Dislocation de l'URSS

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Façade du Grand Palais du Kremlin en 1982 (haut) puis 2008 (bas), les lettres CCCP (URSS) ayant été remplacées par les armoiries de la Russie.

La dislocation de l'URSS est le processus politique qui conduit en 1990 et 1991, à la dissolution de l'Union soviétique en tant qu'État fédéral en plusieurs États indépendants issus des Républiques de l'URSS. Ce processus s'inscrit dans la chute des régimes communistes en Europe que n'ont pu empêcher ni la glasnost (transparence) ni la perestroïka (réforme, restructuration) promues par Mikhaïl Gorbatchev. Il conduit à l'effondrement du pouvoir absolu du Parti communiste de l'Union soviétique sur la vie politique soviétique, malgré la vaine tentative de putsch de Moscou en août 1991. Il débouche sur la création de la Communauté des États indépendants, à géométrie plus variable que l'URSS, mais qui maintient en partie la cohésion de l'ensemble ex-soviétique autour de la Russie.

Accession des républiques nationales à l'indépendance[modifier | modifier le code]

Ville de Douchanbé, capitale du Tadjikistan, placée sous la loi martiale en février 1990.

(entre parenthèses, les dates de déclaration ou restauration d'indépendance)

Elle provoqua ainsi l'indépendance des quinze républiques socialistes soviétiques transformées en pays (dans l'ordre de la déclaration d'indépendance) :

La dissolution officielle de l'URSS le prend en compte et reconnaît les indépendances de ces républiques qui sont admises à l'ONU en 1991/92, à l'exception de la Biélorussie et de l'Ukraine, qui en étaient déjà membres depuis 1945, aux côtés de l'Union, en tant que RSS d'Ukraine et RSS de Biélorussie.

Tentative de putsch[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Putsch de Moscou.
Chars soviétiques T-80 sur la place Rouge durant le putsch de Moscou en 1991.

En août 1991, un putsch tenté par les « communistes conservateurs » opposés aux réformes, mais néanmoins membres du gouvernement, montra à quel point la position de Gorbatchev s'était fragilisée au fil du temps. Le complot échoua en partie grâce à l'intervention de Boris Eltsine, le leader réformiste alors à la tête de la République socialiste fédérative soviétique de Russie, qui était de loin, la plus importante des quinze républiques socialistes soviétiques formant l'Union. Comprenant que celle-ci ne pouvait plus être réformée, Boris Eltsine, ainsi que ses homologues d'Ukraine, Leonid Kravtchouk, et de Biélorussie, Stanislaw Chouchkievitch, se rencontrèrent à Minsk le et conclurent les accords de Belaveja, selon lesquels l'Union soviétique devait être dissoute.

Gorbatchev tenta vainement de s'opposer à l'inéluctable. Les présidents de onze des quinze ex-républiques soviétiques (les trois républiques baltes d'Estonie, de Lettonie et de Lituanie, ainsi que la Géorgie, ayant boycotté la réunion), se rencontrèrent le 21 décembre à Alma-Ata, au Kazakhstan et entérinèrent la décision prise à Minsk[1]. Tous s'entendirent pour que le siège de membre permanent au Conseil de sécurité de l'ONU que détenait l'Union soviétique revienne à la Russie.

La dissolution devint effective cinq jours plus tard, le , le lendemain de la démission de Gorbatchev de la présidence de l'Union soviétique le .

Communauté des États indépendants[modifier | modifier le code]

La création de la Communauté des États indépendants (CEI), qui suivit la dislocation de l'Union soviétique constitue une tentative de conserver une structure de coordination et de coopération entre les anciennes républiques afin de préserver des liens économiques, politiques et militaires, au sein de ce qui fut jadis un seul État fortement centralisé. Au fil des ans, la CEI n'a cependant pas réussi à devenir une institution forte et efficace du même type de l'Union européenne et demeure plutôt un forum consultatif non contraignant.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « L'URSS décède à seulement 69 ans », sur herodote.net (consulté le 11 décembre 2011)