Résistance anticommuniste roumaine

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La Résistance anticommuniste roumaine est un mouvement populaire roumain de lutte contre la dictature du Parti communiste roumain (6 mars 1945-22 décembre 1989). Elle fut active à partir de 1944 et dura pendant plus de trente années, certains groupes de combattants isolés subsistant en effet jusqu'au milieu des années 1970[note 1]. En Roumanie, l'opposition armée fut la première forme de résistance et l'une des plus organisées contre la « terreur rouge » du régime communiste à ses débuts. Ce n'est qu'après la chute du dernier chef communiste Nicolae Ceaușescu, fin 1989, que les détails de ce mouvement, jusque-là scellés par le secret d'État, furent rendus accessibles aux historiens et aux familles, qui tentent de les porter à la connaissance du public. Les Roumains connaissaient déjà l'existence de « bandes armées fascistes manipulées par les impérialistes étrangers »[1] via la propagande communiste qui les évoquait de temps en temps, notamment pour expliquer ses échecs. Les faits étaient déformés par ces récits faisant passer les résistants pour de vulgaires bandits.

Dispersés mais relativement nombreux, de petits groupes armés, se dénommant parfois eux-mêmes « haidoucs », essentiellement réfugiés dans les Carpates, se cachèrent pendant des années des autorités. L'un des derniers combattants fut éliminé dans les montagnes du Banat en 1962, tandis qu'un autre maquisard des Monts Făgăraș fut capturé en 1976. La Résistance roumaine fut l'un des mouvements de résistance les plus durables au sein du Bloc de l'Est[2]. Il est important de souligner que le sujet est une découverte relativement récente en Roumanie, grâce à l'ouverture partielle des archives de la Securitate, la police politique secrète roumaine, qui a permis d'examiner des faits historiques précis, parfois inconnus des historiens avant 2005[3]. Ce processus est bien avancé en 2017, cela malgré une quantité considérable d'archives à analyser, ainsi que la disparition d'une partie des dossiers[4]. De nouvelles recherches et découvertes apporteront probablement d'autres perspectives et éclairages sur le sujet.

Carte de la Roumanie indiquant par des points rouges les principaux points de résistance armée.
Carte de la Roumanie indiquant par des points rouges les principaux points de résistance armée.

Genèse[modifier | modifier le code]

En mars 1944, l'Armée rouge envahit la Bucovine septentrionale, alors province du Royaume de Roumanie, allié du Troisième Reich. Le premier acte de résistance est officiel et organisé par le Grand État-Major Roumain : un bataillon spécial, unité territoriale de l'Armée roumaine est créé[5],[6],[7] et entraîné pour lutter contre l'envahisseur soviétique[8] et le NKVD : le Bataillon fixe régional de Bucovine (ro)[9].

Trains de réfugiés roumains fuyant la Bucovine, occupée par les troupes soviétiques.
Réfugiés de Bessarabie fuyant l'occupation en juin 1940.
Réfugiés de Bessarabie fuyant l'occupation en juin 1940.

Des centaines de Roumains fuient alors la terreur soviétique et les déportations[10],[11] ,[12] pour se réfugier dans les forêts. Ils constituent des guérillas antisoviétiques par groupes de 15 à 20 personnes[13],[6],[5]. Les premiers groupes de maquisards se développèrent ainsi au nord de la Bucovine, parfois encadrés et soutenus par le commandement militaire allemand, mais toujours dirigés par des Roumains. Constitué uniquement de volontaires locaux, ce bataillon atteindra l'effectif de 1378 combattants réparti en trois compagnies. Un officier de réserve était chargé de l'instruction militaire des volontaires.

Le 23 août 1944, la Roumanie rejoint les Alliés et déclare la guerre à l'Allemagne nazie. Toutefois les Alliés attendent jusqu'au date 12 septembre 1944 pour signer l'armistice avec la Roumanie, période durant laquelle l'Armée rouge agit comme en pays conquis, se livrant au pillage et à de nombreuses exactions[13]. Une fois les dernières forces allemandes chassées du pays, les forces soviétiques disposent de toute liberté en Roumanie. Le gouvernement roumain n'a alors plus aucune autorité sur la Bessarabie et la Bucovine septentrionale, régions officiellement cédées à l'URSS en juillet 1940[note 2]. Dans ce contexte, la plupart des groupes de volontaires de Bucovine sont dissous, certains se maintinrent cependant dans les montagnes où ils restèrent actifs. Traqués par le NKVD, exécutés ou déportés au Goulag. On retrouve des traces d'existence de cette première résistance jusqu'en octobre 1944[14].

En mai 1946, le Général Aurel Aldea (ro), ancien ministre de l'Intérieur du gouvernement Sănătescu, est arrêté et accusé d'avoir réuni sous son commandement plusieurs groupes « subversifs ». En réalité, le MNR « Mouvement National de Résistance » embryonnaire[15],[16] qu'il tentait de coordonner, ne représentait qu'une faible menace[17],[IG 1],[18],[19] face à l'établissement du régime communiste.

Les élections législatives roumaines de 1946, largement entachées de fraudes et d'intimidations, dans un pays entièrement occupé par les troupes soviétiques, favorisèrent la fusion des forces anticommunistes. Un Comité national roumain installé à Paris en 1948[20],[21] chargé, dans l'espoir d'une intervention de l'Ouest, d'informer les gouvernements occidentaux sur la situation roumaine, est aussi en contact avec quelques résistants sur le sol roumain. Cependant aucune structure de coordination, ni un commandement central ne verra jamais le jour.

Début du mouvement de résistance armée[modifier | modifier le code]

Au début de l'automne 1948, de petits groupes, parfois de simples individus, passèrent dans la clandestinité dans les Carpates. Ils constituèrent ainsi des points de résistance armés divers, dans ce qui fut un mouvement totalisant plusieurs milliers de personnes. Les rebelles venaient de toutes les couches sociales et de toutes les régions du pays. Ces groupes sont indépendants mais communiquent parfois entre-eux par messages. Il est possible d'identifier trois formes différentes[22] de manifestation de la Résistance : des tentatives d'une résistance armée organisée et conduite par des officiers mis en réserve (tels le colonel Uță, le lieutenant-colonel Arsenescu et le Major Dabija), des actes de désobéissance civile concrétisés par des mouvements de réfugiés dans les montagnes et la création de dépôts d'armements comme de centres de résistance et d'abris pour ceux recherchés par la police politique.

Facteurs déterminants[modifier | modifier le code]

Mise en place brutale d'une politique communiste[modifier | modifier le code]

Un ensemble de mesures radicales bouleversant la société, laisse de côté des pans entiers de la population active ou oblige les roumains à une adaptation nécessitant une obéissance totale. Ce cadre inflexible a évidemment abouti à un rejet du régime et à un refus de participation à une démolition de la société existante par de nombreux citoyens. La position constitutionnelle de jure du Parti communiste roumain comme « parti unique et organe dirigeant de l’état », interdit de facto la constitution d’associations, syndicats ou autres structures sociales indépendantes du pouvoir, et impose une autorité totale du parti communiste, allant du sommet (le Comité central) vers la base (les autres structures du parti, les citoyens). Il faut ajouter à ce sombre tableau la présence massive des organes de sécurité de la police politique Securitate dans la société, active par la censure ainsi que la mise en route d'une politique de surveillance à large spectre, sans contrôle judiciaire[note 3]. Sur le plan économique, une stricte planification d’état, affecte non seulement les orientations macro-économiques, mais aussi tous les aspects de la production, de la distribution et de la consommation, au mépris des ressources disponibles, des possibilités techniques, de l'environnement et des besoins de la population. Enfin, un contrôle total des activités culturelles[23], sportives[24], des média, la fin de la liberté d'expression et la restriction des déplacements[note 4] empêche toute respiration culturelle et interdit toute espace de liberté.

Vagues massives d'arrestations et d'épurations[modifier | modifier le code]

Un nettoyage profond et systématique dans les administrations frappe le pays après la prise de pouvoir sans partage par les communistes à la veille de 1948. L'armée subit une épuration complète, l'immense majorité des cadres formés avant le communisme sont mis à la retraite ou en réserve. L'épuration de l'armée royale a eu lieu entre 1945 et 1949 au travers de plusieurs décrets[25],[26],[27],[28],[29]. Ils visaient à écarter de l'armée non seulement tous les cadres n'ayant pas manifesté clairement leur soutien au régime communiste ou à l'Union soviétique, mais aussi ceux dont l'origine sociale était « non sûre ». La police fut transformée en milice et la gendarmerie en troupe de la police politique (Securitate). Parallèlement, des mesures politiques et économiques ayant pour but d'éliminer toutes les professions libérales et toute autonomie professionnelle ou paysanne, privèrent la paysannerie et toute la classe moyenne de leurs moyens de survie[30]. Il s'agit là des leviers les plus forts de l'émergence d'une résistance armée. Ruinées, les victimes économiques du nouveau régime pouvaient être des paysans privés de leurs moyens de production car étiquetés « koulaks » (en roumain : chiaburi), des artisans privés de leurs échoppes tout comme des commerçants privés de leurs boutiques par les premières nationalisations. La longue liste comprend aussi d'anciens fonctionnaires ou agents de l'état ou des grandes institutions, privés de leurs emplois car jugés politiquement non fiables, ainsi que les anciens membres des gouvernements et des parlements passés, les policiers, juges, prêtres, qualifiés de « laquais du capitalisme », comme les anciens membres des classes dominantes : professions libérales, chefs d'entreprise, actionnaires, banquiers, aristocrates, considérés par le régime comme « exploiteurs du peuple ». Nombre d'entre eux risquent aussi la détention voire l'élimination physique, du simple fait de leur appartenance sociale ou politique passée. Enfin, s'ajoutent à cette cohorte ceux qui entrent dans la clandestinité pour échapper à une arrestation imminente. De façon significative, des familles entières prirent le maquis fin 1948 et début 1949. Ainsi, un fonctionnaire consulaire du consulat britannique de Cluj témoigne par écrit, le 1er mai 1949, au sujet de la situation de partisans en Transylvanie :

« On manque de vêtements et de médicaments et cela est probablement vrai car leur nombre s'est accru par une proportion considérable de femmes et d'enfants depuis l'expropriation des terres au 1er mars. On m'a communiqué un chiffre de plus de 20 000 personnes ayant rejoint la Résistance depuis l'expropriation(…) L'augmentation du nombre de femmes et d'enfants va créer des problèmes de survie pour le prochain hiver(…) On me dit maintenant que des camions entiers d'approvisionnement de l'armée sont envoyés vers les partisans, parfois par capture parfois par désertions, mais je ne puis dire dans quelle échelle…[31]. »

L'opposition paysanne à la collectivisation[modifier | modifier le code]

C'est l'élément essentiel de la révolte contre le pouvoir communiste. La Roumanie étant un pays rural à 80 % en 1945, le démantèlement de la propriété privée fut un choc pour le monde paysan. Rejetée par ce dernier, la collectivisation fut considérée comme un vol avec violence et vivement combattue par des paysans attachés à leur terres. Refus d'obéir aux nouvelles lois, manifestations et désobéissance civiles se multiplièrent. Durement réprimées par la Securitate, n'hésitant pas à emprisonner ou à exécuter les meneurs des protestations[32],[33], les campagnes ont constitué le creuset d'une résistance et aussi son soutien logistique durable. La résistance des paysans à la collectivisation forcée et brutale[34],[14],[35],[36],[37],[38] est un phénomène peu connu aussi bien en Europe de l'Ouest qu'en Europe centrale. Dans un pays connu d'une part pour la férocité de sa police politique, la redoutée Securitate, et d'autre part pour la passivité ou l'indifférence de son peuple face à la domination communiste, l'intensité de l'opposition paysanne contre le régime stalinien est un fait remarquable.

Le mouvement légionnaire[modifier | modifier le code]

En 1937, les résultats affichaient 15,58 % des votes pour le parti légionnaire Totul pentru Țară (ro), soit 478 000 votes. En 1938, le mouvement légionnaire comprenait plusieurs centaines de milliers de membres[note 5],[note 6], dont une force paramilitaire considérable. Très actif, organisé et ayant accédé au pouvoir entre septembre 1940 et janvier 1941, ce mouvement était devenu illégal mais restait politiquement « intéressant » en 1944-1945, notamment pour les communistes qui, oubliant son passé anticommuniste et parfois violent, ont tout fait pour recruter ses anciens membres[39],[40],[41] jusqu'en 1948. Il fallait à ce moment éviter un risque d'opposition massive aux réformes profondes de la société, sachant que le PCR ne disposait que d'un nombre très limité de militants[note 7] alors que les légionnaires étaient des dizaines de milliers, organisés et pour certains d'entre-eux armés et entraînés. D'importants effectifs de jeunes entraînés militairement ayant appartenu au mouvement légionnaire, entrés dans la clandestinité à la suite de leur coup d’État manqué de 1941, et ainsi devenus des adversaires déterminés du régime fasciste Antonescu, se sont vus tendre la main par leurs ennemis d'avant-guerre : les communistes. Un certain nombre de légionnaires, notamment ceux issus du prolétariat et haïssant les élites d'avant-guerre, ont saisi cette main tendue[note 8], d'autant que l'alternative était la prison. D'autres légionnaires, tel Ion Gavrilă Ogoranu (en) ont choisi la clandestinité en prenant le maquis et les armes contre les communistes et l'occupant soviétique. Pendant la guerre froide, l'Occident, et en particulier la France et les États-Unis, a lui aussi exploité les légionnaires réfugiés à l'Ouest et prêts à se battre[42] pour épauler avec eux la résistance anticommuniste en Roumanie[43], l'opposition démocratique roumaine en exil étant dans l'incapacité de fournir des cadres pour un tel objectif.

Le refus de la dictature[modifier | modifier le code]

Un autre élément important de la résistance armée est la motivation d'individus et de groupes persuadés que seul un engagement armé pourrait contenir une terreur croissante et empêcher une prise de pouvoir définitive par les communistes. Les groupes de résistance dirigés par d'anciens officiers mis à la retraite ou en disponibilité, agissaient d'une manière plus coordonnée et planifiée. Il semble qu'ils mettaient leur espoir dans l’incitation à l'insurrection armée générale, à une révolte massive, évènements qui ne se sont jamais produits. Lors du début de la guerre froide, une catégorie plus réduite d'insurgés désireux de lutter contre le totalitarisme était constituée de réfugiés roumains recrutés en Europe par l'Office of Policy Coordination (en) (OPC)[44], entrainés en France, en Italie et en Grèce puis parachutés dans les Carpates. La plupart d'entre eux n'ont pas réussi à créer des contacts locaux, indispensables pour leur survie. Ils furent rapidement capturés, et pour la plupart jugés par des tribunaux militaires puis exécutés[31].

La persécution des Églises[modifier | modifier le code]

Jugées « réactionnaires » par nature, les Églises institutionnelles ainsi que les mouvements religieux pacifistes furent tous épurés et étroitement surveillés, mais la politique du PCR à leur égard fut différente selon les cas[45]. L'Église orthodoxe roumaine, n'ayant ni attaches à l'étranger ni réseau scolaire propre[note 9], fut seulement l'objet d'un remplacement rapide de ses cadres (les anciens étant emprisonnés, ainsi que tous ceux qui protestèrent), et d'une surveillance rapprochée de son clergé. Nul prêtre ou moine ne put par la suite accéder à des responsabilités ecclésiastiques, s'il n'était agréé par la police politique communiste. Il est ici intéressant de rapporter un dicton populaire : « Si tu veux dénoncer quelqu'un sans te dévoiler comme délateur, va à confesse ! »[46],[47]. En revanche, les Églises catholiques, qu'elles fussent de rite latin ou bien de rite grec, ainsi que les Églises protestantes, le Judaïsme et l'Islam, disposaient d'écoles confessionnelles et de solides liens avec l'étranger, dans des pays considérés comme « impérialistes »[note 10] : par conséquent, leur persécution fut plus ciblée. Leurs écoles furent systématiquement fermées, de nombreux monastères et lieux de culte durent aussi fermer, nombre de leurs clercs fut jeté en prison ou assassiné, et la confiscation de leurs biens décrétée. Ces derniers furent la plupart du temps attribués à l’Église orthodoxe. Ainsi, fin septembre 1948, soucieux de détacher de l'Occident et de l'influence de Rome tous les catholiques roumains[note 11], les communistes poussent fidèles et clergé à passer à l'Orthodoxie. Le régime communiste déclare finalement illégale l'Église grecque-catholique roumaine le 1er décembre 1948, et en profite pour confisquer tous ses biens[48]. Le pouvoir ouvre alors la voie à une répression brutale et systématique qui durera jusqu'en 1964[49],[50]. Tous les évêques catholiques (mais aussi quelques catholiques roumains, comme Anton Durcovici) seront envoyés en prison où une partie d'entre-eux mourront à cause de mauvais traitements. De nombreux prêtres seront torturés, envoyés en camp de travail ou tout simplement assassinés. On retrouvera par conséquent dans plusieurs mouvements de résistance des prêtres catholiques et de nombreux membres de cette Église, particulièrement implantée en Transylvanie.

Tentatives de réseaux soutenus par l'extérieur[modifier | modifier le code]

Estimés à 70 000 par les services occidentaux, les Roumains réfugiés dans les pays d'Europe de l'Ouest[51] et désireux de lutter contre la dictature communiste[52], représentaient une manne pour les services de renseignement du monde libre. Une majorité de ces réfugiés, étaient, tel Virgil Ierunca, démocrates, mais cette majorité n'avait en général aucune formation militaire ou dans le renseignement. Les anciens légionnaires, en revanche, avaient reçu une formation paramilitaire et étaient prêts au combat[42]. La CIA y vit l'opportunité de constituer un réseau d'agents infiltrés dans le bloc de l'Est en recrutant certains d'entre eux, réfugiés le plus souvent dans des camps en Allemagne, Autriche et Yougoslavie[53],[54] et prêts à s'engager contre les communistes[52]. La décision fut prise conjointement par le Président américain Harry S. Truman et le président français Vincent Auriol[55]. Déjà organisés, solidaires, les légionnaires furent particulièrement appréciés dans ce contexte, leur passé violent et antisémite étant mis entre parenthèses devant la volonté de combattre le communisme. Acceptant l'offre américaine[note 12], des chefs légionnaires[note 13] jouèrent un rôle important dans le recrutement et la coordination des futurs agents.

Acte d'accusation no 1343, de 1953, contre les résistants anticommunistes légionnaires, parachutés et capturés (ainsi que leurs soutiens) en Roumanie.
Acte d'accusation no 1343, de 1953, contre les résistants anticommunistes légionnaires, parachutés et capturés (ainsi que leurs soutiens) en Roumanie.

