou, entr'autres :

- Géraud de Giou - fut abbé de Valette en 1232

- Claude de Giou, commandeur de Carlat - tué au siège de Rhodes en 1470

- Pierre de Giou Général des Galères,

lequel, au retour de la prise de Pignon, passa à Marseille,où était le roi Charles IX, y fit livrer un combat de galères pour amuser Sa Majesté, lui donna sur son bord une somptueuse collation, fit des présents à toute la Cour, et accompagna le Roi à Arles dont il reçut une belle chaine d'or.

Lors du siège de Malte, il rendit de grands services à l'Ordre, en fut fait Maréchal, et nommé 2 fois ambassadeur. Il mourut en retournant à Malte où il espérait être nommé Grand Maitre.

- Jacques 1er de Giou, - décédé en 1577 - époux de Catherine de Durfort. Le curé rendit responsable celle-ci de la pénétration du calvinisme dans la Maison de Giou

- Jacques II de Giou - né en1530 Chevalier; Gouverneur de Calvinet - déclaré adjudicataire en charge de la démolition des châteaux de Murat et de Carlat

- Lévi de Giou -(dit Louis) - décédé en 1622 - Gouverneur de Calvinet , écuyer de Catherine de Bourbon, duchesse d'Albret, la soeur du Roi Henri IV.

Il défit le Duc de Joyeuse dans les plaines de Montautran; sur quoi le Roi lui écrivit pour le remercier. Plusieurs lettres du Roi Henri IV, écrites à Lévi, lui furent adressées à Calvinet: l'une, datée du camp d'Etampes le 23 novembre 1592; une autre écrite à Saumur le 3 mars 1593, la troisième écrite à Chartres le 11 octobre 1593, et la quatrième, écrite de Paris le 3 mars 1597 . Toutes signées Henri; lequel le convia à son sacre.

- Jacques III de Giou - décédé en 1627 - époux de Marie de Murat Ils eurent 4 enfants, dont Théophile, né et décédé en 1643 enseveli dans l'église.

- Jacques IV de Giou - décédé en 1676 - Gentilhomme de la chambre du Roi Louis XIII et de sa fauconnerie - marié en 1627 à Marie de Murat - tous deux protestants.

- Marie de Giou, - 1634-1689 - épouse de Claude de Blancher, Marquis de Lastages de Falcimagne. Le mariage fut protestant, mais Marie fut contrainte d'abjurer en 1685

Le 16 mars 1697, sur ordre de perquisition de l'intendant d'Ormesson suite à une dénonciation, Jean de Boschatel, conseiller au Baillage d'Aurillac, accompagné d'Antoine de Senezergues, avocat du Roi et de Jean Vernhes, vicaire général , enfoncèrent la porte de la bibliothèque du château et soulevèrent les planchers ; ils trouvèrent une centaine d'ouvrages dissimulés dont les auteurs étaient calvinistes. Le Château était alors vide de ses propriétaires, cette branche de famille étant éteinte.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1989 2001 Jean Estival    architecte
2001 2014 Gabriel Peyronnet    retraité
2014 en cours
(au 16 juillet 2014)
Frédéric Godbarge[3] PS Cadre

Climat[modifier | modifier le code]

À l'image de la majeure partie du département du Cantal, Giou-de-Mamou dispose d'un climat de moyenne montagne avec un enneigement hivernal pouvant varier en fonction des années. La commune est par ailleurs connue pour les très grandes différences de températures qu'on peut y relever entre l'hiver et l'été. En effet, le mercure peut chuter en dessous des −10 °C les matinées les plus froides de l'hiver aussi bien qu'il peut aisément franchir la barre des 30 °C les journées les plus chaudes d'été. La température nocturne ne dépasse en revanche presque jamais les 10−15 °C même en été. Par ailleurs, les automnes sont en général assez doux et ensoleillés tandis que les printemps sont souvent très pluvieux[réf. souhaitée].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[5],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 762 habitants, en augmentation de 2,42 % par rapport à 2009 (Cantal : -1,2 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
679 480 649 685 656 673 681 687 664
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
694 631 635 611 607 600 569 630 612
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
582 554 560 465 461 502 473 448 478
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
446 427 461 648 677 697 721 743 762
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Bonnet du XVe siècle[8], classée aux monuments historiques[réf. souhaitée], entièrement rénovée. Vitrail de l'artiste contemporain Jean Labellie.
  • Quelques vestiges du Château

Sports[modifier | modifier le code]

Le club de football de l'US Giou-de-Mamou qui comprend une équipe sénior et une équipe de jeunes est l'unique club sportif de la commune.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Pour en savoir plus :

  • Nos ancêtres auvergnats, L'immigration auvergnate en Bretagne, Serge Duigou, Éditions Ressac, Quimper, 2004. [le mouvement migratoire qui partit de l'Aurillacois vers la Bretagne aux XVIIIe et XIXe siècles - et notamment de Giou-de-Mamou avec les Cantuel, Desbans, Mamou, etc]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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