Ytrac

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Ytrac
Ytrac
Château Lamartinie à Ytrac.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Cantal
Arrondissement Aurillac
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Bassin d'Aurillac
Maire
Mandat
Bernadette Ginez
2020-2026
Code postal 15000 et 15130
Code commune 15267
Démographie
Gentilé Ytracois, Ytracoises
Population
municipale
4 315 hab. (2018 en augmentation de 6,2 % par rapport à 2013)
Densité 112 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 54′ 46″ nord, 2° 21′ 48″ est
Altitude Min. 517 m
Max. 665 m
Superficie 38,37 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Aurillac
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Aurillac-1
Législatives Première circonscription
Localisation
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Liens
Site web ytrac.fr

Ytrac est une commune française située dans le département du Cantal, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants sont appelés les Ytracois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune de l'aire urbaine d'Aurillac située à l'ouest d'Aurillac dans le Massif central, au sud-ouest des monts du Cantal.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Ytrac est limitrophe de sept autres communes.

Carte de la commune de Ytrac et de ses proches communes.

Localisation[modifier | modifier le code]

Lieux-dits ou hameaux[modifier | modifier le code]

La commune comprend trois bourgs bien distincts : le Bex, Espinat et Ytrac.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est arrosée par les rivières Cère et Authre,

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 3 837 hectares ; son altitude varie de 517 à 665 mètres[1].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Ytrac est une commune rurale[Note 1],[2]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Aurillac, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 85 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[5],[6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (77,7 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (79,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (47,2 %), prairies (30,5 %), forêts (13,1 %), zones urbanisées (8 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1,2 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[8].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme Acteracense en 930[9] et sous la forme latine Ytracum en 1328, puis sous les formes Itrac en 1339, Ytract en 1449.

Eitrac en occitan.

On voit dans Ytrac, l'ancien Acteracum[9].

Histoire[modifier | modifier le code]

Pendant plusieurs siècles (sans doute depuis le XVe siècle), les habitants d'Ytrac ont participé, comme d'autres communes alentour, à un commerce fructueux avec l'Espagne, en particulier avec Madrid, où des comptoirs commerciaux auvergnats[10],[11] étaient établis et où les Ytracois allaient passer quelques années puis revenaient (les statuts des comptoirs interdisaient aux membres de se marier en Espagne). Ce fut le cas par exemple d'Arsène Vermenouze. Le déclin de ces comptoirs a commencé après les représailles suite aux invasions napoléoniennes, mais ils ont survécu jusqu'au début du XXe siècle.

Au XVIIIe et au début du XIXe siècle, de nombreux habitants d'Ytrac, marchands chaudronniers forains, prenaient le chemin de la Bretagne pour des campagnes de dix-huit à vingt-quatre mois. Un nombre significatif se sont mariés avec des Bretonnes et ont fait souche dans l'Ouest armoricain. Parmi eux, des Dandurand, Belmon, Conros, Cros, Delbort, Delmas, Dubois, Hébrard, Lescure, Miroux, Manhes, Prunet, Puech, Simon, Taulet, Vidal, etc. [Note 3]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au recensement de 2017 étant compris entre 3 500 habitants et 4 999 habitants, le nombre de membres du conseil municipal pour l'élection de 2020 est de vingt-sept[12],[13].

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Commune faisant partie de la première circonscription du Cantal de la communauté d'agglomération du Bassin d'Aurillac et du Canton d'Aurillac-1 (avant le redécoupage départemental de 2014, Ytrac faisait partie du Canton d'Aurillac-2[14]).

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1977 1983 Raymond Benet    
1983 juin 1995 Fernand Froger    
juin 1995 mars 2008 Bernard Filhol RPR  
mars 2008 mars 2014 Thierry Galeau PS[15] puis PG  
mars 2014 juillet 2019
(Décès)
Roland Cornet[16] DVD Retraité de l'enseignement, conseiller départemental
du canton d'Aurillac-1 (2015-2019)
18 juillet 2019 En cours
(au 2 juin 2020)
Bernadette Ginez[17],[18] DVD  

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[19]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[20].

En 2018, la commune comptait 4 315 habitants[Note 4], en augmentation de 6,2 % par rapport à 2013 (Cantal : −1,54 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 5311 3131 6161 6411 7421 7091 6231 6101 626
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 6471 5511 5581 5011 5281 6091 6581 6211 667
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 5821 6211 6191 4281 2421 2021 2821 2381 265
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
1 2591 2371 6432 6733 3673 3303 7183 9374 246
2018 - - - - - - - -
4 315--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[21] puis Insee à partir de 2006[22].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[23] 1975[23] 1982[23] 1990[23] 1999[23] 2006[24] 2009[25] 2013[26]
Rang de la commune dans le département 22 14 6 5 5 5 4 4
Nombre de communes du département 268 258 258 260 260 260 260 260

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Activités sportives[modifier | modifier le code]

Pétanque, tennis, football, judo[27],

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

De 2008 à 2014, la commune a mené une forte politique environnementale :

– lutte contre le projet d'enfouissement de déchets dans la forêt de Branviel, en collaboration avec l'association COLSEB. Le projet est aujourd'hui ajourné ;

– la municipalité met en place une politique de 100 % bio favorisant les circuits-courts dans ses deux cantines ;

– pratique du zéro pesticide pour l'entretien des espaces verts et à ce titre a bénéficié du label de niveau 3 « ne plus traiter chimiquement » ;

– mise en place d'une carte de la biodiversité ;

– Ytrac reçoit en 2013 une « Libellule », récompense décernée par l'association NATUREPARIF – sous le patronage du ministère de l'Écologie et du secrétariat exécutif de la Convention sur la diversité biologique – lors du concours « capitale française de la biodiversité ».

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Voir Nos ancêtres auvergnats, l'immigration auvergnate en Bretagne, Serge Duigou, Ressac, Quimper, 2004.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  2. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  8. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  9. a et b Joseph Vendryes - 1964 - Études celtiques - Volume 1 - Page 378.
  10. Rose Duroux, « Les boutiquiers cantaliens de Nouvelle-Castille au XIXe siècle », Mélanges de la Casa de Velázquez, vol. 21, no 1,‎ , p. 281–307 (ISSN 0076-230X, DOI 10.3406/casa.1985.2447, lire en ligne, consulté le )
  11. (es) « Les auvergnats de Castille (Document en espagnol) »
  12. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  13. https://elections.interieur.gouv.fr/municipales-2020/031/031120.html
  14. Décret no 2014-149 du 13 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département du Cantal
  15. Aurillac - Le maire d'Ytrac Thierry Galeau quitte le Parti socialiste., sur Ma Ville Aurillac
  16. « Roland Cornet, le maire d'Ytrac (Cantal) est décédé », sur lamontagne.fr, (consulté le )
  17. « Bernadette Ginez succède à Roland Cornet et devient maire d'Ytrac (Cantal) », sur La Montagne, (consulté le )
  18. « Bernadette Ginez, réélue à la tête de la municipalité, a présenté son programme de développement », sur La Montagne, (consulté le )
  19. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  20. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  21. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  22. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  23. a b c d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le ).
  24. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le ).
  25. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le ).
  26. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le ).
  27. https://www.ytrac.fr/fr/
  28. Gilbert Laconche, Légendes et diableries du Cantal : contes des veillées d'autrefois, Guéret, Verso, (ISBN 2903870616, lire en ligne), p. 31 (44° 56′ 11″ N, 2° 25′ 02″ E)