En 1949, informé par le Bureau des Affaires étrangères et du Commonwealth que la résistance roumaine s'intensifiait et bénéficiait d'un soutien populaire dans les campagnes, les services de renseignement occidentaux investirent dans ce projet. Cent agents furent choisis, dont 50 destinés à être parachutés à l'intérieur du pays, et 50 autres pour les soutenir hors des frontières roumaines. Les combattants furent préparés et entraînés en France et en Allemagne. Cent autres volontaires furent entraînés en Italie et en Grèce. Le chef des opérations secrètes de la CIA à cette époque, Gratien Yatsevich, déclara que les actions réalisées en Roumanie n'étaient surpassées, tant en nombre d'agents qu'en termes de ressources allouées, que par celles menées pour l'Albanie, les plus importantes réalisées pendant la guerre froide en Europe de l'Est[56]. Parmi les volontaires roumains recrutés par la CIA au début de 1951 figurent : Constantin Săplăcan, Wilhelm Spindler, Gheorghe Bârsan, Matias Bohm, Ilie Puiu[note 14]. Ils seront les premiers parachutés au pays, dans la nuit du 18 au 19 octobre 1951, dans les Monts Făgăraș[57]. La Securitate les capturera et découvrira qu'ils avaient été recrutés en Italie. Le gouvernement roumain enverra une note de protestation aux Américains les accusant d'interférer dans les affaires internes du pays et soulignant que ces agents de la CIA capturés avaient été envoyés « pour mettre en œuvre des actes de sabotage et d'espionnage contre l'armée roumaine »[56].

Les combattants suivants furent envoyés au pays en novembre 1951. Ion Samoilă, Ion Golea et Ion Tolan formaient le groupe « Jacques », lâché près d'Agnita. Puis dans la nuit du 1er au 2 octobre 1952[58] le second groupe sous le nom de code « Robert » : Mircea Popovici et Alexandru Tănase, fut envoyé dans une zone proche de Calafat, près de la frontière bulgare. Suivront les groupes « Pascal » : Gheorghe Gheorghiu, Constantin Gigi et Făt Savu, parachutés le 1er juillet 1953 dans les Monts du Bihor, et « Fii Patriei » (« Fils de la patrie »): Sabin Mare, Ilie Rada et Gavril Pop, parachutés en juillet 1953 dans une zone boisée entre les județe de Satu Mare, Sălaj et Bihor[59].

D'autres agents seront envoyés depuis la Grèce, dont Toma Bebi pris par la Securitate à son atterrissage. Il collaborera avec cette dernière et permettra la capture de 12 autres parachutistes, légionnaires.

Selon Gordon Mason[60], le chef du bureau de la CIA de Bucarest de 1949 à 1951, la mission des agents parachutés consistait à contacter les groupes de résistants dans les montagnes, les informer de l'intérêt que leur portait l'Occident, les approvisionner en armes, munitions, médicaments et argent. Il était aussi prévu de remettre des stations radios aux maquisards afin qu'ils puissent renseigner l'Occident. Les objectifs essentiels étaient, toujours selon Gordon Mason, de connaître les forces des mouvements de résistance, d'obtenir des informations sur l'activité des armées roumaines et soviétiques, et d'encourager les combattants de la Résistance à agir contre les troupes soviétiques en cas de guerre.

La plupart des opérations de parachutage ont peut-être échoué en raison d'infiltrations par les soviétiques des services occidentaux, de fuites d'informations dans ces services, mais aussi et surtout à cause d'une organisation médiocre[61]. L'hypothèse de fuites internes d'informations venant du renseignement britannique (le contre-espionnage MI-6), et en particulier celles concernant l'espion Kim Philby[62],[63],[64], qui était à la solde des Russes et informait directement le NKVD, n'est pas confirmée par les sources documentaires disponibles en 2016. Ainsi, trois agents formés par les Américains et envoyés en juin 1953 dans les Monts du Bihor furent capturés sans être exécutés, les autorités communistes souhaitant en faire des agents doubles. Dans les régions d'Oradea et de Satu Mare, trois agents parachutés furent tués, l'un d'entre eux lors d'une fusillade et les deux autres exécutés[65]. La même année, un groupe de 13 légionnaires envoyés par le CIA en Roumanie est capturé, puis jugé par un tribunal militaire[66],[42],[43]. Un procès retentissant des 13 combattants eut lieu en octobre 1953. Les 13 prévenus furent condamnés à mort et exécutés le 31 octobre 1953 à la prison de Jilava[note 15].

Les groupes de résistance[modifier | modifier le code]

Les groupes de maquisards roumains furent très nombreux et divers[31],[67],[IG 2]. On en décompte plus d'un millier. Il n'est pas seulement question de groupes armés, mais aussi d'organisations subversives, nombre d'entre-elles situées dans des localités urbaines. Leur activité fut le plus souvent éphémère, certaines étant impliquées dans l'impression et la diffusion de manifestes. Peu ont réussi à se coordonner par région. Selon les archives de la Securitate qui ont pu être récupérées, et d'après quelques témoignages de maquisards survivants, certains groupes plus importants se détachent. Par importance, on entend soit le nombre de membres, soit les actions exceptionnelles entreprises, soit la trace vivace qu'ils ont laissée dans la région où ils ont combattu. Il est toutefois difficile de classer les groupes sachant que toutes les informations ne sont disponibles sur certains d'entre eux (dossiers encore classés secrets aux archives du SRI), et que d'autre part, les témoins ont parfois été tous éliminés par les autorités communistes ou ont simplement disparu. Sur le critère de l'importance de leurs activités, sept groupes sont retenus et ils sont ici décrits brièvement. Si l'on considère uniquement la taille des dossiers dans les archives officielles de l’État, un nombre beaucoup plus important de groupes se détache[VL 1],[68]. Après la description des sept réseaux remarquables, un tableau de synthèse rassemble tous les groupes recensés comme importants par le C.N.S.A.S.

Teodor Șușman[modifier | modifier le code]

Maire de Răchițele (dans les monts Apuseni) trois fois pendant plus de 10 ans avant 1945, Teodor Șușman (ro)[TS 1],[TS 2],[TS 3]. est devenu l'un des résistants les plus connus après la découverte de sa dépouille le 23 juin 2010 par le Centre de recherche sur les crimes du communisme (ro) (CICC), ainsi que les recherches faites les 5 et 6 juillet 2011[TS 2] pour retrouver celles de ses fils qui l'ont suivi dans son combat : Toader et Avisalon Șușman.

Teodor Șușman, résistant dans les Apuseni.
Teodor Șușman, résistant dans les Apuseni.

Chef respecté et reconnu de la région du Pays des Moți (Țara Moților), il sera rapidement dans le collimateur des autorités communistes, puis destitué de sa fonction de maire peu de temps après la prise de pouvoir des communistes en 1945. Gréco-catholique soutenant le Parti national paysan, il sera calomnié et faussement accusé par des communistes locaux opportunistes et jaloux de sa réussite personnelle. Après avoir tenté en vain par plusieurs lettres[TS 3] de faire reconnaître son innocence, comme la perfidie de ses accusateurs, se sentant en danger, il décide de prendre la fuite dans les montagnes. Il prendra le maquis en août 1948 accompagné de ses trois fils Toader (Teodor junior), Avisalon et Traian. Leur résistance se limitera d'abord à assurer leur survie puis à répondre à la terreur imposée par les communistes sur les villageois qui les aidaient. Ils attaqueront plusieurs coopératives et sociétés d'exploitation forestières, sans jamais user de violence contre les ouvriers ou employés, et en essayant de minimiser les conséquences pour ces derniers. Après 3 années de résistance à la tête d'un groupe d'une dizaine de personnes, Teodor sera abattu en 1951. Deux de ses trois fils périront en 1958 dans une grange incendiée par la Securitate. Toute la famille Șușman connaîtra un destin tragique. Seul Traian survira après de longues années de prison.

Major Nicolae Dabija - Réseau « Frontul Apărării Naționale, Corpul de Haiduci »[modifier | modifier le code]

Major Nicolae Dabija, résistant dans les Apuseni.
Major Nicolae Dabija, résistant dans les Apuseni.

Un autre groupe armé de la région des monts Apuseni, appelé « Front de défense nationale - Corps des haidouks », est considéré comme important par les historiens. Ayant à sa tête un ancien officier de l'armée royale qui participa à la guerre contre l'URSS sur le front de l'Est, le major Nicolae Dabija (en)[ND 1],[ND 2],[ND 3], le groupe attaquera le bureau de perception des impôts à Teiuș, armé de carabines et d'armes de poing. Les autorités roumaines découvriront le refuge des rebelles après que l'un d'entre eux soit arrêté et révèle leur repère à Muntele Mare. Une opération conduite par les forces de sécurité se lance à l'attaque des rebelles au matin du 4 mars 1949. Dirigées par le Colonel Mihai Patriciu, elles donnèrent l'assaut sur le pic où les rebelles avaient trouvé refuge. Une fusillade et un combat au corps-à corps s'en suivirent. On dénombrera trois morts et trois blessés dans le camp communiste. Dabija fut arrêté le 22 mars 1949 après une dénonciation par un villageois. Le 28 octobre 1949, sept membres du groupe, dont le major Nicolae Dabija, seront exécutés à Sibiu[ND 4],[ND 5].

Colonel Ion Uță[modifier | modifier le code]

Colonel Ioan ou Ion Uță, résistance dans le Banat
Colonel Ioan ou Ion Uță, résistance dans le Banat

Initiateur d'un groupe de résistance important du Banat roumain, le Colonel Ion Uță (ro)[IU 1],[IU 2],[IU 3],[IU 4],[IU 5],[5] est l'un des personnages les plus remarquables de la Résistance roumaine. L'un des groupes de résistance qu'il a fondé fut impliqué dans une véritable bataille à Pietrele Albe contre les troupes de la Securitate, un fait très rare dans les mouvements de résistance roumains, plus souvent sur la défensive. Préfet du județ de Severin (entre-deux guerres) (ro) en 1943-1944 et capitaine dans l'armée roumaine, Ion (ou Ioan) Uță fut nommé colonel puis mis en réserve dans le cadre de l'épuration de l'armée par les communistes. Chef de file du Parti national paysan (PNT) lors des élections législatives roumaines de 1946, il a dû fuir se sachant poursuivi par la police politique. Il se retire alors dans les montagnes de Țarcul et Cernei. Il cherchera, dès son engagement dans la Résistance, à organiser et articuler les différents groupes de résistance roumains du Banat, dans le but de renforcer et d'unifier les forces en présence, puis d'organiser une révolte populaire générale dans la région. Il est l'un des rares chefs de réseau à avoir voulu donner une ossature régionale, puis nationale, à la Résistance au travers d'un plan précis et d'un calendrier. Constitué exclusivement d'habitants des villages de montagne du județ de Severin, son groupe comptera une trentaine de personnes. Il sera infiltré par la Securitate puis décapité en 1949.

Gogu (Gheorghe) Puiu - Réseau « Haiducii Dobrogei »[modifier | modifier le code]

Vers juillet 1947, la mise en route d'une organisation de résistance coordonnée en Dobroudja est décidée à Bucarest. Déclenchée en 1948, sous le commandement des frères Nicolae et Dumitru Fudulea (au nord de la Dobroudja)[GP 1],[GP 2] et de Gogu Puiu (ro) (au sud de la Dobroudja)[GP 3]. Ils seront rejoints par Nicolae Ciolacu (ro) qui conduira le mouvement dans le centre de la région. Il sera le seul survivant des Haidouks de Dobroudja et publiera en 1995 un ouvrage complet sur la Résistance dans cette région[GP 4].

Gogu Puiu, résistant de la Dobroudja.
Gogu Puiu, résistant en Dobroudja.

Le groupe fut dénommé Les Haidouks de la Dobroudja (ro)[GP 4],[GP 5]. Légionnaire macédo-roumain, revenu d'Allemagne avec quelques camarades, Gogu Puiu organisa et structura la Résistance en s'appuyant sur de petits noyaux de maquisards par localité, agissant indépendamment, ayant chacun son chef. La coordination sera réalisée par un groupe de commandement communiquant grâce à un système de courriers efficaces. Entre 1947 et 1956, la Dobroudja fut un centre de résistance particulièrement actif, ou de très nombreuses familles furent impliquées ou victimes de la répression communiste. Les combattants seront presque tous abattus par la Securitate, ou succomberont sous la torture. Les survivants seront envoyés en camps de travaux forcés pour le creusement du canal Danube-Mer Noire, des camps de la mort par épuisement où le régime communiste envoyait les opposants dont il ne souhaitait pas voir le retour dans la société[69],[70],[71],[72].

Il existe plusieurs dossiers "Gogu Puiu" au Conseil national pour l’étude des archives de la Securitate (ro) (CNSAS) en 2017 mais aucun ne contient d'informations précises et détaillées concernant ses activités de résistant. Les informations accessibles à son sujet sont partielles, parfois contradictoires et se limitent à des rapports de gendarmerie ou des notes de police couvrant son activité de chef de cellule légionnaire dans les années 1934-1940[note 16],[note 17]. Il est suivi et surveillé dès son engagement légionnaire en 1934 et est considéré par la Securitate comme un "terroriste" et un "fasciste". Les éléments d'information sur ses activités de résistant sont très limités. Il est cependant presque certain que, selon les archives disponibles et les témoignages recueillis, Gogu Puiu a été en contact avec les services secrets français et américains à Berlin et à Vienne dans les années 1945-1947, puis a été formé à la lutte clandestine et à la guérilla. Charismatique, il laissera la trace d'un combattant courageux, martial et haut en couleur, tel les « haïdouks » des siècles passés. En juillet 1949, il préfère se donner la mort en faisant exploser la grenade dont il ne se séparait jamais, plutôt que de tomber entre les mains des communistes.

L'objectif de la Résistance de la Dobroudja était de préparer la Roumanie à l'éventualité d'une guerre entre l'Occident et l'URSS. Dans ce contexte, Gogu Puiu aurait été un agent de liaison et celui qui devait préparer le terrain pour l'arrivée des Américains.

Ion Gavrilă Ogoranu - Réseau « Carpatin Făgărășan »[modifier | modifier le code]

Ion Gavrilă Ogoranu, réseau Carpatin Făgărășan, Monts Făgăraș (nord).
Ion Gavrilă Ogoranu, réseau Carpatin Făgărășan, Monts Făgăraș (nord).

C'est à la suite des arrestations massives de 1947 qui touchent particulièrement des centaines d'étudiants, militaires et légionnaires de la région de Făgăraș, que ceux qui ont échappé à la rafle constituent le groupe Carpatin Făgărășan (ro)[IG 2],[IG 1],[IG 3],[IG 4] La longévité du groupe : 9 ans[note 18], s’explique par son organisation militaire et la tactique employée. Aucune centralisation géographique, pas de quartier général, une très vaste zone d'intervention et une grande mobilité, le tout afin de surprendre l'ennemi et rendre les recherches très difficiles. Usant de tactiques de guérilla et se séparant régulièrement en petits groupes pour augmenter ses chances de survie, Grupul Carpatin de Rezistență Națională Armată est particulièrement connu grâce à la survivance de son chef Ion Gavrilă Ogoranu (ro), sa personnalité marquante et ses écrits[73], qui apportent de nombreux détails sur la survie des partisans en montagne, dans des conditions particulièrement rudes. Légionnaire haut en couleur, fervent croyant, Ion Gavrilă Ogoranu a marqué les esprits et a même servi d'inspiration pour un film roumain narrant la vie de tous les jours d'un groupe de jeunes résistants anticommunistes[note 19]. Sur la vingtaine de jeunes qui choisiront de sacrifier leur jeunesse et leur vie sociale pour le combat de la liberté, seuls deux résistants survivront[note 20] à la traque de la Securitate, la plupart seront soit abattus lors d'escarmouches avec la Securitate, soit trahis par des proches ou des agents infiltrés.

Lieutenant Toma Arnăuțoiu, réseau Haiducii Muscelului, Monts Făgăraș (sud).
Lieutenant Toma Arnăuțoiu, réseau Haiducii Muscelului, Monts Făgăraș (sud).

Toma Arnăuțoiu - Réseau « Haiducii Muscelului »[modifier | modifier le code]

La longévité est la première caractéristique du groupe de résistants fondé et mené par le lieutenant Toma Arnăuțoiu (ro)[TA 1],[TA 2],[TA 3],[TA 4] . Les Haïdouks de Muscel ont donné 10 ans de leur vie pour la lutte contre le communisme. Partageant souvent le même sort s'ils étaient pris, de nombreux villageois, et en particulier des femmes courageuses les ont soutenus pendant toute cette période. La plupart des résistants furent exécutés sommairement, les autres ont été jetés en prison pour de longues années dans des conditions inhumaines, où beaucoup n'ont pas survécu. Elisabeta Rizea (en) a échappé à cette fatalité, subissant torture et persécution, elle deviendra un symbole vivant puis une icône de la Résistance roumaine. La durée de ce combat a laissé beaucoup de traces dans les archives de la Securitate, permettant ainsi de multiples études et analyses par les historiens. Comme on le retrouve quasi systématiquement dans les rapports et témoignages disponibles sur les réseaux de résistance, c'est par la corruption de ses membres, trahisons et infiltrations que la Securitate met fin à son activité.

Victor Lupșa - Réseau « Vlad Țepeș II »[modifier | modifier le code]

Personnage controversé de la Résistance de la région de Vrancea, Victor Lupșa[VL 1],[VL 2],[VL 3],[VL 4] était pour certains un chef respecté et dynamique, un colonel formé en Yougoslavie, et pour d'autres un menteur qui n'avait pas dépassé l'école primaire, réformé à cause d'une jambe trop courte, ou encore un espion à la solde de la Securitate et un traître[VL 5]. Les données accessibles et disponibles en 2017 ne permettent pas de trancher la question avec certitude, ni même de savoir dans quelles conditions il a été arrêté en 1955 puis exécuté en 1956. Il semble cependant qu'il s'agissait d'un personnage fantasque usant de mensonges grossiers et exagérations pour convaincre les paysans de se révolter. Il racontera partout qu'il avait le soutien de Tito et des Américains et que ces derniers livreraient armes et matériel. À partir de l'été 1948, Victor Lupșa et Gheorghe Corneliu (« Szarvas ») ont mis en place l'organisation Vlad Țepeș II et l'étendent dans trois régions : Galați, Brașov et Vrancea. Leur objectif était de soulever les populations des régions montagneuses.

Victor Lupșa.
Victor Lupșa.

En 1948, il rédige un tract-manifeste anticommuniste signé de son nom et estampillé par une croix chrétienne entourée de la mention Vlad Țepeș II, et le distribue aux chefs de groupes des différents villages où il a lancé son mouvement. Le message et la référence à un grand prince roumain connu pour son honnêteté et sa droiture, mais aussi pour sa lutte impitoyable contre les voleurs et les envahisseurs turcs, semble avoir séduit les gens simples et facilité la fondation de ce mouvement. Mais des particularismes locaux ont aussi favorisé l'adhésion à cet appel : la mentalité régionale très indépendante (une culture du secret ainsi que des réunions clandestines dans les forêts étaient pratiquées depuis des siècles), une région reculée et arriérée, des accès difficiles, des routes très mauvaises voire inexistantes[VL 6]. Lupșa croyait, comme beaucoup d'autres Roumains, à la venue imminente des Américains pour libérer le territoire des communistes, et agissait en conséquence. Il mit ainsi en place des noyaux de résistance et prépara sans relâche des structures pour permettre une révolte massive. Son organisation était militaire, comprenant même des grades et des signes de reconnaissance visibles. Victor Lupsa prendra contact avec plusieurs groupes civils ou religieux et tentera aussi, mais en vain, de faire passer une enveloppe à la légation américaine. Sa tête étant mise à prix par la Securitate, à partir de février ou mars 1950, il se cachera avec Gheorghe Corneliu dans les montagnes.

L'épisode dit de la Kermesse jettera un trouble sur les intentions réelles de Victor Lupșa[VL 5],[VL 7]. En effet, dans la nuit du 23 au 34 juillet 1950, un bruit court que le signal du début de la révolte va être donné. 19 villages l'attendent en vain ainsi qu'une aide promise en armes, ravitaillement et équipements qui devaient être parachutés. Une seule commune passera à l'action : Bârsești. Un groupe de paysans armés réussira à arrêter les miliciens et les activistes communistes. Se rendant compte de la fausse alerte en constatant l'inertie de tous les autres villages, les révoltés se réfugieront dans les bois. La plupart seront pris par la Securitate, jugés et envoyés en prison. Plus de 100 partisans se cachaient dans les monts de Vrancea en septembre 1950. Gheorghe Corneliu se donnera la mort en 1951 pour échapper à ses poursuivants communistes et Lupșa se réfugiera dans les forêts de Zagon, son pays. Après plusieurs années de traque et de fuite, le 27 novembre 1955, il finit par se rendre aux autorités de Câmpulung Muscel, déclarant ne pas faire de recours contre la sentence de juin 1951 le condamnant à mort par contumace. Il sera exécuté dans le pénitencier de Iași, le 3 décembre 1956.

Au-delà de la zone d'ombre qui plane sur le personnage de Victor Lupșa, le mouvement Vlad Țepeș II reste, de très loin, le plus important de tous les mouvements de résistance du pays. Des milliers de paysans seront arrêtés et envoyés en prison à la suite de la plus grande opération de répression jamais lancée par la Securitate entre juillet et octobre 1950.

Les plus importants réseaux de résistance[modifier | modifier le code]

Les réseaux de résistance principaux sur le territoire roumain[75],[5],[76],[6],[VL 1],[VL 2]
Région Nom du groupe Chef de groupe (principaux membres) Période
Apuseni Teodor Șușman[TS 1] Teodor Șușman (ro) (Toader -Teodor junior- , Avisalon et Traian Șușman, Nuțu Bortoș, Gheorghe Mihuț Ion Ciota, Roman Oneț, Mihai Jurj) 1948 - 1958
Partizanii Regelui Mihai - Armata Secretă[77],[78] Capitaine Alexandru Suciu (Père Gheorghe Mureșan, Lazăr Bondor, Ionel Manu) 1948 - 1950
Capotă-Dejeu[79] Dr Iosif Capotă (ro) et le Dr Alexandru Dejeu (ro) ( ) 1947 - 1957
Frontul Apărării Naționale, Corpul de Haiduci[ND 1],[ND 2],[ND 3] Major Nicolae Dabija (en) (Les frères Macavei, Sandu _Alexandru_ Maxim, Cornel Pascu, Iosif Clamba) 1948 - 1949
Organizația Cruce și Spadă[5],[80] Gheorghe Gheorghiu Mărășești (Gavrilă Fortu, Aurel Potra, Alexandru Covaci, Traian Mereuț, Nicolae Negoiță, Mircea Oprescu, Nicu Boiangiu, Nicolae Pituru, Aurel Ciurcel, Ionel Iordan, Traian Pașca, Ion Torcea) 1948 - 1949
Leon Șușman[81]. Leon Șușman (Simion Roșa, Gheorghe Şuşman, Vasile Crişan, Ilie Vlad, Teodor Trânca, Vasile Răfăilă, Andrei Bicuţ) 1948 - 1957
Ștefan Popa[6],[ND 2],[82] Ștefan Popa (Ioan Robu, Bratu, Nicolae Suciu, Petre Mărgineanu[83], Silvestru Bolfa, Nicodim Lazăr, Sandu _Alexandru_ Maxim) 1948 - 1949
Sandu (Alexandru) Maxim[84],[ND 1],[6],[ND 2],[85] Sandu (Alexandru) Maxim (Cornel Pascu, le prêtre gréco-catholique Nicolae Suciu, Petre ou Petru Mărgineanu, Florian Picoș, Mihai Florinc) 1948 - 1949
Frații Spaniol[86],[ND 1],[87] Aron et Vasile Spaniol (Mulea Gavrilă, Popa Romul) 1948 - 1950
Major Emil Oniga[5],[ND 1],[ND 2] Major Emil Oniga ( ) 1948 - 1949
Cornel Deac - Nicolae Moldovan[88] Cornel Deac (Nicolae Moldovan, Ioan Mărgineanu) 1949 - 1953
Bacău "Uturea" ou Gheorghe Ungurașu[89]. Gheorghe Ungurașu (Petre Baciu) 1947 - 1948
Banat roumain[90],[91],[92],[93],[94] Colonel Ion Uță[IU 1],[IU 2],[IU 3],[IU 4],[IU 5],[5] Colonel Ion Uță (ro) (Dumitru Mutașcu, Dumitru Ișfănuț) 1947 - 1949
Organizația Națională Creștină de Luptă Împotriva Comunismului, Partizanii României Mari[95],[96],[5],[6] Arcadie Goian (Teodor Vasile, Sever Micula, Emil Casapu, Elena Botez, Gelu Fătăceanu, Mihai Ceclan, Ion Hudiță, Ștefan Oanca, Alexandrina Pretescu) 1948 - 1949
Grupul de la Teregova[90],[IU 1],[IU 2],[97],[98],[99],[100] Notarul Gheorghe Ionescu, alias Nicolae Popovici[101] (Spiru Blănaru (ro), Commandeur Petre (ou Petru) Domășneanu) 1948 - 1949
Aurel Vernichescu et l'avocat Ioan Târziu[5],[IU 2],[102],[97],[103],[104] Aurel Vernichescu et l'avocat Ioan Târziu (Constantin Jumanca, Miron Ivănescu, Sebastian Crăsnaru, Ion Jumanca din Vârciorova, Gheorghe Cristea, Victor C. Bisericosul) 1947 - 1949
Petre (ou Petru) Ambruș[5],[VL 1],[105] Petre (ou Petru) Ambruș ( ) 1948 - 1950
Dumitru Ișfănuț (dit "Sfârloagă")[5],[106],[107] Dumitru Ișfănuț et Dumitru Mutașcu (Nistor Duicu, Ioan Caraibot, Victor Curescu, Gheorghe Serengău, Maria Vlădescu, Nicolae Ciurică[108], Iancu Baderca) 1949 - 1954
Nicolae Doran[109],[110],[5],[111],[112] Nicolae Doran (Nicolae Popovici) 1948 - 1950
Dr Liviu Vuc[113],[114],[115] Dr Liviu Vuc (Iosif Hlobil, Virgil Atnagea, Anton Atnagea, Ștefan Drăgan, Ioan Beg) 1948 - 1952
Bârlad Constantin Dan[IG 2],[116] Constantin Dan (Nicolae Borca, Costin Rusu) 1958
Bistrița-Năsăud Haiducii lui Avram Iancu - Divizia Sumanele Negre[117] Capitaine Gavrilă Olteanu[118] (Lieutenants Dumitru Șteanță et Nicolae Paleacu) 1946
Bistrița-Năsăud - Monts Rodna Liga Națională Creștină ou Garda Albă[119]

,[74] ,[IG 2]

Capitaine Leonida Bodiu[120] (Ioan Burdeț, Dumitru Toader[121]) 1948 - 1949
Brașov[122] Organizația Vlad Țepeș II (Brașov)[VL 1],[VL 2],[VL 4],[VL 3],[VL 5],[VL 6],[VL 7] Victor Lupșa et Gheorghe Corneliu (dit « Szarvas ») (Ion Neguț) 1949 - 1950
Bucovine[5],[123],[124],[125] Constantin Cenușă[126],[127],[128],[129],[130] Constantin Cenușă ( ) 1948 - 1951
Vasile Motrescu[126],[131],[132],[133] Vasile Motrescu ( ) 1948 - 1958
Colonel Vasile Cârlan[134],[5] Colonel Vasile Cârlan ( ) 1948 - 1950
Grigore Sandu[135] Grigore Sandu ( )
Vasile Cămăruță[5] Vasile Cămăruță ( ) 1949 - 1950
Gavril Vatamaniuc[136],[137],[138],[139]. Gavril Vatamaniuc (ro) (Ion et Gheorghe Chiraș ) 1948 - 1955
Vladimir Macoveiciuc[140],[5],[141],[142] Vladimir Macoveiciuc ( ) 1944 - 1946
Suceava Silvestru Hazmei[IG 2] Silvestru Hazmei ( )
Gărzile lui Decebal[143],[144],[145],[146] 1944 - 1949
Crișana et Arad Valer Șirianu[5] Valer Șirianu (Général Baloșiu, colonel Rădulescu, dr. Boieriu, PèreTiberiu Dârlea, sous-officier Ion Ardelean, Sabin I. Sas de Târnova, du județ d'Arad) 1948
Gligor Cantemir[147],[148],[149],[5],[150],[151] Gligor Cantemir (Ioan Faur de Baltele, Pavel Bacoș de Valea Mare, Hagea Iulian dit Leanu, Dărău Igna de Cil, Ioan Lazăr de Roșia, Ioan Jurcuța, Iulian Hagea, Ioan Lulușa, Pavel Dobre, Pavel Lulușa, Ioan Lupei) 1947 - 1952
Mișcarea Națională de eliberare[147] Ioan Blăgăilă (Ioan Grosolina din Tăgădău) 1949 - 1952
Adrian Mihuț[152],[153],[154],[155],[147] Adrian Mihuț ( ) 1948 - 1956
Craiova Général Ion Carlaonț[156],[157],[158] Ion Carlaonț (major Lucian Dimitriu, Remus Radina) 1948
Dobroudja[159],[160] Haiducii Dobrogei[GP 1],[GP 2],[GP 3],[GP 4],[GP 5] Gogu Puiu (Gheorghe Fudulea, Les frères Croitoru, Nicolae Ciolacu, Niculae Trocan) 1947 - 1952
Monts Făgăraș (Nord)[161] Carpatin Făgărășan[IG 2],[IG 1],[IG 3],[IG 4] Ion Gavrilă Ogoranu (ro) (Ion Ilioiu, Remus Sofonea, Gheorghe Arsu, Virgil Radeș, Gheorghe Șovăială, Ion Chiujdea, Ion Novac, Ion Mogoș, lon-Victor Pica, Nicolae Mazilu, Petre Novac, Jean Pop, Laurian Hașu, Andrei Hașu, Cornel Cîlțea, Marcel Cornea, Gelu Novac, Gheorghe Hașu, Mihai Malgan, Gheorghe Ramba, Dumitru-Bambu Moldovan, Vasile Moldovan, Ion Bărcuț, Toma Pîrîu zis Porîmbu) 1948 - 1956 / 1976
Monts Făgăraș (Sud)[161] Haiducii Muscelului ou Gruparea Nucșoara[TA 1],[TA 2],[TA 3],[TA 4] Toma Arnăuțoiu (ro) et le Lieutenant-colonel Gheorghe Arsenescu (ro) (Petre Arnăuțoiu, Titu Jubleanu, Ion Chircă, Elisabeta Rizea (en), Constantin-Tică Jubleanu, Maria Jubleanu, Benone Milea, Virgil Marinescu, Ion Marinescu, Alexandru Marinescu, Gheorghe Mămăligă, Maria Plop, Cornel Drăgoi, Père Ion Drăgoi, Nicolae Ciolan, Mihai Gheorghe, Ion Pățitu, Nicolae Pățitu, Ion Săndoiu, Nicolae Adămoiu) 1948 - 1958
Apostol[162],[TA 2],[163],[164],[165] Dumitru Apostol ( ) 1948 - 1949
Gorj Capitaine Grigore Brâncuși[166],[167] Grigore Brâncuși (Lieutenant-colonel Micandru Ionescu Vintilă, Ion Rădoi, Alexandru Stoichițescu, Constantin Tabacu, Gheorghe Martin, Gheorghe Dineu, Constanța Tabacu et Polina Sîrbulescu) 1949 - 1951
Hunedoara Liga Partizanilor Romani din Hațeg[168],[169],[170],[IG 2] Lazăr Caragea (Petru Vitan) 1948 - 1952
Maramureș[171] Grupul de preoți uniați[78],[172],[173] 1948 - 1967
Gavrilă Mihali-Ștrifundă[174],[175],[176],[177],[5] Gavrilă Mihali-Ștrifundă ( ) 1945 - 1949
Vasile Popșa [178],[179],[180],[181],[5] Vasile Popșa (Ion Popșa, Mihai Sofron, Ioan Rusu, Ioan Hotea zis Hricu, Stefan Tand, Gavrila I. Iusco, Gavrila G. Iusco, Ioan Dunca, Pères gréco-catholiques : Ioan Dunca Joldea, Alexandru Chindriș et Vasile Iusco, Moine Pelagia Iusco, Maria Sas) 1948 - 1949
Ion Ilban - Dragomirești[172],[182],[183],[5],[184] Ion Popșa et Ion Ilban (Les frères Gheorghe, Dumitru Pașca, Ilie Zubașcu) 1949 - 1956
Vasile Dunca[185],[5] Vasile Dunca ( ) 1948
Nicolae Pop[186],[187],[188],[189],[190],[191],[172],[5] Nicolae Pop (Achim et Aristina Pop, Père gréco-catholique Atanasie Oniga, Vasile Pașca, Vasile Hotea, Ioan Mâț, Ilieș Dunca, Gavrilă Dunca, Ioan Hotico, Dumitru Hotico, Vasile Chindriș, Ștefan Chindriș, Dumitru Chindriș, Mircea Dobre, Ioan Rusu, Vasile Tivadar, Vasile Blaga) 1949 - 1953
Gheorghe Pașca[192],[IG 2],[5],[193],[172],[194] Gheorghe Pașca (Ioana Vlad) 1946 - 1956
Sibiu Grupul Fetea (Pădurile Fetea - Noul Săsesc)[195],[5],[196],[197] Ionel Golea (Ion Golea, Ștefan Popa, Axente Păcurariu, Ion Samoilă, Vasile Vlad, Șerban Secu, Ion Cristea, Bubu Pintea, dr. Teofil Mija, ing. Aurel Ursu) 1944 - 1948
Vâlcea Partizanii de la Arnota[198],[199] Ghiță Piele et Ion Oprițescu (Ștefan Teodorescu, Ion Constantin, Gabriel Bălănescu, Mircea Măzărean) 1948 - 1949
Vrancea[200] Vrancea[201],[202],[5],[203],[204],[205] Les frères Ion et Cristea Paragină (Mihai Timaru, Aristide Zdru, Abbés Evghenie Hulea et Teodosie Filimon, Gheorghiță Bălan, Aurel Condrea) 1948 - 1953
Gheorghe Militaru (Dumitrești - Vrancea)[202],[5],[206],[VL 3] Gheorghe Militaru (Colonel Ioan Strâmbei, Victor Isofăchescu, Ionel Militaru, Grigore Cucu, Constantin Cucu, Ioan Cucu) 1948 - 1950
Mâna Albă[5], Capitaine d'aviation Mândrișteanu ( ) 1951
Organizația Vlad Țepeș II (Vrancea)[VL 1],[VL 2],[VL 3],[VL 4],[VL 5],[VL 6],[VL 7] Victor Lupșa (Corneliu Gheorghe, Dumitru Murguleț, Simion Baraghina, Teodor Bușilă, Dumitru Boșchiop, Costică Dantis, Nicolae Burlui, Vasile Matei, Vasile Macovei, Ion Caloianu, Dumitru T. Boștiog, les frères Nicolae et Maftei Dănilă) 1948 - 1950

Structure et mode opératoire[modifier | modifier le code]

La taille des groupes varie de petits groupes de moins de 10 membres jusqu'à plus de 100 combattants. Le plus grand nombre de groupes compte une vingtaine d'hommes[31],[207]. Il est trop tôt pour avoir un inventaire précis et fiable des effectifs de la Résistance dans son ensemble. En 2017, on compte quelques milliers de membres impliqués personnellement dans des groupes armés et dans des organisations clandestines, nombre auquel il faut ajouter quelques milliers ou dizaine de milliers de soutiens logistiques.

La dispersion, l'étendue et la durée de la Résistance ont rendu les recherches réalisées après 1990 plus difficiles, en particulier pour déterminer les informations sur la structure du mouvement. Une évaluation des archives de la Securitate par le Conseil national pour l’étude des archives de la Securitate (ro) (CNSAS) en 2003 donne le chiffre provisoire de 1196 groupes de résistance agissant entre 1948 et 196[208].

Selon les témoignages de résistants survivants, corroborés par les rapports de la Securitate, il est possible de dresser un portrait assez fidèle de ces maquis.

Résistance et répartition sociale (en %)[209]
Paysans
  69
Ouvriers
  8,8
Petite bourgeoisie
  3,7
Fonctionnaires
  2,11
Prêtres
  1,8
Commerçants
  1,8
Militaires
  1,6
Autres
  10,5

La grande majorité des groupes étaient de taille restreinte et leurs chefs n'avaient qu'un rayonnement local[210]. La structure sociale des bandes d'insurgés était hétérogène, comprenant une part considérable de paysans, beaucoup d'étudiants et d'intellectuels ainsi que plusieurs officiers de l'armée[31]. Sachant que les bouleversements sociaux provoqués par la dictature communiste affectèrent toutes les classes sociales (collectivisation des terres, abolition des professions libérales, nationalisation de toutes les entreprises, etc.), le spectre social du maquis roumain ressemblait à la société roumaine dans son ensemble, les paysans y représentaient 80% des combattants. En ce qui concerne les étiquettes politiques, selon Georges Diener[209] et Dorin Dobrincu[211], l’affiliation des maquisards et de leurs soutiens est marquée par une majorité de non affiliés à un parti, le reste se partageant entre le Parti national paysan (PNȚ) de Iuliu Maniu, le mouvement légionnaire, et le Front des laboureurs. Il est singulier de constater qu'environ 5 % de ces résistants étaient eux-mêmes communistes, en désaccord avec le pouvoir communiste inféodé à Moscou.

La Résistance recouvrait presque exclusivement les montagnes ainsi que les parties les plus densément boisées du pays, car seul ce type de géographie leur permettait de se cacher, de s'abriter et de survivre. Toute résistance urbaine était très difficile en raison de la présence dissuasive de centaine de milliers de soldats russes et de l'omniprésence de la police politique et de ses informateurs dans les villes. Nombre des résistants ne pouvaient plus exercer leur activité professionnelle (souvent urbaine) à cause des interdictions ou abolitions décrétées, et étaient obligés de fuir à la campagne. Pour ces derniers, le maquis répondait au problème de leur survie face à une administration devenue hostile à leur égard, mais aussi, pour les plus courageux, au désir de se battre contre la dictature.

Les couleurs politiques de la Résistance[209]

Forêts denses dans des paysages montagneux, vallées escarpées, plateaux difficiles d'accès, offraient aux maquisards refuge et une bonne visibilité sur les plaines environnantes. De très nombreux paysans ou forestiers des villages alentour leur apportaient un soutien logistique et de précieuses informations sur les mouvements des unités de la Securitate ou de la milice.

Les maquis se fixaient aussi dans des zones comprenant toujours quelques communautés de peuplement. Cela leur permettaient ainsi non seulement de pouvoir se cacher et se replier facilement, mais aussi d'être aidés par un nombre significatif de villageois. Ces derniers leur fournissant abris, nourriture et information. Sans un tel soutien, aucun îlot de résistance n'aurait pu exister durablement, jusqu'à une quinzaine d'années dans certains cas. Les membres de la Résistance armée n'étaient d'ailleurs pas appelés « partisans » par la population, mais haiduci[212], un nom désignant des bandits généreux, considérés comme des héros populaires. Le résistant et légionnaire Ion Gavrilă Ogoranu (ro) qui prit la tête d'un groupe de résistance dans les monts Făgăraș de 1948 à 1956, et ne fut jamais repéré avant 1976, décrit de façon exhaustive la vie et l'organisation de plusieurs groupes de résistants[IG 2],[207].

Plutôt qu'une action planifiée, le mouvement de résistance fut une réaction spontanée en réponse aux vagues de terreur initiées par les autorités après la prise du pouvoir au début de 1948[213]. Cette spontanéité explique sa fragmentation marquée et le manque de coordination entre les différents groupes. Toutefois, agir indépendamment et localement permit à ces groupes d'être multiformes et flexibles, ce qui compliqua l'annihilation de tout le mouvement et assura même une endurance remarquable pour certains groupes. En outre, dans certaines régions, les réseaux éliminés étaient remplacés par de nouveaux noyaux de résistance.

Un trait caractéristique de la Résistance roumaine était son aspect principalement défensif. En effet, très peu d'actions offensives, telles les sabotages ou l'occupation de localités, ont été enregistrées[213]. Alors que les résistants ne constituaient pas une menace majeure pour les autorités, leur dangerosité pour le régime résidait dans le symbole qu'ils représentaient. Aussi longtemps que les insurgés restaient libres, ils constituaient un défi tangible pour le régime communiste qui prétendait exercer un contrôle total sur tout pays[214]. La vie était rude pour les maquisards et la pitié n'y avait pas sa place. Le risque le plus important était l'infiltration par des sécuristes ou des informateurs que la Sécuritate faisait chanter. Les infiltrés ou les éléments douteux, une fois démasqués, étaient rapidement éliminés, parfois après avoir été jugés sommairement.

Il n'est pas exagéré de parler d'héroïsme car les conditions de la lutte pour la liberté étaient bien souvent désespérées, sans aucune aide ou soutien significatif de l'étranger[215], et cela pendant parfois 10 à 15 ans. Le parallèle avec les conditions de la Résistance intérieure française est difficile à faire car cette dernière, qui n'a duré que 3 à 4 ans face à l'occupation nazie et au régime de Vichy, a bénéficié d'un large soutien des Alliés, et était pour sa plus large part coordonnée depuis l'extérieur.

Répression[modifier | modifier le code]

Les forces de sécurité roumaines ont réussi à vaincre les forces rebelles grâce à la coordination entre la police politique (la Securitate) et la Milice, l'infiltration des groupes par l'utilisation d'informateurs, la collecte de renseignements et la persuasion[216].

Les résistants furent la cible d'actions militaires durables et systématiques déployées par les troupes régulières bien équipées de la Securitate. Les forces de cette dernière variaient de la section au bataillon et jusqu'au régiment entier. Elles incluaient des véhicules blindés, de l'artillerie et même occasionnellement de l'aviation. Les insurgés subissaient souvent de lourdes pertes, le plus souvent victimes de la trahison de leurs soutiens ou d'informateurs infiltrés.

Méthodique, la Securitate appliquait 7 techniques différentes[217] :

  1. La mise en place d'un réseau d'information. Les informateurs étaient recrutés sous la torture mais aussi par corruption, chantage ou en utilisant leur ressentiment personnel vis-à-vis des partisans.
  2. La déportation des familles de maquisards.
  3. L'infiltration d'informateurs ou d'officiers de la Securitate au sein des groupes de résistants. Les agents infiltraient ainsi des monastères ou bien des villages de montagne déguisés en fugitifs, bûcherons, bergers ou chasseurs.
  4. L'envoi de groupes entiers d'officiers de la Securitate se faisant passer pour des locaux.
  5. La surveillance électronique.
  6. La diffamation des partisans devant la population et l'usage massif de propagande.
  7. L'emploi de nombreuses troupes de la Securitate pour capturer et bloquer les groupes de résistants, ce qui dans les faits, signifiait envoyer des centaines d'hommes pour combattre 5 ou 6 combattants de la liberté.

Le mélange des techniques d'infiltrations et d'attaque frontale massive était la combinaison la plus employée par la police politique.

Elisabeta Rizea, héroïne de la Résistance anticommuniste roumaine, torturée par la Securitate.
Elisabeta Rizea, héroïne de la Résistance anticommuniste roumaine, torturée par la Securitate.
Le réseau des prisons et camps de travaux forcés pour détenus politiques dans la Roumanie communiste.
Le réseau des prisons et camps de travaux forcés pour détenus politiques dans la Roumanie communiste.
Le Bărăgan et le canal Danube-Mer Noire, principales zones de déportation de la Roumanie communiste.
Le Bărăgan et le canal Danube-Mer Noire, principales zones de déportation de la Roumanie communiste.

Les rebelles arrêtés ainsi que leurs soutiens étaient soit tués durant les interrogatoires, soit jugés lors de procès public ou bien à huis clos. Les condamnations étaient très lourdes : la mort ou de longues années de prison voire de travaux forcés. Plusieurs milliers de condamnations ont été prononcées. Certains pénitenciers ou camps de travail sont désormais connus pour leur fort taux de mortalité et la pratique courante de la torture. De très nombreux résistants sont ainsi morts d'épuisement, de torture ou de mauvais traitements dans le système carcéral communiste[218]. Les peines de mort étaient exécutées discrètement, les corps jetés dans des fosses communes ou dans les forêts[219],[84], ou bien publiquement dans le but d'intimider les populations locales. Un nombre significatif de détenus qui n'ont pas été exécutés ont été abattus en dehors des prisons dans des circonstances inexpliquées et en toute illégalité[220],[221]. Dans les zones où les rebelles étaient actifs, les villageois subissaient systématiquement l'intimidation et la terreur, orchestrés par les autorités communistes.

Adriana Georgescu Cosmovici, secrétaire particulière du Premier ministre le général Nicolae Rădescu[222] fut l'une des premières personnes arrêtées pour appartenance à un mouvement de résistance. En juillet 1945, la jeune femme fut interpelée à Bucarest, sévèrement battue par les inspecteurs de la police secrète et violée par ses gardiens[223],[224]. Dans une déclaration faite à Paris en 1949, elle dénonça trois enquêteurs pour l'avoir menacé avec des armes, l'un d'eux étant Alexandru Nicolschi (en)[225],[223]. Nicolschi n'en était alors qu'à ses débuts d'une longue carrière de tortionnaire et d'assassin, comme le décrit factuellement un dossier complet publié par l'ICCMER, basé sur les archives CNSAS, des témoignages enregistrées et des travaux étayés d'historiens[226]. Considérant la justice trop "douce" à l'égard des ennemis du communisme, et particulièrement les résistants, outre la torture qu'il pratiquait couramment lors de ses interrogatoires, Nicolschi organisait des liquidations extra-judiciaires en extrayant les prisonniers de leurs cellules, prétextant un supplément d'enquête. Ces derniers étaient alors exécutés d'une balle dans la tête sur le trajet du transfert. Elisabeta Rizea (en) et son mari, deux paysans opposés à la politique du gouvernement de collectivisation forcée, rejoignirent le groupe de guérilla "Haiducii Muscelului" commandé par le Lieutenant-colonel Gheorghe Arsenescu (ro), en leur fournissant nourriture et approvisionnements. Capturée en 1952, Elisabeta Rizea passera 12 années en prison, période pendant laquelle elle fut régulièrement torturée. Considérée comme une héroïne par les Roumains, elle est aussi devenue un véritable symbole national de la Résistance roumaine, grâce à un reportage de la TVR diffusé en 2006[ER 1]. Le 18 juillet 1958, Vasile Motrescu fut exécuté. En 1959, 80 personnes dirigées par Vasile Blǎnaru furent jugées pour "insurrection armée" dans la région de Câmpulung Muscel[13].

Le nombre de victimes tuées du côté des insurgés peut être établi selon les données d'archives ainsi que de nombreux mémoires publiés après 1990. Les archives officielles révèlent plusieurs centaines de condamnations à morts, cependant un nombre bien plus conséquent de maquisards ont été tués soit lors des combats contre les autorités, soit lors des différentes phases de leur détention[2]. On estime le nombre de morts autour de 2000.

La chasse implacable dont faisaient l'objet les maquisards par les autorités, comme le silence absolu sur l'existence même d'une rébellion, démontre la grande préoccupation du régime et la crainte qu'un symbole d'insubordination ne devienne contagieux[31]. Le sympathisant de la Garde de fer Gavrilă Ogoranu rapporte le discours tenus à des touristes par des résistants dans les années 1950 :

« Dites à tout le monde qu'il y a toujours une place dans le Royaume de Roumanie. Tant que nos têtes sont sur nos épaules, ce coin de pays sera libre. Dites aux gens de ne pas perdre la foi, pour le jour viendra où l'ensemble de la Roumanie sera libre. Priez Dieu pour elle, afin que Dieu nous aide[227]. »

Mémoire de la résistance anticommuniste[modifier | modifier le code]

Regard de la Roumanie sur la résistance et la Securitate[modifier | modifier le code]

La Securitate était l'organe essentiel du PCR. Elle assurait son maintien au pouvoir, au travers d'actions coordonnées de surveillance, d'espionnage interne dans toutes les couches de la population, et de répression. Cette répression fut particulièrement brutale jusqu'en 1964 et s'abattait sur toute forme de contestation ou de résistance. C'est pourquoi il n'est pas possible de dissocier la Résistance roumaine avec cet organe de police politique du pouvoir. La Securitate a d'ailleurs été le fer de lance et l'outil principal actionné par le pouvoir communiste pour contrer tous les mouvements de résistance armés, et dans la plupart des cas pour les annihiler. Le sujet de la résistance anticommuniste armée ou non est donc étroitement lié avec la Securitate. Le regard porté par les Roumains sur chacun de ces deux sujets doit donc être évoqué conjointement.

Malgré plusieurs instituts d’État[note 21] créés pour faire la lumière sur les crimes du communisme, un rapport présidentiel de 2006[67],[228] condamnant sans appel les crimes du régime communiste roumain, la publication de centaines de livres et d’articles documentés et circonstanciés sur la Résistance et les éliminations physiques d’opposants, l’ouverture des archives de la Securitate ainsi que les exhumations scientifiques de victimes de cette police politique, il apparaît que les instances dirigeantes roumaines ne souhaitent pas aller jusqu’au bout d'une démarche de vérité sur le passé communiste du pays, et en particulier sur la Résistance dont le sujet est minimisé par les autorités et la plupart des forces politiques, principalement en raison de l'influence persistante des anciens membres du système communiste et de leurs proches. La direction de ces institutions mémorielles change d’ailleurs à chaque nouveau gouvernement et fait l’objet de vives polémiques d’une part sur la probité des personnes à leur tête, et d’autre part sur le fait que ces organismes ne soient que des outils au service de l’orientation politique du moment au pouvoir[note 22]. Certains remettent en cause ouvertement l’efficacité, voire la crédibilité de ces institutions, à cause de leur dépendance politique[note 23].

Armes et munitions, saisies par la Securitate vers 1952.
Armes et munitions, saisies par la Securitate vers 1952.

Plus d’un quart de siècle après la chute de Nicolae Ceaușescu et du régime communiste, le faible remplacement des élites politiques, souvent issues de ce même système, et la main-mise par des ex-securistes ou communistes, tant sur la politique[229],[230],[231],[232] que sur l'économie[233],[234] (on parle même en Roumanie de "privatisation du communisme"[235],[236],[237]) sont, selon de nombreux commentateurs et analystes, les clefs de compréhension des demi-mesures, voire du semblant de mesures, qui ont été prises. Ainsi, contrairement à ce qui s’est passé dans d’autres pays de l'Est ayant subi la dictature communiste, seul un nombre très limité[226] de membres de la Securitate ou du PC, ou même de tortionnaires du régime, a été poursuivi en Roumanie et encore moins condamné[238],[239]. De même, aucune enquête ni inculpation pour crime contre l’humanité n’a encore été diligentée, alors même qu’il ne fait désormais aucun doute de la qualification des exactions commises par le Parti communiste roumain et son bras armé : la Securitate[240]. En 2014, alors que les résistants survivants libérés de prison ont toujours un casier judiciaire rempli de mentions jugées délictuelles ou criminelles par le régime communiste, à l’opposé, les officiers de la Securitate à la retraite, anciennement responsables de persécutions ou de crimes que la justice roumaine considère jusqu’à présent comme prescrits, bénéficient de pensions plus que confortables[241] et n’ont jamais été inquiétés par la justice. Il est significatif de constater que jusqu’en mai 2016, aucun monument majeur n’a été érigé par les autorités nationales pour honorer la Résistance roumaine[242].

Il semble que les Roumains eux-mêmes, troublés par les polémiques et les luttes politiques incessantes sur l’héritage du communisme depuis 1990, désorientés par les changements économiques radicaux de la société roumaine et plus préoccupés par la crise économique actuelle (depuis 2007), se soient partiellement désintéressés du sujet[243],[244]. La présence de faux rapports[245] dans les archives de la Securitate, et les techniques de manipulation des informations couramment employées par cette dernière[246] brouillent efficacement la crédibilité de cette source d’information. Les anciens sécuristes en profitent pour tenter de discréditer les historiens, enquêteurs ou journalistes trop curieux ou trop persévérents.

Pour survivre dans une société sous surveillance permanente (écoutes téléphoniques, ouverture du courrier, délation généralisée) où une terreur sous-jacente assurait le maintien du régime communiste au pouvoir, les Roumains se sont enfermés dans le silence et l’oubli. Nombre de Roumains ne veulent pas parler de leur passé ou de celui de leur proches, conformément au dicton : « Un Roumain, se regardant dans un miroir, se pose des questions : - De nous deux, lequel peut bien être le mouchard ? »[247]. Cette situation restreint le nombre de témoignages sur de nombreux sujets tels que la Résistance ou la Securitate, et repousse un travail de mémoire sans lequel il n’y a pas de catharsis possible[248].

Enfin, cas particulier dans l'Europe de l'Est, selon différents sondages menés depuis plusieurs années en Roumanie, une part de la population semble encore considérer que le bilan du communisme est positif[249],[250]. Ainsi même si les choses tendent à évoluer, une part non négligeable des Roumains regardent avec suspicion les actions des résistants et les considèrent comme des bandits, se conformant à la propagande communiste officielle de l'époque. La Roumanie est pourtant l’un des pays ex-communistes où l’épuration et les persécutions communistes ont été les plus profondes. La jeunesse de l’État (dont l’identité nationale s’est cristallisée au début XIXe siècle - voir histoire de la Roumanie) ajoutée à la brutalité du « nettoyage » des élites réalisé par les communistes, appuyés par l’Armée rouge et le NKVD dans les années 1950, ont facilité une élimination quasi-complète de toute opposition structurée, à la différence de ce qui a pu se passer en Tchécoslovaquie ou en Pologne, où les élites ont certes été persécutées et intimidées, mais où leur élimination a été nettement moins systématique qu’en Roumanie. La force de la Securitate et son imprégnation dans la société roumaine ne venait cependant pas seulement des mesures coercitives exercées (répression, tortures, surveillance, intimidations) mais aussi d'un système d'informateurs bien organisé dans lequel ces derniers recevaient des récompenses en nature, services ou argent[251],[252], permettant à la bureaucratie communiste de verrouiller la société. La renaissance démocratique et pluraliste en Roumanie depuis 1990 a ainsi été handicapée par le fait que, d’une part, les anciens dissidents étaient peu nombreux, et d’autre part par le fait que la buraucratie ex-communiste s’est rapidement et facilement muée en une classe d’entrepreneurs libéraux aussi prospères que peu scrupuleux, qui continua sous ces nouveaux habits à constituer le modèle dominant matérialiste de réussite sociale du pays[253]. L’absence de loi de lustration[254],[255], comme en Hongrie, en République tchèque, en Pologne ou bien en Allemagne de l’Est, en est un résultat significatif.

Jour de mémoire[modifier | modifier le code]

Mémorial dit des "Trois ailes" inauguré en mai 2016 devant la Maison de la presse libre à Bucarest ; à la place de la statue de Lénine à présent entreposée au Palais de Mogoșoaia.

Il a fallu attendre 2016 pour que la Roumanie célèbre véritablement et officiellement ses résistants. Précédemment, aucune loi ou initiative parlementaire n’a pu aller à son terme pour commémorer ce mouvement. Il y a eu cependant des initiatives locales inégales pour tenter de redonner à ce mouvement sa place dans l'histoire roumaine. Contrairement à la Pologne qui célèbre ses « soldats maudits » depuis 2011 ou à d’autres pays de l'ex-Bloc de l'Est qui ont voté un jour de fête nationale, en Roumanie les descendants de la bureaucratie et de la nomenklatura communiste restent crispés sur leur refus d’un devoir de mémoire[2]. Après avoir argumenté jusqu’en 2007 qu’il ne fallait pas cliver la société, et donc refusant de faire un travail de vérité sur le passé communiste, ils changèrent d'avis postérieurement à l’entrée du pays dans l’Union européenne. D'autre part, malgré une condamnation officielle du communisme en 2006[67], un "négationnisme néo-communisme" plane toujours en Roumanie[256] et reste d'autant plus tenace que les autorités politiques et morales ne parlent pas à l’unisson sur le sujet.

L’amalgame associant tous les résistants à des fascistes antisémites est activement soutenu par les héritiers du Parti communiste roumain et des anciens sécuristes[note 24] et joue un rôle important dans le blocage législatif sur un projet de jour commémoratif, sans compter l’indemnisation des anciens résistants et détenus politiques. Le mouvement légionnaire était pourtant, de l’avis de la plupart des historiens à ce jour, minoritaire au sein de la Résistance, même s’il y était bien présent et très actif. En 2017, il n'est d'ailleurs pas possible de donner une évaluation précise de sa proportion dans la Résistance, car il n'y était pas présent comme mouvement constitué. D'autre part, de nombreux groupes étaient mixtes (légionnaires et autres), parfois de toutes tendances politiques. Cet amalgame sans fondement légionnaire-résistant est aussi partagé à l'étranger par certains auteurs et analystes qui soupçonnent non seulement les Résistants, mais aussi tous les Roumains, même communistes, d’être des fascistes antisémites ou des légionnaires, de par leur identité nationale même[257]. Il faut aussi ajouter que des membres idéalistes et déçus du Parti communiste roumain y étaient également présents.

Seules de rares localités célèbrent leurs héros de la Résistance au communisme. Il existe cependant depuis 2000, une forme de reconnaissance nationale : la « Croix commémorative de la Résistance anticommuniste »[258]. Par ailleurs en mai 2016, le président Klaus Iohannis a inauguré à Bucarest un monument à leur mémoire, sis devant la maison de la presse libre, sur un emplacement où, de 1960 à 1990, se dressait une statue géante de Lénine[259].

Institutions relatives à la mémoire[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Livres[modifier | modifier le code]

  • (ro) Rezistența în munți și orașul Brașov (1944-1948) Brașov (La Résistance dans les montagnes et la ville de Brașov), Petre Baicu & Alexandru Salcă, Editura Transilvania Express, 1997, (ISBN 978-973-97758-8-5)
  • (ro) Totalitarism și rezistență, teroare și represiune în România comunistă (Totalitarisme et résistance, terreur et répression en Roumanie communiste), Gheorghe Onișoru (coordinateur), Studii CNSAS, Editura CNSAS, Bucarest, 2001, (ISBN 973-0-02533-9) - (livre in extenso).
  • L'autre communisme en Roumanie - Résistance populaire et maquis 1945-1965, Georges Diener, Éditions L'Harmattan, Collection : Aujourd'hui l'Europe, Paris, 1er novembre 2003, (ISBN 978-2-7475-0635-9).


Articles majeurs (universitaires, historiens, témoignages écrits d'anciens résistants ou de leurs proches)[modifier | modifier le code]

  • (ro) Dorin Dobrincu, Bucovineni contra sovietici. Rezistența armată antisovietică/anticomunistă din Bucovina (martie-august 1944 - iulie 1946) (Les Bucoviniens contre les soviétiques. La Résistance armée de Bucovine ; mars-août 1944 - juillet 1946 ), publié dans la revue Anuarul Institutului de Istorie Orală, volume V, 2004, pages 123 à 182 - Sommaire de la revue AIO de 2004.
  • (ro) Dorin Dobrincu, Nesupunere în Bucovina. Grupurile de rezistență armată anticomunistă Cenușă–Motrescu (1948-1951) (Insoumission en Bucovine. Les groupes de résistance armée anticommuniste Cenușă–Motrescu, Pătrăucean-Gherman et Cenușă-Pătrăucean 1948-1951), publié dans Anuarul Institutului de Istorie A.D. Xenopol, Iași, volume XLII, 2005, pages 451 à 481 - ANUARUL INSTITUTULUI DE ISTORIE 'A. D. XENOPOL' Tom XLII (Sommaire et résumés du numéro).
  • (ro) Dorin Dobrincu, GRUPURI 'MINORE' DIN REZISTENȚA ANTICOMUNISTĂ BUCOVINEANĂ (1948-1961) (Les groupes 'mineurs' de la Résistance anticommuniste de Bucovine 1948-1961), publié dans la revue Codrul Cosminului, Université Ștefan cel mare de Suceava, Facultaté d'Histoire et de Géographie, no 12, 2006, pages 179 à 194 - (article in extenso).
  • Doru Radosav, La Résistance Anticommuniste en Roumanie : 1944-1989, revue Communisme, no 91/92, 2007, Bibliothèque centrale digitale de l'Université de Cluj Lucian Blaga - (article in extenso).
  • (en) Dorin Dobrincu, The Anti-Communist Armed Resistance on the Southern Slope of the Făgăraș Mountains and the Iezer Mountains. The Groups Led by Colonel Gheorghe Arsenescu and Lieutenant Toma Arnăuțoiu (1948-1960) (La Résistance armée anticommuniste sur le versant sud des monts Făgăraș et des montagnes Iezer. Les groupes dirigé par Gheorghe Arsenescu et le Lieutenant Toma Arnăuțoiu ; 1948-1960), Revista Archivelor, Arhivele Nationale ale României, Bucarest :
- Revista Archivelor, LXXXIV (2007), nos 3-4, partie I, p. 249-272, (ISSN 1453-1755) - (Référence sur le site des Archives de Roumanie) et partie I.
- Revista Archivelor, LXXXV (2008), no 1, partie II, p. 283-311, (ISSN 1453-1755) - (Référence sur le site des Archives de Roumanie) et partie II.
- Revista Archivelor, LXXXV (2008), no 2, partie III, p. 160-186, (ISSN 1453-1755) - (Référence sur le site des Archives de Roumanie) et partie III.
- Grupul de rezistență maior Nicolae Dabija (Le groupe de résistance Major Nicolae Dabija), no 13, 1995, pages 59 à 67 - Sommaire du numéro 13 de la revue Memoria : Grupul de rezistență maior Nicolae Dabija.
- Quatre années de résistance les armes à la main dans les Monts Apuseni, de Lucreția Jurj-Costescu, no 26, 1999 - Patru ani de rezistență cu arma în mână în Munții Apuseni (article in extenso).
- Torturați și torționari (Torturés et tortionnaires), de Ioana Raluca Voicu-Arnăuțoiu, no 40/41, 2002 - (article in extenso).
- Un erou de legendă : Colonelul (r) Gh. Arsenescu (Un héros de légende : le colonel (r) Gh. Arsenescu), de Ion Constantinescu Mărăcineanu, no 49, 2004 - (article in extenso).
- Trebuie să ai curaj, trebuie să spui nu (Tu dois avoir du courage, to dois dire non), d'Octavian Coman, no 49, 2004 - Trebuie să ai curaj, trebuie să spui nu.
- Rezistența anticomunistă în România : memorie și istorie (La Résistance anticommuniste en Roumanie : mémoire et histoire), de Claudia Dobre, no 54, 2006 - (article in extenso).
- Rezistența anticomunistă în Arad (La Résistance anticommuniste en Roumanie : mémoire et histoire), de Corneliu Cornea, no 55/56, 2006 - (article in extenso).

Organismes privés ou publics[modifier | modifier le code]

  • (ro) Association des Anciens Détenus Politiques de Roumanie - Asociația foștilor deținuți politici din România. Fondée en janvier 1990, l’Association des Anciens Détenus Politiques défend la mémoire de la répression communiste et conserve les témoignages oraux de ses membres. L'association se bat aussi pour faire reconnaître l'ampleur de la persécution communiste et faire condamner les crimes et les abus du régime communiste.
  • (ro) Memoria Rezistenței - Mémoire de la Résistance par d'anciens détenus politiques roumains.
  • (ro) (fr) (en) (de) La Fundația Academia Civică, qui administre le Mémorial des Victimes du Communisme et de la Résistance ainsi que le Centre International d’Études sur le Communisme (CIEC) de Bucarest, dédié à la mémoire des victimes du communisme et à la Résistance roumaine - La Fondation Academia Civică.
  • (ro) Fondation Culturelle Memoria Fundația Culturală MEMORIA. Créée juste après la révolution de 1989 par Banu Rădulescu, son fondateur, écrivain et ancien détenu politique. Elle vise à porter à la connaissance du public les crimes et des abus du communisme. La Fondation édite sur papier et sur internet mémoires de prison et de déportation ainsi que témoignages de résistants. La revue Mémoire, la revue de la pensée arrêtée a pour mission la dénonciation du communisme. Elle est dédiée aux témoignages des anciens détenus politiques, elle est éditée par la fondation sous l'égide de l'Union des Écrivains Roumains - Memoria. Le premier numéro de la revue Memoria, Revista gândirii arestate fut édité en 1990.
  • (ro) Le Procès du communisme Procesul comunismului, contrarevolutiei și tranzitiei criminale. Site rassemblant témoignages, livres et photographies en préparation pour un procès du communisme en Roumanie. L'initiative pour promouvoir un procès du communisme a permis de déposer un requête à la CEDH en 2013 pour reconnaitre le caractère criminel de ce régime.
  • (ro) Site internet le Mémorial de la Souffrance, un site consacré aux résistants qui ont survécu à la dictature communiste. Il contient de nombreux reportages et interviews d'opposants ou de résistants torturés et emprisonnés par la Securitate : Memorialul Durerii / O istorie care nu se învață la școală.
  • (ro) Site internet Les Héroïnes Nucșoara, un site dédié aux femmes combattantes dans la Résistance anticommuniste. Le site appartient à Ioana Raluca Voicu-Arnăuțoiu - Eroine Nucșoara.
  • (ro) Site internet Memoria.ro, bibliothèque numérique d'interviews, mémoires, études et histoires orales ainsi que de livres et images de l'histoire récente de la Roumanie - Memoria.ro.
- Une initiative originale sur la mémoire de la Résistance roumaine. Dédié à ceux qui ont gardé leur dignité pendant la terreur communiste, le site a pour ambition la diffusion du savoir sur cette période auprès du grand public. Le livre qui a été publié est le résultat d'essais, d'interviews de maquisards ou de leurs proches, mais aussi d'émotions et de réactions des lecteurs sur la Résistance roumaine. Plusieurs pages ont été traduites en français et en anglais. Voici l'esprit du site tel qu'il est décrit sur la page Le livre de la Dignité : Qu’en savons-nous, en dehors des idées reçues ? Assez peu de choses finalement. L’une des idées les plus malheureuses est que le phénomène de la Résistance anticommuniste des montagnes roumaines est unique au monde. Pourquoi s’acharner à rechercher cette originalité ? À quoi cela sert-il ? Il a déjà été prouvé, par des moyens très simples, que cette idée d'unicité est aussi grotesque qu'une autre affirmant que tous les combattants des montagnes étaient des gens d’extrême droite. C'est faux, même si, parmi eux, il y avait aussi des légionnaires.
- Le blog a été publié sous le titre : Cartea despre demnitate, Alexandru Pătrașcu, préface de Marius Ghilezan, Editura Virtuală, Bucarest, 2012, (ISBN 978-606-93389-1-9).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Livres[modifier | modifier le code]

  • (ro) Armin Heinen (trad. de l'allemand par Cornelia et Delia Eșianu), Legiunea „Arhanghelul Mihail” : Mișcare sociala și organizație politica / Contribuție la problema fascismului internațional [« La légion « Archange Michel » - Le mouvement social et l'organisation politique / Contribution au problème du fascisme international »], Bucarest, Humanitas, , 2e éd. (1re éd. 1986) (ISBN 978-973-50-1158-1, lire en ligne), p. 256 et 425.
  • (ro) Ion Itu, Bancuri din iepoca odiosului [« Blagues de l'époque de l'odieux »], Brașov, Orientul Latin, (ISBN 973-95474-3-5).
  • (ro) Cicerone Ionițoiu, Rezistența anticomunistă din munții României, 1946 - 1958 [« La résistance anticommuniste dans les montagnes roumaine »], Bucarest, Gîndirea Românească, , II éd. (ISBN 973-95668-0-4, OCLC 636590060, présentation en ligne, lire en ligne).
  • (ro) Ion Gavrilă Ogoranu, Brazii se frâng, dar nu se îndoiesc [« Les sapins se brisent mais ne ploient pas au vent »], Editura Marineasa, (ISBN 978-973-95729-4-1, lire en ligne).
  • (ro) Cicerone Ionițoiu et Ion Gavrilă Ogoranu, Cartea de Aur a rezistenței românești împotriva comunismului [« Le livre d'Or de la Résistance roumaine contre le communisme »], vol. I et II, București, Editura Hrisovul, 1995 et 1996 (ISBN 973-96771-2-6 et 973-96771-4-2, lire en ligne), article "Rezistența anticomunistă din Munții Făgărașului (Note și studii comparative pe marginea documentelor din arhiva C.N.S.A.S.)" . Traduction: "La Résistance anticommuniste des monts Făgăraș - Notes et études comparatives en marge des documents des archives du C.N.S.A.S.)".
  • (en) Dennis Deletant, Communist Terror in Romania: Gheorghiu-Dej and the Police State, 1948-1965 [« la terreur communiste en Roumanie : Gheorghiu-Dej et l’État policier »], Londres, Hurst, (ISBN 978-1-85065-386-8, présentation en ligne).
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Articles[modifier | modifier le code]

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  • (ro) Adrian Brișcă, « Rezistenţa armată anticomunistă din România 1944-1962 » [« La Résistance armée anticommuniste de Roumanie 1944-1962 »], Arhivele Totalitarismului, Bucarest, Institutul Național pentru Studiul Totalitarismului (INST), no 22-23,‎ 1999 mois=janvier/février, p. 42-67 (ISSN 1221-6917, résumé, lire en ligne).
  • (ro) Theodor Bărbulescu et Liviu Țăranu, « Rezistența anticomunistă? Cazul colonelului I. Uță » [« La Résistance anticommuniste ? Le cas du Colonel I. Uță »], Memoria, Revista gândirii arestate, Bucarest, Fundaţia Culturală "Memoria", no 44/45,‎ (lire en ligne).
  • (ro) Dorin Dobrincu, « „Rămășitele grupului Ion Uță”: Formațiunile din Banat conduse de frații Duicu, Dumitru Mutașcu și Dumitru Ișfănuț (1949-1954) » [« Les survivants du groupe Ion Uță : les formations de la Résistance du Banat dirigées par les frères Duicu, Dumitru Mutașcu et Dumitru Ișfănuț (1949-1954) »], Annales Universitatis Apulensis, Alba Iulia, Universitatea "1 Decembrie 1918", série Series Historica, no 9/I,‎ , p. 193-215 (ISSN 1453-9306, résumé, lire en ligne).
  • (ro) Florian Banu (Travaux présentés au Symposium Internațional Făgăraș-Sâmbăta de Sus, les 24-26 mars 2006), « Mișcarea de rezistență armată anticomunistă din România - între negare și hiperbolizare » [« Le Mouvement de résistance armée anticommuniste de Roumanie - Entre la négation et l'hyperbolisation »], Rezistența anticomunistă – cercetare științifică și valorificare muzeală, Cluj-Napoca, Cosmin Budeancă, Florentin Olteanu, Iulia Pop /Argonaut, vol. I,‎ , p. 299-314 (ISBN 978-973-109-039-9, résumé, lire en ligne).
  • (ro) Oana Ionel et Cosmin Budeancă, Florentin Olteanu, Julia Pop (éditeurs) (Travaux présentés au Symposium Internațional Făgăraș-Sâmbăta de Sus, les 24-26 mars 2006), « Anihilarea organizației 'Garda Albă' de către Securitate (1949) » [« La destruction de l'organisation "Garda Albă" par la Securitate (1949) »], Rezistența anticomunistă. Cercetare științifică și valorificarea muzeală, Cluj-Napoca, Editura Argonaut, vol. I,‎ (ISBN 978-973-109-016-0, résumé, lire en ligne).
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  • (ro) Dorin Dobrincu, « Rezistența armată anticomunistă și rezistența greco-catolică în centrul Transilvaniei. Organizația « Partizanii Regelui Mihai - Armata Secretă » (1948-1950) » [« La Résistance armée anticommuniste et la Résistance gréco-catholique dans le centre de la Transylvanie. L'organisation 'les partisans du Roi Michel - Armée Secrète' (1948-1950) »], Revista Arhivelor, Bucarest, Arhivele Nationale ale României, série Istorie, no 1,‎ lxxxvi (2009), p. 204-218 (ISSN 1453-1755, présentation en ligne, lire en ligne).
  • (ro) Dorin Dobrincu, « Rezistența armată anticomunistă din Vrancea. Organizația „Vlad Țepeș II” (1949-1950) » [« La Résistance armée anticommuniste de Vrancea. L'organisation 'Vlad Țepeș II' (1949-1950) »], Colloquium politicum, Timișoara, Universitatea de Vest din Timişoara, no 1,‎ janvier-juin 2010 (ISSN 2065-8664, résumé, lire en ligne).
  • (en) Andrei Miroiu, « Wiping Out ‘The Bandits’: Romanian Counterinsurgency Strategies in the Early Communist Period » [« Nettoyer les « bandits » : Les stratégies de contre-insurrection roumaine dans les premières années du communisme »], The Journal of Slavic Military Studies, vol. 23, no 4,‎ , p. 666–691 (ISSN 1351-8046, DOI 10.1080/13518046.2010.526021, lire en ligne).
  • (en) Oana Mateescu, « Losing the Phenomenon : Time and Indeterminacy in the Practice of Anthrohistory » [« Perdre le phénomène: Temps et indétermination de la pratique de l'Anthrohistoire »], Unsettling Knowledge, Questioning Discipline, Ann Arbor / University of Michigan Press,‎ (ISBN 978-0472051359, lire en ligne).
  • (ro) Camelia Ivan Duică, « Din istoria rezistenței anticomuniste din Banat. Organizația dr. Liviu Vuc (1948-1952) » [« De la Résistance anticommuniste du Banat. L'organisation du Dr Liviu Vuc (1948-1952) »], Analele Universității "Dunărea de Jos", Galați, série Istorie, no II,‎ (ISSN 2344-472X, résumé, lire en ligne).


Notes et références[modifier | modifier le code]


Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les groupes de résistants ont survécu jusqu'en 1958, les derniers combattants isolés des montagnes étant annihilés au début des années 1960. En 1977, Ion Gavrilă Ogoranu fut capturé alors qu'il vivait clandestinement depuis 1955, dans un village de la Plaine de Transylvaine.
  2. L'ultimatum soviétique du 26 juin 1940, suite logique du Pacte germano-soviétique, somme la Roumanie d'évacuer la Bessarabie et la Bucovine septentrionale. Le Roi Carol II de Roumanie cède et les territoires sont envahis par l'armée soviétique.
  3. Écoute des conversations téléphoniques, ouverture du courrier, quadrillage territorial, institutionnel et professionnel systématique du pays, arrestations arbitraires.
  4. Des autorisations et divers visas préalables sont nécessaires pour changer d’emploi, de domicile, de résidence à l'intérieur du pays, et encore plus pour voyager hors du pays. Le passeport de chaque citoyen est conservé par la police politique.
  5. (ro) et (de)Les chiffres avancés par l'historien allemand, Armin Heinen, sont de 34 000 nids (la cellule légionnaire) en 1937 et de 300 000 membres en 1940.
  6. Pour Traian Sandu, qui utilise les mêmes données qu'Armin Heinen, les chiffres dépassent cette estimation en raison du fait qu'il corrèle le nombre de votants de décembre 1937 (478.368 votants soit 16% du scrutin et la troisième force politique du pays) avec la sociologie et la composition du mouvement, dans lequel œuvraient de nombreuses femmes et des mineurs, une population n'ayant alors pas le droit de vote. Ainsi, il considère que le chiffre dépasse de loin de nombre de votants. Par conséquent il n'est pas improbable que qu'il y ait eu plus de 500.000 légionnaires en 1937 et très probablement beaucoup plus en 1940.
    • Traian Sandu 2014, chapitre "Sociogéographie militante et électorale : calcul de la „rentabilité militante” légionnaire", p. 16 et 297.
  7. Le chiffre exact est inconnu précisément. Selon certaines sources, à la fin de 1944, ils seraient entre plusieurs centaines et quelques milliers, sans compter les sympathisants.
  8. Une plaisanterie typique de l'époque raconte qu'un cuisinier, cherchant de l'embauche au début du régime communiste, passe devant les camarades du Parti communiste dirigeant l'Agence de placement et revient à son foyer tout triste d'avoir été rejeté. Son épouse le questionne : « - Que t'ont-ils demandé ? - Si j'avais travaillé pour les Légionnaires, répond-il. - Et qu'as-tu dit ? - Que oui, que pouvais-je dire ? - Mais quel empoté ! tu aurais du nier ! Peste-t-elle. - Comment aurais-je pu nier, femme ? Ils étaient tous là ! Rétorque-t-il. » - Référence : Dana Maria Niculescu-Grasso 1999.
  9. Son catéchisme était enseigné dans l'heure hebdomadaire de religion des écoles publiques.
  10. Pays occidentaux, Turquie.
  11. Seconde Église de Roumanie, elle comptait 1,5 million de fidèles en 1945.
  12. Un rapport de synthèse rédigé par la Securitate le 10 novembre 1949, décrit les relations des mouvements légionnaires avec les Anglo-américains entre 1944 et août 1949.
  13. Après 1949, Horia Sima, réfugié en Allemagne, entrera en contact avec les services secrets militaires britanniques pour préparer des groupes de volontaires.
  14. Aucun d'entre-eux ne faisait partie du mouvement légionnaire.
  15. Ion Buda, Aurel Corlan, Ion Coman (instituteur), Gheorghe Dincă (ingénieur), Ion Golea (étudiant), Ianos Juhasz (étudiant), Gavrilă Pop, Mircea Popovici (étudiant), Ion Samoilă, Alexandru Tănase, Erich Tartler (agriculteur), Ion Tolan (ajusteur) et Vlad Minai (étudiant) non parachuté.
  16. (ro) C.N.S.A.S - Informations récupérées grâce aux dossiers concernant son épouse Olimpia Puiu, sur lequelle figure une liste de références de dossiers liés à Gogu Puiu: Dossier no 12512, Vol 2 ; Dossier no 170 Vol 1 ; Dossier no 1532 / Constanța / Vol 1 ; Dossier no 1406 / Vols 1,2,3,4,5 ; Dossier no 12636 Vols 1,2. Une déclaration dactylographiée, enregistrée par la Securitate et datée du 24/06/1947, a été découverte dans ces dossiers. Elle donne de nombreuses informations sur son parcours - La déclaration est disponible in extenso sur le site gogupuiu.ro : Déclaration faite par Gogu Puiu, dans le cadre de l'enquête déclenchée par son retour en Roumanie en avril 1947.
  17. C.N.S.A.S - Dossier no 22.229 ; Dossier no 54217, Vol I Fond Op Puiu Gheorghe ; Dossier no 74561, Puiu Gheorghe - zis Gogu.
  18. Plus de 30 ans si l'on considère que son chef Ion Gavrilă Ogoranu (ro) (étudiant en faculté d'agronomie en 1948) a échappé aux filets de la Securitate jusqu'au milieu des années 1970.
  19. Portretul luptătorului la tinerețe (ro) (Portrait du combattant dans sa jeunesse), de Constantin Popescu (ro) en 2010.
  20. Le premier fera de longues années de prison, le dernier : Ion Gavrilă sera pris en 1976 et sauvé par le Président américain Nixon qui entretenait alors de bonnes relations avec la Roumanie de Ceaușescu. Sans son intervention, le résistant aurait très certainement été abattu discrètement par la Securitate, car il était un témoin gênant de l'incapacité de cette dernière à éliminer toute la Résistance anticommuniste, les résistants bénéficiant alors d'une amnistie.
  21. (ro) Liste non exhaustive car d'autres instituts non spécialisés sur la période communiste travaillent aussi sur ce sujet :
    - Institutul Național Pentru studiul Totalitarismului / Institut National pour l’Étude du Totalitarisme (INST), entité de l'Académie roumaine, créé en 1993.
    - Institutul de Investigare a Crimelor Comunismului și Memoria Exilului Românesc (IICCMER) / Institut de Recherche sur les Crimes du Communisme et la Mémoire de l'Exil Roumain (IICCMER), fondé en 2006.
    - Centrul de Studii asupra Comunismului și Postcomunismului / Centre de recherche sur le communisme et le postcommunisme, créé en 2007.
    - Consiliul Național pentru Studierea Arhivelor Securității / Conseil national pour l’étude des archives de la Securitate (C.N.S.A.S), fondé en 2008.
  22. (ro) Révocations et nominations politiques des dirigeants des institutions roumaines liés aux études sur le communisme ainsi que les principales protestations ou polémiques sur ces dernières :
    - le 13/02/2010 : Cristian Preda considère que le scandale provoqué par l'historien Marius Oprea ces derniers jours ne concerne pas l'interprétation du communisme, mais la position institutionnelle qu'il occupe au sein d'une structure gouvernementale, et plus précisément la direction de l'Institut de Recherche sur les Crimes du Communisme. Article de Camelia BADEA, publié dans le journal Ziare.com, le 13/02/2010 - C. Preda : Marius Oprea apara eternizarea sa intr-un post creat de PNL pentru el.
    - Le 04/03/2010 : Marius Oprea est démis de son poste à la tête de l'IICCMER. Le gouvernement roumain a décidé de réorganiser l'IICCMER. C'est la seconde intervention du l'exécutif roumain depuis la fusion de 2009, lorsque l'IICCR a fusionné avec l'Intsitut de la Mémoire de l'Exil Roumain (Institutul Memoriei Exilului Românesc). La décision provoque de nombreuses protestations de personnalités dans la société civile dont les associations Asociația Pro Democrația, Active Watch - Agenția pentru Monitorizarea Presei, Transparency International România et Centrul de Resurse Juridice. Article publié dans la revue Observator cultural, Editura SC Observator cultural SA, Bucarest, no 514, le 04/03/2010 - Marius Oprea a fost demis din fruntea IICCMER !.
    - Le 23/05/2012 : Limogeage du Président de l'IICCMER Vladimir Tismaneanu du poste de Président du Conseil scientifique de l'IICCMER et de Ioan Stanomir Président exécutif, par le premier ministre Victor Ponta. La présidence de l'institut est confiée par ce dernier à l'historien Dan-Andrei Muraru. Article de Corina IONEL, publié dans le journal HotNews.ro, le 23/05/2013 - Vladimir Tismaneanu si Ioan Stanomir, indepartati de la conducerea Institutului de Investigare a Crimelor Comunismului. Remus Cernea si Liviu Harbuz, consilieri de stat.
    - le 15/06/2012 : Le libéral Marius Oprea, nommé récemment Directeur à l'Institut de Recherche sur les Crimes du Communisme, a déclaré vendredi qu'il regrettait le changement de Dorin Dobrincu à la direction aux Archives Nationales. Pour lui, Dobrincu a dérangé parce qu'il a ouvert les archives du régime communiste. Article publié dans le journal Ziare.com, le 15/06/2012 - Marius Oprea : Dobrincu a deranjat pentru ca a deschis arhivele regimului comunist.
    - le 15/06/2012 : La coalition USL continue l'épuration : l'historien Dorin Dobrincu, est démis de la direction des Archives Nationales sans explications. Il y avait été nommé en 2007 par le gouvernement Tăriceanu. Article publié dans le journal Ziare.com, le 15/06/2012 - USL continua epurarile : Dobrincu, demis fara explicatii de la Arhivele Nationale.
    - Le 18/12/2012 : Des employés de l'IICCMER se plaignent de menaces de mort et de traitements discrétionnaires de la direction de l'institution. Ils reprochent par ailleurs l'absence d'une stratégie de recherche et d'investigation à moyen et long terme, ainsi que le manque de stratégie managériale. Article d'Andreea Udrea publié dans le journal Evenimentul Zilei, le 18/12/2013 - Angajații IICCMER se plâng de amenințări cu moartea și tratamente discreționare din partea conducerii instituției.
    - Le 26/03/2013 : Lettre ouvertes des salariés de l'IICCMER exigeant la démission de son Président qu'ils accusent de pratiques abusives et discriminatoires, en réaction à une lettre antérieur transmise à la direction par des représentants du personnel en décembre 2012. Andrei Muraru est accusé d'autoritarisme, car il semble l'initiateur de nombreuses conduites illégales dans le domaine du droit du travail. Les employés ont déposé une plainte pénale contre deux membres de la direction, accusé de faire usage de violence verbale et physique. Article publié dans le journal Cronica Română, le 26/03/2013 - Scrisoare deschisă. Președintele executiv al IICCMER, Andrei Muraru, acuzat de ABUZ.
    - Le 13/06/2013 : Communiqué de protestation des employés de l'IICCMER contre son Président Andrei Muraru. Ces derniers l'accusent de violer les droits des salariés et de son syndicat, pour faire de l'IICCMER un fief personnel au service de ses ambitions politiques. Article Au sujet d'Andrei Muraru, chef de l'IICCMER, publié dans le journal LaPunkt.ro, le 13 juin 2013 - Despre Andrei Muraru, șeful de la IICCMER.
    - Le 16/10/2013 : Étonnant retournement de situation : l'historien et directeur de l'IICCMER défend un ancien sécuriste qu'il avait dénoncé 9 ans auparavant. L'explication se trouve dans la lecture politique des évènements : Oprea est membre du PNL allié avec le PSD au sein de l'USL, formation à laquelle appartient l'ex-sécuriste. Article publié dans le journal BrasovNews - Un caz incredibil de trist : Marius Oprea, aparatorul securistului tortionar Paraschiv, ainsi que l'article L'historien Marius Oprea a plaidé comme témoin en faveur d'un ancien officier de la Securitate Nicolae Paraschiv publié dans la revue Revista 22, le 14/10/2013 - Marius Oprea APARA in instanta SECURISTII. Istoricul a pledat ca MARTOR in FAVOAREA fostului ofiter Nicolae Paraschiv.
  23. (ro) Des institutions fragilisées par leur dépendance politique :
    - Le 03/04/2006 : La création de l'IICCR et la divulgation des archives de la Securitate répondent à des manœuvres politiques plus qu'à une volonté réelle de regarder son passé en face et de faire la lumière sur l'héritage communiste en Roumanie. Article de Ion Cristoiu, La politique politicienne de l'anticommunisme, publié dans le journal jurnalul.ro, le 03/04/2006 - Politicianismul anticomunismului.
    - Le 09/03/2010 : Le remplacement, par décision gouvernementale de Marius Oprea à la tête de l'IICCMER par Vladimir Tismăneanu, ainsi que certaines modifications des statuts de l'institution ne cesse de provoquer une onde de choc dans les eaux troubles du journalisme roumain. La main mise de l’État sur ce type d'institution est une erreur, elles devraient être sous l'égide de l'Académie Roumaine ou de l'Université. Article de Andrei Cornea, Un anticommunisme borgne, publié dans la revue Revista 22, le 09/03/2010 - Anticomuniști cu un singur ochi.
    - Le 23/10/2013 : les instituts de recherche sont manipulés par le pouvoir politique et se complaisent dans des effets d'annonces sans fondement, relayés par des médias accros au sensationnel. Le travail d'histoire et de mémoire est discrédité. En échos à une liste de 35 noms dont l'IICMER a fait la publicité mais dont il refuse de dévoiler les noms, l'auteur donne une liste précise de 35 véritables responsables sur système pénitentiaire et de répression du régime communiste roumain. Article de Mihai Burcea, Historien chercheur (Doctorant à la faculté d'Histoire de l'Université de Bucarest et co-auteur des volumes I și II du Dictionnaire des officiers et employés civils de la Direction Générale Pénitentiaire : l'appareil central (1948-1989)) : « l'IICMER et l'utilisation politique de la mémoire. De la bonne ou mauvaise utilisation de notre mémoire » - IICCMER și politica de partid a memoriei. Memoria noastră : utilizare bună vs. utilizare rea.
  24. En 2014, On retrouve des anciens communistes ou sécuristes dans presque tous les partis politiques roumains. Le Parti social-démocrate, le Parti démocrate-libéral et Le Parti conservateur restent cependant les plus densément composés de ces éléments.

Autres références[modifier | modifier le code]

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  77. Aussi appelé "Partizanii Majestății Sale Regele Mihai I" ou encore "Armata Albă" ou enfin "Garda Albă".
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  88. Ion Gavrilă Ogoranu 1993, Paragraphes "Grupurile de rezistență armată din sud-estul Munților Apuseni", "Grupul Leon Șușman", "Grupul Cornel Deac-Nicolae Moldovan" et "Biografii grupul Cornel Deac-Nicolae Moldovan".
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  94. Emil Sebeșan, Ileana Silveanu 1998, article "Rezistența din Banat 1949 vol I".
  95. Aussi appelé Vulturul Negru ou Bastionul Negru.
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  101. La Securitate a voulu faire passer Spiru Blănaru, légionnaire et étiqueté comme "fasciste", pour le chef de ce réseau, d'où le nom que l'on retrouve souvent : groupe Spiru Blănaru. Cependant, les documents retrouvés dans les archives ne laissent aucun doute sur le fait que le véritable chef était le notaire Gheorghe Ionescu, capitaine de réserve ayant l'expérience de la guerre. Blănaru n'avait pas fait la guerre et finissait juste ses études de droit. Soldat de première classe ("Fruntaș T.R"), il était trop jeune pour coordonner tout un groupe - Source : Adrian Brișcă, Rezistența armată din Banat (1945-1949) vol. I, Institutul Național pentru Studiul Totalitarismului, București, 2004, page 61 - (ISBN 973-86654-2-6) - Rezistența armată din Banat vol. 1, 1945-1949 Référence du livre sur le site le l'Institut National pour l'Étude du Totalitarisme.
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  109. Cicerone Ionițoiu 1993, Partea a III-a: Mișcarea de rezistență din munții Banatului - 3, p. chapitre "Grupul de partizani Nicolae Doran".
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  114. Cicerone Ionițoiu 1993, Partea a III-a: Mișcarea de rezistență din munții Banatului - 3, p. chapitre "Comuna ZORLEANTUL MARE de pe dealul Poganis luată cu asalt de securitate, miliție și grăniceri".
  115. Dorin Dobrincu 2005, article "Rămășitele grupului Ion Uță: Formațiunile din Banat conduse de frații Duicu, Dumitru Mutașcu și Dumitru Ișfănuț (1949-1954)", p. 207 et 211.
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  119. Ouvrages, articles et documents publiés sur le groupe « Liga Națională Creștină ou Garda Albăe » :
  120. Ouvrages, articles et documents publiés sur le capitaine Leonida Bodiu :
  121. (ro) Violeta Fotache, « Călăul Liviu Pangratiu și subalternii săi de la Securitate l-au executat pe bunicul preotului Parohiei Nepos » [« La répression contre la Résistance anticommuniste des montagnes. Un poète héros : Constant Tonegaru »], sur evz.ro, Fundația Academia Civică, (consulté le 23 juin 2017).
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    - Le 01/03/2012 - Gavril Vatamaniuc (1924 – 2012).
    - Le 11/04/2012 ("Les signes - Une histoire de Pâques") - Semnele – O povestire de Paște.
    - Le 13/04/2012 ("Les traces des autres - Une histoire en enfer") - Semnele celorlați – O povestire din iad.
  138. (ro) Article de Vasile Surcel, Et s'en est allé Gavril Vatamaniuc, héros de la Résistance anticommuniste de Bucovine, publié dans le journal Curentul, le 01/03/2012 - S-a dus și Gavril Vatamaniuc, eroul rezistenței anti-comuniste din Bucovina.
  139. (ro) Constantin Hrehor, Le mont confesseur. Des années de la Résistance / Des années de Souffrance, Editura TIMPUL, Iași, Apologeticum, 2002, (ISBN 973-612-042-2) - MUNTELE MĂRTURISITOR ANII REZISTENȚEI / ANII SUFERINȚEI (livre in extenso) - Recueil du témoignage oral de Gavril Vatamaniuc.
  140. (en) Adrian Brișcă, article Vladimir Macoveiciuc (1905-1946), publié dans Arhivele Totalitarismului, no 3, 1994, pages 240 à 242 - |éditeur=Institutul Național pentru Studiul Totalitarismului (INST) |lieu=Bucarest - Sommaire général de tous les articles publiés dans la revue Arhivele Totalitarismului depuis 1993.
  141. Page "Le conte de Noël de Vladimir Macoveiciuc" du Blog DespreDemnitate, publiée le 24/12/2011 - Povestea Crăciunului lui Vladimir Macoveiciuc.
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  150. (ro) Article de George Enache, D'Arad à Aidu, vers l'éternité, publié dans le journal Napoca News, le 20/03/2010 - De la Arad, prin Aiud, spre veșnicie.
  151. Articol de Cristina Pușcaș, Gligor Cantemir, publicat în Tributul bihorenilor la revista online Memoria rezistenței, Arhiva Asociației Foștilor Deținuți Politici Filiala Bihor, la 20/07/2015 - Gligor Cantemir.
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  154. (ro) Article de Gabriel Moisa, Adrian Mihuț - Lider al grupului de rezistență de pe Valea Crișului Alb (1948-1956) (Adrian Mihuț - Chef du groupe de résistance dans la vallée Crișul Alb), publié dans le livre Destine individuale și colective în comunism, de Cosmin Budeancă et Olteanu Florentin (coordinateurs), Editura Polirom, 2013, (ISBN 978-973-46-3432-3) - Liste des articles publiés dans le journal Ziarul de duminică (article du 25/07/2013) et Destine individuale și colective în comunism (Référence du livre chez Polirom).
  155. Cicerone Ionițoiu 1993, Partea a XI-a: Adrian Mihuţ începe lupta.
  156. Cicerone Ionițoiu 1993, Partea a IV-a: Alecu ia conducerea mișcării de rezistenţă. Pregătiri de luptă și la Craiova. Maramureșul prezent în lupta pentru libertate., p. chapitre „Pregătiri de luptă și la Craiova”.
  157. (ro) Article encyclopédique, Enciclopedia României Online - Ion Carlaonț.
  158. (ro) Article de Cornel Șomâcu, Au sujet de la Résistance anticommuniste dans le Comté de Gorj, le 26/05/2009 - Despre rezistența anticomunistă în județul Gorj.
  159. (ro) Cojoc Marian, Rezistența armată din Dobrogea, 1945 – 1960, Bucarest, .
  160. (ro) Zoe Rădulescu, La Résistance anticommuniste des monts Babadag, publié dans Analele Sighet, no 2 : Instaurarea comunismului - între rezistență și represiune, Fundația academia civică, Bucarest, 1995, (ISBN 973-0-00190-1), pages 311 à 319 - Rezistența anticomunistă din munții Babadag (Lien vers le no 2 de la revue).
  161. a et b (ro) Ion Gavrilă Ogoranu (ro) & Lucia Baki, Les sapins se brisent mais ne ploient pas au vent, Vol.III, Editura Marineasa, Timișoara, 2006, (ISBN 973-85045-8-9) - Brazii se frâng, dar nu se îndoiesc, Vol.III (livre in extenso).
  162. Vladimir Tismăneanu 2009, Dorin Dobrincu: "The discovery of a historiographical subject: anti-communist armed resistance in Romania", p. 330.
  163. (ro) Claudia Căpățănă & Răzvan Ciolcă, article Dumitru Apostol (1905-1950), publié dans Arhivele Totalitarismului, no 21, 4/1998, pages 229-230 |éditeur=Institutul Național pentru Studiul Totalitarismului (INST) |lieu=Bucarest - Sommaire général de tous les articles publiés dans la revue Arhivele Totalitarismului depuis 1993.
  164. (ro) Ion Constantinescu Mărăcineanu, article Un héros de légende : le colonel (r) Gh. Arsenescu, publié dans la revue Memoria, Revista gândirii arestate, no 49, 2004 - Un erou de legendă : Colonelul (r) Gh. Arsenescu (article in extenso).
  165. (ro) Article Le Père Gheorghe Cârstoiu dans les geôles communistes, publié dans le journal Ziarul Lumina, le 15/02/2013 - Părintele Gheorghe Cârstoiu în temnița comunistă.
  166. Apparenté au sculpteur Constantin Brâncuși.
  167. Cicerone Ionițoiu 1993, Partea a IV-a: Alecu ia conducerea mișcării de rezistenţă. Pregătiri de luptă și la Craiova. Maramureșul prezent în lupta pentru libertate., p. chapitre „Organizația de rezistență din județul Gorj”.
  168. La Ligue des Partizans Roumains de Hațeg.
  169. (ro) Article Exhumation du partisan Vitan Petru, abattu par la Securitate le 21 novembre 1952, Archive des évènements de l'Institut de Recherche sur les Crimes du Communisme et la Mémoire de l'Exil Roumain (IICCMER), publié en mai 2009 (l'exhumation a eu lieu les 6-7 mai 2009) - Acțiunea de exhumare a partizanului anticomunist Vitan Petru împușcat de securitate la 21 noiembrie 1952 (article in extenso).
  170. (ro) Article le héros des montagnes a été exhumé, publié dans le journal România Liberă, le 07/05/2009 - Eroul din muntii Sureanu a fost deshumat.
  171. (ro) Ștefan Bellu, article La Résistance dans les monts du Maramureș, publié dans Analele Sighet, no 2 : Instaurarea comunismului - între rezistență și represiune, Fundația academia civică, Bucarest, 1995, (ISBN 973-0-00190-1), pages 320 à 326 - Rezistența în munții Maramureșului (Lien vers le no 2 de la revue).
  172. a, b, c et d (ro) Article de Ioan Pop, Les héros de la Résistance anticommuniste / Le Maramureș libre dans les montagnes, publié dans le journal Gazeta de Maramureș, le 10/08/2009 - Eroii rezistentei anticomuniste / Maramuresul liber din munti.
  173. (ro) Article Les héros de la Résistance anticommuniste / Prêtres et moines les armes à la main, publié dans le journal Gazeta de Maramureș, le 08/02/2010 - EROII REZISTENTEI ANTICOMUNISTE / Preoti si calugarite cu arma-n mana.
  174. (ro) Nicoară Timiș, Legendarul Găvrilă Mihali Ștrifundă din Borșa (Le légendaire Găvrilă Mihali Ștrifundă de Borșa), Editura Societății Culturale Pro Maramureș Dragoș Vodă, Cluj-Napoca, 2000, (ISBN 973-99215-9-0).
  175. (ro) Article Mihali-Ștrifundă Gavrilă (1901-1961), publié dans Arhivele Totalitarismului, no 17, 4/1997, pages 223-225 |éditeur=Institutul Național pentru Studiul Totalitarismului (INST) |lieu=Bucarest - Liste de toutes les biographies parues dans la revue Arhivele Totalitarismului.
  176. (ro) Article Le légendaire 'Voivode' Ștrifundă, publié dans le journal Gazeta de Maramureș, le 30/04/2012 - Legendarul „voivod” Ștrifundă.
  177. (ro) Article de Ionuț Țene, Comment le maire de Ștrifundă s'est battu pour que le Maramureș historique se soit pas occupé par les soviétiques, publié dans le journal Napoca News, le 08/01/2010 - Cum a luptat primarul Ștrifundă din Borșa ca Maramureșul istoric să nu fie ocupat de sovietici – 5 martie 1945.
  178. (ro) Camelia Ivan Duică, la Résistance armée du Maramureș. Le groupement Popșa (1948-1949), Institutul Național pentru Studiul Totalitarismului, București, 2005, (ISBN 973-7861-03-5) - Rezistența anticomunistă din Maramureș. Gruparea Popșa (1948-1949) - (Lien vers la référence du livre sur le site memoria.ro).
  179. (ro) Article de Ioan Pop, Les héros de la Résistance anticommuniste / La première 'bande' de combattants des montagnes, publié dans le journal Gazeta de Maramureș, le 08/02/2010 - EROII REZISTENTEI ANTICOMUNISTE / Prima 'banda' de luptatori in munti.
  180. (ro) Article de Carmen Cosman, Le musée des atrocités du communisme de Ieud, publié dans le journal România Liberă, le 12/05/2009 - Muzeul atrocitatilor comunismului, la Ieud.
  181. (ro) Article L'assassinat de Vasile Popsa (Lica) - 1949, publié dans le journal The Epoch times România, le 21/02/2007 - Asasinarea lui Popsa Vasile (Lica) - 1949.
  182. (ro) Article Les héros de la Résistance anticommuniste / le groupe Dragomirești, publié dans le journal Gazeta de Maramureș, le 05/10/2009 - EROII REZISTENTEI ANTICOMUNISTE / Grupul Dragomiresti.
  183. (ro) Article Les héros de la Résistance anticommuniste / Le groupe Dragomirești/ Arrêtée à l'âge de 6 mois !, publié dans le journal Gazeta de Maramureș, le 05/10/2009 - EROII REZISTENTEI ANTICOMUNISTE / GRUPUL DRAGOMIRESTI / ARESTATA la 6 luni !.
  184. (ro) Article d'Ana-Maria Luca, Les rebelles des forêts princières de Maramureș, publié dans le journal Jurnalul.ro, le 10/04/2004 - Razvratitii din padurile Maramuresului voievodal.
  185. Cicerone Ionițoiu 1993, Partea a IV-a: Alecu ia conducerea mișcării de rezistenţă. Pregătiri de luptă și la Craiova. Maramureșul prezent în lupta pentru libertate., p. chapitre „Maramureșul prezent în lupta pentru libertate”.
  186. (ro) Pages dédiées à Nicolae Pop et à Aristina Pop sur le site internet Despre demnitate, publiée le 17/07/2011 - Nicolae Pop - et 12/10/2012 Aristina.
  187. (ro) Page : "Nicolae Pop", publiée sur le site internet du Mémorial des Victimes du Communisme de Sighet - Nicolae Pop (page visible le 15/02/2014).
  188. (ro) Article de Dorin Țimonea et Ovidiu Hategan, La revanche des fosses communes, publié dans le journal România Liberă - Editia Transilvania-Banat, le 20 décembre 2006 - Razbunarea gropilor comune.
  189. (ro) Article de Mihai Creangă, Qui était 'l'enfant des bois', publié dans le journal România Liberă, le 29/05/2008 - Cine a fost "copilita codrului" ?.
  190. (ro) Article de Andreea Lopșor, La Résistance anticommuniste du Maramureș ; le cas d'Aristina Pop-Săileanu, publié dans le journal Historia.ro, en octobre 2012 - Rezistența anticomunistă din Maramureș ; cazul Aristinei Pop-Săileanu.
  191. (ro) Article Les haidouks des montagnes, publié dans le journal Gazeta de Maramureș, le 27/05/2012 - Haiducii din munți.
  192. (ro) Page dédiée à Gheorghe Pașca sur le site internet Despre demnitate, publiée le 25/09/2013 - Balada lui Gheorghe Pașca.
  193. Article sur le résistant Gheorghe Pașca : "La mémoire humiliée d'un symbole de la Résistance anticommuniste", par Ioana Lucacel & Mircea Crișan, publié dans le journal Gazeta de Maramureș, le 07/10/2013 - Memoria umilită a unui simbol al rezistenței anticomuniste.
  194. (ro) Article de Dorin Țimonea, Les âmes errantes des héros de la lutte anticommuniste ont trouvé la paix. La revanche des fosses communes, publié dans le journal România Liberă, le 20/12/2006 - Sufletele ratacite ale eroilor luptei anticomuniste si-au gasit linistea. Razbunarea gropilor comune.
  195. (ro) Cezar Zugravu, O istorie a rezistenței și a represiunii : 1945-1989, Tipo Moldova, Iași, 2002, page 81 - Référence à la Bibliothèque Universitaire Centrale de Bucarest : "UNITATEA CENTRALA : II312069".
  196. (ro) Article Deux d'entre les groupes de Résistance anticommuniste, publié dans le journal România Liberă, le 17/12/2013 - Doua dintre gruparile de rezistenta anti-comunista.
  197. (ro) Article La Résistance de Fetea, publié dans le journal GAZETA HÂRTIBACIULUI, no 51, août 2010, page 2 - Rezistența din Fetea Nasc și pe Hârtibaci Oameni !.
  198. (ro) Sorin Oane, Istoria județului Vâlcea : 1945-1965. Un studiu de caz, Editura Conphys, Râmnicu Vâlcea, 2007 - Page de critique de l'IICMER sur l'ouvrage de Sorin OANE.
  199. (ro) Article Vâlcea pendant le régime de Gheorghe Gheorghiu-Dej, publié sur le site www.istorielocala.ro (Une union des bibliothèques publiques des județ de Bihor, Braila, Cluj, Valcea, et Suceava), le 09/08/2012, À partir du paragraphe "Anticomuniștii." - Vâlcea în regimul Gheorghe Gheorghiu-Dej (1948-1965).
  200. (ro) Mihai Timaru, article La lutte de la Résistance anticommuniste dans les montagnes de Vrancea, publié dans Analele Sighet, no 2 : Instaurarea comunismului - între rezistență și represiune, Fundația academia civică, Bucarest, 1995, (ISBN 973-0-00190-1), pages 327 à 333 - Lupta de rezistență anticomunistă în munții Vrancei (Lien vers le no 2 de la revue).
  201. (ro) Gheorghe Onișoru (coordinateur), Totalitarisme et résistance, terreur et répression en Roumanie communiste, Studii CNSAS, Editura CNSAS, Bucarest, 2001, (ISBN 973-0-02533-9), article Organizația de rezistență 'Paragină' în atenția Securității de Laura STANCU & Liviu BURLACU, pages 146 à 153 - Totalitarism și rezistență, teroare și represiune în România comunistă (livre in extenso).
  202. a et b Cicerone Ionițoiu 1993, Partea a X-a: Moldova pe drumul crucii. Vrancea. Parașutiștii. Berna., p. chapitre „Vrancea”.
  203. (ro) Article de Vasile Surcel, Les héros de Vrancea : Paragina et Timaru, publié dans le journal Jurnalul.ro, le 10/05/2004 - Eroii din Vrancea : Paragina si Timaru.
  204. (ro) Article de Cezarina Barzoi et de Ionuț Baias, Le Père Evghenie Hulea, moine-partizan du groupe Paragina, publié dans le journal HotNews.ro, le 29/02/2008 - Parintele Evghenie Hulea, calugarul-partizan din grupul Paragina.
  205. (ro) Article de Valentin Musca, Ion Paragina, l'âme de la lutte anticommuniste de Vrancea, publié dans le journal Ziarul de Vrancea, le 14/09/2010 - Ion Paragina, sufletul luptei anticomuniste din Vrancea.
  206. (ro) Article La Résistance des montagnes de Vrancea - Une fresque des luttes contre la soviétisation", publié dans le journal Ziarul de Iași, le 07/07/2004 - Rezistenta din muntii Vrancei - fresca luptei antisovietizare.
  207. a et b (ro) Ion Gavrilă Ogoranu (ro), article Scurt istoric al Rezistenței armate anticomuniste din România în Cartea de Aur a rezistenței românești împotriva comunismului, Cicerone Cicerone Ionițoiu, Vol. I et II, Bucarest, Editura Hrisovul, 1995 & 1996, (ISBN 973-96771-2-6) et (ISBN 973-96771-4-2) - CUVÂNT ÎNAINTE / Scurt istoric al rezistenței armate anticomuniste din România.
  208. Gheorghe Onișoru 2003.
  209. a, b et c Statistiques tirées d'un rapport de la Direction Générale de la Sécurité du Peuple datant de 1951 : sur un échantillon de 804 personnes arrêtées comme membre ou soutien d'un des 17 groupes de résistance des montagnes :
    - Georges Diener, article Résistance populaire et maquis en Roumanie (1945-1965), publié dans la revue Guerres mondiales et conflits contemporains, 2001/4, no 204, pages 125 à 139, Presses universitaires de France (PUF), Paris, (ISBN 978-2-13-052722-0) - Résistance populaire et maquis en Roumanie (1945-1965) de Georges Diener
    - Florian Banu 2006, article Mișcarea de rezistență armată anticomunistă din România - între negare și hiperbolizare, p. 299-314.
  210. Vladimir Tismăneanu 2009, Dorin Dobrincu: "The discovery of a historiographical subject: anti-communist armed resistance in Romania", p. 334-335.
  211. Vladimir Tismăneanu 2009, Dorin Dobrincu: "The discovery of a historiographical subject: anti-communist armed resistance in Romania", p. 331-332.
  212. (ro) Claudia Dobre, article La Résistance anticommuniste en Roumanie : mémoire et histoire, publié dans Memoria, Revista gândirii arestate, no 54, 2006 - Rezistența anticomunistă în România : memorie și istorie (article in extenso).
  213. a et b (ro) Gheorghe Onișoru (coordinateur), Totalitarisme et résistance, terreur et répression en Roumanie communiste, Studii CNSAS, Editura CNSAS, Bucarest, 2001, (ISBN 973-0-02533-9) - Totalitarism și rezistență, teroare și represiune în România comunistă (livre in extenso).
  214. Stéphane Courtois, Du passé faisons table rase ! Histoire et mémoire du communisme en Europe, Addenda, Robert Laffont, Paris, 2002, (ISBN 978-2-221-09500-3).
  215. Hormis les opérations de parachutages de résistants organisées par l'OTAN de 1951 à 1953, d'ailleurs sans résultat en raison de fuites au sein du MI6 britannique.
  216. Miroiu 2010, article "Wiping Out ‘The Bandits’: Romanian Counterinsurgency Strategies in the Early Communist Period, p. 682.
  217. Florian Banu, articol Metode utilizate de securitate pentru lichidarea grupurilor de rezistență din munți (1948 – 1958), în volumul Mișcarea armată de rezistență anticomunistă din România, 1944-1962, Consiliul Național pentru Studierea Arhivelor Securității, Editura Kullusys, Bucarest, 2003, (ISBN 978-973-86421-1-9), pp. 301-316 - Mișcarea armată de rezistență anticomunistă din România, 1944-1962 (Referință la Bibliotecă digitală memoria.ro).
  218. Références bibliographiques et articles rédigés en français, apportant un éclairage sur le "goulag roumain" :
    - Page : "La géographie et la chronologie du Goulag roumain par Romulus Rusan", publiée sur le site internet du Mémorial des Victimes du Communisme de Sighet, par Romulus Rusan - La géographie et la chronologie du Goulag roumain par Romulus Rusan (Page visible au 26/02/2014).
    - Les Années volées : Dans le goulag roumain à 16 ans, Oana Orlea, Éditeur : Seuil, collection L'Histoire immédiate, 1992, (ISBN 2-02-014386-0) - Les Années volées : Dans le goulag roumain à 16 ans (Référence à la Bibliothèque de l'Institut Français de Roumanie).
    - Page "Chronologie sommaire de la répression mise en place sous le régime communiste en Roumanie" du site Usages publics du passé, rédigée le 27/11/2011. Cette chronologie a été rédigée à partir de l'ouvrage de Romulus Rusan : Chronologie et géographie de la répression communiste en Roumanie. Le recensement de la population concentrationnaire (1945-1989) (Fundația Academia Civică, 2007.), ouvrage réalisé notamment grâce à des informations stockées dans l’archive du Centre international d’études sur le communisme. - Chronologie sommaire de la répression mise en place sous le régime communiste en Roumanie (article in extenso).
    - Chronologie et géographie de la répression communiste en Roumanie ; Le recensement de la population concentrationnaire, 1945-1989, Romulus Rusan, traduit du roumain par Mioara Izverna, Editura Fundației Academia Civică, Série L’Heure d’histoire, Bucarest, 2007, (ISBN 978-973-8214-36-1) - Chronologie et géographie de la répression communiste en Roumanie ; Le recensement de la population concentrationnaire, 1945-1989 (Référence à la Bibliothèque Nationale de la République Moldave - BNRM).
    - Brève histoire de la répression communiste en Roumanie, Claudia-Florentina Dobre, Éditeur : Fundația Culturală Memoria, 2013, Bucarest - Un pays derrière les barbelés. Brève histoire de la répression communiste en Roumanie (Référence du livre sur le site Memoria.ro).
  219. Mirel Bran - Reportage de France 24 du 21/12/2009 sur les enquêtes archéologiques des crimes de la Securitate : Les crimes du régime communiste hantent toujours la mémoire roumaine.
  220. (ro) « Povestea tragica a celor care si-au gasit sfarsitul in cladirea in care astazi copiii clujeni fac diverse activități extrașcolare » [« L'histoire tragique ce ceux qui ont péri dans le bâtiment dans lequel aujourd'hui des enfants de Cluj ont leurs activités extra-scolaires »], Cultural.BZI,‎ (lire en ligne).
  221. Mirel Bran, La Roumanie vingt ans après Le chasseur de la Securitate, Éditions du Cygne, Paris, 2008, (ISBN 978-2-84924-156-1).
  222. (ro) Article encyclopédique, Enciclopedia României Online - Adriana Georgescu Cosmovici.
  223. a et b Dennis Deletant 1999, p. 122-123.
  224. Georgescu-Cosmovici Adriana (trad. Claude Pascal), Au commencement était la fin : La dictature rouge à Bucarest, Paris, .
  225. Dossier de l'IICCMER sur Alexandru Nicolschi, Alexandru Nicolschi, communiste clandestin, espion soviétique, détenu et général de la Securitate, 2011 - Alexandru Nicolschi, ilegalist comunist, spion sovietic, deținut și general de securitate.
  226. a et b Ce n'est seulement très récemment (hormis quelques rares exceptions dans les années 1990) et sous la pression de la presse et des associations de défense des victimes du communisme, qu'ont été ouvertes des enquêtes sur un petit nombre de tortionnaires, dont Nicolschi, un assassin en uniforme :
    - (ro) Article d'Attila Biro : LISTE DES TORTIONNAIRES ENCORE VIVANTS. La radiographie complète du goulag roumain - 35 tortionnaires du régime communiste font désormais l'objet d'une enquête officielle, publié par le journal Gândul, le 30/07/2013 - LISTA TORȚIONARILOR CARE TRĂIESC. Radiografia completă a Gulagului românesc - 35 de torționari ai regimului comunist sunt acum anchetați.
    - (ro) À la suite du reportage de l'émission Memorialul durerii sur Alexandru Nicolschi (Boris Grunberg de son vrai nom), diffusé en 1991 à la TVR (Memorialul durerii Alexandru Nicolschi (Lien direct vers le reportage)), et sur saisine de l'Association des Anciens Détenus Politiques de Roumanie (AFDPR), le Procureur Général ouvre une enquête pénale à l'automne de la même année sur l'ex-sécuriste. Il fut l'un des rares à être inquiété par la justice, mais le processus ne dépassa pas la date prévue de sa première audition, le sécuriste Alexandru Nicolschi décédant la veille le 16 avril 1992. Selon un article de Vladimir Tismâneanu (en) paru dans Contributors.ro le 11/05/2011, le général Nicolschi fut l'un des pires tortionnaires du système communiste : Macabrul general Nicolschi : O viata dedicata crimei (Le macabre général Nicolchi : une vie dédiée au crime) ; Le dossier complet du tortionnaire est consultable à l'IICMER ainsi d'ailleurs qu'une étude réalisée par ce même institut : 1 Alexandru Nicolschi, ilegalist comunist, spion sovietic, deținut și general de securitate (Document in extenso non daté) - IICCMER prezintă în premieră biografia torționarului Alexandru Nicolschi (Page de présentation de l'étude et du dossier)
  227. (ro) Ion Gavrilă Ogoranu (ro), Brazii se frâng, dar nu se îndoiesc (Les sapins se brisent mais ne ploient pas au vent), Vol.I, Editura Marineasa, 1993, page 304, (ISBN 978-973-95729-4-1).
  228. « 45 années de dictature condamnées en Roumanie », LExpress.fr,‎ (lire en ligne).
  229. (ro) Article Des intellectuels harcelés par la Securitate ?, publié le 05/07/2005 dans Revista 22. Le mercredi 29 juillet 2005, au siège du GDS (Groupe Pour le Dialogue Social), s'est déroulé une table ronde modérée par Gabriel Liiceanu dont le thème était Des intellectuels harcelés par la Securitate ? : cas de Marius Oprea. Le débat a été provoqué par une série de menaces reçues par l'historien et éditeur Marius Oprea. À l'issue du débat, une lettre ouverte a été envoyée au Président Traian Băsescu, lettre que nous reproduisons ici, ainsi que des fragments de ce débat - Intelectuali hartuiti de Securitate ?.
  230. (fr) Article La révolution n’a pas eu lieu, publié dans Courrier international, le 10/12/2009. Il a fallu la longue grève de la faim d’un homme déterminé pour qu’un coin du voile se lève sur les responsabilités dans les morts de 1989, une vérité qui effraie bon nombre de ceux qui occupent aujourd’hui encore des fonctions publiques. Ces instigateurs, complices et criminels de décembre 1989, dont certains sont toujours à des postes de décision, influencent depuis des années le cours des enquêtes. Article de Ion Longin Popescu, paru dans Formula AS et traduit du roumain - ROUMANIE La révolution n’a pas eu lieu.
  231. (ro) Interview de Marius Oprea Les criminels vivent parmi nous. Vișinescu n'est que du menu fretin dans un océan, publié dans Agerpress, le 02/08/2013. L'historien Marius Oprea considère qu'il faut un programme national qui mènerait à bien l'investigation sur les crimes du communisme. Dans un interview accordé à AGERPRES, Oprea souligne qu'il faut que nous sachions ce qu'il s'est passé pour les morts du communisme : « Si nous ne faisons pas cela, nous sommes perdus. Nous perdrons alors toute notre identité nationale et la foi en la patrie ». - INTERVIU Marius Oprea : Criminalii trăiesc printre noi. Vișinescu e un peștișor într-un ocean.
  232. (ro) Article de Ovidiu Albu, Brașov couverte de honte. La Révolte de Brașov du 15 novembre 1987, commémorée en présence d'un sécuriste tortionnaire à la tête de la ville, publié dans le journal Evenimentul Zilei, le 16/11/2013 - RUȘINEA care apasă Brașovul. Revolta de la 15 noiembrie 1987, comemorată cu un SECURIST TORȚIONAR în fruntea orașului.
  233. (ro) Interview de Marius Oprea, Nous sommes dirigés par environ 10 000 scélérats, publié dans le journal Adevărul du 21/01/2010. L'historien considère que dans les 20 dernières années le communisme s'est privatisé et donne le chiffre de 10 000 bandits qui profitent encore de privilèges acquis avant 1989. Marius Oprea : Suntem conduși de circa 10.000 de ticăloși.
  234. (ro) Marius Oprea, Les héritiers de la Securitate, Editura Humanitas, 2004, (ISBN 973-50-0847-5) - Mostenitorii Securitatii.
  235. (ro) Article la privatisation du communisme, publié dans Evenimentul Zilei, le 36/07/2006. L'historien Marius Oprea, en face à face avec Laurențiu Ciocazanu et Ovidiu Nahoi. L'historien spécialisé dans l'étude du communisme affirme que, du point de vue des débats concernant le passé récent, la Roumanie se trouve au niveau de la République tchèque et de la Hongrie en 1995. Les enfants des sécuristes sont désormais les grands patrons en Roumanie. Nous avons assistés à un processus de privatisation du communisme. Ils ont mis en place un transfert extrêmement ingénieux de la richesse de la nation tout entière dans vers leurs propres poches. Les choses se sont passées comme en Russie via la méthode MEBO (Management Employee Buyouts), méthode grâce à laquelle est née l'oligarchie de l'ex URSS. Iliescu n'a rien inventé. - "Privatizarea comunismului".
  236. Article publié dans Le Figaro, le 13/11/2009. Entre une révolution en trompe-l’œil et une culture de l'impunité, le vingtième anniversaire de la chute du communisme suscite assez peu d'intérêt en Roumanie. "Il nous reste encore à faire un énorme travail de mémoire et je ne crois pas que nous y soyons prêts. Au début du XXe siècle, un Français a déclaré que la Roumanie se situait aux portes de l'Orient où tout est pris à la légère. La remarque me semble toujours d'actualité." - La mémoire refoulée de la Roumanie.
  237. Article de Marius Oprea, publié sur DiploWeb.com, le 20/04/2006. En décembre 2005, le gouvernement roumain a décidé la création d’un Institut pour l’investigation des crimes du régime communiste. Son Directeur présente les conditions de la naissance de cet Institut et ses objectifs. Il essaiera par ses moyens spécifiques de faire cohabiter dans la même maison la morale et la politique. Parce qu’en 2006, dans tous les partis politiques roumains, ce sont les anciens activistes du Parti communiste et de la Securitate qui dominent. Dans la perspective de la candidature de la Roumanie à l'Union européenne, il importe de connaître les travaux de cet Institut. Ce texte est celui d’une conférence de Marius Oprea à l’Institut culturel roumain de Paris, le 25 janvier 2006. L’auteur s’est exprimé en roumain. Son intervention a été traduite en français par Radu Portocala, Ministre Conseiller et Directeur de l’Institut culturel roumain depuis le 1er décembre 2005. Le propos a été enregistré et retranscrit par Pierre Verluise, puis il a été lu et amendé par R. Portocala et M. Oprea. - L’Institut pour l’investigation des crimes du régime communiste roumain, par Marius Oprea, Directeur de l’Institut, historien et Conseiller d’État pour les questions de Sécurité nationale roumaine.
  238. (ro) Article de Claudia Marcu, L'historien Marius Oprea : 'La seule enquête qui a jamais été réalisée par le Procureur dans le cadre des dossiers des tortionnaires l'a été à mon encontre !', publié dans le journal Ring, le 26/08/2013 - Istoricul Marius Oprea : "Singurul ANCHETAT de procuratură în DOSARELE TORȚIONARILOR am fost eu".
  239. Article de Mihaela Carbunaru, publié dans le journal Le Temps, le 14/05/2013. D’anciens responsables de la répression politique durant la période communiste en Roumanie pourraient être traduits en justice. Leur condamnation serait une première dans un pays qui a toujours du mal à affronter son passé - Ex-tortionnaires communistes traqués.
  240. Articles significatifs disponibles dans la presse française et roumaine :
    - (ro) Article publié dans le journal România Liberă, le 21/12/2009. Il y a vingt ans, jour pour jour, Nicolae Ceaușescu était hué lors de son dernier discours. Sa chute, quelques heures plus tard, garde encore ses mystères. Une chose est sûre aujourd’hui : les événements sanglants de décembre 89 ont avant tout profité à certains communistes. - La révolution confisquée.
    - (fr) Article de Jonas Mercier, publié dans le journal La Croix, le 21/11/2013. En attendant l’ouverture d’un procès, l’Institut d’investigation des crimes du communisme (IICCMER) a décidé de s’appuyer sur la presse pour faire connaître l’identité de 35 responsables de la répression politique sous le communisme Le difficile travail de mémoire en Roumanie.
  241. (ro) Article du 14/08/2012 Marius Oprea : Aucun sécuriste n'a été condamné. Les tortionnaires touchent des retraites énormes, publié par Ziare.com - Marius Oprea : Niciun securist nu a fost condamnat. Tortionarii au pensii imense.
  242. (ro) Article de Ionuț Țene, publié dans le journal Napoca News, le 05/01/2014 - Aurora Liiceanu : O abordare psihologică a rezistenței anticomuniste din Munții Făgăraș.
  243. Article publié dans Euro|topics, le 29/02/1013, traduction du journal Ziare.com. Les règles pieusement interprétées de l'économie de marché et du capitalisme ont plongé la Roumanie dans une crise, à l'écart de la crise économique mondiale. Il s'agit d'une crise de valeurs et d'orientation. C'est aussi la raison pour laquelle de plus en plus de Roumains regrettent leurs anciens dirigeants communistes. - Les Roumains empêtrés dans le communisme.
  244. Article publié dans la revue L'Express, le 29/12/2009 - Cette Roumanie qui regrette Ceausescu.
  245. (ro) Le cas de Leonida Bodiu : un résistant jugé et condamné après avoir été exécuté illégalement par la Securitate. Des fouilles entreprises en 2009 ont démasqué la supercherie ainsi que les faux en écritures réalisés par les autorités et la Securitate.
    - Article de Cosmin Budeancă, De nouvelles données sur l'organisation anticommuniste 'Garda Albă', éliminée par l'ancienne Securitate, en 1949, publié dans Napoca News, le 28/04/2009 - Noi date despre organizația anticomunistă “Garda Albă”, eliminată de fosta Securitate, în 1949
    - Page dédiée à Leonida Bodiu sur le site internet Despre demnitate, publiée le 31/03/2013 - Condamnarea comunismului, studiu de caz : România.
    - Père Rus Vasile, coordinateur, les martyrs de Dealul Crucii - Études, articles et documents, Editura George Coșbuc, Bistrița, 2013, (ISBN 978-606-8077-34-5) - MARTIRII DIN DEALUL CRUCII - studii, articole și documente (livre in extenso) - Articles de Leonida Bodiu.
  246. (ro) Marius Oprea, La banalité du mal. Une histoire de la Securitate en documents. 1949-1989, Editura Polirom, Iași, 2002, (ISBN 973-683-927-3), pages 212 à 228 - Banalitatea răului. O istorie a Securității în documente. 1949-1989 - Chapitre 10 "Raport cu privire la împuscarea chiaburilor Trifa Iosif, Pom Traian și Andreșel Ioan, din comuna Bistra, jud. Turda" (Rapport concernant la fusillade des gros propriétaires terriens Trifa Iosif, Pom Traian et Andreșel Ioan, de la commune de Bistra, județ de Turda) et chapitre 11 (page 220) "Declarație Subsemnatul maior Kovacs Mihail Șeful Serviciului de Securitate Turda - 6 Octombrie 1950" (Déclaration du sous-signé Kovacs Mihail, Chef du Service de la Securitate de Turda - Le 6 octobre 1950). Une enquête interne de la Securitate de Bucarest, menée en septembre/octobre 1950, dévoile une falsification de nombreux rapports du bureau régional de la Securitate de Cluj. Des exécutions sommaires (entre 1948 et 1950) de paysans aisés, n'ayant rien à voir avec les "bandits" recherchés, sont maquillées et présentées comme des combats dans les montagnes contre de véritables résistants.
  247. Dana Maria Niculescu-Grasso, Bancuri politice, Fundaţia Culturală Română, Bucarest 1999.
  248. « « Après le silence » : quand « tuer le dictateur » ne suffit pas à effacer la dictature », Le Nouvel Observateur,‎ (lire en ligne).
  249. « SONDAGE - Des Roumains nostalgiques du communisme », sur Lepetitjournal.com, .
  250. Ionela Săvescu, « ROUMANIE Au bon vieux temps de Ceausescu… », Evenimentul Zilei, Courrier international,‎ (lire en ligne).
  251. Delphine Saubaber et Marion Guyonvarch, « La Roumanie de Ceausescu ou l'espionnage généralisé », L'Express,‎ (lire en ligne).
  252. Delphine Saubaber et Marion Guyonvarch, « Le système de la Securitate était pire que la Stasi », L'Express,‎ (lire en ligne).
  253. Catherine Durandin et Zoe Petre, La Roumanie post 1989, L'Harmattan, (ISBN 9782296054936).
  254. Delphine Saubaber et Marion Guyonvarch, « Les Roumains sont incapables de se penser coupables », L'Express,‎ (lire en ligne).
  255. « Loi de lustration adoptée avec vingt-deux ans de retard », qmagazine.ro, Courrier international,‎ (lire en ligne).
  256. Claudia-Florentina Dobre, « Les vingt ans du postcommunisme roumain : L’espace public et les mémoires du communisme », Sensus Historiae, Varsovie, vol. 5,‎ , p. 25-45 (ISSN 2082-0860, lire en ligne).
  257. Que l'identité roumaine soit toute entière intrinsèquement pétrie d'antisémitisme est l'extrapolation médiatique des études sur la Shoah en Roumanie et des analyses d'Alexandra Laignel-Lavastine, Daniel Dubuisson, Michel Winock ou de Michael Löwy dans leurs ouvrages respectifs :
    - Cioran, Eliade, Ionesco : l'oubli du fascisme, Paris, PUF, « Perspectives critiques », 2002, (ISBN 2-13-051783-8) sur Parution.com du 12 novembre 2002 - « Rhinocérisation des esprits ».
    - Impostures et pseudoscience : l'œuvre de Mircea Eliade, Presses universitaires du Septentrion, « Savoirs mieux », Villeneuve-d'Ascq, 2005, (ISBN 2-85939-874-0) - Impostures et pseudo-science / L'œuvre de Mircea Eliade (reférence éditeur) et dans Archives de sciences sociales des religions, no 132, 2005, sur Daniel Dubuisson, Impostures et pseudo-science. L'œuvre de Mircea Eliade (Archives de sciences sociales des religions).
    - Cioran, Eliade, Ionesco : trois Roumains et le fascisme dans L'Histoire, no 266, juin 2002 - (article in extenso pour les abonnés au site).
  258. Loi no 29/2000 sur les médailles commémorative roumaines. CHAPITRE II, Système de décorations, article 6 : Instauration de la Croix commémorative de la Résistance anticommuniste page 154 - Lien vers le texte de loi consolidé sur le site internet de la Chambre des députés roumains.
  259. (ro) « Monumentul „Aripi”, dedicat celor care s-au jertfit împotriva comunismului, a fost dezvelit. Iohannis, la eveniment: Crimele de la Revoluţie nu pot rămâne nepedepsite » [« Le monument « Les ailes », dédié à ceux qui se sont sacrifiés contre le communisme, a été dévoilé. Iohannis, lors de l'évènement : Les crimes de la Révolution ne peuvent rester impunis »], Mediafax.ro,‎ (lire en ligne).
  260. Asociației pentru Memoria Victimelor Comunismului - page facebook de l'association. L'ICCR agit pour identifier des actes de violation des droits de l'homme en Roumanie communiste, encourage des politiques institutionnelles dans l'objectif d'une véritable condamnation des violations et des crimes commis au nom du régime communiste en Roumanie, et soutient toutes les initiatives législatives, les procédures judiciaires et les recherches scientifiques qui aboutiront à une condamnation pénale et morale de ces crimes et abus.
  261. Article Le 'chasseur de la Securitate' était trop curieux, publié dans le journal le Monde du 05/03/2010 - (article in extenso).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]